CA CIB respecte les temps de passage pour céder son courtier Cheuvreux au premier trimestre 2013. La filiale du Crédit Agricole a annoncé le 7 décembre dans un courrier à ses clients la signature d’un sales & purchase agreement (SPA) avec Kepler Capital Markets, qui fait suite à l’ouverture de négociations exclusives entre les deux groupes annoncées cet été. L’objectif est de conclure courant février, une fois obtenu le feu vert des multiples autorités réglementaires impliquées, notamment aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, rappelle L’Agefi. La banque verte a aussi obtenu le 7 décembre les avis du comité d’entreprise de CA Cheuvreux et du comité central d’entreprise de CA CIB.Les représentants du personnel ont logiquement voté contre, mais le recueil de ces avis permet au groupe de mener à bien le douloureux volet social du projet pour la partie française. Le courtier prévoit en effet de supprimer environ 290 postes sur 360 dans l’Hexagone, dont l’intégralité des fonctions supports (240 postes). Tous pays confondus, il ne devrait rester que 200 collaborateurs sur 700.
Les grands groupes de gestion d’actifs auraient l’habitude d’organiser des transactions en interne afin d’éviter que les fonds qui souffrent d’importantes demandes de remboursement ne doivent vendre des titres à des prix cassés, révèle le Financial Times Fund Management.Le journal fait référence à une étude, Co-Insurance in Mutual Fund Families, réalisée par Luis Goncalves-Pinto de l’Université nationale de Singapour, et Breno Schmidt de l’Emory University, portant sur le marché américain entre 1995 et 2009. Les auteurs ont notamment trouvé que les fonds étaient plus susceptibles d’être aidés s’ils facturaient des commissions élevées.
La société suédoise de hedge funds Brummer & Partners a recruté deux grands noms pour son nouveau fonds macro mondial, Tim Attias et Santiago Alarco, rapporte Dagens Industri. Les deux hommes se sont fait connaître à Londres pour leurs performances élevées et leur train de vie luxueux. Ils sont aussi célèbres pour avoir quitté Rubicon avec un procès. Ils sont accusé d’avoir tenté de voler des clients et des encours pour environ 14 milliards. Tim Attias et Santiago Alarco deviennent gérants et associés dans le nouveau fonds macro de Brummer.
Les encours des fonds commercialisés en Suède ont pour la première fois fin novembre dépassé les 2.000 milliards de couronnes suédoises, soit environ 232 milliards d’euros, annonce l’association suédoise des fonds d’investissement Fondbolagens Förening.Cela intervient après une collecte nette de 1,4 milliard de couronnes sur le mois de novembre. Les fonds actions ont vu sortir 4,6 milliards de couronnes, mais cela a été compensé par des souscriptions nettes sur les fonds diversifiés (2,9 milliards de couronnes), les fonds obligataires (1,8 milliard) et les fonds monétaires (1,8 milliard).
Le bancassureur belge KBC a annoncé le lundi 10 décembre qu’il allait rembourser à la mi-décembre 3 milliards d’euros d’aides publiques au gouvernement belge. Il souhaite en outre accélérer le remboursement de 1,17 milliard d’euros d’aides publiques au premier semestre 2013. Les remboursements annoncés lundi sont assortis de primes en faveur du gouvernement belge, soit 450 millions d’euros pour le paiement de mi-décembre et 580 millions pour le paiement prévu en 2013.Pour la suite, KBC s’engage à rembourser le solde des aides publiques de 2,33 milliards d’euros en sept versements de 330 millions d’euros chacun (augmenté d’une prime), échelonnés sur la période 2014-2020, comme convenu avec la Commission européenne, précise-t-il dans un communiqué. Le bancassureur se réserve en outre la possibilité d’accélérer le rythme de ces remboursements.Dans le même temps, KBC a annoncé, lundi également, le lancement d’une émission d’actions nouvelles pour un montant d’environ 1,25 milliard d’euros. Cette augmentation de capital doit aider KBC à maintenir un ratio de fonds propres de 10% dès le 1er janvier 2013. Grâce aux remboursements et au plan de capital annoncés aujourd’hui, KBC tient son engagement initial envers la Commission européenne de rembourser le montant de 4,67 milliards d’euros d’aides publiques avant fin 2013, indique-t-il. Le bancassureur souligne qu’il pourra désormais se concentrer entièrement sur son métier de base.
La banque italienne Banca Popolare dell’Emilia Romagna va céder 100 % du capital de sa filiale Arca Impresa Gestioni (AIG) à IGI. Cela fait suite à l’ouverture de négociations exclusives le 24 octobre.AIG est une société spécialisée dans la promotion et la gestion de fonds fermés de private equity. Actuellement, elle gère quatre fonds, dont deux sont en phase d’investissement (engagement à hauteur de 93,25 millions d’euros) et deux proches du désinvestissement (valeur liquidative au 30 juin de 24,5 millions d’euros).IGI est une société de gestion contrôlée par Giorgio et Matteo Cirla avec Enrico Palandri et Paolo Merlano qui ont réalisé deuis 1998 plus de 50 investissements pour plus de 300 millions d’euros.
Le britannique Henderson Global Investors et l’allemand Union Investment vont supprimer des emplois, rapporte Financial News. Environ 10 % de leurs effectifs seront touchés.
Selon El Confidencial, le fonds-vautour britannique Cerberus se serait associé avec la société de conseil financier Poniente Capital pour rechercher des possibilités d’investissement en Espagne. Avec l’aide de cette société créée par José María Aznar Botella (fils aîné de l’ancien président du gouvernement espagnol José María Aznar et de la maire de Madrid, Ana Botella) et Borja Álvarez-Ossorio, ancien directeur général de la société de gestion de fonds Zhapir (groupe Aguirre Newman), il pourrait notamment se porter acquéreur de certains actifs financiers de la «bad bank» espagnole.
Le processus entamé en novembre 2011, qui consiste à se développer dans le domaine des ETF au Mexique et à liquider les ETF en Espagne pour lesquels la demande est faible, est désormais terminé, rapporte Funds People : BBVA Asset Management ne conserve en Espagne que deux produits, celui qui réplique l’Ibex 35 et celui qui fait de même pour l’EuroStoxx 50. Au total, le gestionnaire aura liquidé six ETF de droit espagnol. Mais ses ETF au Mexique pèsent 900 millions d’euros, et la part du marché local est de 15 %.
Si l’on en croit des spécialistes du secteur bancaire suisse du cabinet de conseil PwC, les banquiers privés de la place ont du souci à se faire."Si le monde était rationnel, la moitié des banques privées suisses devrait disparaître», affirment Matthis Memminger et Pascale Guellner à l’hebdomadaire «Der Sonntag». Les deux experts de PwC relèvent toutefois que les banques privées suisses, actuellement au nombre de 220 environ, sont bien capitalisées et peuvent subir une période un peu plu longue de vaches maigres mais leurs actionnaires doivent aussi s’attendre à des rendements un peu moins intéressants. De nombreux acteurs de la place doivent toutefois adapter leur modèle d’affaires s’ils veulent maintenir leur rentabilité. D’où de multiples contacts au sein du secteur pour évaluer les possibilités de partenariats et/ou de fusions. Même les très discrets banquiers genevois se seraient prêté au jeu, souligne le journal.
Pékin a octroyé un quota d’investissement en Chine d’un milliard de dollars à Qatar Holding, le bras armé du fonds souverain du Qatar, soit le maximum possible pour un investisseur étranger. Le quota, que Pékin vient également d’accorder à une dizaine d’autres investisseurs non résidents, fait partie du schéma QFII (Qualified Foreign Institutional Investor).
Après les tensions de lundi liées à la démission surprise du Premier ministre italien Mario Monti, le calme a fait son retour sur les marchés obligataires souverains. Vers midi, les rendements italiens et espagnols à 10 ans se détendent de 7 et 6 pb respectivement à 4,73% et 5,46%. L’Espagne a par ailleurs adjugé mardi 3,9 milliards d’euros de bons du Trésor à 12 et 18 mois à des rendements en baisse par rapport aux opérations précédentes. Le montant est supérieur à la fourchette de 2,5 à 3,5 milliards que le pays visait.
Les volumes d'échanges sur les marchés européens au comptant de l’opérateur ont chuté de 30% en novembre. Sur un mois, par rapport à octobre 2012, les volumes quotidiens moyens se sont contractés de 8,2% à 1,2 million de transactions. Sur les onze mois écoulés, les volumes quotidiens moyens ont baissé de 27% par rapport à 2011.
La Banque du Japon devrait assouplir sa politique monétaire la semaine prochaine, une initiative qui devrait passer par une augmentation du programme d’achat d’actifs et de prêts, actuellement de 91.000 milliards de yens. L’accroissement devrait être de l’ordre de 5.000 à 10.000 milliards de yens, selon Reuters. La prochaine réunion de la BoJ a lieu les 19 et 20 décembre.
Les banques chinoises ont accordé des nouveaux prêts d’un montant total de 522,9 milliards de yuans en novembre, contre 550 milliards anticipé par le consensus et 562,2 milliards en novembre 2011. Ils devraient néanmoins atteindre 8.500 milliards sur l’année 2012, après 7.470 milliards en 2011. Selon le China Securities Journal, les autorités devraient conserver le quota de nouveaux prêts bancaires inchangé en 2013.
L’indice IPC du marché actions mexicain a clôturé cette nuit au-dessus de la barre symbolique des 43.000 points, à 43.134,51 points, soit un record historique. La croissance du PIB devrait atteindre 3,8% cette année, soit le double de celle du Brésil, selon le consensus Bloomberg. Le gouvernement a présenté la semaine dernière un budget 2013 qui table sur une croissance de 3,5% et un budget équilibré.
Dans un disours prononcé hier à l’Economic Club de New York, le gouverneur de la Banque d’Angleterre (BoE) a mis en garde les économies mondiales contre les risques d’une escalade de la guerre des changes internationale. «Mon inquiétude c’est qu’en 2013 nous assistions à une croissance des manipulations actives des taux de change comme alternative à l’utilisation d’une politique monétaire nationale» a ainsi estimé Sir Mervyn King, qui verra son mandat à la tête de la BoE s’achever à la fin du mois de juin 2013. L’alternative est selon lui de prendre des mesures internationales visant à réduire les déséquilibres internationaux. «Des accords ont été passés pour (…) rééquilibrer l’économie mondiale». La volatilité de change implicite de l’euro-dollar à 3 mois a testé récemment les 7% avant d’augmenter légèrement vers 7,8%. Et celle de la livre sterling contre dollar teste actuellement son record historique de 5%.
Le Français Emmanuel Roman prendra en février la direction générale du fonds d’arbitrage à la place de Peter Clarke. La nouvelle a fait rebondir l’action Man, en chute libre en Bourse.
La demande de pièces d’or frappées de l’aigle américain a explosé de 131% au mois de novembre, pour atteindre son niveau le plus élevé depuis plus de deux ans, rapporte le journal. Terry Hanlon, président chez Dillon Gage, indique au quotidien que la demande aurait augmenté fortement les jours suivant la réélection de Barack Obama à la Maison blanche.
Laurent Degioanni, directeur des investissements de Malakoff-Médéric lors de la Conférence Argus - Gestion d’Actifs : Nous avons compris le rappel à l’ordre énoncé clairement par la crise : les actifs, quels qu’ils soient, sont porteurs de risques. Ce qui renforce l’importance de bonnes compétences en analyse crédit, que ce soit en interne ou au sein d’une société de gestion. Les obligations à placement privé peuvent nous apporter du rendement. C’est une bonne raison pour les regarder de près. Autre voie à explorer : le non coté, qui offre parfois de beaux noms d'émetteurs qu’il serait fâcheux de bouder.
La banque centrale néerlandaise a présenté des prévisions économiques qui anticipent désormais une contraction de l'économie du pays l’an prochain. Ses équipes tablent sur une contraction de 0,6% de l'économie néerlandaise, la cinquième de la zone euro, alors qu’ils attendaient jusqu'à présent une croissance d’autant. Le déficit devrait atteindre 3,5% du PIB au lieu des 2,9% de la précédente prévision.
Les tarifs du gaz appliqués aux ménages français augmenteront de 2,4% le 1er janvier, a annoncé lundi le gouvernement, qui va aussi réformer leur mode de fixation pour se replacer au cœur du processus de décision. Un nouveau mécanisme permettra à l’Etat de fixer un cadre annuel chaque 1er juillet et de recalculer automatiquement les tarifs tous les mois et non plus chaque trimestre.