Le hedge fund quantitatif parisien Capital Fund Management vient de recruter Mark Fleming-Williams au poste de directeur du sourcing de données. Il a, par le passé, occupé le poste d’analyste senior pour l'économie mondiale et l’Europe chez Stratfor (2014-2018). Après un master en milieu de carrière dédié au big data, il présente depuis deux ans The Alternative Data Podcast, un podcast dédié à la donnée alternative en gestion d’actifs.
La société de gestion britannique M&G Investments vient de promouvoir Anuj Babber, jusqu’ici directeur de la titrisation du crédit, au rang de directeur de la recherche et de l’analyse pour les actifs structurés et privés, selon un post sur LinkedIn. A ce nouveau poste, il sera chargé de travailler avec des équipes diverses de M&G afin de faciliter l’accès aux opportunités ainsi que sur la structure du capital. Anuj Babber est arrivé chez M&G en 2003 en tant que directeur de titrisation crédit. Auparavant, il a été associé chargé de la titrisation chez Morgan Stanley entre 2000 et 2003.
Ces derniers mois, une quarantaine de fonds qui étaient répertoriés dans la catégorie «article 9», la plus exigeante en termes de durabilité, sont passés en «article 8».
La Commission européenne a adopté lundi une modification de l’encadrement temporaire de crise pour les aides d'Étatpour permettre aux États membres de continuer d’exploiter la flexibilité prévue par le réglementation pour soutenir l'économie dans le contexte du conflit russo-ukrainien. La modification prolonge jusqu’au 31 décembre 2023 toutes les mesures prévues dans l’encadrement temporaire de crise. Bruxelles introduit une flexibilité supplémentaire en ce qui concerne le soutien de trésorerie aux entreprises énergétiques dans le cadre de leurs activités de négociation et accroît les possibilités de soutien pour les entreprises touchées par la hausse des coûts de l'énergie. Elle relève aussi les plafonds fixés pour des montants d’aide limités jusqu'à concurrence de 250.000 euros et de 300.000 euros pour les entreprises des secteurs de l’agriculture, de la pêche et de l’aquaculture et jusqu'à 2 millions d’euros pour les entreprises des autres secteurs. Enfin, la Commission a clarifié les critères d'évaluation des mesures de soutien à la recapitalisation des entreprises.
La société de gestion suisse Eric Sturdza Investments s’est associée au hedge fund américain Crawford Fund Management, basé à Boston, pour lancer un fonds long/short actions. Le fonds Strategic Long Short est géré par Christopher Crawford, Scott Utzinger et Jonathan Saunders, co-fondateurs de Crawford Fund Management en mars 2009. Le portefeuille long du fonds se concentre sur les titres non découverts et peu suivis, en mettant l’accent sur les sociétés exploitées par leur propriétaire, où les incitatives et la rémunération de la direction sont étroitement alignées sur celles des investisseurs, indique un communiqué. Quant à la partie courte du portefeuille, elle s’appuie sur deux stratégies : des options de vente sur de jeunes sociétés dont le modèle d’entreprise n’a pas fait ses preuves, et du levier sur des titres confrontés à de potentielles difficultés. Le fonds, classé article 8 au sens du règlement européen SFDR, est initialement distribué en Irlande et le sera sur d’autres marchés européens prochainement.
La société de gestion Robeco vient de lancer officiellement le fonds thématique RobecoSAM Biodiversity Equities pour lequel elle avait recruté David Thomas comme cogérant il y a quelques mois. Ce véhicule vise à investir dans des entreprises qui soutiennent l’utilisation responsable des ressources naturelles. Il investira également dans des technologies, des produits et des services axés sur la réduction des menaces sur la biodiversité ainsi que la restauration des habitats naturels. L’univers d’investissement comprendra quatre segments: l’utilisation responsable des terrains, les réseaux d’eau douce, les systèmes marins, et des produits traçables. Le fonds sera conseillé par la World Wildlife Fund for Nature Netherlands (WWF-NL) sur la partie biodiversité. Cogéré par David Thomas et Aaron Re’em, il s’agit d’un fonds classifié «Article 9» selon le règlement européen Sustainable Finance Disclosure Regulation. Robeco comptait 178 milliards d’euros d’encours sous gestion au 30 juin 2022.
Lombard Odier vient de nommer Yankai Shao au poste de directeur des solutions d’investissements pour l’Asie, a appris Finews. Il remplace à ce poste Jean-Louis Nakamura, parti il y a quelques jours. Yankai Shao travaille chez Lombard Odier depuis le début de sa carrière en 2011. Il était gérant discrétionnaire depuis huit ans à Genève.
Quelques jours après l’annonce de son plan de transformation, Credit Suisse a précisé les modalités de la double augmentation de capital qui doit lui permettre de lever 4 milliards de francs suisses. La première opération, menée auprès d’investisseurs qualifiés, donnera lieu à la vente de 462 millions de nouveaux titres au prix unitaire de 3,82 francs suisses, représentant une décote de 6% sur le cours moyen enregistré par l’action les 27 et 28 octobre derniers. Elle permettra au groupe de lever 1,76 milliards de francs, contre 1,85 milliard envisagés initialement, dont 1,175 milliard auprès de la banque nationale saoudienne qui devrait détenir 9,9% du capital de Credit Suisse à l’issue des levées de fonds. Parallèlement, la société émettra 889 millions d’actions à destination de ses actionnaires actuels. Sept droits préférentiels de souscription donneront le droit d’acquérir deux nouvelles actions au prix de 2,52 francs suisses. Credit Suisse espère lever 2,24 milliards de francs par ce biais. Vingt banques Pour l’aider à atteindre cet objectif, le groupe helvète s’est adjoint le concours de nombreuses banques européennes et américaines. Vingt au total, sans compter Credit Suisse AG lui-même qui agira comme coordinateur global. Deutsche Bank, Morgan Stanley, RBC Capital Markets et la Société Générale agiront en tant que cochefs de file et teneurs de livre associés. ABN AMRO, en coopération avec Oddo BHF SCA, Banco Santander, Bank of America, Barclays, BNP Paribas, Citi, Commerzbank, Crédit Agricole CIB, Goldman Sachs International, ING, Intesa Sanpaolo, Keefe, Bruyette & Woods - A Stifel Company, Mediobanca, SMBC Nikko Capital Markets, Wells Fargo Securities International agiront comme teneurs de livre associés. Pour lancer ces opérations, Credit Suisse doit encore obtenir l’aval de ses actionnaires à l’occasion d’une assemblée générale qui sera organisée le 23 novembre. En cas de refus, le groupe prévoit d'émettre 1,767 milliard de nouvelles actions viaune seule augmentation de capital avec maintien du droit préférentiel de souscription au prix unitaire de 2,27 francs par titre.
Deux régulateurs européens ont décidé de mieux réguler les fonds de LDI («liability-driven investment», ou investissements adossés au passif), rapporte le Financial Times. La Banque centrale d’Irlande a ainsi demandé aux gérants de ces fonds de lui indiquer toute action qui augmenterait l’effet de levier, tandis que Claude Wampach, le directeur de la Commission de Surveillance du Secteur Financier au Luxembourg, a lui déclaré qu’il était intervenu sur ce marché, sans donner plus de détail. Les fonds de LDI ont été au coeur des conditions de marché chaotiques pour les fonds de pension britanniques fin septembre.
Quarante et un fonds ont été rétrogradés de l’article 9 à l’article 8 au troisième trimestre, selon la dernière étude de Morningstar sur les fonds relevant de la réglementation SFDR. Il s’agit notamment de fonds de NN IP (qui appartient désormais au groupe Goldman Sachs), de Deka, d’Axa Investment Managers et de Neuberger Berman. Ces reclassements font suite à la publication des questions-réponses de la Commission européenne en juin 2021 et à l’annonce de l’enquête de l’AFM, le régulateur néerlandais, en septembre 2022, observe Morningstar. Celles-ci ont précisé que les fonds classés article 9 ne peuvent investir que dans des investissements durables sur la base de la définition fournie par l’article 2 n° 17 du règlement Disclosure, à l’exception des liquidités et des actifs utilisés à des fins de couverture. NN IP a été parmi les premiers gestionnaires d’actifs à reclasser les fonds de l’article 9 en fonds de l’article 8 au deuxième trimestre, et a déclassé près de 20 stratégies cette année. Plus récemment, Deka Investment a déclassé sept ETF climatiques. Les ETF Deka MSCI Climate Change ESG Select suivent des indices de référence conçus pour réduire l’intensité carbone des portefeuilles conformément à la norme de l’EU Climate Transition Benchmark. Deka a noté que les indices sous-jacents ne sont pas conçus pour inclure uniquement des investissements durables tels que définis par SFDR ; par conséquent, les fonds n’ont pas pu conserver leur classification article 9. Neuberger Berman a également changé le statut de quatre fonds de l’article 9 à l’article 8, dont le Neuberger Berman Global Sustainable Equity Fund et le Neuberger Berman Systematic Global Sustainable Value Fund, pour la même raison. Neuberger Berman a indiqué qu'à l’origine, elle «avait fixé un seuil minimum d’investissement durable de 80 % pour les fonds de l’article 9». Ce qui est insuffisant. Axa IM a déclassé 21 stratégies de l’article 9 à l’article 8 au cours des derniers mois et a fait part de son intention de déclasser 24 autres stratégies dans un avenir proche. En outre, fin septembre, Robeco a annoncé qu’elle allait reclasser sept stratégies article 9 en article 8, les deux plus importantes étant RobecoSAM Global SDG Credits et RobecoSAM Global SDG Engagement Equities. Selon Robeco, ces stratégies ne peuvent pas être considérées comme des investissements durables selon la définition de SFDR car elles investissent dans des entreprises qui peuvent contribuer négativement aux ODD. À la lumière de tous ces développements récents, Morningstar anticipe une diminution du nombre de produits relevant de l’article 9 diminue au cours des six prochains mois par rapport à son niveau actuel de 1.080 fonds (représentant 4,3 % des fonds distribués dans l’UE). Malgré une baisse de l’univers, les fonds article 9 ont enregistré une collecte de 12,6 milliards d’euros, soit le double de celle du deuxième trimestre, portée par les stratégies passives. Au total, les actifs des fonds relevant des articles 8 et 9 ont augmenté de près de 3% au cours du troisième trimestre pour atteindre 4.300 milliards d’euros. La part de marché des actifs des fonds article 8 et article 9 a continué d’augmenter et a atteint 53,5% à la fin du mois de septembre.
Richard Dunbar, directeur de la recherche multi-actifs chez abrdn depuis 2018, vient d’annoncer son départ via un post sur LinkedIn. Il n’a pas dévoilé les détails de sa prochaine mission. Il était arrivé chez abrdn en 2014 comme directeur adjoint de la stratégie mondiale. En 2016, il a été nommé directeur de la recherche économique et thématique. Avant de rejoindre abrdn, Richard Dunbar a travaillé chez CFA UK pendant six ans, où il a occupé des postes divers notamment ceux de directeur et président. Auparavant, il a été directeur des investissements chez Scottish Widows Investment Partnership pour près de 15 ans. Au début de sa carrière, il a travaillé comme gérant chez Blairlogie Capital Management pour 7 ans et Murray Johnstone pour 4 ans.
L’annonce a ému dans les rangs des députés suisses socialistes et démocrates-chrétiens. La Banque nationale saoudienne (SNB) va injecter 1,5 milliard de francs dans Credit Suisse, devenant,à l’issue de son augmentation de capital, le deuxième actionnaire de la banque avec 9,9% des parts. Inédit de la part du royaume, ce mouvement n’est pourtant pas politique mais bien commercial. Détenue à 37,6% par le fonds souverain d’Arabie Saoudite (le PIF), la SNB est l’une des plus grandes banques du Moyen-Orient, totalisant 257 milliards de dollars d’actifs, 11 millions de clients, 16000 employés et une valorisation boursière de 75 milliards de dollars. La SNB est née en 2020 de la fusion de la banque commerciale nationale, plus vieille institution saoudienne créée en 1953 après un décret royal, et de la banque Samba. Une consolidation souhaitée par le royaume en vue d’en faire le bras armé de son programme de développement économique «Vision 2030». Porté par le prince héritier Mohammed Ben Salmane, il a pour objectif de diversifier l’économie saoudienne pour la rendre moins dépendante des revenus issus du pétrole. Cette vaste transformation passe notamment par une série de privatisations dans laquelle la SNB joue un rôle de premier plan. Rien que cette année, le régulateur local a recensé 70 demandes d’introductions en Bourse, selon Bloomberg. La SNB joue également un rôle dans le financement des méga projets du royaume, via les émissions de dettes ou d’actions. Un chemin déjà emprunté par le Qatar Sa prise de participation dans Credit Suisse a ainsi «surpris» les analystes de JPMorgan qui s’étonnent que la banque «réalloue du capital en dehors des opportunités de croissance saoudiennes». L’Arabie Saoudite cherche, de fait, à diversifier ses investissements en dehors du royaume, comme l’a fait le Qatar en venant renflouer Barclays après la crise de 2008, ou encore en entrant au capital de Deutsche Bank en 2014. En février dernier, l’agence Bloomberg rapportait que la SNB était à l’affût de cibles en Europe et en Asie. Outre Credit Suisse, elle se serait intéressée à Julius Baer, DNS et Standard Chartered. L’entrée au capital de Credit Suisse doit permettre à la SNB d’«élever ses capacités au niveau mondial», explique son président Ammar Alkhudairy dans un communiqué. Elle ambitionne de mettre la plateforme de Credit Suisse en gestion de fortune et en gestion d’actifs au service de la clientèle «en Arabie Saoudite et dans la région», en lui fournissant «les meilleurs services, produits et capacités pour répondre à ses besoins financiers». La Banque nationale saoudienne espère conclure «des partenariats stratégiques dans des activités spécifiques» avec Credit Suisse à l’issue de l’augmentation de capital, fait-elle savoir. «Ces coopérations et partenariats seront soumis aux autorisations réglementaires et internes applicables ainsi qu'à la conclusion d’accords contraignants» entre les deux banques, précise-t-elle. Contactée par L’Agefi, Credit Suisse n’a pas voulu commenter. La SNB se dit, par ailleurs, prête à participer à une éventuelle introduction en Bourse de CS First Boston, alors que Credit Suisse a annoncé jeudi la scission partielle de ses activités de conseil dans cette franchise américaine. La banque suisse a, dans le même temps, déclaré qu’elle souhaitait «attirer des capitaux tiers» au sein de First Boston. La SNB «pourrait participer à une future levée de fonds de Credit Suisse afin de soutenir la création d’une banque d’investissement indépendante axée sur les activités de conseil et les marchés de capitaux», fait-elle savoir.
La société de gestion Investcorp et la division de private equity de Fung Investments vont lancer un fonds de buy-out de 500 millions de dollars. Ce véhicule, domicilié à Hong Kong, investira dans des entreprises de valeur moyenne dans la région chinoise de Greater Bay Area (GBA), c’est-à-dire la province de Guangdong ainsi que Hong Kong et Macao. Selon les gérants, cette région comprend plusieurs entreprises innovantes en plein croissance. Il s’agit d’un quatrième partenariat entre Investcorp et Fung Investments. Le fonds investira dans des fonds propres ou liés à des fonds propres négociés de manière privée dans des entreprises soit basées à GBA ou soit ayant des liens avec cette région. Il se concentrera sur des entreprises de taille moyenne. Fung Investments est la division d’investissement des familles de Victor Fung et William Fung, qui sont les dirigeants de Fung Group, une multinationale hongkongaise active dans les secteurs de la logistique, de l’approvisionnement, de la distribution et du retail. Investcorp gère actuellement près de 35 milliards de dollars.
La société d’investissement Wendel a fait état vendredi d’un actif net réévalué (ANR) de 155,20 euros par action au 30 septembre 2022, en baisse de 17,5% par rapport au 31 décembre 2021. Cette diminution «s’explique essentiellement par la baisse des marchés boursiers, tandis que la performance meilleure qu’anticipé des sociétés non cotées et un effet de change ont contribué positivement», a indiqué Wendel dans un communiqué. «Retraité du dividende par action de 3 euros payé en juin 2022, l’ANR est en baisse de 4,5% depuis fin juin et de 15,9% depuis le début de l’année», a précisé l’entreprise. Au 30 septembre 2022, la décote sur ANR s'élevait à 50,9%. Le chiffre d’affaires consolidé des sociétés du groupe s’est établi à 6,51 milliards d’euros sur 9 mois, en amélioration de 17,9% sur un an en données publiées et de 10,9% en données organiques en rythme annuel. Au 30 septembre 2022, Wendel disposait de 1,7 milliard d’euros de liquidités, dont 973 millions d’euros de trésorerie disponible et 750 millions d’euros de lignes de crédit non tirées.
La société de gestion française Amiral Gestion se lance à la conquête du marché portugais avec sa gamme de fonds Sextant. L'équipe responsable des ventes en Espagne, représentée par Pablo Martinez et Borja Aguiar, sera en charge de la commercialisation des fonds au Portugal. En dehors de la France, il s’agit du cinquième marché pénétré par Amiral Gestion après l’Espagne, la Suisse, le Luxembourg et l’Italie.
Le processus a été rapide et efficace. Il aura fallu moins d’un mois et demi au conseil de surveillance de BPCE pour nommer le directeur général de Natixis, Nicolas Namias, comme nouvel homme fort du groupe,en remplacement de Laurent Mignon à la présidence. Si l’annonce du départ de ce dernierau mois de septembre pour rejoindre Wendel a été une surprise, la nomination ce vendredi de Nicolas Namias à la présidence du conseil d’administration du groupe s’inscrit dans la continuité. Il n’a d’ailleurs jamais été question pour la banque de recourir à un profil externe. «Nous avions en interne toutes les compétences pour la suite de Laurent Mignon», assure-t-on à la banque. En choisissant Nicolas Namias, le conseil de surveillance a opté pour un profil de fin technicien, issu de la banque de financement et d’investissement. Un choix réfléchi, à un moment où les conditions économiques se tendent en Europe.Il a été préféré à Daniel Karyotis, autre candidat en lice, qui faisait valoir sa doubleexpérience à la tête d’une Caisse d’Epargne et d’une Banque Populaire. Thierry Cahn, président du conseil de surveillance du Groupe BPCE salue d’ailleurs dans un communiqué «deux candidatures internes de très grande qualité». Chantiers en cours Les prochains mois ne seront pas de tout repos pour le nouveau président. Dès sa prise de fonction, celui-ci devra réfléchir au nouveau plan stratégique du groupe. En 2021, BPCE avait fixé sa feuille de route jusqu’en 2024, mettant l’accent sur la transition environnementale, la santé, l’assurance non-vie, le crédit à la consommation et sur l’accélération de sa présencesur le segment desentreprises de taille intermédiaire(ETI). Mais le plus gros morceau de ce plan a été le mouvement le plus notable pour la banque ces dernières années, à savoir le retrait de la cote de Natixis et son intégration dans le nouveau pôle Global Financial Services (GFS) de BPCE. L’organisation du groupe a été simplifiée, mais le nouveau pôle (GFS) va devoir maintenant délivrer ses promesses. Surce point, la nomination de Nicolas Namias, qui en assurait la direction, constitue un atout pour le groupe.Outre le développement du chiffre d’affaires promis par la banque en 2021, les optimisations de coûts, liées à la nouvelle organisation, à la mutualisation des achats ou encore la meilleure intégration des services informatiques (IT), devront porter leurs fruits. Se posera ensuite la question de la cotation de sa gestion d’actifs. Car si le retrait de la cote de Natixis avait tout son sens, la direction de BPCE n’a jamais caché que la mise sur le marché des activités de gestion n’était pas exclue. Mais les valorisations du secteur ont aujourd’hui chuté, et si les mouvements de consolidation peuvent être financés par la Bourse, rien ne presse aujourd’hui. La banque se prépare aussi à l’avenir. Et la montée en puissance du numérique et des paiements constituera, sans aucun doute, une de ses priorités pour les prochaines années. Enfin, la nouvelle direction devra aussi gérer un changement de taille pour les équipes de l’organe central qui prendront dans les prochains mois pleinement possession de leurs nouveaux locaux au sein des tours Duo.
T.Rowe Price, 14ème plus grosse société de gestion au monde en 2021, a perdu 6% de ses encours au cours du troisième trimestre 2022 (-79,7 milliards de dollars). Ses actifs sous gestion, diminués par un effet de marché défavorable de 55,1 milliards de dollars et une décollecte nette de 24,6 milliards de dollars, s’élevaient à 1.230 milliards de dollars (1.236 milliards d’euros) fin septembre. Les rachats nets sont beaucoup plus élevés que le montant attendu par les analystes, à savoir 11,1 milliards de dollars. Depuis le début de l’année, la perte d’encours cumulée du gestionnaire américain coté se chiffre à 458 milliards de dollars et les sorties nettes à 44,6 milliards de dollars. Son résultat opérationnel net a baissé de 1% sur le trimestre à 573,7 millions de dollars mais de plus de 42% sur un an glissant. «Les sorties nettes de 24,6 milliards de dollars observées sur le trimestre continuent d’être largement tirées par une poignée de stratégies actions orientées croissance (-15,9 milliards sur les fonds actions de T.Rowe Price) et ont été amplifiées ce trimestre par les rachats de quelques gros clients institutionnels. La décollecte sur l’obligataire est de 2,4 milliards de dollars sur le trimestre. Nous avons collecté sur notre franchise de fonds datés à échéance, notre recherche sur les actions américaines et nos services dédiés aux régimes à cotisations définies», a commenté le président et directeur général de T.Rowe Price, Rob Sharps. De nouveaux leviers envisagés Celui-ci se dit confiant sur la capacité du gestionnaire à renouer avec la collecte lorsque les marchés se seront stabilisés. Cependant, il rappelle aussi les mesures prises cette année face à la situation des marchés dont celles de réduire les dépenses, les embauches et le recours aux tierces-parties. «Nous continuons d’évaluer les conditions de marché et envisagerons d’autres leviers si nécessaire pour gérer la hausse de nos dépenses (+7% sur un an en raison de l’acquisition d’Oak Hill Advisors fin 2021) et soutenir notre capacité à investir dans des initiatives stratégiques», ajoute Rob Sharps, sans préciser quels seraient ces leviers.
La société de gestion japonaise Nikko AM vient d’annoncer la nomination de Hiroshi Yoh en tant que directeur mondial des investissements. Il remplacera Hiroki Tsujimura, qui conserve son poste d’executive corporate officer ainsi que ses responsabilités de supervision de la Corporate Office Division. Hiroshi Yoh, qui sera également executive corporate officer, sera rattaché à Stefanie Drews, directrice générale, et Hiroki Tsujimura. En tant que exective corporate officer, Hiroshi Yoh et Hiroki Tsujimura assisteront Stefanie Drews dans la direction stratégique de Nikko AM. Hiroshi Yoh a plus de 33 ans d’expérience dans l’industrie de la gestion d’actifs. Il a occupé des postes seniors comme directeur général et directeur des investissements au sein de plusieurs sociétés de gestion japonaises et internationales. Nikko AM gérait 206,1 milliards de dollars au 30 juin 2022.
Le gestionnaire d’actifs français Carmignac va fusionner deux fonds actions européennes le 2 décembre prochain. Le fonds Carmignac Portfolio Grande Europe, compartiment de la Sicav luxembourgeoise de Carmignac dont les encours s'élèvent à 552 millions d’euros, va absorber le fonds de droit français Carmignac Euro-Entrepreneurs. Dans une lettre aux investisseurs des fonds concernés, Carmignac souligne que son fonds Euro-Entrepreneurs «affichait moins de 150 millions d’euros d’actifs sous gestion au 31 mai 2022 (116 millions d’euros à fin septembre 2022) et les perspectives de développement de la stratégie apparaissent désormais limitées». La société souligne également le fait que les deux fonds sont gérés par la même équipe. Les deux fonds diffèrent par leur univers d’investissement (actions de petites et moyennes capitalisations pour Carmignac Euro-Entrepreneurs, grandes capitalisations pour Carmignac Portfolio Grande Europe). Carmignac avance aussi une performance supérieure du fonds Carmignac Portfolio Grande Europe sur les cinq dernières années. La performance annualisée nette de Carmignac Portfolio Grande Europe est de +6,42% sur les cinq dernières années contre +1,88% pour celle du fonds Carmignac Euro-Entrepreneurs.
Le groupe financier américain Lazard a publié, jeudi, ses résultats pour le troisième trimestre 2022. Son activité de gestion d’actifs affiche des encours sous gestion de 198 milliards de dollars fin septembre, en baisse de 9% par rapport à fin juin et de 28% sur un an. Cette diminution d’encours est lié à un effet de marché négatif de 10,3 milliards de dollars, un effet de change de devises négatif de 6,6 milliards de dollars et une décollecte nette de 2 milliards de dollars. Les rachats nets sur les neuf premiers mois de 2022 s'élèvent à 13,2 milliards de dollars tandis que les effets cumulés de marché et de devises ont effacé 62,8 milliards de dollars d’encours. Cela fait désormais 11 trimestres consécutifs que Lazard n’a pas eu de collecte positive sur son activité globale de gestion d’actifs. Néanmoins, sa filiale française Lazard Frères Gestion s’en était bien tirée en 2021 collectant 3,5 milliards d’euros. Le produit d’exploitation de la gestion d’actifs de Lazard est de 263 millions de dollars sur le troisième trimestre 2022 (840 millions sur les neuf premiers mois de 2022).
La société de gestion américaine GoldenTree Asset Management, spécialisée sur le crédit, a nomméKathy Sutherland en tant que directrice générale. Ce rôle est nouveau dans la structure du gestionnaire fondé et dirigé par Steve Tananbaum, associé-directeur et responsable des investissements. Actuelle responsable du développement et de la stratégie, Kathy Sutherland, qui a rejoint la firme en 2008 en tant qu’associée et responsable du développement en Europe, sera rattachée à Steve Tananbaum, qui conservera ses fonctions. Elle supervisera la stratégie mondiale ainsi que le développement de l’activité et produit de GoldenTree. GoldenTree gère 47 milliards de dollars d’encours.
Les fonds ouverts commercialisés en Italie ont subi des rachats nets de 2,6 milliards d’euros en septembre. Depuis le début de l’année, leur collecte reste positive, à 11,6 milliards d’euros. Les encours ressortent à 1.074 milliards d’euros. Sur septembre, la décollecte a été tirée par les fonds obligataires (-1,8 milliard d’euros), les fonds flexibles (-1 milliard) et les fonds diversifiés (-693 millions). En revanche, les fonds monétaires attirent 880 millions d’euros et les fonds actions réalisent une petite collecte de 60 millions d’euros. En ajoutant les fonds fermés et les gestions sous mandat, la décollecte se monte à 3,3 milliards d’euros et les encours s’établissent à 2.197 milliards d’euros. Dans ce contexte peu porteur, Amundi se distingue avec une collecte de 734,6 millions d’euros. Poste Italiane draine 318 millions et Mediolanum, 285,3 millions d’euros. En revanche, Intesa Sanpaolo, le leader du secteur, voit sortir 2,4 milliards d’euros.
Le fonds souverain norvégien a annoncé vendredi une perte de 449 milliards de couronnes (43,63 milliards d’euros) sur la période de juillet à septembre 2022, sa troisième perte trimestrielle d’affilée, en raison de la hausse des taux d’intérêt, de l’inflation et de la guerre en Ukraine. Le fonds, qui gère 1.155 milliards d’euros d’actifs, a fait état d’un rendement négatif de 4,4% au troisième trimestre, soit 0,14 point de pourcentage de plus que son indice de référence. Le retour sur investissement a été négatif pour les actions, les obligations à taux fixe et l’immobilier non coté, a précisé dans un communiqué, Trond Grande, directeur général adjoint de Norges Bank Investment Management. Le fonds avait investi 68,3% de ses actifs en actions à fin septembre, 28,5% sur le marché obligataire, 3,1% dans les biens immobiliers non cotés et 0,1% dans des infrastructures d'énergie renouvelable non cotées.
La plateforme de distribution BtoC de fonds de non coté, Moonfare, a annoncé ce 27 octobre avoir atteint les 2,18 milliards d’euros d’encours intermédiés à fin septembre, date de sa clôture comptable annuelle. La société allemande, qui vient d’ouvrir un bureau à Paris, compte désormais 3 272 investisseurs particuliers au sein de sa clientèle. Son linéaire est lui doté de 69 fonds.
Les fonds obligataires ont enfin à nouveau collecté, après deux mois de retraits ininterrompus, selon le Flow show, le bulletin d’analyse hebdomadaire des flux dans le monde des fonds d’investissements, élaboré parBofA Global Research. Entre le 20 et le 26 octobre, ils ont reçu un petit 1,4 milliard de dollars de flux nets, mais c’est déjà un grand pas comparé aux retraits de 12,2 milliards la semaine précédente. Sur les autres classes d’actifs, les fonds monétaires ont enregistré 28,4 milliards de dollars d’argent frais, et les fonds actions 22,9 milliards. Les fonds or ont eux rendu 0,5 milliard de dollars. La bonne santé retrouvée de la collecte obligataire est principalement due au retour des investisseurs sur les fonds de crédit investment grade (+0,8 milliard de dollars) et high yield (+2,1 milliards). Ils ont aussi placé leurs avoirs dans les fonds de dettes souveraines au nominal (+1,9 milliard). A l’inverse, les stratégies de dettes souveraines indexées à l’inflation ont rendu 1,6 milliard de dollars, et celles de dettes émergentes 2 milliards. Sur les actions, la quasi-totalité des flux se sont dirigés vers les fonds d’actions américaines (+21,4 milliards de dollars). Les investisseurs ont privilégié les stratégies de grandes capitalisations (+16,3 milliards), tech (+2,3 milliards), et value (+1,8 milliard). Dans le reste du monde, les fonds d’actions émergentes ont reçu 2,8 milliards de dollars nets, les fonds d’actions japonaises 0,9 milliard, tandis que les fonds d’actions européennes ont rendu 1,5 milliard. Il s’agit pour ces derniers de la 37ème semaine de décollecte d’affilée.
Le fonds souverain norvégien a annoncé vendredi une perte de 449 milliards de couronnes (43,63 milliards d’euros) sur la période de juillet à septembre 2022, sa troisième perte trimestrielle d’affilée, en raison de la hausse des taux d’intérêt, de l’inflation et de la guerre en Ukraine. Le fonds, qui gère 1.155 milliards d’euros d’actifs, a fait état d’un rendement négatif de 4,4% au troisième trimestre, soit 0,14 point de pourcentage de plus que son indice de référence.
La fintech et plateforme d’investissement de fonds alternatifs iCapital a signé un accord de partenariat exclusif avec le tierce-partie marketeur Unicorn Strategic Partners. Unicorn distribuera les produits d’iCapital - qui compte plus de 1.130 fonds sur sa plateforme - aux gérants de fortune d’Amérique latine et américains offshore dont la clientèle est basée en Amérique latine. En contrepartie, iCapital fournira un accès à son équipe de recherche et de due diligence de fonds à Unicorn ainsi qu'à des outils éducationnels à destination des clients.
Jean-Louis Nakamura a annoncé sur Linked-In qu’il allait quitter Lombard Odier, dont il est directeur de la gestion pour l’Asie-Pacifique et responsable du bureau de Hong Kong. Il va également quitter Hong Kong et revenir en Europe «pour ouvrir un nouveau chapitre». Jean-Louis Nakamura avait rejoint Lombard Odier en 2008 et il avait pris ses fonctions à Hong Kong en 2014. Avant cela, il avait travaillé pour le Fonds de réserve pour les retraites (FRR) où il était directeur des investissements. Il a aussi fait un bref passage à l’Etablissement de retraite additionnelle de la fonction publique.