Pierre. 24,7 milliards de dollars, c’est la mise au pot (soit 21 milliards d’euros) d’Unibail Rodamco pour racheter son concurrent australien Westfield, dette incluse. La foncière franco-néerlandaise spécialisée dans les centres commerciaux, en doublant de taille, illustre le phénomène de concentration du secteur acculé par la concurrence des géants de l’e-commerce et, par là-même, signe la plus importante transaction en Australie. Le nouvel ensemble détiendra un patrimoine immobilier de 61,1 milliards d’euros réparti dans 27 grandes villes dans le monde. Le potentiel de synergies liées au rapprochement des deux groupes est chiffré à 100 millions d’euros. Le groupe franco-néerlandais indique avoir identifié environ 3 milliards d’euros d’actifs à céder dans les prochaines années.
C’est une étude menée conjointement par l’Association des Centraliens et le Medef qui le dit, le principal frein à l’innovation dans les entreprises est le management : « Pour 76 % des entrepreneurs et des ingénieurs, le management freine l’innovation ». Suivent le manque de lien entre la recherche et le marché, puis la culture (peur de l’échec, conservatisme). Comme quoi, pour faire des choses nouvelles, il faut adopter des méthodes nouvelles.
Gérants. Après Ofi AM, Nordea ou Generali Investments qui se sont déclarés récemment, Amundi a fini par le confirmer : dans le cadre de MIF 2 qui impose la séparation entre financement de la recherche et de l’exécution, la société prendra à sa charge les coûts de recherche externe. Le premier gérant d’actifs en Europe a beaucoup attendu pour prendre position face à une réglementation qui s’appliquera dès 2018. D’autant qu’Amundi dispose d’une recherche interne, qui représente environ les deux tiers des coûts totaux de recherche s’élevant eux-mêmes à un point de base rapporté aux encours actions et multi-actifs concernés.
Incroyable mais vrai. Au cours des 26 dernières années, le consensus des stratégistes en matière de rendements souverains a prédit 24 fois une hausse et une baisse à deux reprises. Pour Jenna Barnard, stratégiste fixed income chez Janus Henderson, ce constat illustre à merveille l’échec de la pensée consensuelle sur les marchés obligataires, 2017 compris. Au fait, pourquoi cela devrait-il changer en 2018 ?
C’est arrivé lundi 18 décembre. Pour la première fois, l’action Berkshire Hathaway (class A) a franchi le cap des 300.000 dollars, en hausse de 23 % sur l’année. Les mauvais esprits trouveront à redire car le conglomérat de Warren Buffett (photo) vient d’enregistrer deux mauvaises années avec un profit opérationnel en stagnation en 2016 (+1 %) et en baisse sur les neuf premiers mois de 2017 (-16 %). Des jaloux, vous diront les fans de Warren qui n’ont cure de l’âge du capitaine et des investissements vintage.
Formations certifiantes, création de modules pédagogiques, et travail spécifique sur la lutte anti-blanchissement et financement du terrorisme, Pierre Bismuth, directeur général et responsable des gestions chez Myria AM, partage sa démarche en matière de développement et de transmission des compétences dans le cadre de sa participation à la 4ème édition du prix des Coupoles.
Dans le cadre de ses statistiques mensuelles, l'AFG présente la répartition des encours par catégorie AMF et leurs évolutions sur un mois et depuis le début de l’année, la répartition des encours en distinguant OPCVM et FIA ainsi que les souscriptions nettes par catégorie d’OPC sur un mois et depuis le début de l’année.
Stanislas Guerini, député La République En Marche de Paris, et Agnès Touraine, présidente de l'Institut des administrateurs, doivent remettre leurs propositions au Ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, ce jeudi.
L’équipe de conseillers financiers de Mediolanum se renforce grâce à l’arrivée de 7 professionnels en novembre, rapporte Bluerating. Le nombre de nouveaux banquiers passe à 100 depuis le début de l’année au sein du réseau Family Banker dirigé par le directeur commercial Stefano Volpato. Sur les 100 nouveaux professionnels, 54 proviennent d’autres établissements de crédit.
La société de gestion suédoise Insiderfonder a nommé Karin Lidén directrice générale. L’intéressée était responsable des marchés de la société depuis 2009. Elle succède à son mari Erik Lidén, le fondateur et principal actionnaire de la société, qui occupait ce poste jusqu’ici. Il continuera à être responsable de la gestion et des investissements.
La société de capital investissement suédoise EQT a annoncé mardi la clôture de son fonds EQT Credit Opportunities III avec des engagements de 1,3 milliard d’euros, soit ben plus que l’objectif initial et que le montant du fonds précédent, indique un communiqué.Parmi les investisseurs figurent des fonds de pension, des compagnies d’assurances, des fonds de dotation, des fondations et des family offices d’Europe, d’Asie, d’Amérique du Nord et d’Amérique du Sud. Le fonds se focalise sur des opportunités d’investissement dans des situations complexes sur le marché secondaire et en fournissant des solutions capitalistiques créatives aux entreprises qui ne peuvent accéder aux marchés de capitaux.
Le gestionnaire d’actifs américain Franklin Templeton Investments vient de promouvoir Mats Eltoft au poste de responsable de la distribution pour les pays scandinaves, rapporte l’agence Reuters. A ce titre, il supervisera les opérations commerciales et marketing de la société de gestion dans toute la région, à la fois auprès des clients institutionnels et particuliers. Il sera rattaché à Reinhard Berben, « senior director » en charge de l’Europe centrale et des pays scandinaves.Mats Eltoft a rejoint Franklin Templeton à Stockholm en avril 2015 en qualité de directeur commercial pour l’Europe du Nord. Avant cela, il avait été chargé de développement commercial chez Aberdeen Asset Management.
Les professionnels des hedge funds s’attendent à voir leurs bonus de fin d’année grimper de 39 % en cette fin 2017, rapporte Bloomberg, citant un sondage d’Odyssey Search Partners réalisé auprès de 500 investisseurs buy-side. Les répondants indiquent en moyenne qu’ils espèrent voir leurs bonus croître de 405.000 dollars en 2016 à 562.000 dollars. Les responsables de secteurs, les associés et les gérants s’attendent même à une hausse de 79 % à 1,38 million de dollars. Mais alors que les actifs n’ont pas vraiment augmenté et que les frais continuent à être sous pression, les attentes en matière de bonus paraissent irréalistes, selon Anthony Keizner, associé chez Odyssey.
Aberdeen Standard Investments a confirmé que plusieurs postes dans la distribution avaient été attribués à d’anciens de Standard Life Investments, rapporte Investment Week. Ainsi, Phil Barker a été nommé responsable de la distribution pour l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique. L’intéressé était précédemment responsable mondial des ventes au sein de SLI. Il sera rattaché à Campbell Fleming. En outre, Michael Beveridge a été nommé responsable de l’activité « wholesale » pour le Royaume-Uni, sous la direction de Jacqueline Lowe, devenue responsable de la distribution au Royaume-Uni. Les deux sont d’anciens de SLI.
Old Mutual Wealth a confirmé mardi qu’il allait vendre son activité de gestion “single strategy” à son équipe de gestion ainsi qu'à TA Associates pour un montant total de 600 millions de livres. “La majorité de l’équipe de gestion actuelle de l’activité “single strategy”, y compris le CEO Richard Buxton, resteront au sein de l’activité “single strategy””, précise un communiqué.Au 30 septembre, les encours sous gestion de l’activité ainsi vendue se montaient à 25,7 milliards de livres et les souscriptions sur les neuf premiers mois de l’année se sont élevées à 3,5 milliards de livres. Le bénéfice d’exploitation ajusté pour les 6 mois au 30 juin 2017 est ressorti à 36 millions de livres, dont 17 millions étaient liés à des commissions de performance. Le bénéfice avant impôt sur l’année au 31 décembre 2016 était de 60 millions et les actifs bruts, de 198 millions de livres.Le prix de 600 millions de livres comprend un montant en numéraire de 570 millions de livres qui sera payé avant ou au moment du bouclage de la transaction, tandis qu’environ 30 millions de livres seront versés après. Cette opération fait suite à l’annonce, le 3 septembre 2017, de la création par Old Mutual Wealth de la création d’une activité multi-classes d’actifs et de l’exploration de pistes pour développer l’activité “single strategy”. L’activité multi-classes d’actifs sera renommée Quilter Investors et sera dirigée par Paul Simpson.
Quelque 79% des actionnaires du London Stock Exchange, gestionnaire entre autres de la Bourse de Londres, ont voté contre la proposition du fonds activiste TCI (The Children’s Investment Master Fund) d’éconduire Donald Brydon, a indiqué le LSE à l’issue d’une réunion extraordinaire des porteurs de titres. «Le conseil d’administration et moi-même saluons ce résultat qui apporte de la stabilité au groupe», a déclaré Donald Brydon cité dans un communiqué.Ce résultat n’est pas une surprise: d’après des sources proches du dossier et la presse, deux des principaux actionnaires du LSE - avec chacun autour de 10% du capital -, le gérant d’actifs Blackrock et Qatar Investment Authority (QIA), avaient prévu de voter en faveur du maintien de Donald Brydon pour ne pas aggraver la crise de gouvernance du LSE. Cette crise a démarré au lendemain de l’annonce surprise du départ du directeur général du LSE, le Français Xavier Rolet, le 19 octobre. TCI, un actionnaire important du LSE avec quelque 5% du capital, était alors intervenu pour demander le maintien de Xavier Rolet et le renvoi de Donald Brydon accusé d’avoir provoqué le départ du Français, prévu alors pour la fin 2018.
Swiss Life Asset Managers (Swiss Life AM) a annoncé, ce 19 décembre, le lancement du fonds SFL (L) Multi Asset Risk Premia à destination des clients professionnels. Cette solution diversifiée a pour objectif d’offrir une décorrelation aux classes d’actifs dites traditionnelles en capitalisant sur l’identification et l’assemblage de primes de risque, indique la société de gestion.Ce nouveau véhicule se présente comme un fonds diversifié Ucits dont la gestion est fondée sur une vingtaine de stratégies quantitatives dont l’objectif est de capter des primes de risque à travers différentes classes d’actifs – actions, obligations, crédit, devises, matières premières – sélectionnées pour leur caractère diversifiant. « L’objectif de l’équipe de gestion est de générer des rendements stables sur la durée de placement recommandée de 3-5 ans et non corrélés aux classes d’actifs dites traditionnelles », insiste Swiss Life AM. Plus précisément, l’approche privilégiée par la société de gestion consiste à identifier et à assembler des primes de risque de différentes natures, liées par exemple au portage, au momentum, à la valeur, à la volatilité ou à l’arbitrage de courbes, pondérées selon une mesure rigoureuse des risques. Cette approche vise in fine une structuration optimale du portefeuille. « La gestion des risques de cet OPCVM représentant un risque de perte en capital s’appuie sur une analyse approfondie et un suivi précis de stratégies sous-jacentes, une allocation en « budget de risque » ainsi qu’une surveillance attentive de la VaR », indique Swiss Life AM.Par ailleurs, l’équipe de gestion demeure attentive à l’alignement des intérêts via la combinaison de stratégies internes et de stratégies sélectionnées auprès de banques d’investissement, dans le cadre d’une architecture ouverte. « La neutralité de Swiss Life AM dans la sélection des investissements est garantie par l’absence de livre de négoce », précise la société de gestion.
TPG Growth, la plateforme dédiée aux PME et aux entreprises de croissance de la société TPG Capital, a annoncé, ce 18 décembre, le « closing » de son quatrième fonds, TPG Growth IV à hauteur de 3,7 milliards de dollars. Cette levée a été réalisée en l’espace de quatre mois, indique la firme américaine de capital-investissement dans un communiqué. Avec la clôture de ce quatrième fonds, la plateforme TPG Growth gère aujourd’hui plus de 13 milliards de dollars d’actifs.
Comme annoncé par NewsManagers le 13 décembre dernier, Gemway Assets, société de gestion française spécialisée sur les marchés émergents, vient de lancer son deuxième fonds d’investissement, GemAsia, avec comme partenaire Meeschaert Asset Management, société de gestion du groupe Meeschaert. Les dirigeants ont profité d’une conférence de presse pour expliquer leur rencontre. «Nous avions un gérant sur les marchés asiatiques qui est parti à la retraite et cherchions un spécialiste pour lui confier la gestion de cette zone», explique Philippe Troesch, en charge des activités de gestion d’actifs du groupe. «Nous avons rencontré MeesChaert pour la première fois cet été, c’est allé très vite, ajoute Michel Audeban, directeur général de Gemway. Le fonds a été créé la semaine dernière. GemAsia est pour l’instant une partie de GemEquity qui est lui-même investi à 70% en Asie. Il a été ‘seedé' de 29 millions d’euros par Meeschaert». Un montant qui correspond au démarrage du premier fonds de Gemway il y a cinq ans, n’a pas manqué de rappeler Bruno Vanier, président de Gemway Assets et gérant de GemAsia et GemEquity, alors que le fonds GemEquity pèse aujourd’hui 500 millions d’euros. L’avantage de cette association sera pour Gemway Assets d’accroître la part des investisseurs privés dans son fonds. Les clients de Meeschaert bénéficieront d’une part M dédiée à travers un fonds nourricier baptisé MAM Asia. «Nous avons abaissé notre marge de façon à ce que les clients payent la même chose en passant par notre fonds ou en allant directement dans le fonds de Gemway», explique Sébastien Korchia, directeur général de Meeschaert Asset Management et responsable de la gestion actions. Tous les clients de Meeschaert qui avaient une position directe sur les entreprises asiatiques ont accepté de suivre la démarche de Meeschaert et de rentrer dans le fonds Gemway après la vente de leurs positions directes. «Nous avions un calendrier bien précis mis en place avec l’AMF de la vente des titres en direct et la mise en place du fonds MAM et GemAsia», explique Sébastien Korchia. Le fonds MAM est investi à 100% dans GemAsia. Ce dernier pourra toujours démarcher ses propres clients. Le fonds est chargé à 1,05% pour la part I et à 2,10% pour la part R. Il est doté de commissions de surperformance mais pas de commissions de mouvements.
Coup de semonce pour les inconditionnels du bitcoin? Une plateforme sud-coréenne d'échange de monnaies cryptographiques s’est déclaré en faillite ce 19 décembre après avoir été victime de piratage à deux reprises cette année, illustrant les dangers des devises virtuelles qui ont le vent en poupe, rapporte l’AFP. La plateforme Youbit a déclaré qu’elle avait perdu 17% de ses actifs dans l’attaque de mardi. Fondée en 201, elle se spécialisait dans les échanges de multiples monnaies virtuelles dont le bitcoin et l’ethereum. C’est la première fois qu’une plateforme sud-coréenne fait faillite.Huit mois auparavant, près de 4.000 bitcoins, d’une valeur alors estimée à 5,5 milliards de wons (cinq millions de dollars) et qui représentaient près de 40% de ses actifs, avaient été dérobés dans une cyberattaque imputée à la Corée du Nord. «Nous allons fermer tous les échanges, suspendre tous les dépôts et les retraits et prendre des mesures pour déclarer la faillite», a dit Youbit dans un communiqué. Les actifs en crypto-monnaie des clients seront dévalués de 25%, ajoute la plateforme, qui explique qu’elle fera de son mieux pour «minimiser» leurs pertes grâce aux assurances et en vendant ce qui reste de l’entreprise. Investir dans les cryptomonnaies est devenu très populaire en Corée du Sud, un pays fasciné par les technologies. Les échanges sud-coréens de bitcoins représentent environ 20% des échanges mondiaux de la devise. Selon les estimations, un million de Sud-Coréens, pour les plupart des investisseurs à la petite semaine, possèdent des bitcoins. La demande est si forte que le cours du bitcoin excède de 20% celui des Etats-Unis, son plus grand marché.
Lyxor Asset Management, qui gère depuis Paris une plate-forme de hedge funds de 19 milliards de dollars, a réduit le nombre des fonds basés à l’étranger d’environ 70 %, rapporte Financial News. Nombre d’entre eux ont été fermés, tandis que d’autres ont été convertis en structures Ucits onshore. Philippe Ferreira, responsable de la recherche sur les hedge funds chez Lyxor, indique que le nombre de hedge funds dans son portefeuille a été réduit de moitié, de 50 à 25, ces deux dernières années, et serait bientôt réduit à 15. Lyxor a doublé ses encours dans des hedge funds Ucits à 2,5 milliards d’euros ces trois dernières années. La société a actuellement sept fonds Ucits, mais va porter ce nombre à 20 d’ici à 2019.
Depuis le lundi 11 décembre 2017, les trois Sicav, FLORNOY Valeurs familiales, FLORNOY Allocation et FLORNOY MidCap Europe, sont désormais accessibles aux investisseurs via Euronext Fund Service Paris, a annoncé la société Flornoy & Associés Gestion. Elle indique ainsi que ces fonds étaient jusque-là réservés à une clientèle professionnelle. FLORNOY Valeurs Familiales est un support en actions européennes toutes capitalisations; FLORNOY MidCap Europe est investi en actions européennes de petites et moyennes capitalisations; et FLORNOY Allocation est un support diversifié flexible. « Il s’agit pour notre maison d’une avancée stratégique qui s’inscrit pleinement dans le cadre des évolutions réglementaires, avec notamment MiFID 2 et de l’évolution prévisible de la distribution des produits financiers en Europe, avec entre autre, l’émergence des Fintechs », commente Didier Bouchard, directeur général de Flornoy & Associés Gestion.