Invesco a renforcé son équipe britannique pour les ETF avec le recrutement d’Ambrice Miller, une ancienne d’iShares, rapporte Investment Week. Rattachée à Kate Dwyer, Ambrice Miller sera chargée de faire croître l’activité, qui enregistre actuellement une «demande record», selon Invesco. Ambrice Miller était précédemment responsable assurance UK d’iShares au sein de BlackRock.
Legal & General Investment Management a recruté Camille Blackburn en tant que directrice de la conformité (chief compliance officer ou CCO), a annoncé la société le 4 décembre. L’intéressée vient d’Aviva Investors où elle occupait aussi le poste de COO. Elle rejoindra LGIM en janvier 2020, succédant à Teresa Poy, partie à la retraite. Elle sera rattachée à Margaret Ammon, directrice des risques, qui rejoindra la société en février 2020, en provenance de M&G. LGIM nomme donc encore une femme à un poste clé. La société de gestion du groupe Legal & General est dirigée par Michelle Scrimgeour.
Merian Global Investors, la société de gestion britannique qui s’est séparée de Old Mutual il y a deux ans, se réorganise pour réduire les coûts, ce qui impliquera le départ de salariés, rapporte Financial News. Dans une déclaration le 4 décembre, Mark Gregory, le nouveau directeur général de Merian, annonce que son équipe et lui ont «mené une revue de [leur] société pour [s’]assurer que [la société soit] positionné[e] de manière aussi efficiente que possible». Il conclut que « [sa] société va subir une restructuration». Il ajoute: «ce n’est pas une décision que nous avons prise à la légère, et qui va se traduire par la perte de certains collègues très talentueux qui ont fortement contribué au succès de l’entreprise».
La société de gestion chinoise E Fund a choisi de s’allier au suisse Lemanik AM afin de développer une gamme de fonds offshore. Lemanik AM sera chargé de cogérer, avec la filiale hongkongaise E Fund Management, le format UCITS du fonds Greater China High Dividend Equity Fund. Ce fonds, lancé en 2015, gère environ 3,6 millions de dollars. Dans le détail, Lemanik AM apportera ses compétences en matière de supervision réglementaire, de contrôle, et de distribution de fonds.
Allianz Global Investors a annoncé ce 5 décembrela clôture de Allianz European Infrastructure Fund S.A. RAIF (AEIF) après seulement neuf mois. La demande des investisseurs institutionnels européens pour AEIF, qui est géré par Allianz Capital Partners (ACP), a largement dépassé les attentes, selon un communiqué. La taille totale du fonds a atteint 860 millions d’euros pour des prises de participation dans des projets d’infrastructure européens. En raison de la forte demande des investisseurs, l’objectif de taille du fonds a été porté de 500 à 750 millions d’euros. L’AEIF a atteint une première clôture supérieure à 600 millions d’euros en septembre 2019 et sa clôture finale a également dépassé la nouvelle taille cible, à 860 millions d’euros en novembre 2019. Le fonds a été largement sursouscrit. Grâce à l’AEIF, les clients institutionnels pourront pour la première fois prendre des participations aux côtés des compagnies d’assurance Allianz dans le cadre d’un programme de plusieurs milliards d’euros visant à investir dans les infrastructures européennes. Pour son premier investissement, AEIF détient une participation dans Elenia, la deuxième plus grande société de distribution d'électricité de Finlande, après Allianz. Les futures transactions en Europe seront financées à la fois par AEIF et par les compagnies d’assurance Allianz, ces dernières apportant au moins 50% du capital investi, créant ainsi un fort alignement. L’accent sera mis sur l’investissement dans les infrastructures d'énergie, de transport et de communication qui fournissent des services essentiels au public. «Cette levée de fonds réussie démontre la confiance que nos clients accordent à Allianz et à notre équipe. Nous sommes ravis de la réaction positive du marché, qui accélérera le développement de notre offre en matière de fonds propres d’infrastructure. Le marché offre des opportunités d’investissement intéressantes et nous nous réjouissons de les saisir en partenariat avec nos investisseurs qui partagent notre vision d’investir sur le long terme de manière durable ", a commentéChristian Fingerle, directeur des investissements d’Allianz Capital Partners, cité dans un communiqué. ACP, qui fait partie d’Allianz Global Investors, est un investisseur financier international important en matière d’infrastructure equity, avec plus de 12 milliards d’euros d’actifs sous gestion dans le secteur des infrastructures, investis pour le compte des compagnies d’assurance Allianz depuis plus d’une décennie. Au total, ACP gère plus de 32 milliards d’euros de participations alternatives dans le private equity, les infrastructures et les énergies renouvelables. ACP et AllianzGI gèrent ensemble plus de 80 milliards d’euros d’actifs alternatifs.
Amundi Private Equity Funds (PEF), filiale d’Amundi dédiée au capital investissement, a annoncé ce 5 décembreavoir signé le Manifeste de l’Initiative Climat International. Elle amplifie ainsi son action dans la lutte contre le réchauffement climatique en s’engageant, en ligne avec les Accords de Paris, àcontribuer à réduire les émissions de gaz à effet de serre des sociétés de son portefeuilleet à mettre en place un plan d’adaptation au changement climatique. « En signant le manifeste de l’Initiative Climat International,nous nous sommes engagés à mobiliser les dirigeants des entreprises dans lesquelles nous investissons autour des enjeux climatiques et des risques qu’ils comportent. En tant qu’investisseur, nous avons un rôle moteur à jouer pour accompagner ces entreprises sur le long terme dans la réduction de leur empreinte carbone», a commenté Pedro Arias, directeur du métier actifs réels et alternatifs d’Amundi. Amundi PEF souhaite ainsi renforcer l’accompagnement des entreprises qui inscrivent les enjeux climatiques au cœur de leur stratégie et les aider à développer une analyse sur les risques de transition ou d’adaptation. Cette initiative s’inscrit dans la stratégie d’Amundi qui a fait de l’investissement responsable l’un de ses quatre piliers fondateurs et a d’ailleurs annoncé un plan d’actions en octobre 2018 pour amplifier son engagement dans ce domaine. Dans le sillage d’Amundi et depuis plus de 5 ans, Amundi PEF intègre une analyse extra-financière, en plus de l’analyse financière des entreprises dans lesquelles elle investit.
La société de capital investissement PAI Partners et Kirkbi, la holding de la famille danoise Kirk Kristiansen qui détient le groupe Lego, ont annoncé avoir acquis Armacell, spécialiste des mousses pour l’isolation. En rachetant les parts que détenait Blackstone dans la société, PAI en devient l’actionnaire majoritaire, tandis que Kirkbi, déjà présent au capital, renforce sa position. Selon des sources citées par Bloomberg, l’opération valoriserait la société à 1,4 milliards d’euros, incluant la dette.
BlackRock Real Assets a annoncé avoir finalisé la première clôture de son fonds Global Renewable Power III (GRP III), pour un montant d’un milliard de dollars. Cette levée de fonds a été réalisée auprès de 35 investisseurs institutionnels situés en Amérique du Nord, en Europe et en Asie.
Très discrète depuis sa création en 2013, la société de conseil Efires fait désormais partie de l’univers de l’investissement responsable. Véronique Le Heup et Nadia Tihdaini, deux anciennes collaboratrices de Natixis AM,avaient alors lancé Efires, avec l’ambition de fournir un accompagnement sur-mesure de conseil en investissement responsable à des sociétés de gestion et des investisseurs institutionnels dont l’impact ESG est significatif grâce au poids de leurs encours leur donnant un levier d’influence majeur sur les entreprises. Pour y parvenir, elles s’étaient fixées l’objectif ambitieux d’atteindre 500 milliards d’euros d’encours conseillés ou diagnostiqués en ESG d’ici à fin 2020 et ont d’ores et déjà dépassé cet objectif fin 2019 avec plus de 750 milliards d’euros d’encours couverts en cumulé depuis la création en 2013. Et de nombreuses références sur le marché de la finance responsable à l’instar d’Edmond de Rothschild Asset Management, Préfon Retraite, Natixis Investment Managers et ses affiliés, Idinvest Partners, Truffle Capital, La Financière de l’Echiquier ou encore Tobam. « Servir d'étincelle au lancement d’une dynamique de conviction et d’impact de la part de nos clients afin qu’ils s’engagent durablement dans l’investissement responsable : telle est notre raison d'être depuis l’origine. Une approche contributive à la résolution des enjeux de viabilité économique et d'équilibres sociaux / environnementaux étroitement entremêlés », commentent les deux associées, citées dans un communiqué.
Les filiales de gestion d’actifs de JPMorgan et de China Merchant Bank (CMB) ont annoncé ce 4 décembre avoir noué un partenariat stratégique sur le marché chinois. L’américain est désormais un «fournisseur privilégié» de produits d’investissement de la China Merchant Bank Wealth Management, tant sur les véhicules onshores qu’offshores. Le partenariat comprend également le développement commun de produits, le partage de connaissances, et de la collaboration technologique, ce qui inclura une fintech. JPMorgan AM est la première société étrangère a avoir profité, cet été, de la récente possibilité de détenir majoritairement une société de gestion en Chine. Elle a, pour ce faire, dépassé les 50% de capitaux au sein de la joint-venture China International Fund Management, créée en 2004 avec la Shanghai International Trust.
Le groupe bancaire EFG International a assuré ce 4 décembreque la décision du Tribunal administratif fédéral (TAF) publiée la veille concernant le recours contre un verdict de l’Autorité de surveillance des marchés financiers (Finma) déposé par BSI n’aura aucun impact sur ses résultats. Le 23 mai 2016, le gendarme des marchés avait épingléla banque privée, reprise depuis et complètement intégrée dans son homologue zurichoise,pour des manquements à ses obligations en matière de surveillance dans le scandale lié au fonds souverain malaisien 1MDB entre 2011 et 2015. Les jugesont confirmé la violation des dispositions de surveillance de la part de BSI mais ont cassé un volet de la décision de la Finma portant sur la restitution de 95 millions de francs confisqués en 2016, demandant au gendarme des marchés de revoir sa copie. Quelle que soit l’issue de cette nouvelle analyse, les résultats financiers du groupe zurichois n’en seront pas affectés. «Le prix d’achat final pour l’acquisition de BSI par EFG prévoyait une provision correspondante», soulignel’établissement dans un communiqué, précisant que «toute modification du montant à restituer serait neutre sur les résultats».
La Française Real Estate Managers (REM) a annoncé ce 4 décembre l’acquisition d’immeuble de bureaux auprès de BMG. Entièrement loué, le bien se situe à l’ouest de Bordeaux au sein du parc tertiaire Cadéra Nord. Livré en septembre 2017, il comprend 4.650m² et bénéficie également de deux terrasses au 3ème étage et de 185 emplacements de stationnement, dont 43 en sous-sol. Cette acquisition a été réalisée pour le compte de l’OPCI Grand Public, LF OPSIS Patrimoine. Dans cette opération, La Française REM a été conseillé par l’office notarial Allez et Associés et le cabinet Jeantet ; le groupe BMG a été conseillé par l’office notarial de l’Estuaire et CBRE Bordeaux. L’acquisition a été partiellement financée par la banque Palatine.
Le fournisseur d’ETF Tabula Investment Management a annoncé ce 4 décembre la nomination de Robin Grant au poste de directeur financier. Il sera ainsi responsable de la gestion financière de l’entreprise et de ses obligations de conformité. Robin Grant arrive de Quantmetrics Capital Management, où il était depuis 2016 le directeur des opérations. Il fut auparavant directeur des opérations chez Fairwater Capital, RS Platou Asset Management, et Nectar Capital. Il a également travaillé chez Lombard Odier Darier Hentsch & Cie, PriceWaterhouseCoopers aux Bermudes, et GLG, dont GLG Multi-Manager Investments, la division fonds de fonds de GLG Partners.
Schroders supprime des centaines d’emplois dans le monde face aux difficultés du secteur, rapporte Bloomberg, citant des sources proches du dossier. La société britannique, qui gère environ 450 milliards de livres, élimine des postes depuis plusieurs semaines, selon ces sources qui ont demandé à rester anonymes. Ces réductions vont concerner environ 5 % des effectifs de la société, soit au moins 200 emplois, selon l’une de ces sources. «Nous avons un certain nombre d’initiatives au sein du groupe pour parvenir à de plus grandes efficiences et dégager de la croissance», indique la société par e-mail. «Cela inclut de réaligner nos ressources qui nous permettent de continuer à investir là où nous voyons des opportunités de croissance dans des domaines comme les actifs privés et la gestion de fortune».
La Cour suprême du canton de Zurich a rendu un jugement dans le cadre de la querelle juridique autour de fonds de l’ex-RDA dans laquelle Julius Baer est impliquée. Le Tribunal fédéral avait admis en partie un recours de l’Office allemand des questions de réunification (BvS) et renvoyé le cas devant la justice du canton. Le tribunal zurichois a admis la plainte de BvS contre Julius Baer portant sur un montant de près de 97 millions de francs plus les intérêts courus depuis 2009, a indiqué Julius Baer dans un communiqué publié ce 4 décembre. La banque suisseva, à titre préventif, provisionner 153 millions de francs mais aussi faire appelcontre le nouveau jugementau Tribunal fédéral. BvS (anciennement Treuhandanstalt Berlin) tente depuis des années de mettre la main sur des sommes d’argent qui avaient été mises de côté par des membres du parti au pouvoir en RDA. Au cas où Julius Baer devrait finalement verser l’argent à BvS, la somme définitive sera réclamée en remboursement à UBS. Dans sa plainte, BvS faisait valoir que Julius Baer, en tant que successeur de l’ancienne banque Cantrade, avait effectué des paiements sur le compte d’une société est-allemande. Mais Julius Baer souligne avoirrepris Cantrade en 2005, par le biaisdu rachat de la banque Ehinger & Armand von Ernst à UBS et a donc toujours contesté les allégationsde BvS.
La banque privée UOB, filiale de l’un des plus grands établissements singapouriens, cultive le goût du risque. La banque n’a pas hésité a recommander à ses clients de se désinvestir du hedge fund Bridgewater, en raison d’une contreperformance jugée aux limites du concevable (-6 % entre janvier et août). Mais la recommandation ne s’est pas s’arrêtée là, puisque UOB a enjoint à sa clientèle d’orienter ses flux vers... H2O. « Ils sont tout simplement incroyables ! », s’émeut le responsable des investissements, évoquant l’équipe emmenée par Bruno Crastes (photo). Qu’importent les révélations du FT, les résultats sont là : H2O MultiBonds délivre 34,7 % de performance depuis janvier. De quoi investir les yeux fermés.
Le wagon-lit est de retour ! Cet ingénieur de Siemens (photo) désigne du doigt les plans d’un nouveau train de nuit dont la fabrication débutera le 16 décembre. L’autrichien OeBB en a commandé 13 au constructeur allemand, une première en Europe occidentale depuis plus de 15 ans. Sur la décennie écoulée, les lignes de nuit internationales avaient en effet fermé les unes après les autres, comme le Paris-Rome de Trenitalia en 2015 : pas assez rentables, trop complexes à faire fonctionner en raison de réglementations nationales divergentes. Mais l’opprobre désormais jeté sur les voyages en avion, trop polluants, redonne une nouvelle jeunesse à la locomotion. Les taux de fréquentation sont en hausse, et les compagnies nationales suédoises et italiennes s’apprêtent à emboîter le pas de leur concurrent viennois.
C’est le repli significatif du résultat d’exploitation des sociétés de gestion d’actifs françaises de 2018 par rapport à 2017, selon les statistiques de l’Autorité des marchés financiers (AMF). Cette évolution négative est liée à l’augmentation des charges d’exploitation observée sur la même période (+3,7 % à 12,3 milliards d’euros), alors que le produit d’exploitation reste quasiment stable, à 15,4 milliards. Les charges ne cessent de croître, de +33,3 % depuis six ans, précise l’étude.
Il existe plus de fonds gérés par des hommes prénommés David qu’il n’y a de gérantes au Royaume-Uni, selon des chiffres de Morningstar. Les femmes ont pour le moment perdu le combat contre les hommes et même uniquement contre les David. Sur 1.496 fonds ouverts au Royaume-Uni, 108 sont pilotés par des gérants appelés David ou Dave, soit 7,2 % des fonds alors que seulement 105 fonds ont une femme à leur tête. Morningstar a également étudié la récurrence des prénoms dans la gestion de fonds. Si les David et les Dave sont les plus en vogue, James arrive deuxième. Viennent ensuite Paul, Richard et Andrew…
Londres n’a plus le vent en poupe. Plusieurs sociétés de gestion ont récemment largué les amarres de la capitale du Royaume-Uni et leurs dirigeants ont jeté l’ancre en Europe continentale, constate le Financial Times. C’est le cas pour les maîtres d’équipages d’Allianz Global Investors, Axa Investment Managers et DWS. Le Brexit n’est pas la seule raison qui pousse les CEO de la gestion d’actifs à mettre les voiles. Les vents contraires multiples qui touchent le secteur conduisent également les maisons mères à se poser des questions difficiles sur l’avenir de leurs sociétés de gestion. En localisant leurs dirigeants plus près de chez elles, elles peuvent veiller au grain et exercer un plus grand contrôle sur la direction future de l’activité.