Le Handelsblatt rapporte que l’IPIC, fonds souverain d’Abou Dhabi, acquiert le chimiste canadien Nova Chemicals pour 6 dollars par action. Avec la reprise de dette, cela représente 2,3 milliards de dollars.
L’Emirat de Dubai émet un emprunt de 20 milliards de dollars sur 5 ans avec un rendement de 4 % pour faire face à ses engagements de court et moyen termes tout en finançant les projets en cours, rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung. La Banque centrale des Emirats arabes unis a indiqué qu’elle souscrira pour 10 milliards de dollars.
Les sept pays européens du G-20 sont convenus dimanche à Berlin de prendre des mesures contre les paradis fiscaux. Les banques espagnoles se retirent graduellement de ces paradis fiscaux, mais, d’après leurs rapports annuels de 2007, elles y entretiennent encore des filiales, rapporte Cinco Días. Le Santander et sa filiale Abbey avaient alors encore 19 filiales chacune dans les paradis fiscaux comme les Bahamas, Hong-Kong, Panama, les îles caïman, l'île de Man ou Guernesey. Toutefois, la banque indique avoir pris toutes les mesures pour conjurer les risques de réputation et juridiques, et avoir entamé un processus de réduction du nombre de ces filiales. Le BBVA a pour sa part trois succursales aux îles Caiman et une dans les Antilles néerlandaises. Le Popular, le Sabadell et le Banesto ont aussi des participations dans des sociétés situées dans des paradis fiscaux.
D’après Expansión, l’opération semble sur les rails et se négocierait sur la base de 30-40 euros par action, valorisant la compagnie à 10,7 milliards d’euros maximum, pour une capitalisation de 17,88 milliards : le Santander et Unión Fenosa seraient sur le point de vendre leurs participations (31,6 % et 5 %, respectivement) dans Cepsa au fonds souverain International Petroleum Investment Company (IPIC) d’Abou Dhabi, qui détient déjà 9,5 % de Cepsa. Le français Total, qui détient pour sa part 48,8 % de la compagnie espagnole, verrait d’un bon ?il l’IPIC monter à 46,1 %. Mais il faudrait aussi que l’IPIC soit dispensé de lancer une OPA sur la totalité de Fenosa s’il franchit le seuil des 30 %, une exemption qui devrait lui être accordée. Si l’opération se réalise, elle portera sur environ 5,8 milliards d’euros en numéraire.
Le groupement «large buy-out» de l’association allemande BVK des capital-investisseurs a présenté lundi une banque de données du private equity destinée aux chercheurs. Ces données, accessibles gratuitement et présentées sous forme anonyme, portent sur 35 acquisitions suivies d’une revente pour la période 1997-2007. Elles ont été fournies par Advent International, Allianz Capital Partners, Apax Partners, Bain Capital, BC Partners, The Blackstone Group, Carlyle Group, Cinven, CVC Capital Partners, KKR, Permira et TPG Capital.Le chiffre d’affaires moyen des entreprises se situait au moment la cession à 1,05 milliard d’euros, ce qui représente une augmentation de 16 % par rapport à la date de l’acquisition. Le nombre de salariés a augmenté en moyenne de 4 % à 4.424 personnes et la durée moyenne de détention a été 4,8 ans.
Selon La Tribune, le Trésor américain a dévoilé les modalités de son aide aux banques. Après évaluation de leurs besoins réels, l’aide gouvernementale se fera sous forme d’actions préférentielles obligatoirement convertibles, probablement sous forme d’actions communes avec droit de vote. Ces modalités pourraient être inaugurées avec le sauvetage de Citigroup.
Expansión rapporte que Mapfre a accusé l’an dernier des moins-values brutes de 763 millions d’euros sur son portefeuille obligataire et en raison de l’effet de change, rapporte Expansión ; la perte sur l’obligataire s’est située à 647 millions d’euros, et à 494,5 millions en net. L’assureur, dont Fitch a abaissé la note de solidité financière à A+ contre AA- vendredi, a enregistré un bénéfice brut de 995 millions d’euros qui a renforcé des fonds propres qui se situaient en fin d’année à près de 5,72 milliards, soit seulement 1,8 % de plus que fin 2007. Mapfre va d’ailleurs procéder à une nouvelle augmentation de capital de 179,7 millions, après celle de 150 millions réalisée en fin d’année dernière.A fin 2008, les placements en actions et en fonds d’investissement représentait presque 1,47 milliard d’euros, soit 4,7 % du portefeuille total, contre 8,4 % un an plus tôt.
J.P. Morgan Chase & Co a réduit son dividende trimestriel de 87 % à un nickel (5 cents) par action afin de regonfler son matelas de liquidités et de pouvoir rembourser plus vite le prêt de 25 milliards de dollars reçu du gouvernement dans le cadre du programme TARP, rapporte The Wall Street Journal. Cela a d’autant plus surpris que la banque passe pour la plus saine des établissements américains et que le PDG Jamie Dimon a encore affirmé à la mi-janvier que la banque n’avait aucun problème pour servir son dividende trimestriel de 38 cents par action. Il vient d’ailleurs de dire que l’abaissement annoncé ne reflète aucun problème inattendu et qu’en fait la banque demeure bénéficiaire plus ou moins dans les proportions attendues par Wall Street. En revanche, cela permettra à J.P. Morgan Chase d'économiser 5 milliards de dollars par an.
La dixième étude annuelle mondiale sur la gestion de trésorerie, réalisée par J. P. Morgan Asset Management avec l"Association of Corporate Treasurers (ACT) fait ressortir logiquement que les trésoriers d"entreprise se sont focalisés sur la crise du crédit et ont manifesté une forte aversion au risque. Le risque de change a été cité par 43 % des participants comme la préoccupation principale pour l"année à venir. D’autre part, pour la première fois depuis le lancement de cette étude annuelle, la majorité des participants ont indiqué augmenter ou maintenir le nombre de leurs relations bancaires, ce qui s’explique sans doute par les «retentissantes faillites d"établissements financiers», qui ont amené les trésoriers à accroître leur réseau afin de diversifier le risque, indique JPMAM. En outre, le nombre de trésoriers pouvant investir dans des titres non «investment grade» est revenu à un niveau proche de zéro.Malgré cette forte aversion au risque, les participants à l"étude continuent de rechercher des rendements élevés, et sont près à accepter un risque de duration supplémentaire pour l"obtenir. «Avec la crise du crédit et ses impacts, les trésoriers d"entreprise estiment que la principale tendance sur les 5 prochaines années sera l"augmentation de l"externalisation», conclut JPMAM.
Selon l’Agefi, citant Morgan Stanley, les pertes des fonds souverains s'étagent entre - 18 et - 25% avec un record pour Temasek (- 31% entre mars et septembre). Du coup, ces véhicules se montrent prudents dans leur allocation actions, relève le quotidien numérique.
Selon l’Agefi, le gouvernement britannique a autorisé Bradford & Bingley à différer le paiement des intérêts sur ses dettes subordonnées qui représentent 850 millions de livres sterling (969 millions d’euros), semant le trouble chez les porteurs de ces dettes lower tier two (LT2). # les porteurs craignent de nouvelles initiatives de la part des gouvernements visant à remettre en question les droits des porteurs obligataires, alors même que des nationalisations de grandes banques sont évoquées#, contextualise notamment le quotidien numérique.
Le capital-investisseur 3i Group a décidé d’absorber sa filiale cotée 3i Quoted Private Equity (3i QPE), indique le Handelsblatt. Cela permet à la maison mère de récupérer 240 millions de livres de liquidités.
Selon La Tribune, les banquiers centraux des pays d’Europe centrale et orientale ont récemment dénoncé à voix haute la chute de leur monnaie. Sous l’effet de cette action verbale, qui vient conforter un mouvement de réappréciation de ces devises, la couronne tchèque, le forint hongrois et le zloty polonais ont rebondi hier de 1 %.
Selon une étude de Lipper, les recettes de commissions et autres frais des gestionnaires européens ont triplé entre 2001 et 2007, à 18 milliards d’euros, mais elles sont tombées à 15 milliards en 2008 et risquent de baisser à 11 milliards cette année, rapporte Expansion. L'étude montre aussi que la commission de gestion facturée aux particuliers pour un fonds d’actions européennes est passé de 1,3 % en 1994 à 1,6 % en 2008 tandis que celle payée par les investisseurs institutionnels est revenue de 1,5 % en 1995 à un peu moins de 1 % à la fin de l’an dernier. Lipper prévoit aussi que les fusions de fonds provoquées par la crise se traduira par une baisse des commissions comprise entre 5 et 15 points de base.
La crise ? Pour Philippe Baillot, directeur de la banque privée de la Bred, la bonne stratégie du moment, c’est de se constituer des liquidités, et d’attendre de voir comment le vent tournera sur les marchés avant de prendre des risques.Agefi/Newsmanagers.com : Quel est le poids du département banque privée de la Bred ? Philippe Baillot : Notre département gère 3 milliards d"actifs pour le compte de 5.000 familles dont la mise de départ initiale est supérieure à 300.000 euros. - Vos rémunérations ont-elles baissé avec la crise de 2008 ?PB : Nous exerçons quatre métiers : le «coaching», consistant à mettre à jour les besoins de nos clients, dans une forme de maïeutique patrimoniale ; une assistance juridique et fiscale. Ces deux premiers services ne sont pas facturés par la BRED Banque Populaire. La crise actuelle est donc sans conséquence !En revanche, nous percevons des frais pour les services bancaires (cartes, crédits, ?) et, là encore, rien ne change. Enfin, notre quatrième métier est l"allocation et la gestion des actifs.Pour cette activité, nous percevons environ 1 % de commissions. Naturellement, la crise actuelle induit une contraction des actifs mobiliers, doublée d"arbitrages vers des actifs moins rémunérateurs (SICAV monétaires, ?). Pour la banque privée, la crise se traduit donc (temporairement !) par des effets de volume et de marge négatifs. - Pratiquez-vous toujours l"architecture ouverte ? PB : Plus que jamais. Nous ne saurions prétendre exceller sur tous les marchés et modes de gestion. Au demeurant, si nous ne proposions pas, nous-mêmes, des OPCVM de nos concurrents, nos clients pleinement informés iraient souscrire directement.Leur «infidélité» serait encore plus dommageable. Naturellement, la majorité de nos clients détiennent des OPCVM fabriqués par le Groupe, l"idée étant de ne faire appel à l"extérieur que lorsque nous ne disposons pas des meilleures compétences. - Est-ce que la crise de 2008 va changer quelque chose à votre gestion d"actifs ?PB : La crise a provoqué un profond bouleversement. Nos clients sont exceptionnellement dans l"expectative. En premier lieu, nous devons leur apporter du sens et de la transparence. Surtout, nous devons multiplier les contacts proactifs pour les rasséréner. Les clients sont devenus prudents, très prudents.A l"automne dernier, lors de la chute de Lehman Brothers, un sentiment de panique a pu apparaître. Certains nous ont demandé de sortir un à plusieurs millions d"euros en liquide.Dans le même temps, toujours dans une approche exacerbée de diversification des risques, les ventes d"or physique se sont envolées et des lingots sont partis se ranger dans nos coffres.Depuis, cette inquiétude est (pour l"essentiel) retombée mais les «familles» restent prudentes. Elles placent l"essentiel de leurs liquidités en fonds en euros dans le cadre de l"assurance vie, et également, en SICAV monétaires sans risques, en livrets bancaires, certificats de dépôt?Je pense aussi que la gestion d"actifs sera bouleversée par un constat simple: sur quinze ans, qui est généralement l"horizon de définition d"un placement à long terme, les actions n"ont pas produit de valeur ajoutée.Le placement actions va souffrir des mouvements, par trop erratiques des marchés transformés en montagnes russes.De plus, la finance comportementale américaine a démontré ce que nous ressentions de manière intuitive : le premier motif d"aversion au risque est la périodicité de l"information.La communication continue au grand public des cours boursiers s"avère donc, à cet égard, particulièrement dommageable. Il faudra donc du temps et beaucoup de pédagogie pour que les actions redeviennent à la mode chez nos clients. - Quel est l"avenir du département banque privée dans un ensemble vraisemblablement élargi des Banques Populaires, votre Groupe, à l"Ecureuil ? PB : En termes de produits financiers tout d"abord, il n"y aura pas de changement puisque l"essentiel de nos OPCVM sont fabriqués par Natixis AM, maison déjà commune aux deux entités.Pour le reste, je pense que la carte que nous devons jouer consiste, dans une Approche Patrimoniale Globale, à proposer à nos clients une allocation globale d"actifs intégrant : d"une part, leurs caractéristiques personnelles (en termes d"horizons de placement, d"aversion au risque, de complémentarité aux autres actifs détenus) ; d"autre part, toutes les classes d"actifs (actions, taux, private equity, immobilier, ?).Avec, surtout, un nombre toujours croissant de contacts. Plus les occasions de rencontres sont nombreuses, plus BRED Banque Privée se portera bien. - Comment voyez-vous les besoins patrimoniaux de vos clients évoluer sur le long terme?PB : Chaque client exprime un besoin spécifique et il est difficile de faire des généralités. Nous devons industrialiser le «sur mesure».Ce que j"observe, c"est que depuis les 20 dernières années, le ratio travail/capital a favorisé le capital.Rien ne prouve que ce paradigme ne change pas et c"est en fonction de cette problématique qu"il faut se placer. De même, nos clients prenant conscience que les actions n"offrent pas toujours de la valeur ajoutée sur le long terme, il faudra leur proposer des alternatives dont l"immobilier peut aussi faire partie. - Sur quel type de placement l"épargne a-t-elle tendance à se canaliser actuellement ? PB : La mode est aux obligations corporate, mais personne ne se soucie du sous-jacent, du risque, du taux de défaillance des entreprises. Gare, certaines modes peuvent être dangereuses.La bonne idée, à l"heure actuelle ? même si, clairement, les actions sont à des prix «soldés» mais sans que je puisse exclure une «seconde remise» ?, c"est de se constituer des liquidités, et d"attendre de voir comment le vent tournera sur les marchés avant de prendre des risques.
Selon La Tribune, les mid caps, après avoir mangé leur pain noir en 2007, résistent mieux depuis le début de l’année que les grandes valeurs du du CAC 40 avec un recul du CAC Mid & Small 190 limité à - 6 % depuis le début de l’année, contre - 14 %. pour l’indice vedette du palais Brongniart."Les investisseurs en valeurs moyennes ne sont plus prêts à brader leurs actifs à n’importe quel prix, ce qui réduit la pression baissière. (?)», explique notamment Pascal Mathieu, directeur général de Gilbert Dupont, dans les colonnes du quotidien financier.
Selon une récapitulation effectuée par bfinance UK, les 133 fonds de pension britanniques à prestations définies ont accusé une perte moyenne de 16,5 % en 2008, d’après State Street WM All fund Universe, tandis que leurs homologues canadiens perdaient 15,9 % selon RBC Dexia Universe. Les quelque 1.200 fonds de pension américains suivis par le Trust Universe Comparison Service de Wilshire Analytics ont accusé une perte moyenne de 22,1 % tandis que, d’après Rubicon, leurs homologues irlandais plongeaient de 34,8 %. Quant aux fonds de pension japonais, ils ont perdu 20,1 %.
Selon l’Agefi, le marché marche sur la tête et #la prime payée pour s’assurer contre la défaillance d’un Etat peut (?) coûter plus cher que celle nécessaire pour se protéger contre la faillite d’un émetteur corporate#.La forte hausse des principaux CDS souverains résultant des craintes liées à l’augmentation des déficits publics a en effet fait monter la perception du risque de crédit sur les Etats, explique notamment l’Agefi. D’où l’amenuisement de la différence entre le prix du crédit et le risque souverain en Europe.
Selon Hedge Fund Research (HFR), les hedge funds investissant dans les pays émergents ont accusé l’an dernier leur plus mauvais résultat depuis le début de la série statistique, avec une perte de presque 37 %, rapporte Hedge Week. Quant à l’encours, il a chuté de 43 % sur fin 2007, à 67 milliards de dollars, notamment à cause de remboursements nets de 6,7 milliards durant le dernier trimestre. Toutefois, HFR précise que sur la période 1990-2008, les hedge funds spécialistes des marchés émergents ont affiché une performance annuelle de 13 % avec une volatilité similaire à celle de l’indice S&P 500 qui n’a pour sa part gagné que 7,3 % par an sur la même période.
Selon le bulletin statistique mensuel de la Banque nationale suisse (BNS) pour février, les dépôts de titulaires étrangers de comptes auprès des banques suisses ont diminué l’an dernier de 29 % à 2,19 billions de francs suisses, ceux des particuliers se contractant d’environ un tiers à 671 milliards de francs.
Selon la site Boursorama, reprenant une dépêche de l’AP, la banque centrale helvétique a indiqué l’argent déposé dans les banques suisses a diminué de plus d’un quart l’an en 2008, notamment parce que les investisseurs, inquiets à propos des enquêtes afférentes aux places off shore, ont procédé au retrait de #grosses sommes#.
#L'économie américaine devrait atteindre son point bas à l’automne 2009#, estime Robert Wescott, président de Keybridge Research, qui s’exprimait à l’occasion d’une conférence organisée par Pioneer. La Bourse étant censée anticiper cela de six mois, elle devrait repartir au printemps. Pour ce conseiller économique de l’ancien président Bill Clinton et partisan de Barack Obama, en effet, les mesures de soutien à l'économie sont trop importantes pour que l'économie y reste insensible. Il cite les stimulus monétaires et fiscaux, auxquels s’ajoute le coup de pouce de la baisse du prix du pétrole.Pour lui, l’enjeu du #package Obama#, de près de 800 milliards de dollars, est surtout de restaurer la confiance des Américains. #44 % des Américains pensent qu’ils pourraient perdre leur emploi. En conséquence, ils réduisent leur consommation et agissent comme s’ils avaient déjà perdu cet emploi, alors qu’il y a des chances pour qu’ils le gardent. L’objectif de ces mesures de soutien est justement de redonner confiance à ces 44 %#, estime Robert Wescott.Parmi les secteurs qu’il conseille en Bourse figurent les cycliques qui ont été totalement massacrées ces derniers temps, comme la construction immobilière.Il affirme aussi que le thème environnemental sera primordial dans l'économie des prochaines années, notamment dans les transports, avec une #électrification# du secteur.
Norbert Walter, chef économiste de la Deutsche Bank, a révisé ses prévisions pour 2008. Au lieu d’une baisse du PIB allemand de 4 %, il escompte désormais un plongeon de 5 %, voire davantage si une reprise ne se manifestait pas à partir de cet été, rapporte Die Welt. Pour Norbert Walter, il faut pour sortir de la crise un programme de relance coordonné à l'échelon mondial, sous la direction du président américain Obama, pour générer une augmentation des dépenses publiques et privées.
Thorsten Michalik, qui dirige l’activité ETF de la Deutsche Bank, n’exclut pas que l’encours de ces fonds en Europe atteigne les 150 milliards d’euros dès cette année (au lieu de fin 2010, comme officiellement prévu par sa maison) et 180 milliards à la fin de l’an prochain, rapporte le Handelsblatt. Le boum des ETF attire les émetteurs. Le Credit Suisse, dont l’encours d’ETF est de 4 milliards d’euros, a l’intention de faire coter plusieurs de ces produits en Europe, et entre autres en Allemagne, vers le milieu de cette année. Crédit Agricole Asset Management prévoit d'élargir sa gamme à 70 produits pour la fin de l’année contre 24 actuellement.Il y a également beaucoup de rumeurs concernant les gestionnaires américains (Goldman Sachs, Morgan Stanley, JPMorgan, State Street et Vanguard) qui voudraient se lancer sur le marché européen, mais rien de concret pour l’instant.
Tandis que BGI estimait récemment que l’encours des ETF européens s'était accru en dollars de 11,2 % en 2008 à 142,82 milliards (lire notre dépêche du 16 janvier), db x-trackers (Deutsche Bank) rapporte que le marché européen a gonflé en euros de 24,3 % ou de 22,1 milliards, à 112,9 milliards fin décembre. Trois émetteurs se partagent plus des trois quarts du marché : 38 % pour Barclays Global Investors (avec les IShares), Lyxor (Société Générale) avec 22 % et db x-trackers (16 %). Au total, les ETF ont enregistré en Europe des souscriptions nettes de 52,4 milliards d’euros alors que toutes les autres catégories de fonds accusaient des sorties nettes de 357,4 milliards. D’ailleurs, db x-trackers souligne que ces rentrées nettes ont compensé l’effet de marché négatif dans un environnement où l’indice MSCI Europe a perdu 48,2 % l’an dernier.Pour db x-trackers, le marché européen des ETF devrait poursuivre son expansion et atteindre 150 milliards d’euros pour la fin de l’année prochaine. Cela devrait provenir d’innovations avec des ETF à base de swaps dans le domaine obligataire et surtout de souscriptions de la part de fonds de pension.