La Banque centrale européenne brave le scepticisme ambiant en relançant ses rachats d’actifs. Une fois de trop ? Cinq experts livrent leur éclairage et leurs convictions.
Les gestionnaires d’actifs français perdent la tête. En l’espace de quelques jours, cinq maisons ayant pignon sur rue ont enregistré le départ de leurs dirigeants, des informations dont les fidèles lecteurs des publications de L’Agefi ont d’ailleurs eu la primeur. Succursale de groupe étranger ou régional de l’étape, filiale de banque ou d’assureur, spécialiste de la clientèle privée ou institutionnelle, tous sont logés à même enseigne. S’il convient de faire le tri entre ce qui relève des situations personnelles, du mercato des talents et des choix stratégiques, le doute n’est plus permis devant cette valse de dirigeants : l’industrie se cherche.
King Street Capital Management a nommé Justin Gmelich comme nouveau chef des marchés, indique Bloomberg, qui cite une lettre envoyée aux investisseurs. Justin Gmelich prendra ses fonctions en janvier prochain. Il sera associé du hedge fund américain et membre du comité d’investissement. Justin Gmelich est un ancien de Goldman Sachs. Il avait quitté la banque américaine en mars après y avoir travaillé pendant 21 ans.
Groupama Gan Vie, la filiale d’assurance-vie du Groupe Groupama, a annoncé ce 23 octobre la création d’un nouveau profil de gestion au sein de la gestion déléguée accessible dans le cadre des contrats d’assurance-vie en unités de compte. Ce nouveau profil, dénommé «équilibré durable», «intègre une large palette de supports couvrant tout le périmètre de l’investissement responsable», a expliqué la société dans un communiqué. Cette nouvelle offre a été construite en collaboration avec les équipes de Groupama AM, dont les fonds G Fund Future for Generations et G Fund Global Green Bonds, lancés ce mois-ci, seront notamment accessibles dans le cadre du profil équilibré durable. Groupama Gan Vie s’est également appuyé sur ses partenaires stratégiques BlackRock, M&G et Pictet afin de proposer un large éventail de solutions d’investissement responsable comprenant des fonds ISR, de l’investissement à impact, de l’ESG thématique ou encore des obligations vertes.
Goldman Sachs Asset Management enrichit sa palette d’ETF avec le lancement d’un nouveau véhicule dédié aux obligations souveraines chinoises, raporte Citywire. Le Goldman Sachs Access China Governement Bond Ucits ETF est le deuxième produit dans la nouvelle gamme des ETF européens. La nouvelle offre permet de simplifier l’accès au marché des obligations souveraines chinoises. Cette initiative s’inscrit dans le sillage de l’augmentation progressive de l’exposition à la dette gouvernementale chinoise dans les indices, dont une introduction graduelle dans le Bloomberg Barclays Global Aggregate Index sur une période de 20 mois. En septembre dernier, JP Morgan avait annoncé son intention d’introduire les obligations chinoises dans les JP Morgan Governement Bond Index-Emerging Markets indices à compter de février 2020 et l’on attend que FTSE Russell fasse de même. Dans ce contexte, remarque GSAM, les fonds arrimés à ces indices devront investir dans des obligations chinoises pour éviter une augmentation de la tracking error. Goldman Sachs AM prévoit de continuer à renforcer sa gamme d’ETF au cours des six prochains mois.
La société de gestion suédoise Öhman Fonder a intégré le développement durable dans la gestion de tous ses actifs, a annoncé son directeur général Jamal Abida Norling, dans un entretien à Realtid. La société avait lancé son premier fonds éthique en 1999. Öhman Fonder a annoncé récemment vouloir jouer un rôle actif dans la concentration du marché suédois de la gestion d’actifs. L’objectif est de porter ses encours de 100 milliards de couronnes (environ 9,3 milliards d’euros) à 150 milliards. Mais cet objectif ne passe pas uniquement par des acquisitions, selon Jamal Abida Norling. « La croissance organique est la chose la plus importante. Si nous grandissons de manière organique, nous faisons les choses correctement, en nous basant sur une gestion active à long terme et responsable, où la durabilité est une évidence », a déclaré Jamal Abida Norling.
Ampega Investment et Paladin Quant GmbH ont annoncé ce 23 octobre le lancement du fonds Paladin Quant Aktien Global Nachhaltig, une stratégie quantitative actions internationales avec une coloration marquée de durabilité. Seront ainsi retenues les entreprises qui affichent une stratégie responsable et durable alors que les sociétés aux activités discutables sur le plan éthique seront systématiquement écartées. Le lancement de ce produit est lié à la demande croissante des institutionnels pour des stratégies d’investissement durable. La stratégie d’investissement quantitative met l’intelligence artificielle au service du big data pour surveiller en continu les risques de portefeuille, ce qui permet de tirer parti des opportunités des marchés boursiers à travers le monde tout en réduisant le risque, précise un communiqué. Ampega Investment gère notamment les actifs de l’assureur Talanx, soit quelque 145 milliards d’euros. Paladin Quant est une société du groupe Paladin Asset Management, lui-même issu du family office de la famille Maschmeyer.
Euromobiliare Asset Management SGR, la société de gestion du Gruppo Credem, a nommé un directeur général adjoint, rapporte Funds People Italia. Il s’agit d’Andrea Dolsa, qui était jusqu’à présent directeur des investissements.Euromobiliare AM a atteint fin septembre 12,6 milliards d’euros d’encours sous gestion.
Malgré les campagnes de presse dénonçant une politique commerciale jugée trop généreuse vis-à-vis de la clientèle, la société de gestion britannique St James’s Place affiche des résultats intérimaires plutôt flatteurs. Au troisième trimestre 2019, les actifs sous gestion ont atteint le niveau record de 112,8 milliards de livres contre 109,32 milliards de livres un an plus tôt. Depuis le début de l’année, les encours se sont accrus de 18%. La collecte a néanmoins diminué d’une année sur l’autre, de 14,7% à 2,1 milliards de livres pour le trimestre à fin septembre contre 2,5 milliards de livres au troisième trimestre 2018.
King Street Capital Management a nommé Justin Gmelich comme nouveau chef des marchés, indique Bloomberg, qui cite une lettre envoyée aux investisseurs. Justin Gmelich prendra ses fonctions en janvier prochain. Il sera associé du hedge fund américain et membre du comité d’investissement. Justin Gmelich est un ancien de Goldman Sachs. Il avait quitté la banque américaine en mars après y avoir travaillé pendant 21 ans.
Legal & General Investment Management vient de lancer le L&G Euro Corporate Bond Fund (Responsible Exclusions) pour les investisseurs institutionnels et wholesale en Europe. Le fonds offre un accès à la stratégie active en obligations d’entreprises de LGIM, associée à l’approche ESG de la société. L’univers d’investissement se compose d’obligations d’entreprises libellées en euro. Les sociétés figurant sur la liste “exclusions responsables” sont exclues. Cette liste comprend des obligations émises par des entreprises impliquées dans la production d’armes controversées, d’armes nucléaires ou d’armes à feu. En outre, le fonds restreindra ses investissements dans les obligations de sociétés tirant leur chiffre d’affaires de la production de tabac ou de charbon, ou qui ne respectent pas le Global Compact des Nations Unies. La liste est révisée chaque année. Le nouveau fonds est géré par Lan Wu, gérante crédit euro, et l’équipe dirigée par Marc Rovers. L’équipe gère des stratégies crédit euro représentant un encours sous gestion supérieur à 5 milliards d’euros.
Ces trois dernières années, la croissance des encours sous gestion des institutionnels dans les stratégies passives a dépassé celle des stratégies gérées activement, montre une nouvelle étude de Cerulli Associates. Cela traduit le souhait des institutionnels de réduire les coûts en payant des frais de gestion moindres. En conséquence, plusieurs sociétés de gestion active ont connu une large compression des frais. Pour répondre à cela, elles ont mis en œuvre plusieurs stratégies, dont la négociation de frais et l’optimisation de structures internes de tarification.« Les gérants s’appuient de plus en plus sur la négociation de frais afin d’attirer de nouveaux actifs et de retenir les actifs existants », résume Chris Swansey, analyste de Cerulli. Les sociétés de gestion emploient différentes stratégies en matière de négociations de frais. Pour les grandes sociétés de gestion, gérant plus de 500 milliards de dollars d’encours, la grande majorité passera par un comité des prix, lequel inclut généralement les responsables des départements des équipes commerciales institutionnelles, finance, investissements et juridiques, pour décider des rabais. « Ces comités ont l’avantage de renforcer les synergies entre équipes, de contribuer à une prise de décision réfléchie et accroître la transparence », commente Chris Swansey. « Mais en revanche, ces comités peuvent être alourdis par le nombre de discussions sur les rabais et passer par un comité peut prendre plus de temps que les délais rapides de négociation des prix ». Nombre de petites sociétés qui ne passent pas par un comité confient à leurs commerciaux la flexibilité d’offrir un rabais standard pré-approuvé. Si une réduction de prix est requise au-delà de cette limite, la demande est remontée à un ou deux décisionnaires au sein de la société. Les sociétés de gestion employant cette méthode décentralisée profitent de la rapidité et de l’efficacité qu’elle offre. Toutefois, elles n’ont pas toujours la vision holistique qu’un comité peut apporter aux discussions.
La société de gestion finlandaise FIM a recruté Juha Varis en tant que gérant. Il prendra la gestion du fonds FIM Fenno, qui est investi en actions finlandaises. Juha Varis a travaillé précédemment pour Danske Bank et Tapiola. Par ailleurs, Seppo Kurki-Suonio, responsable du fonds FIM Europa, devient directeur de la gestion actions. Il succède à Sauli Hämäläinen, qui quitte la banque pour devenir directeur général du family office UMO Capital. Seppo Kurki-Suonio travaille pour FIM depuis septembre. Avant cela, il était gérant d’Ilmarinen, Etera et Danske Bank.FIM gère 8,5 milliards d’euros.
Le géant américain Vanguard, dont les encours s'élevaientà environ 5.300 milliards de dollars à fin septembre,a revu sa grille de tarification de ses produits passifs à la baisse, a relayé Les Echos ce 23 octobre. Les frais de gestion ont ainsi baissé d’environ 4 points de base sur ses ETF, et d’environ 15 points de base sur ses fonds indiciels. Les frais de gestion de ses ETF sont désormais de 0,12% en moyenne, tandis que ce de ses fonds indiciels tournent autour de 0,16%. A titre de comparaison, les frais moyens des fonds indiciels européens actions sont passés, entre 2013 et 2018, de 0,40% à 0,28%, et ceux des fonds indiciels européens obligataires de 0,21% à 0,14%, d’après une étude d’ICI Global. Baisse de 8 points de base sur le marché suisse Sur le marché suisse, Vanguard a réduit de 8 points de base ses frais si bien que ses produits coûtent en moyenne 0,2% par an, rapporte le site spécialisé finews. Les frais sur les ETF s'élèvent désormais à seulement 0,13% par an. «Chez nous, les baisses de prix font partie de notre activité quotidienne. Sur le long terme, nos tarifs devraient tendre vers zéro, même si bien entendu les produits ne pourront jamais être tout à fait gratuits», a déclaré à finews Sean Hagerty, le patron de Vanguard pour l’Europe. En Europe, Vanguard gère un peu moins de 200 milliards de dollars, ce qui lui confère une part de marché encore très modeste, alors qu’il détient une part de 20% aux Etats-Unis. Dans un contexte de taux bas et de valorisations élevées des marchés actions, la baisse des frais est un atout stratégique. Selon Sean Hagerty, «Les fonds gérés activement sont chers et perdent progressivement des parts de marché. Ils devraient complètement disparaître du marché. Il n’y a pas de place pour ces produits dans notre secteur»...
L’association suisse de la gestion, la Sfama (Swiss Funds & Asset Management Association), accueille très favorablement le projet L-QIF de nouveau placement collectif. Le 26 juin dernier, le Conseil fédéral a ouvert une consultation relative à la modification de la Loi fédérale sur les placements collectifs de capitaux afin d’y introduire un nouveau type de placement collectif, le Limited Qualified Investor Fund ou «L-QIF», qui ne sera pas soumis à l’obligation d’obtenir une autorisation du régulateur suisse. Dans une prise de position, l’association professionnelle relève notamment que les investisseurs institutionnels en Suisse tels que les institutions de prévoyance et les compagnies d’assurance ont un grand intérêt à sélectionner les instruments financiers les plus appropriés parmi une offre aussi large que possible. Toutefois, les conditions-cadres pour lesfonds suisses sont actuellement compliquéespar rapport aux produits étrangers, ce qui peut expliquer le déficit de compétitivité desfonds suisses. Le L-QIF a ainsi vocation à constituer l’alternative suisse à certains fonds étrangers, entre autres le RAIF (reserved alternative investment fund) luxembourgeois qui n’est pas soumis au régime d’autorisation ou de surveillance de la Commission de surveillance du secteur financier (CSSF), mais qui doit nommer un gestionnaire autorisé conformément à la directive européenne AIFMD. «Le L-QIF a pour but de créer une véritable alternative suisse pour les investisseurs qualifiés. Cela renforcera considérablement la compétitivité internationale des solutions de fonds suisses innovantes et créera en même temps un «level playing field» entre les placements collectifs de capitaux suisses et étrangers proposés en Suisse», estime la Sfama qui ajoute que le L-QIF offre également des opportunités dans des domaines tels que le développement durable ou la fintech.
Les mandats de gestion d’obligations convertibles attribués en 2012 arrivant à leur terme en 2020 (gérés par Lombard Odier Gestion et Schelcher Prince Gestion),l’Établissement de Retraite additionnelle de la Fonction publique (Erafp) lance un appel d’offres afin d’attribuer trois mandats (deux actifs et un dit «stand-by») de gestion ISR de portefeuille d’obligations convertibles Monde. L’institution souhaite sélectionner troisprestataires de services d’investissement afin qu’ils effectuent pour son compte une gestion active non benchmarkée du portefeuille obligations convertibles de la zone Monde. L’objectif estde réaliser une performance supérieure à l’indice de comparaison de la performance. Le mandat aura pour objet la gestion d’un portefeuille qui sera investi au sein d’un fonds commun de placement de droit français agréé par l’AMF (FCP) sous la forme d’un fonds d’investissement à vocation générale (destiné plus particulièrement à l’Erafp) tel que défini aux articles L. 214-24-24 et suivants du Code monétaire et financier. Il est précisé que chaque titulaire «actif «du marché devra reprendre la gestion d’un FCP existant et sera responsable des modifications de la documentation du FCP nécessaires afin d’être conforme aux obligations du mandat. Le dépositaire du FCP devra demeurer la caisse des dépôts et consignations.Le montant global estimatif initial des placements sur les deux mandats actifs sera de l’ordre de 700 millions d’euros. À l’expiration de sadurée initiale de 48 mois, le marché pourra être reconduit, à l’initiative de l’Erafp, pour deuxpériodes successives d’unan, portant la durée maximale du marché à six ans. Cette durée se justifie eu égard notamment à la durée de placement conseillée par l’AMF pour ce type d’investissement et à la mise en œuvre de la charte ISRde l’Erafp par le titulaire, précise l’institution. Date limite de réception des offres ou des demandes de participation : le19/11/2019 à 12h00. Lire l’avis complet : ici.
Preon Capital Partners, le family office de l’entrepreneur et business angel finlandais Jari Ovaskainen, basé à Genève, a annoncé ce 22 octobre l’acquisition de 34% du capital de la société de gestion d’actifs espagnole Augustus Capital AM. Augustus Capital, dirigée par Juan Uguet, gère notamment le fonds Lierde Sicav. Géré activement, le fonds ouvert est principalement investi dans des actions européennes. La société de gestion est une émanation du family office de la famille Alierta, dont César Alierta est l’ancien président de la firme Telefónica. Elle opère depuis 2018.
Le régulateur financier chinois, l’Asset Management Association of China (Amac), a accordé deux nouvelles licences à des fonds d’UBS AM et de Man Group, a appris Fundselector Asia. Le gérant suisse a reçu l’approbation pour le lancement du UBS China Balanced Multi-asset Private Securities Investment Fund No. 1. Il s’agit du quatrième fonds lancé cette année par la succursale locale, et le septième disponible sur le marché. Chacun de ses fonds est agréé PFM (private fund management), une licence qui permet aux gérants étrangers d’investir dans des actifs locaux et d’ouvrir le fonds à un maximum de 200 investisseurs qualifiés locaux. Le groupe britannique va lui lancer le Man Non-Traditional Quantitative Multi-Factor Private Overseas Securities Investment Fund. Il s’agit du deuxième fonds agréé QDLP, une licence qui autorise les gérants étrangers de lever des fonds auprès d’investisseurs locaux pour investir dans des actifs étrangers et des stratégies alternatives.
Deutsche Bank Wealth Management a annoncé la promotion de Rajesh Mahadevan au poste de directeur des offres produits et solutions globales pour les marchés émergents, a repéré finews.asia. Jusqu’ici directeur régional du Moyen-Orient et de l’Afrique depuis Dubaï, l’intéressé remplacera Lavanya Chari, qui a été nommée directrice de l’unité Global South Asia. Basé à Singapour, Rajesh Mahadevan aura pour principale charge le développement de l’activité de conseil sous mandat. Il sera épaulé par Wei Mei Tan and Marco Busetto, les co-directeurs de l'équipe de conseil et de solutions d’investissement.