Les suites de l’affaire Woodford, du nom du gérant britannique star déchu Neil Woodford, ont pris une tournure plus complexe en ce mois de septembre. Les regards sont braqués sur Link Fund Solutions, l’administrateur des anciens fonds de Woodford Investment Management dont il a décidé et géré la suspension en juin 2019 puis la liquidationdébut 2020 dans des circonstances décriées par plusieurs parties de l’affaire, y compris Neil Woodford lui-même.Link Group, sa maison mère cotée à la Bourse de Sydney, doit être racheté par Dye and Durham. Les deux entités se sont mises d’accord sur un cadre d’application du plan de rachat fin décembre 2021 mais l’affaire Woodford pourrait bien faire capoter la transaction.
L’industrie mondiale des fonds traverse une année 2022 extrêmement compliquée après plusieurs crus favorables voire très favorables. Les encours internationaux des fonds d’investissements ouverts (fonds de fonds inclus) ont baissé de 5,5% (-3.685 milliards d’euros) au deuxième trimestre 2022, revenant à 61.982 milliards d’euros à fin juin 2022. Ces actifs étaient répartis dans 152.888 fonds distribués sur 46 marchés à travers le monde selon les statistiques publiées ce mercredi par l’association européenne de la gestion d’actifs Efama. Depuis le début de l’année, les fonds ouverts dans le monde ont perdu environ 8% de leurs encours.
Morgan Stanley Investment Management vient d’annoncer plusieurs changements au sein de son équipe obligataire, selon Citywire Selector. La société de gestion américaine a nommé Akbar Causer comme cogérant du fonds MS INVF Emerging Markets Corporate Debt fund. Il rejoindra Warren Mar et Budi Suharto dans la gestion de ce fonds domicilié au Luxembourg. Cette nomination suit le départ d’Eric Baurmeister, gérant depuis 1997 de plusieurs fonds axés sur les marchés émergents. Sahil Tandon, l’ancien cogérant de ce fonds, est également parti cet été. Akbar Causer gère actuellement plusieurs fonds chez Eaton Vance, société acquise par Morgan Stanley IM en octobre 2020. Il s’agit des fonds dénommés Eaton Vance Emerging Markets Debt Opportunities, Emerging Markets Debt fonds ainsi que la version Ucits d’EM Debt Opportunities Fund. Akbar Causer rejoindra également Brian Shaw et Sahil Tandon dans la gestion du fonds Emerging Markets Fixed Income Opportunities. Patrick Campbell, un gérant des fonds de dette émergente chez Eaton Vance, travaillera avec Brian Shaw et Sahil Tandon afin de gérer le fonds Emerging Markets Domestic Debt fund. Christian Roth s’est retiré de la gestion du fonds US Dollar Corporate Bond fund. Stella Ma, gérante du global high yield, et Angie Salam, gérante et directrice de la recherche non-financière américaine, vont reprendre ses responsabilités. Elles vont travailler avec Joseph Mehlman sur la gestion de ce fonds. Christian Roth se concentrera sur la gestion des fonds Global Bond, Global Convertible Bond et Sustainable Global Credit. Anton Hesse, directeur exécutif des obligations chez Morgan Stanley IM, va gérer le fonds Euro Strategic Bond. Ce fonds est actuellement piloté par Richard Gord et Leon Grenyer.
La popularité des ETF est plus forte que jamais en Europe. La vitesse de croissance annualisée de leurs encours ces dix dernières années a été deux fois plus rapide que celle des fonds Ucits, note PwC dans son étude European ETF Listing and Distribution. Elle s'élève à 18,6% par an pour les fonds indiciels cotés, contre «seulement» 9% pour les fonds Ucits. Les encours sont ainsi passés de 274,7 milliards d’euros en 2013 à 1.193,8 milliards à fin juin 2022. Le nombre de véhicule a lui évolué moins rapidement, puisqu’il est passé de 1.336 supports à 1.806 sur la même période. Les producteurs ont concentré leurs lancements sur cinq Bourses : Deutsche Börse, London Stock Exchange, Six Swiss Exchange, Borsa Italiana et Euronext. Chacune de ces places comptait dernièrement entre 1.356 et 1.879 ETF dans ses livres. Deutsche Börse domine le classement tant en termes de nombre de véhicules que d’encours, puisqu’elle concentre 1.009 milliards d’euros investis sur des ETF. Le podium est complété dans ce domaine par LSE (937 milliards) et Six (906 milliards). Dans la bataille de la domiciliation, c’est l’Irlande qui gagne le bras de fer contre le Luxembourg. En cinq ans, le nombre de véhicules enregistrés dans cette juridiction a plus que doublé, pour atteindre le chiffre de 14.629 ETF. Au Luxembourg, le chiffre n’a lui augmenté «que» de 80%, pour atteindre 5.059 véhicules. Le choix de positionner ces fonds dans ces hubs de distribution transfrontaliers s’explique aisément, puisque la très grande majorité des ETF sont vendus dans de très nombreux pays. Pas moins de 55% sont distribués sur plus de 14 marchés ! Et moins de 20% se limitent à dix marchés ou moins. Du côté des producteurs, les géants sont bien sûr les plus présents. Blackrock, couvre ainsi 35 marchés européens des ETF, suivi par Amundi et Fidelity (23 marchés chacun), Vanguard et Invesco (22 marchés chacun). La différence de couverture avec les producteurs indépendants comme WisdomTree, HanETF ou encore Rize ETF se joue surtout sur les marchés d’Europe centrale et de l’Est, que ces derniers ne gèrent pas encore. Les principaux indices utilisés en termes d’encours sont, sans surprise, le S&P 500 (251 milliards d’euros), le MSCI World USD (168,9 milliards) et le Stoxx Europe 50 Eur (53,2 milliards).
Edmond de Rothschild Asset Management (Edram) a annoncé ce 21 septembre le recrutement de Benjamin Rousseau au poste de gérant de fonds petites et moyennes capitalisations européennes. L’intéressé arrive de Cogefi, pour qui il gérait les fonds Cogefi Prospective et Cogefi Chrysalide depuis près de cinq ans. Par le passé, il a travaillé comme analyste chez CM-CIC Securities puis CM-CIC AM, avant d’y prendre la gestion du fonds Union PME-ETI Actions.
La société de gestion d’actifs Meeschaert Amilton AM a annoncé qu’elle allait abandonner la référence à la marque Amilton en se renommant Meeschaert Asset Management. Les deux sociétés de gestion d’actifs du groupe LFPI, Meeschaert AM et Amilton AM, s’étaient rapprochées pour donner naissance à Meeschaert Amilton AM, en date du 3 septembre 2021. LFPI avait procédé au rachat de Meeschaert début 2021.Meeschaert Asset Management a également renommé six de ses fonds, «afin d’offrir à ses clients une gamme de fonds cohérente», explique un communiqué. Les fonds en question sont les suivants : «Amilton Premium Europe» devient «MAM Premium Europe»«Amilton Solution» devient «MAM Solution» «Amilton Small Caps» devient «MAM Small Caps»«Amilton Global Property» devient «MAM Global Property»«Amilton Short Duration» devient «MAM Short Duration»«Amilton Strategic Income» devient «MAM Strategic Income»"Pour Meeschaert Asset Management, ces changements reflètent la réussite de l’intégration des équipes et de l’harmonisation des process et outils (...)», commente la société de gestion.
Ares Management veut être de la partie dans le potentiel rachat de l’Olympique Lyonnais par l’homme d’affaires américain John Textor. Selon des sources proches du dossier qui ont parlé à l’agence Bloomberg, Ares Management envisage de financer l’offre de l’entrepreneur dont les discussions avec le club de football de Ligue 1 en France ont été officalisées en juin et doivent se terminer à la fin du mois. Ares a annoncé le mois dernier avoir levé 3,7 milliards de dollars pour investir dans le sport, les médias et le divertissement, soit plus du double de son objectif initial. Le fonds, qui investira tant en dette qu’en actions, a déjà pris des engagements envers des sociétés, notamment le club de football Atletico de Madrid, McLaren Racing et l'équipe de baseball San Diego Padres. La transaction pourrait valoriser OL Groupe à près de 800 millions d’euros
Maillot azzurro et drapeau tricolore : pas de doute, la campagne électorale de Giorgia Meloni bat son plein. Ce militant regarde-t-il avec les yeux de Chimène la patronne du parti d’extrême droite Fratelli d’Italia, appelée à devenir la prochaine présidente du Conseil ? Les sondages placent largement en tête des intentions de vote la coalition qu’elle forme avec la Ligue du Nord. Les urnes livreront leur verdict le 25 septembre, mais il faudra encore attendre quelques semaines pour que l’ancienne ministre de la Jeunesse de Silvio Berlusconi prenne ses fonctions au Palazzo Chigi. Avec une vraie interrogation de ses partenaires et des investisseurs sur la volonté de la dirigeante d’être eurocompatible.
Faute de gaz, l’Europe se tourne vers le bois : près de 40 % de l’énergie renouvelable européenne est issue de la biomasse. Un combustible miracle : malgré sa production très polluante, son bilan carbone est… nul. Une technicité dans la manière dont est comptabilisé le CO2 permet d’évacuer d’un revers de la main l’abattage à l’échelle industriel de forêts américaines, la transformation en pellets – qui est particulièrement intensive en énergie – et le transport par des cargos fonctionnant au diesel. Car tout cela a lieu en dehors de l’Europe, alourdissant le bilan des Etats-Unis. Seul le CO2 émis lors de la combustion est pris en compte par l’Union. Et celui-ci est entièrement compensé, bien sûr, par le carbone séquestré par l’arbre au cours de sa vie. Qui a dit que l’objectif net zéro était inatteignable ?
Le dernier directeur de la distribution et de l’Europe de Credit Suisse AM ne sera pas resté plus de six mois. Colin Fitzgerald vient de quitter son poste pour raisons personnelles, a annoncé la banque zurichoise. Il a été remplacé par Jo McCaffrey, qui prendra les rênes commerciales pour la région Europe, Moyen-Orient et Afrique. Elle est arrivée chez Credit Suisse AM en même temps que Colin Fitzgerald, et était jusqu’ici directrice des produits.
Dans un communiqué commun, Alantra et le gestionnaire de réseau de transport Enagas, à travers sa filiale de corporate venture Enagas Emprende, annoncent le closing final de Klima Energy Transition (Klima), un fonds dédié à la transition énergétique, à 210 millions d’euros. Le fonds prend des participations minoritaires dans des entreprises jugées à fort potentiel de croissance dans les secteurs de la transition énergétique tels que les solutions à faible émission de carbone, les réseaux électriques intelligents, le stockage de l'énergie, les énergies renouvelables et les technologies habilitantes, la numérisation de l’ensemble de l'équation énergétique, l’efficacité énergétique et le transport durable. Le Fonds européen d’investissement, filiale de la Banque européenne d’investissement, s’est engagé à hauteur de 30 millions d’euros précise le communiqué. Les autres souscriptions proviennent d’investisseurs institutionnels, d’entreprises liées au secteur de l'énergie, d’institutions publiques et européennes, et de family offices. Alantra et ses actionnaires, Enagas, ainsi que l'équipe d’investissement ont souscrit à hauteur d’environ 50 millions d’euros dans le fonds. Klima a déjà réalisé trois investissements : Mainspring, un producteur d'électricité américain, Meteomatics, une société suisse de prévisions météorologiques, et SunRoof, une société suédoise d'énergie solaire. «Au cours des deux dernières années, nous avons analysé plus de 300 entreprises qui sont parfaitement dans la cible de la stratégie d’investissement de Klima. L’opportunité de marché est énorme et en forte croissance étant donné le besoin urgent de solutions pour aider à décarboner l'économie», a déclaré Bastien Gambini, Managing Partner chez Klima. L'équipe d’investissement est composée de six professionnels basés en France, en Allemagne et en Espagne.
Neuberger Berman a bouclé définitivement la levée de son cinquième fonds de private equity secondaire, avec une levée de 4,9 milliards de dollars. Sa cible initiale était de 3 milliards. Dénommé NB Secondary Opportunities Fund V LP sera géré par la même équipe que celle du millésime précédent, c’est-à-dire Peter Bock, Ethan Falkove, Frank Guglielmo, Boriana Karastoyanova, Victor Ko, Philipp Patschkowski, Tristram Perkins, Ben Perl et Brian Talbot.
La consolidation se poursuit chez les conseillers en gestion de patrimoine. Le groupe Patrimmofi annonce ce mardi 20 septembre avoir intégré le cabinet lyonnais Covaleurs. Représentant 180 millions d’euros d’encours financiers, l’entité est dirigée par Marc-Olivier de Bazelaire et Pierre Joron. Les deux associés entrent au capital du groupe et rejoignent les équipes en tant que « dirigeants entrepreneurs associés », précise un communiqué. Présent à Lyon et à Dijon, l’Office patrimonial Covaleurs intégre un groupe déjà présent depuis 2021 en Rhône-Alpes, via la société ICF dirigée par Guy Roos. Dirigeant Fondateur, associé du groupe Patrimmofi, ce dernier a indiqué dans un communiqué que le rapprochement des équipes doit permettre au groupe Patrimmofi de disposer d’un pôle d’excellence en région lyonnaise d’une quinzaine de personnes ».
L’image des investisseurs chinois seulement intéressés par l’immobilier est devenue cliché. Il s’agit là du constat tiré par trois spécialistes du marché des fonds chinois qui intervenaient, ce mardi, dans le cadre de la Global Distribution Conference organisée par l’association luxembourgeoise de l’industrie des fonds d’investissement (Alfi). Le marché, sur lequel nombre de gérants dont Amundi fondent de gros espoirs de croissance future, compte déjà plus de 10.000 fonds mutuels, le double d’il y a trois ans. « Cela reste un marché très jeune comparé aux marchés occidentaux mais il croît très rapidement. En 10 ans, les encours sous gestion des fonds mutuels chinois sont passés de 2.000 milliards à 25.000 milliards de yuans (286 à 3.574 milliards d’euros) entre 2011 et 2021», a résumé Jessie Meng, directrice d’investissement à Fidelity China, la filiale de gestion d’actifs chinoise de Fidelity International. De son point de vue, la collecte vient à la fois des particuliers et des institutionnels chinois. Les fonds monétaires, qui constituent 40% du marché, restent leur premier choix. Les fonds actions et obligataires de long-terme forment, eux, 25% du marché tandis que le segment des fonds de fonds est en pleine progression selon les observations de Jessie Meng. Une autre tendance en train d’émerger chez les investisseurs chinois est qu’ils cherchent à se diversifier et à acheter des actifs non chinois, constate-t-elle. Pour leur fournir cette diversification, les gestionnaires étrangers peuvent s’appuyer sur les programmes en place tels que le Qualified Domestic Limited Partner (QDLP) et le Qualified Domestic Institutional Investor (QDII). Quelques 154 milliards de dollars de quotas avaient été alloués fin 2021 à 174 institutions financières dont environ 85 milliards à des gestionnaires d’actifs dans le cadre du programme QDII. Des parts de fonds à moins de 2 euros Le marché de l’investisseur particulier chinois se démarque déjà comme le deuxième plus gros marché de gestion de fortune au monde et doit encore croître de 10% d’ici 2025, a relevé Ying Wang, directrice des solutions d’investissements et de gestion de fortune chez HSBC Bank (China). D’après elle, les grandes fortunes chinoises se sophistiquent de plus en plus dans leurs investissements tandis que les millennials, qui investissent eux-mêmes directement sur les marchés via des applications mobiles, sont prêts à payer pour avoir un accès unique à des conseils et services de gestion de fortune. Aussi, dit-elle, un certain nombre de particuliers chinois vont avoir besoin de conseils pour un transfert de richesses dans le cadre d’héritages. En comparaison avec les investisseurs européens, les investisseurs chinois demeurent «moins sophistiqués», a tempéré Eleanor Wan, directrice générale de BEA Union Investment Management. Les investisseurs européens sont davantage portés sur le long-terme, pensent à leur retraite, concept peu familier pour une majorité de particuliers chinois, a-t-elle ajouté. «Les investisseurs chinois veulent des gros rendements très vite, cela représente un gros défi pour les gestionnaires d’actifs étrangers», remarque-t-elle. Eleanor Wan a aussi souligné que les jeunes chinois commencent à investir dans les fonds avec de petites sommes, ce qui a poussé sa société de gestion à commercialiser des parts de fonds à 10 yuans (1,40 euro). La raison de ces frais d’entrée hyper discount? «La population chinoise est si grande que l’investissement collectif atteindra de très hauts montants.» Eleanor Wan a également rappelé que les investisseurs chinois avaient plutôt tendance à investir dans les entreprises locales et qu’ils étaient confiants sur le fait que les sociétés locales performaient à un haut niveau. Elle a donc conseillé aux gestionnaires étrangers de travailler à bâtir leur marque sur le marché chinois pour une meilleure visibilité. Si la retraite n’est pas un concept encore très ancré dans les esprits en Chine, des opportunités pourraient émerger pour les gestionnaires étrangers via le troisième pilier de retraite chinois dont le cadre réglementaire a été dévoilé en avril dernier. Ce pilier va permettre aux particuliers d’investir dans des fonds mutuels et produits de gestion de fortune via des contributions tout en bénéficiant d’avantages fiscaux. «Dans les 10 à 20 ans qui viennent, cela va modifier les stratégies et formes de produits qui seront accessibles sur le marché chinois» pour Jessie Meng de Fidelity China.
La société de gestion Fidelity International a annoncé ce 20 septembre le lancement d’un fonds actions dénommé Fidelity Funds - Sustainable Biodiversity Funds. Il sera géré par Velislava Dimitrova. Ce véhicule investira dans des actions mondiales de sociétés contribuant à la préservation de la biodiversité de deux manières. D’une part, il investira dans la chaine de valeur des entreprises offrant des solutions destinées à arrêter l’érosion de la biodiversité. D’autre part, il s’exposera aux sociétés qui présentent les meilleures pratiques quant à la gestion de la biodiversité, soit en se basant sur leurs propres opérations pour avoir un impact minimum sur la biodiversité, soit en développant de nouvelles solutions afin de lutter contre la perte de biodiversité. Fidelity International comptait 665,2 milliards de dollars d’actifs totaux au 30 juin 2022.
Bertrand Vandevoorde a annoncé ce 20 septembre sur LinkedIn avoir quitté son poste de directeur des opérations pour la division distribution et gestion de fortune au sein de l'équipe ETF, indexing et smart beta d’Amundi. Il va suivre une formation d’entrepreneuriat à la Kedge Business School. L’intéressé est un vétéran du Crédit Agricole. Il a notamment travaillé dans le contrôle financier du Crédit Lyonnais AM (2000-2007), puis une quinzaine d’années chez Amundi à divers postes, dont ceux de directeur des opérations en Australie et directeur des opérations pour les produits ETF, indiciels et smart beta.
HSBC Asset Management a annoncé le lancement d’un fonds actions visant à investir dans l’économie circulaire. Dénommé HSBC GIF Global Equity Circular Economy, ce véhicule sera géré par Bénédicte Mougeot et François Travaillé. Ce fonds investira dans une soixantaine d’entreprises qui contribuent à la transition vers une économie mondiale circulaire, tout en minimisant les déchets et en allongeant le cycle de vie des produits. Il sera géré sans benchmark. Les allocations aux zones géographiques, aux sous-secteurs et aux stades de développement des entreprises sont discrétionnaires. Classé comme Article 9 sous le règlement européen Sustainable Finance Disclosure Regulation (SFDR), ce véhicule est destiné aux investisseurs particuliers et professionnels. HSBC AM gérait 595 milliards de dollars au 30 juin 2022.
Clubfunding AM, la société de gestion de la plateforme de crowdfunding éponyme, vient de recuter John Israël comme développeur commercial. Il arrive du tierce partie marketeur Lift TPM, pour qui il travaillait depuis un an. John Israël a, par le passé, travaillé près de six ans chez Advenis IM, dont trois comme responsable des CGP, et quatre comme commercial chez Alexandre Finance.
La société de gestion américaine Federated Hermes a recrutéMichalis Ditsas au poste de directeur d’investissement sur le segment obligataire. Il représentera la firme auprès des clients pour toutes les stratégies obligataires, publiques et privées. L’intéressé a occupé des fonctions relativement similaires chez Alliance Bernstein et Syz Asset Management. Il a également travaillé chez JP Morgan AM en tant que responsable du portefeuille clients sur la dette high yield. Chez Federated Hermes, il travaillera sous la responsabilité de James Cook, directeur des spécialistes d’investissements.
Après deux années «compliquées» sur les marchés émergents, sa spécialité, Gemway Assets se veut optimiste. La société de gestion comptabilise 1,2 milliard d’euros d’actifs sous gestion au travers de quatre fonds dont trois sur les actions et un sur les obligations. L’ensemble des fonds est classé article 8 selon la classification européenne extra-financière SFDR et les trois fonds actions ont obtenu le Label ISR (investissement socialement responsable). Il s’agit de GemEquity, le fonds phare qui regroupe 1 milliard d’euros d’actifs, de GemAsia (140 millions d’encours) et de GemChina (110 millions d’encours). La société de gestion a commencé à se développer en Italie où elle a collecté 93 millions d’euros en net depuis 2021 ainsi qu’en Espagne après s'être faite référencer sur les plateformes Allfunds et Inversis. 2022 «a été l’année d’un nouveau défi» avec le lancement d’un fonds obligataire, le premier de la société de gestion. Baptisé GemBond, géré par Guillaume Riteau et spécialisé sur la dette émergente, il a rassemblé à ce stade 11 millions d’euros d’encours. La société de gestion attend un investissement «significatif» de la part d’un gros investisseur institutionnel français dans son fonds GemEquity, a annoncé en conférence de presse Michel Audeban, le cofondateur et directeur général de Gemways Assets. La société attend pour la Chine une croissance «plus saine mais nettement moins importante pour les 20 prochaines années» en raison de la crise immobilière que traverse le pays, a expliqué Bruno Vanier, cofondateur et président de la société de gestion. «Cela ne veut pas dire que c’est mauvais pour les marchés boursiers. On trouve même que cette crise est plutôt positive dans la mesure où elle enlève de la croissance qui n'était pas de bonne qualité», poursuit-il, rappelant que l’immobilier représente près d’un quart de l'économie chinoise. «Le gouvernement est en train de racheter progressivement les foncières qui ont fait faillite ou sont en quasi-faillite. La Chine a les moyens de garder la situation sous contrôle», juge le gérant. Si certains chinois ont manifesté ces dernières semaines et refusé de payer leurs emprunts immobiliers, ce n'était pas parce qu’ils ne pouvaient plus payer, mais parce qu’ils refusaient de payer pour des appartements qu’ils ne verront probablement jamais construits. «Cela n’a rien à voir avec la crise des subprimes de 2007-2008 aux Etats-Unis, explique Bruno Vanier. Ici les ménages chinois ne sont pas surendettés».
Pour poursuivre ce qu'il se refuse toujours à appeler une guerre, le chef du Kremlin a annoncé la mobilisation des réservistes de l'armée russe. Le prix du pétrole grimpe en réaction à cette annonce, les Bourses européennes baissent.
Le patrimoine des ménages a fortement progressé dans le monde en 2021 selon le dernier rapport de Credit Suisse. La richesse moyenne d’un adulte français s’élève à 322.000 dollars.
Schelcher Prince Gestion a annoncé ce 20 septembre le premier closing de sa sicav Schelcher Infrastructure Debt. La société a levé 200 millions d’euros auprès de plusieurs assureurs. Le fonds comprend deux compartiments, «Core Article 8 Investment Grade» et un second «Impact Article 9 Sub-Investment Grade», dont les noms respectifs décrivent leurs spécificités. Le premier sera aligné avec la taxonomie européenne à hauteur de 50%, et le second à hauteur de 80%. La sicav, qui a obtenu un agrément de la part du régulateur luxembourgeois, ainsi que ses deux compartiments bénéficient également du label ELTIF («European Long-Term Investment Fund»). Les deux compartiments investiront en Europe dans les secteurs des énergies vertes, des nouvelles mobilités électriques, du très haut débit et des centres de données. Depuis le premier closing, trois investissements ont été réalisés dans l'éolien et la fibre télécom. Affiliée d’Arkéa Investment Services,Schelcher Prince Gestion revendique un plus de 7,5 milliards d’euros sous gestion.
La société de gestion française Carmignac a annoncé, ce mardi, l’arrivée deKarna Sethia en tant qu’analyste quantitatif. Il sera basé à Londres et est rattaché à Jean-François Louvrier - arrivé comme gérant alternatif chez Carmignac en mai - avec qui il créera un fonds actions internationales market neutralet catégorisé article 8 au sens du règlement européen SFDR. Le gestionnaire précise que le fonds est en cours de développement dans le « LAB » permettant de développer des produits Carmignac, et n’est actuellement pas disponible pour les clients externes. Karna Sethia officiait précédemment au sein du hedge fund Exodus Point en qualité de responsable de la conception, de l’ingénierie et de la construction d’outils d’analyse quantitative. Avant de rejoindre ExodusPoint, il travaillait comme ingénieur des données chez Morgan Stanley à Londres, où il gérait des produits spécialisés pour l’équipe Alternative Data Research de la banque.
La démocratisation du non coté continue de susciter des vocations. Tikehau Capital lance ce mardi Opale Capital, une plateforme digitale conçue pour faciliter l’accès à l’investissement dans le non-coté aux conseillers en gestion de patrimoine en France. Opale Capital proposera à ces investisseurs et à leurs clients particuliers d’investir dans une sélection de fonds traditionnellement réservés aux investisseurs institutionnels à partir de 50.000 euros. «Il s’agit d’un abaissement considérable du ticket d’entrée par rapport aux dizaines de millions d’euros dont il faut disposer d’habitude pour souscrire dans ces stratégies», souligne Paul Moreno Blosseville, directeur exécutif d’Opale Capital, interrogé par NewsManagers. La nouvelle plateforme proposera toute une gamme de fonds d’actifs non-cotés en architecture ouverte. Autrement dit, elle proposera essentiellement des fonds gérés en dehors du groupe Tikehau Capital. D’ailleurs, le premier produit aux CGP est un fonds growth equity géré par une autre maison de private equity. Il s’agit du nouveau millésime d’une stratégie «déjà éprouvée» qui devrait lever entre 1,8 milliard et 2,2 milliards d’euros d’ici à la fin de cette année, glisse Paul Moreno Blosseville. Une allocation, dont le montant est resté confidentiel, a été réservée à Opale Capital et à ses clients. Paul Moreno Blosseville se dit confiant sur la capacité d’Opale à lever plusieurs dizaines de millions d’euros. «Commercialement, ce fonds a beaucoup de succès en ce moment, et nous pensons clôturer notre souscription courant octobre», indique-t-il. «C’est le signe que nous sommes capables d’accéder à des stratégies sursouscrites. L’adossement de Tikehau fait que les sociétés ont confiance en nous et sont prêtes à nous confier une allocation là où ils n’ont pas besoin de nouveaux investisseurs», souligne-t-il. Création d’un fonds nourricier Pour permettre aux particuliers d’investir de petits montants dans ce genre de fonds habituellement inaccessibles, Opale Capital se pose en intermédiaire en créant un fonds feeder (nourricier) qui sera géré par Equitis. «Nous nous plaçons au milieu, en répondant aux besoins des investisseurs particuliers et aux contraintes des sociétés de private equity», résume Clarisse Ohana, directrice des opérations chez Opale Capital. De plus, l’équipe Opale Capital co-investira avec les clients, pour «avoir un alignement d’intérêts». La plateforme développée par Opale Capital permet aussi d’effectuer toutes les démarches administratives de manière digitalisée et met à disposition la documentation requise tout au long de l’investissement sur son portail investisseur. L’offre d’Opale Capital doit être prochainement enrichie d’un autre fonds growth equity et un fonds de LBO est en préparation. Parallèlement, «nous discutons avec des maisons qui mènent des stratégies de secondaire en private equity», confie Paul Moreno Blosseville. L’équipe veut s’ouvrir à la dette privée et infrastructure, ainsi qu’à l’immobilier. Outre la santé et la technologie, des thèmes comme la transition énergétique et la cybersécurité seront privilégiés. Pour choisir les fonds qui feront partie de la gamme, les cinq personnes qui travaillent pour Opale Capital depuis un an s’appuient sur le savoir-faire de Tikehau en matière de non coté. Ce « label » Tikehau est d’ailleurs, selon les dirigeants d’Opale Capital, ce qui devrait faire le succès de leur plateforme. «Nous sommes les seuls à être adossés à une telle société de gestion. Nous avons un positionnement unique avec une forte expertise, une fluidité des processus et un alignement d’intérêts», conclut Paul Moreno Blosseville.
L’un des plus gros gestionnaires d’actifs du monde Pimco, filiale de l’assureur allemand Allianz, est en train d'établir une succursale à Paris selon les informations de NewsManagers, confirmées par la société de gestion. Plus précisément, il s’agit pour le géant américain de la gestion obligataire d’ouvrir le bureau français de sa succursale européenne Pimco Europe Gmbh dont le siège social se trouve à Munich en Allemagne. La succursale parisienne a été constituée en date du 29 août et est pour l’instant domiciliée boulevard Haussmann dans les locaux français d’Allianz Real Estate.«Nous sommes actuellement en processus d’ouverture d’un bureau à Paris, et nous espérons être en mesure d’accueillir la clientèle dans ce nouveau bureau de Pimco Paris au début de l’année prochaine», a indiqué la société de gestion à NewsManagers sans davantage de précisions. Selon un document consulté par NewsManagers, «la succursale française de Pimco Europe Gmbh contribuera à promouvoir et développer les activités de la société mère en France auprès des investisseurs institutionnels français et de distributeurs locaux afin de leur délivrer des prestations de services de gestion de portefeuille». Opportunités de croissance Le responsable en France est désigné comme étant Franck Witt, managing director du bureau de Pimco à Munich et responsable des activités du gestionnaire obligataire sur les marchés allemand et autrichien, dans les documents consultés par NewsManagers. Néanmoins, il y a fort à parier que l'équipe en charge du marché français soit rapatriée de Londres à Paris puisque dans le cas des autres succursales européennes, notamment en Allemagne, en Italie et en Irlande, tout ou partie des équipes dédiées à ces marchés ont été transférées dans les pays concernés une fois les succursales établies. L'équipe française se compose de six personnes et est dirigée par Eleni Sifakis, qui avait succédé à Dominique Dorlipo en 2021. Dans un entretien à NewsManagers en juillet 2021, Eleni Sifakis revenait sur les raisons pour lesquelles Pimco n’avait jamais ouvert de bureau à Paris jusqu’alors.«C’est une possibilité qui été évaluée à plusieurs moments, mais il a été considéré qu’il y avait de nombreux avantages à être à Londres car c’est là que se trouve le bureau phare européen avec les gérants de portefeuille, les équipes opérationnelles, de support…», disait-elle à l'époque. La responsable du marché français évoquait aussi «des opportunités de croissance dans les années à venir»dans l’Hexagone. Pimco gérait 1.820 milliards de dollars d’actifs (1.815 milliards d’euros) à fin juin dont 1.450 milliards pour des clients tiers selon les chiffres publiés sur son site internet. Les encours sous gestion provenant d’Allianz Real Estate et des succursales de Pimco dont Pimco Europe GmbH s'élevaient, eux, à 86 milliards de dollars fin mars.