Le gouvernement espagnol et l’Union européenne sont d’accord sur les conditions générales de création d’une structure de défaisance («bad bank») pour regrouper les actifs immobiliers douteux du secteur financier espagnol, a déclaré le ministre de l’Economie, Luis de Guindos. Le texte définissant le cadre général de cette structure sera approuvé vendredi en conseil des ministres.
Le président du Conseil italien Mario Monti, qui doit rencontrer cet après-midi la chancelière allemande Angela Merkel, estime que l’Allemagne s’expose à un risque d’inflation du fait des écarts de rendement importants entre obligations italiennes et allemandes. «Il serait certainement juste de signaler que si le déséquilibre (des spreads) est un sérieux problème pour nous (...) il représente également un risque pour les pays qui semblent en tirer parti», dit-il dans un entretien à Il Sole 24 Ore. Selon lui, la configuration actuelle des spreads a créé une croissance de la masse monétaire allemande M3, débouchant sur des taux d’intérêt artificiellement bas, sur une hausse des cours obligataires et sur une pression haussière sur les prix de l’immobilier.
L’Italie a adjugé 9 milliards d’euros de bons à six mois à un taux de rendement de 1,585%, au plus bas depuis mars, attestant de l’intérêt des investisseurs pour le papier court et de leurs attentes vis-à-vis de la Banque centrale européenne, dont ils espèrent qu’elle reprendra ses achats d’obligations. Le Trésor passera un test demain, plus délicat, lorsqu’il adjugera pour 6,5 milliards d’euros d’obligations à cinq et 10 ans.
Les ministres des Finances du G7 ont appelé hier les pays producteurs de pétrole à augmenter leur production pour répondre à la demande, en laissant entendre qu’ils étaient prêts à puiser dans leurs réserves stratégiques au cas où la hausse des cours du brut menacerait la croissance mondiale. «Nous sommes prêts à appeler l’Agence internationale de l'énergie à prendre les mesures appropriées pour faire en sorte que le marché soit pleinement approvisionné», indique le communiqué commun. L’administration américaine a signalé qu’un recours aux réserves de pétrole stratégiques des Etats-Unis restait une option, tandis que le ministre français de l’Economie, Pierre Moscovici, a précisé qu’il s’entretiendrait avec son homologue mexicain «pour rappeler l’attachement de la France à l’importance d’avancer rapidement sur des mesures structurelles pour un meilleur fonctionnement des marchés de l'énergie à l’international».
Les responsables de la Fed continuent de réfléchir à l’orientation de la politique monétaire et n’ont pour l’heure pris aucune décision quant à un nouvel assouplissement, a déclaré hier le président de la Fed de Dallas Richard Fisher. «Pour ce qui concerne un nouvel assouplissement, rien n’a été décidé», a-t-il indiqué à Reuters, opposé à toute détente monétaire.
Il est primordial de laisser aux pays du sud de l’Europe le temps nécessaire pour mettre en œuvre des réformes structurelles, a déclaré hier le président du directoire de Deutsche Bank, Anshu Jain. Et d’ajouter que les marchés financiers ne donnaient pas assez de marges de manœuvres à la zone euro pour redresser sa situation.
Le gouvernement présentera fin septembre un plan d’action pour renforcer la compétitivité des entreprises à l’exportation afin de résorber sur cinq ans le déficit commercial de la France hors énergie. Objectif: améliorer le solde commercial annuel de 25 milliards d’euros. Pour ce faire, il faut que «la croissance de nos exportations soit chaque année de 2% supérieure à celle de nos importations», a précisé la ministre du Commerce extérieur Nicole Bricq.
Le gouvernement grec a recensé des mesures d’austérité représentant un montant global de 11,7 milliards d’euros, qui vont être soumises à l’approbation des dirigeants de la coalition gouvernementale. La majeure partie des 11,7 milliards de coupes identifiées dans les dépenses budgétaires devrait relever du ministère du Travail car elle concernera les retraites et la santé.
Le Fonds européen de stabilité financière (FESF), noté Aaa/AA+/AAA, a mandaté Citi, HSBC et JPMorgan en vue d’un nouvel emprunt à 10 ans, a indiqué hier Citigroup. L'émission, qui sera de 3 milliards d’euros, sera lancée et mise à prix prochainement, «éventuellement demain», en fonction des conditions du marché.
La société de gestion, détenue à 75% par le Crédit Agricole et à 25% par Société Générale, a collecté 13,4 milliards d’euros sur le segment institutionnels et corporates sur les six premiers mois de l’année, 5,3 milliards au titre de l'épargne salariale et 2,2 milliards sur le segment des distributeurs tiers. En revanche, la décollecte sur les réseaux bancaires s’est poursuivie pour atteindre 7,1 milliards sur le semestre, après 3,4 milliards de rachats au premier trimestre.
La chancelière allemande pourrait soulever lors de sa visite en Chine cette semaine la question délicate de l’adoption d’un taux de change flexible pour le yuan, a rapporté Reuters de source allemande. Angela Merkel cherchera aussi à convaincre la Chine que la zone euro est une destination sûre pour les investisseurs chinois, malgré les pertes subies par ces derniers lors de la restructuration de la dette grecque, a ajouté l’officiel sous le sceau de l’anonymat.
Le groupe de services financiers accueille trois nouveaux membres au sein de son conseil d’administration, dont le directeur général de TD Ameritrade Holding, trois semaines après avoir reçu de la part d’un consortium d’investisseurs une bouffée d’oxygène de 400 millions de dollars. Des erreurs techniques ont provoqué le 1er août des ordres erratiques se soldant par une perte de 440 millions de dollars.
De manière inattendue, la confiance du consommateur américain a atteint en août son niveau le plus bas en neuf mois, les ménages affichant un pessimisme accru concernant les perspectives économiques de court terme. L’indice établi par le Conference Board est tombé à 60,6, contre 65,4 (chiffre révisé) en juillet. Les économistes sondés par Reuters tablaient sur une hausse à 66.
Tout en restant faibles, les crédits aux entreprises et aux ménages dans la zone euro ont progressé de 0,1% en rythme annuel en juillet après un déclin le mois précédent. La masse monétaire M3 a quant à elle avancé de 3,8%, plus que les 3,2% prévus.
Les entreprises du secteur de l’industrie manufacturière ont baissé d’un point leurs prévisions d’investissement pour cette année et tablent désormais sur une hausse de 5%, selon l’enquête trimestrielle publiée hier par l’Insee. Les chefs d’entreprise du secteur prévoyaient en avril d’augmenter leurs investissements de 6% en 2012, un chiffre déjà revu à la baisse d’un point par rapport à celle de janvier.
Le président de la BCE ne se rendra pas à la conférence de Jackson Hole, a annoncé hier l’institution monétaire, évoquant une charge de travail trop lourde. La réunion de cette année était particulièrement attendue alors que les observateurs attendent de savoir si la BCE et la Fed prendront ou non des mesures musclées afin de relancer la croissance aux Etats-Unis et apaiser les tensions en zone euro.
Dans une interview accordée au journal finlandais, Erkki Liikanen, membre du conseil des gouverneurs de la BCE, estime que l’institution devrait faire preuve de davantage de transparence concernant son processus de décision, en «accélérant la mise à disposition publique de l’information». Le président de la banque centrale de Finlande considère que la durée de confidentialité des minutes de la BCE, fixée à 30 ans actuellement, est «très longue» et considère qu’un raccourcissement ne serait pas préjudiciable «à partir du moment où l’on peut s’assurer qu’une partie des discussions préalables à la prise de décision reste confidentielle».
Le nouveau gouvernement de Hong Kong considère comme une priorité de s’attaquer à la surchauffe du marché immobilier, rapporte le journal de sources officielles. Il ajoute que le pouvoir entend augmenter les ressources foncières et indique que les propriétaires soutiendront les mesures prises afin de ralentir la hausse «irrationnelle» des prix.
Selon le journal qui cite Norbert Barthle, porte-parole de la coalition CDU/CSU, les parlementaires de l’actuelle majorité souhaitent ramener le déficit budgétaire de l’Allemagne à zéro dès 2014, soit 2 ans avant l’échéance ciblée par le Ministre des Finances Wolfgang Schaeuble.
Le groupe de gestion Assénagon Asset Management (10 milliards d’euros d’encours) installé à Luxembourg (avec une succursale à Munich), a annoncé le 28 août que Michael Hünseler a pris la responsabilité de la gestion des portefeuilles crédit au sein de la direction générale, à compter du 1er août. Le département crédit a été nouvellement créé, après la séparation du groupe Assénagon et d’Assénagon Credit Management GmbH fin juin.Michael Hünseler était depuis huit ans au service de la Bayerische HypoVereinsbank (groupe UniCredit) où il était responsable de la gestion des grands portefeuilles de crédit ainsi que de la stratégie en matière de risque crédit d’UniCredit. Il avait auparavant été le responsable des fonds d’obligations d’entreprise et de crédits structurés chez Deka Investment.
A fin juin, l’encours total des hedge funds simples (single hedge funds) et des fonds de hedge funds ressortait à 2.317 milliards de dollars, soit un montant de 3,2 % supérieur aux 2.245 milliards enregistrés fin 2011 (lire Newsmanagers du 2 mai), selon les statistiques de PerTrac.Le nombre total de fonds s’est accru pour sa part de 4,61 % à 14.013, avec une hausse de 7,46 % à 10.754 fonds pour les hedge funds simples. Les trois quarts de l’augmentation du nombre de hedge funds simples sont attribuables à des petits fonds et à de jeunes pousses avec moins de 25 millions de dollars d’encours. Cela suggère que les détenteurs de capitaux s’intéressent de manière croissante à l’investissement alternatif et affichent une tendance croissante à investir directement dans des hedge funds.Les investisseurs ont favorisé les grands fonds, si bien les encours du «billion dollar club», le groupe des hedge funds simples avec plus d’un milliard de dollars d’actifs, ont augmenté à 1.146 milliards de dollars au 30 juin contre 1.080 milliards fin 2011. Cela représentait fin juin 60,6 % du volume des single hedge funds. En ce qui concerne les fonds de hedge funds, 48,7 % des encours de 425 milliards de dollars à fin juin (- 4,92 % sur fin décembre) étaient contrôlés par les 3,24 % de gestionnaires dont les actifs dépassent le milliard de dollars.PerTrac précise que l’encours de hedge funds simples a augmenté au premier semestre de 5,23 % à 1.892 milliards de dollars.