Edward «Ned» Johnson III, qui a transformé Fidelity Investments en un géant de la finance, est mort mercredi à l’âge de 91 ans, rapporte le Wall Street Journal. «Il est mort en paix dans sa maison de Floride entouré de sa famille», a écrit Abigail Johnson, qui a succédé à son père en tant que directrice générale de Fidelity en 2014 et présidente en 2016, jeudi, dans un post LinkedIn. Ned Johnson avait hérité de Fidelity de son père dans les années 1970.
Sienna Investment Managers a confirmé jeudi soir l’acquisition d’Acofi Gestion, un peu plus de quatre mois après avoir dévoilé des négociations exclusives. Le groupe La Française, quidétient actuellement 40% du capital d’Acofiet les associés non dirigeants de la société de gestion devaient céder leurs parts à la filiale du groupe belge Bruxelles Lambert. Acofi Gestion devient ainsi Sienna Private Credit, et constituera la branche spécialisée de Sienna Investment Managers pour le financement alternatif des actifs réels couvrant notamment la dette privée corporate ainsi que le financement de l’immobilier et de la transition énergétique. Cela représente une vingtaine de fonds sur ses différentes thématiques pour 2,5 milliards d’euros. L’organisation ne sera pas affectée par le changement d’actionnaire majoritaire, précise un communiqué, et le dirigeant d’Acofi, Thibault de Saint Priest, devient président du directoire de Sienna Private Credit. L’entité est censée bénéficier de toutes les synergies développées par la plateforme Sienna, notamment en matière de commercialisation d’offres transverses et de services opérationnels, ainsi que de la complémentarité des réseaux de clients des autres branches de Sienna Investment Managers. Pour cette dernière, «cette nouvelle étape s’inscrit dans son ambition de devenir l’un des leaders européens de la gestion alternative et des actifs réels, en lui permettant de compléter son offre existante sur une classe d’actifs en croissance forte grâce à une équipe expérimentée et reconnue», selon un communiqué. Sienna est très actif en France en termes d’acquisitions. L'établissement a déjà pris le contrôlede la société de gestion de Malakoff Humaniset de ses 20 milliards d’euros sous gestion. En août 2021, il annonçait le rachat dela société de gestion immobilière L’Etoile Propertiesqui affiche3 milliards d’euros d’encours.
La palette des fonds thématiques s’est encore élargie en 2021. L’an dernier, pas moins de 589 fonds thématiques ont vu le jour dans le monde, selon la dernière étude de Morningstar sur le sujet. C’est plus du double du précédent record établi en 2020 avec 271 lancements. Cela porte le nombre de fonds thématiques dans le monde à 1.952 produits. L’an dernier, ces fonds ont enregistré une collecte nette de 188 milliards de dollars, après 139 milliards de dollars en 2020. Les encours sont ainsi ressortis à 806 milliards de dollars. Ce montant est presque trois fois supérieur à celui enregistré il y a trois ans. Cela représente aussi 2,7 % des encours actions monde dans le monde, contre seulement 0,8 % il y a dix ans. Même si les ETF sont très actifs dans le domaine de la gestion thématique, près des trois quarts des encours des fonds thématiques dans le monde sont gérés activement. En Europe, cette proportion est même de 90 %! D’un point de vue géographique, l’Europe reste le plus gros marché pour les fonds thématiques, représentant 653 fonds et 55 % des encours des fonds thématiques mondiaux, après 200 milliards de dollars de collecte nette. En 2002, cette part était seulement de 15 %. A noter que les Etats-Unis ont vu leur part diminuer de 51 % à 21 % sur la période correspondante. Pictet, leader incontesté dans le monde et en Europe Même si de nombreux acteurs se sont désormais lancés dans ce domaine, la gestion thématique reste l’apanage de quelques sociétés bien identifiées. Ainsi, le suisse Pictet Asset Management est le principal fournisseur de fonds thématiques dans le monde, avec des encours sous gestion de 66 milliards de dollars. Grâce à quelques fonds gérés activement et toute une gamme d’ETF thématiques, l’incontournable BlackRock arrive deuxième. Le succès stratosphérique des ETF d’Ark, la société de Cathie Wood, a permis à cette dernière de se hisser dans les cinq premiers fournisseurs de fonds thématiques. Toutefois, elle est battue par le japonais Nikko AM dont les principaux fonds en Europe et en Asie revendent sous un format différent les stratégies d’Ark. First Trust est quatrième et Ark, cinquième. Deux français se font une place dans ce classement mondial. Il s’agit de BNP Paribas, septième, et d’Amundi, grâce à CPR AM et Lyxor, qui est neuvième. En Europe, Pictet domine également le secteur, devant BlackRock, Amundi, Robeco et BNP Paribas. Les trois quarts des fonds thématiques ont fermé sur 15 ans Le thème de la technologie au sens large est celui qui suscite le plus d’intérêt, pesant 105 milliards de dollars d’actifs. La transition énergétique, avec 98 milliards de dollars, arrive en deuxième position. Les fonds multithématiques sont ensuite les plus prisés. Morningstar observe que les fonds thématiques affichent dans une large mesure un biais croissance (72 % d’entre eux). Ce qui n’est guère surprenant, vu notamment la prépondérance de la technologie et d’une manière générale le positionnement sur des thèmes d’avenir. Une caractéristique qui pourrait les pénaliser au moment où la value fait un retour en force… En termes de performance, justement, le constat est plutôt positif sur les trois ans à fin 2021. Plus de la moitié des fonds thématiques mondiaux ont surperformé l’indice Morningstar Global Markets sur cette période. Mais sur le long terme, le bilan est moins glorieux. Sur cinq ans, le taux de succès tombe à 39 %. Et sur les quinze dernières années, plus des trois quarts des fonds thématiques analysés par Morningstar ont… fermé! Et sur ceux ayant survécu, seulement un sur dix a battu l’indice. Ce qui fait dire à l’agence que les chances de choisir un fonds thématique qui survivra et battra son indice sont minces…
Les gérants de fonds actifs investis en actions européennes ont connu une année 2021 compliquée, malgré des marchés porteurs. En effet, seulement un quart des fonds actions européennes libellés en euros et gérés activement ont affiché une performance supérieure à celle de l’indice S&P Europe 350 l’an dernier, montre l’étude Spiva Europe Scorecard de S&P Dow Jones Indices qui mesure la performance des fonds gérés activement en Europe à celle des indices. Sur dix ans, la part des gérants en actions européennes qui battent l’indice est encore plus faible, de 17 %. Les 1059 fonds en actions européennes de l’étude ont réalisé une performance moyenne pondérée par les actifs de 23,6 %, ce qui est inférieur de 2,4 points par rapport à l’indice. Sur dix ans, les fonds gagnent 10,07 % et l’indice 10,41 %, soit une faible différence. Le constat est encore plus accablant pour les gérants actifs de fonds en actions françaises. Seulement 17 % des fonds actions françaises (au nombre de 210 au départ de l'étude) ont battu l’indice de référence S&P France BMI, un indice couvrant toutes tailles de capitalisations françaises, en 2021. C’est l’un des plus mauvais scores sur les fonds pays en Europe, derrière les fonds actions danoises et les fonds actions américaines. Sur dix ans, c’est encore pire, puisque seulement 7 % des fonds actions françaises ont fait mieux que le marché, selon l’étude. Certains marchés offrent plus de chances de surperformer les indices. Ainsi, les fonds actifs d’actions italiennes sont 67 % à avoir fait mieux que l’indice. Sur dix ans toutefois, cela retombe à 22 %, un niveau plus en phase avec le reste de l’Europe. A contrario, aucun fonds d’actions danoise n’a fait mieux que l’indice!
JPMorgan Asset Management a annoncé ce 24 mars le lancement de deux ETF obligataires : JPM RMB Ultra-Short Income UCITS ETFet JPM BetaBuilders China Aggregate Bond UCITS ETF. Le premier est un ETF géré activement, qui investit dans les titres chinois de qualité investment grade à duration courte, notamment dans les obligations d'État, les obligations d’entreprises investment grade et les instruments des marchés monétaires, avec un style d’investissement à duration courte, qui se veut de haute qualité et diversifié. Il vise à générer un revenu courant en s’exposant principalement à des titres de créance à faible volatilité et à courte duration, libellés en yuan. Cet ETF domicilié en Irlande est géré par Aidan Shevlin et Masaomi Shimada de l'équipe Global Liquidity. Il a été coté sur différentes bourses européennes, dont la Bourse de Londres, le 8 mars 2022. Le second offre une exposition liquide et bêta à l’univers des titres obligataires chinois en répliquant l’indice Bloomberg China Treasury + Policy Bank + Liquid IG Credit Issuers, un indice sur mesure principalement constitué d’obligations d'État et des banques institutionnelles chinoises, tout en maintenant une exposition dynamique aux obligations d’entreprises en fonction des évolutions du marché obligataire chinois. Cet ETF domicilié en Irlande est géré par Eric Isenberg, Naveen Kumar, Behnood Noei et Jonathan Msika de l'équipe Quantitative Solutions. Il a été coté sur différentes places boursières européennes, dont celle de Londres, le 24 mars 2022.
Gay-Lussac Gestion (ex-Raymond James Asset Management International) va rouvrir son fonds Gay-Lussac Microcaps à la commercialisation à partir du 4 avril 2022. Ce fonds de micro-capitalisations françaises lancé fin 2007 était fermé aux souscriptions nouvelles depuis que ses encours avaient atteint les 100 millions d’euros le 11 janvier 2021, et ce «afin de protéger les intérêts des porteurs de parts». Le 4 mars 2022, l’encours du FCP Gay-Lussac Microcaps s’élevait à 88,6 millions d’euros, soit un niveau inférieur au seuil de 90 millions d’euros qui permet d’accepter de nouvelles souscriptions conformément aux dispositions prévues dans son prospectus. En conséquence, l’équipe de Gay-Lussac Gestion a décidé de le ré-ouvrir.
Pour beaucoup d’observateurs, la démarche, qui cible les Big Tech, est historique en termes de droit de la concurrence. C’est la première fois qu’un continent entier adopte un seul texte sur le sujet.
Natixis IM a rendu ce jour 26,61% de son capital à H2O AM. Il lui faudra encore quatre à six ans pour solder l'intégralité de sa participation et vendre les 23,4% restants.
Les Etats-Unis, l’Union européenne, le Royaume-Uni et le Canada ont imposé, jeudi, de nouvelles sanctions à la Russie en raison de la guerre en Ukraine. Elles ciblent des dizaines de sociétés du secteur de la défense, 328 élus de la Douma, la chambre basse du Parlement russe, également visée en tant qu’entité, ainsi que le PDG de Sberbank, première banque de Russie. Le département américain du Trésor a également averti que les transactions sur l’or impliquant la Russie pourraient faire l’objet de mesures punitives. Plus de 40 entreprises de défense sont visées, dont le groupe public Tactile Missiles Corp et 28 sociétés qui lui sont liées. Parmi les autres firmes ciblées figurent des fabricants de munitions, d’hélicoptères civils et militaires et de drones, d’abord utilisés, selon le Trésor américain, à des fins de surveillance, mais reconvertis pour attaquer les forces ukrainiennes.
Larry Fink, le directeur général de BlackRock, a livré ses réflexions sur l’«attaque brutale» de la Russie contre l’Ukraine et sur d’autres sujets dans sa lettre annuelle transmise aux actionnaires de la société de gestion américaine ce jeudi. BlackRock, rappelle-t-il, n’a jamais eu d’investissements significatifs en Russie. Son exposition aux actifs russes pour le compte de ses clients lui aurait fait perdre environ 17 milliards de dollars de valorisation. Parmi les potentiels impacts de l’invasion russe en Ukraine, Larry Fink évoque, entre autres, l’accélération des monnaies digitales et le fait que la guerre incitera les pays à réévaluer leurs dépendances sur le plan monétaire. Il précise que BlackRock étudie les monnaies digitales et cryptomonnaies stables (stablecoins) ainsi que les technologies sous-jacentes de ces actifs. Dans sa lettre, Larry Fink évoque à nouveau la question de la transition énergétique. Le gestionnaire avait récemment été tancé pour son double discours sur le sujet des énergies fossiles, en particulier auprès d’Etats américains pour le moins réticents à délaisser le pétrole.
La banque du Portugal a abaissé, jeudi, ses prévisions de croissance du produit intérieur brut (PIB) pour 2022 et 2023, à 4,9% et 2,9% respectivement, mais a relevé celles de l’inflation, en raison des répercussions du conflit en Ukraine. «L’invasion de l’Ukraine par la Russie a contribué à limiter le dynamisme économique et à intensifier la pression inflationniste», estime la Banque centrale portugaise, qui tablait en décembre sur une croissance de 5,8% cette année et de 3,1% l’année prochaine. La Banque centrale portugaise a toutefois maintenu sa prévision de croissance de 2% pour 2024. Concernant l’inflation, l’institution financière basée à Lisbonne anticipe 4% cette année puis 1,6% en 2023 et en 2024.
Les Etats-Unis, l’Union européenne, le Royaume-Uni et le Canada ont imposé jeudi de nouvelles sanctions à la Russie en raison de la guerre en Ukraine. Elles ciblent des dizaines de sociétés du secteur de la défense, 328 élus de la Douma, la chambre basse du Parlement russe également visée en tant qu’entité, ainsi que le PDG de Sberbank, première banque de Russie.
Mirabaud Asset Management vient de recruter Chabi Nouri au sein de son pôle private equity en tant que private equity partner. Elle sera co-gérante de la franchise private equity lifestyle aux côtés de David Wertheimer, associé private equity et gérant de la stratégie Mirabaud Lifestyle Impact & Innovation. Chabi Nouri était jusqu’à présent présidente directrice générale de la Maison Piaget, horloger-joaillier du groupe Richemont. Elle a aussi travaillé chez Cartier et British American Tobacco. Chez Mirabaud, Chabi Nouri accompagnera les participations de la stratégie Lifestyle Impact & Innovation dans leurs problématiques de création de valeur et de croissance. Aux côtés de David Wertheimer, elle participera également au développement de la stratégie via l’étude d’investissements futurs et l’identification d’entreprises à fort potentiel de croissance et de rentabilité sur le long terme. L’arrivée de Chabi Nouri s’inscrit dans l’ambition de Mirabaud «de soutenir le développement d’entreprises révolutionnant le Lifestyle, et en particulier des sociétés pionnières dans la tech et le digital». Un second vintage sur cette thématique sera lancé après le closing final de Mirabaud Lifestyle Impact & Innovation qui aura lieu courant 2022. Aux côtés de David Wertheimer et Chabi Nouri, l’équipe en charge de la stratégie Lifestyle Impact & Innovation est composée de Renaud Dutreil, président de l’activité private equity de Mirabaud, ainsi que Luc-Alban Chermette, vice-président de l’activité.
Muzinich & Co vient d’annoncer la nomination d’Alexandre Millarini comme directeur pour des marchés privés et Thibault Vitry comme directeur du marketing et des relations clients. Alexandre Millarini rejoindra l’équipe de dette privée afin de diriger les activités de direct lending en France. Il arrive de LGT Private Debt, où il était directeur adjoint. Il était responsable du sourcing, de l’analyse de crédit, de l’exécution des transactions et du suivi du portefeuille. Auparavant, il a travaillé comme analyste chez European Capital. Il a également occupé le poste d’analyste chez Equistone Partners Europe Limited et Nomura International. Thibault Vitry, pour sa part, sera chargé du développement de l’activité institutionnelle de Muzinich & Co en France. Il arrive d’Ostrum Asset Management, où il était responsable des relations institutionnelles. Auparavant, il a travaillé chez LBPAM comme responsable commercial pour les clients institutionnels et entreprises. Il a également été responsable commercial des hedge funds chez HSBC et Ixis Securities. Au début de sa carrière, il a travaillé comme responsable commercial actions chez Citi. Muzinich & Co comptait 42,5 milliards de dollars d’encours sous gestion au 31 janvier 2021.
La société de gestion AllianzGI vient d’annoncer ce 24 mars le premier closing du fonds dénommé Allianz European Infrastructure Fund II (AEIF II). Lancé en décembre 2021, le fonds a levé près de 880 millions d’euros auprès de clients institutionnels européens. Il s’agit d’un deuxième fonds d’infrastructure, à la suite du closing final de son prédécesseur AEIF I en 2019 avec des engagements totaux de 860 millions d’euros. Géré par Allianz Capital Partners (ACP), le fonds AEIF II investira aux côtés d’Allianz dans des infrastructures long termes. Ce véhicule vise à investir dans les secteurs de l’énergie, de la communication, des transports, de l’environnement et du social. Il se concentrera sur les pays européens et quelques pays de l’OCDE. Allianz GI comptait 673 milliards d’euros d’encours sous gestion au 31 décembre 2021, dont 93 milliards d’euros d’actifs sur le marché privé.
Larry Fink, directeur général de BlackRock, a livré ses réflexions sur l’ « attaque brutale » de la Russie sur l’Ukraine et d’autres sujets dans sa lettre annuelle transmise aux actionnaires de la société de gestion américaine ce jeudi.
China International Capital Corporation Hong Kong Asset Management (CICC HKAM) vient d’annoncer le lancement d’un ETF axé sur les marchés d'émission carbone. Dénommé CICC Carbon Futures ETF, il s’agit d’un premier ETF de ce type en Chine, à Taiwan, à Hong Kong et à Macao. Cet ETF sera coté sur la Bourse hongkongaise, le Hong Kong Stock Exchange. Ce fonds indiciel, qui répliquera l’indice ICE EUA Carbon Futures Index, permettra des investisseurs de s’exposer aux marché carbones du fuseau horaire de l’Asie Pacifique. Cet indice mesure la performance d’un bouquet de contrats EUA (European Union Allowance), des droits d'émission carbone dans le cadre du système d’échange de quotas d’émission de l’Union européenne (EU ETS).
Les déboires de Credit Suisse se poursuivent. La banque suisse a averti ce 23 mars qu’elle attendait le prononcé d’une amende de la part d’un tribunal bermudien dans les prochains jours, avec une sanction pouvant dépasser les 500 millions de dollars. L’action en justice concerne une ancienne filiale d’assurance-décès locale, Credit Suisse Life Bermuda. Le groupe suisse ne précise pas les motifs de la plainte mais indique avoir pris «précédemment des provisions contre cette affaire et a l’intention de poursuivre toutes les actions légales à sa disposition». Selon l’agence Reuters, la banque fait référence à des plaintes de clients souhaitant être indemnisés pour des pertes causées par l’ancien conseiller à la clientèle de Credit Suisse, Patrice Lescaudron, qui a été condamné par un tribunal genevois en 2018 pour avoir escroqué des clients. Il s’est donné la mort en 2020. Credit Suisse a fait valoir que Patrice Lescaudron lui avait caché ses activités. La banque dit qu’elle annoncera le 27 avril, lors de la publication des résultats trimestriels, si des provisions supplémentaires sont nécessaires.
Federal Finance Gestion, société de gestion du groupe Arkéa Investment Services, lance le fonds Federal Transition Emploi, qui vise à contribuer au développement de l’emploi en France. Le produit est investi en actions françaises et zone euro et il est éligible au PEA. Il s’agit du sixième fonds de la gamme Transition de Federal Finance Gestion, qui a pour objectif de permettre aux épargnants et aux investisseurs de donner du sens à leur épargne, autour de 2 problématiques : la transition environnementale et le maintien de la vitalité des territoires. «Ce fonds vise à mettre notre expertise de stock-picking au service de la performance et de l’emploi en France. Pour cela, nous allons accompagner les entreprises qui choisissent de localiser leurs emplois sur le territoire national», détaille Alain Guélennoc, directeur général de Federal Finance Gestion. Le fonds a obtenu le label ISR et le label Relance. Un rapport d’impact permettra aux investisseurs de mesurer la contribution du fonds à l’emploi.
State Street vient d’annoncer la nomination de Jesse Cole au poste de directeur mondial des marchés privés. Il sera chargé de l’exécution de la stratégie mondiale pour des marchés non cotés, afin d’élargir la présence de State Street au sein de cette classe d’actifs au niveau mondial. Basé à Chicago, il sera rattaché à Paul Fleming, directeur mondial de la division alternative. Jesse Cole arrive de Goldman Sachs, où il a travaillé comme managing director pour Global Shareholder and Fund Services. Auparavant, il a occupé des postes importants chez Invesco et Northern Trust. Il a 30 ans d’expérience au sein des marchés privés. A travers cette nomination, State Street souhaite exploiter l’augmentation du flux d’investissement dans les marchés privés. D’ailleurs, la société de gestion américaine a annoncé en 2021 l’acquisition de Mercatus, un fournisseur des solutions front-et-middle office et la gestion des données pour les gérants du marchés privés. State Street a également lancé State Street Alpha for Private Markets, qui permet les investisseurs institutionnels de gérer le cycle de vie entier des investissements dans l’infrastructure, le capital-investissement, l’immobilier, les fonds de fonds et la dette privée.
La société de gestion néerlandaise Robeco vient d’annoncer ce 23 mars la promotion de Joshua Crabb, jusqu’ici gérant senior, au rang de directeur actions en Asie-Pacifique à partir de 1er juillet 2022. Il remplacera Arnout van Rijn, qui retournera aux Pays-Bas après avoir travaillé à Hong Kong pendant 14 ans. Il a joué un rôle clé lors de la création de l’équipe dans cette région. Il gérait également des fonds Robeco Asia-Pacific Equities, Robeco Asian Stars et Robeco Sustainable Asian Stars Equities. Arnout van Rijn rejoindra l’équipe de multi-actifs durables en tant que gérant, à partir de 1er septembre 2022. Dans cette réorganisation, Joshua Crabb deviendra gérant du fonds Robeco Asia Pacific Equities, épaulé par Harfun Ven, ainsi que des véhicules Robeco Asian Stars et Robeco Sustainable Asian Stars, soutenu par Vicki Chi. Il sera également chargé de diriger l’équipe actions en Asie-Pacifique. Joshua Crabb est entré chez Robeco en 2018 comme gérant senior basé à Hong Kong. Auparavant, il a travaillé comme directeur actions asiatiques chez Old Mutual Global Investors. Il a occupé le poste de directeur chez BlackRock à Hong Kong et Prudential Asset Management à Singapour. Au début de sa carrière, il a travaillé comme analyste actions australiennes et internationales chez BT Financial Group. Robeco comptait 201 milliards d’euros d’encours sous gestion au 31 décembre 2021.
Franklin Templeton vient de lancer un ETF sur Taïwan, l’ETF Ucits Taiwan, au sein de de sa gamme Franklin LibertyShares. Ce nouveau fonds porte à cinq le nombre des fonds pays de son offre marchés émergents, avec le Brésil, l’Inde, la Chine et la Corée. Le nouvel ETF a été coté sur Deutsche Börse Xetra le 22 mars. Le 23 mars, il a été coté sur le London Stock Exchange et Borsa Italiana. Le fonds est enregistré au Royaume-Uni, en Irlande, en Autriche, au Danemark, en Finlande, en France, en Allemagne, en Italie, en Espagne et en Suède.
Une obscure banque néerlandaise, ASR Bank, a pris la tête du classement des ventes de fonds en Europe en février réalisé par Lipper Refinitiv, avec 2 milliards d’euros de collecte. Ce montant s’est réparti entre fonds actions (1,2 milliard d’euros) et fonds obligataires (800 millions d’euros). L’établissement batave est suivi de près par l’habituel leader, BlackRock, avec pratiquement 2 milliards d’euros. Arrivent ensuite Invesco (1,9 milliard d’euros), State Street Global Advisors (1,8 milliard) et Goldman Sachs (1,6 milliard d’euros). Notons que la collecte a été pratiquement uniquement réalisée dans les ETF pour BlackRock, Invesco et SSGA. Les ETF ont enregistré des souscriptions nettes de 9,2 milliards d’euros, alors que les fonds traditionnels voyaient sortir 67,6 milliards d’euros. En février, alors que la guerre en Ukraine éclatait, les fonds vendus en Europe ont accusé des sorties nettes de 58,4 milliards d’euros. La classe d’actifs qui s’est le mieux vendue est celle des fonds diversifiés (+8,3 milliards d’euros). Les fonds actions ont attiré 4,7 milliards d’euros. Les fonds monétaires sont en décollecte de 49,4 milliards d’euros sur le mois globalement. Ils ont joué un rôle important dans le classement, puisqu’ils ont représenté 2,1 milliards d’euros de collecte pour Goldman Sachs et 2,6 milliards pour KBC (9ème).
Une nouvelle société de gestion du nom de Panza Capital s’est constituée en Espagne à l’initiative d’anciens salariés du gestionnaire hispanique Bestinver. Ainsi que l’avait dévoilé le quotidien Expansion en janvier, Panza Capital regroupe l’ex-directeur commercial de Bestinver, Gustavo Trillo, l’ex-responsable de la gestion actions espagnoles Ricardo Cañete, et l’ancien responsable des relations avec les investisseurs, Maximiano Pablos. S’y ajoute AlvaroJabón, un des fondateurs du gestionnaire espagnol Diaphanum. Le nom de la société fait référence à Sancho Panza, l'écuyer et compagnon d’aventures de Don Quichotte dans le roman éponyme de Miguel de Cervantes. Gustavo Trillo sera président et directeur général de Panza Capital, qui devrait démarrer ses investissements d’ici la fin de l’année. L’ancien directeurdes investissements de Bestinver de 2014 à 2020,Beltrán de la Lastra, pourrait également se joindre à eux.
La nomination, ce mercredi, d’Iris Knobloch en tant que présidente du Festival de cinéma de Cannes - pour un mandat de trois ans - a eu des répercussions sur la société «chèque en blanc» (special purpose acquisition company ou Spac) I2PO lancée l’an dernier par Mathieu Pigasse et Artemis, holding de la famille Pinault. Ce Spac est dédié à l’industrie du divertissement et des loisirs et a connu une levée de fonds initiale de 250 millions d’euros en juillet 2021. Or, comme l’indique Le Figaro, il se trouve qu’Iris Knobloch est la présidente du conseil d’administration et directrice générale du Spac I2PO. De fait, le journal explique qu’il a fallu résoudre les possibles conflits d’intérêt liés à la nomination d’Iris Knobloch à la tête du Festival, donc ceux du Spac. Iris Knobloch s’est ainsi engagée à ce que le Spac I2PO n’investisse pas dans les domaines liés à son nouveau statut, en l’occurrence des sociétés de production audiovisuelle et cinématographique.
Candriam poursuit sur sa lancée. Le groupe doit annoncer ce matin une collecte nette de 7,4milliards d’euros environ sur la totalité de l’exercice 2021 pour atteindre 158 milliards d’encours gérés à fin décembre dernier. Un nouveau montant record pour la filiale européenne de l’assureur américain New York Life. Les actions ont été la catégorie d’actifs la plus prisée l’an dernier, représentant près de 50% de la collecte sur l’année (3,9milliards d’euros). Les obligations, notamment les obligations mondiales à haut rendement, ont attiré 26% (2milliards d’euros) tandis que la performance absolue et l’allocation d’actifs ont représenté 30% (2,2milliards d’euros) de la collecte totale. Le groupe se dit «porté» par la demande accrue des investisseurs pour ses stratégies thématiques et ESG. Les premières, qui constituent «un axe de croissance important» ont collecté quelque 2,1milliards d’euros de flux nets tandis que les actifs sous gestion des produits et solutions ESG représentent désormais 67% de l’encours total de Candriam, dépassant le seuil historique de 100milliards d’euros pour la première fois dans l’histoire de la société. Ils atteignent 105milliards d’euros au 31décembre2021. En matière d’ESG, Candriam a ainsi participé à 2.060 assemblées générales sur les sociétés détenues en portefeuille, votant 26.605 résolutions. Le groupe s’est opposé à environ 25% des résolutions présentées par les directions générales, «tout particulièrement sur les «Say on Climate», les éléments de ces feuilles de route dédiées à la transition climatique étant jugés insuffisants pour permettre un vote éclairé», explique-t-elle. Le groupe a profité de l’occasion pour faire un point sur son exposition à la Russie dans le cadre de la guerre déclarée avec l’Ukraine. Il indique avoir exclu la dette souveraine russe de son univers d’investissement durable «depuis de nombreuses années, compte tenu des violations répétées du droit international et de la suppression des droits de l’homme et des libertés civiles dans ce pays». Concernant l’ensemble de ses stratégies, Candriam assure avoir anticipé la montée des risques géopolitiques liés à l’Ukraine et à la Russie début 2022 et a réduit son exposition en conséquence, stoppant tous les investissements russes sur l’ensemble de sa plateforme d’investissement depuis le 25janvier 2022. L’exposition de Candriam à la Russie est aujourd’hui d’environ 0,002% de l’encours total. «Cette exposition continuera d’être réduite au fil du temps, jusqu’au désinvestissement total», précise la société.
Larry Fink, directeur général de BlackRock, a livré ses réflexions sur l’«attaque brutale» de la Russie sur l’Ukraine et d’autres sujets dans sa lettre annuelle transmise aux actionnaires de la société de gestion américaine ce jeudi. «L’ampleur des actions entreprises par la Russie va perdurer pendant des décennies et marquera un tournant dans l’ordre mondial géopolitique, les tendances macro-économiques et les marchés de capitaux», écrit Larry Fink. Selon le patron de BlackRock, l’invasion russe en Ukraine a «mis un terme à la mondialisation telle que nous l’avons connue au cours des trois dernières décennies» et alors même que les deux années de pandémie de Covid avaient «mis à rude épreuve» la connectivité entre les nations, les entreprises et même les personnes. BlackRock, rappelle-t-il, n’a jamais eu d’investissements significatifs en Russie pour ce qui concerne la majorité de ses portefeuilles et l’impact direct du conflit pour le gestionnaire reste faible. Son exposition aux actifs russes pour le compte de ses clients lui aurait fait perdre environ 17 milliards de dollars de valorisation. Cinquante nuances de marron et de vert Parmi les potentiels impacts de l’invasion russe en Ukraine, Larry Fink évoque entre autres l’accélération des monnaies digitales et le fait que la guerre incitera les pays à réévaluer leurs dépendances sur le plan monétaire. Il précise que BlackRock étudie les monnaies digitales et crypto-monnaies stables (stablecoins) ainsi que les technologies sous-jacentes de ces actifs. Dans sa lettre, Larry Fink évoque à nouveau la question de la transition énergétique. Le gestionnaire a récemment été tancé pour son double discours sur le sujet des énergies fossiles, en particulier auprès d’Etats américains pour le moins réticents à délaisser le pétrole. «BlackRock continue de s’engager auprès de ses clients pour les aider à opérer la transition énergétique. Cela implique de continuer à travailler avec des compagnies spécialisées dans les hydrocarbures qui jouent actuellement un rôle essentiel dans l’économie actuelle et en joueront un dans toute transition couronnée de succès. Pour assurer que les prix de l’énergie restent abordables durant la transition, les énergies fossiles et le gaz naturel seront un important moteur de la transition», reconnait Larry Finkpour qui il faudra passer par plusieurs nuances de marron et de vert pour arriver à la transition net zéro carbone. Pas de retraite en vue mais le plan de succession est déjà là Le directeur général de la plus grosse société de gestion au monde, cotée depuis 1999, admet par ailleurs que la performance de l’action BlackRock sur les premiers mois de 2022 s’avère «décevante», Larry Fink étant lui-même un important actionnaire de l’entreprise. Il se montre toutefois optimiste quant à la remontée du cours de l’action et la capacité de BlackRock à surmonter les défis actuels. Enfin, le directeur général de BlackRock évoque ses salariés passés de huit personnes aux débuts de la société il y a près de 35 ans, à 18.400 aujourd’hui. S’il concède que la firme, issue à l'époque d’un «spin-off» de BlackStone, a évolué avec succès dans un environnement majoritairement virtuel ces deux dernières années, certaines conversations ne peuvent pas se tenir via un appel vidéo. «Les interactions virtuelles ont tendance à suivre un agenda serré et un récit linéaire. Nous perdons l’espace, la créativité et la connectivité émotionnelle qui découlent du fait d'être ensemble en personne (…) Nous risquons de manquer la fertilisation croisée des idées si nous ne réunissons pas les gens en personne au bureau. Je continue de croire que le travail en commun, la collaboration et le développement de nos collaborateurs en personne sont essentiels pour l’avenir de BlackRock», écrit Larry Fink, qui plaide cependant pour une flexibilité entre travail au bureau et à domicile pour garder les talents dans l’entreprise. Ce dernier n’envisage pas encore de prendre sa retraite mais assure qu’un plan et un processus de succession«mûrement réfléchis»sont déjà en place pour son poste de directeur général mais aussi pour chaque dirigeant senior de la compagnie dont le rôle est «crucial» pour gérer l’activité de BlackRock. «J’ai toujours dit que mon objectif était de faire en sorte que, lorsque tous les partenaires fondateurs de BlackRock, y compris Rob Kapito et moi-même, auront quitté l’entreprise, celle-ci soit dans des mains encore meilleures qu’aujourd’hui», rappelle-t-il. La société vient d’ailleurs d’enregistrer le départ de Ben Golub, un de ses co-fondateurs et co-responsable de l’analyse quantitative et du risque. Il continuera cependant de conseiller le gestionnaire.
Grève des transporteurs routiers, manifestations d’agriculteurs et de pêcheurs, grogne du secteur industriel… En Espagne, l’inflation record attise la colère contre le gouvernement de gauche, pressé d’agir au plus vite face à la flambée des prix de l’énergie. Les deux principaux syndicats, Commissions ouvrières (CCOO) et UGT, comptaient mobiliser avec une grève nationale mercredi. Des manifestations étaient prévues dans une soixantaine de villes, notamment à Madrid à partir de mercredi soir. Cette journée d’action, soutenue par plusieurs associations de consommateurs, survient alors que la hausse des prix a atteint en février son plus haut niveau depuis trente-cinq ans en Espagne (7,6%), du fait de la flambée des prix de l’énergie, dopés par la guerre en Ukraine.
Les actifs numériques non régis par les Etats seront probablement soumis à un ensemble de règles à un moment donné, a déclaré, mercredi, le président de la Réserve fédérale américaine (la Fed), Jerome Powell. La banque centrale sera guidée par un principe : «à même activité, même réglementation». En clair, les activités réglementées au sein du système bancaire doivent être soumises aux mêmes règles si elles migrent hors du secteur bancaire classique. En janvier, la Fed a lancé une étude sur les avantages et les risques potentiels de la création d’un dollar numérique. Les responsables de la Fed sont divisés sur la question et il est peu probable qu’une décision sur le sujet soit prise rapidement.