La société de gestion ClubFunding AM, filiale de ClubFunding Group, a annoncé ce 21 novembre le recrutement de Pierre-Alexandre Duc au poste de gérant. Il sera chargé de lancer et de gérer de nouveaux véhicules d’investissement immobilier. Pierre-Alexandre Duc a débuté sa carrière auprès d’un investisseur institutionnel dans le département gestion de patrimoine immobilier. En 2010, il rejoint l’établissement financier Socfim (groupe BPCE) en tant que responsable d’investissement, puis en 2016, il intègre en tant que contrôleur de fonds la société de gestion AEW, également filiale du groupe BPCE. En 2019, Pierre-Alexandre Duc intègre le bureau de Paris d’AEW en tant que gérant de fonds et gère notamment un mandat institutionnel de 6 milliards d’euros d’encours.
Le groupe bancaire Julius Baer a dévoilé ce 21 novembre ses chiffres financiers intermédiaires entre janvier et octobre. Avec 429 milliards de francs d’encours, ces derniers sont en recul de 11% par rapport à l’exercice précédent. La collecte nette s'élève à 3 milliards de francs, grâce à un été particulièrement positif: +4,1 milliards entre juillet et octobre.
Les fonds portant les termes «ESG» ou «Sustainability» pourraient prochainement devoir prouver que ces critères extra-financières sont une réalité dans la stratégie d’investissement. L’Esma (European Securities and Markets Authority) souhaite introduire des seuils quantitatifs minimum de proportion d’investissement alignés avec ces termes indiqués dans le nom du véhicule. Le régulateur européen a, pour cela, lancé une consultation sur ses lignes directrices pour s’assurer que l’utilisation de ces termes dans des noms de fonds se reflète également dans le processus de la gestion. Les noms des fonds sont un outil marketing puissant, a souligné l’Esma dans un communiqué de presse. Le gendarme financier européen estime que les fonds qui portent ces termes dans leurs noms doivent le justifier par des preuves «matérielles». «L’objectif est de garantir que les investisseurs soient protégés contre les allégations de durabilité non fondées ou exagérées, tout en fournissant aux régulateurs nationaux et aux gestionnaires d’actifs des critères clairs et mesurables pour évaluer les noms des fonds comprenant des termes ESG ou liés à la durabilité», a expliqué Verena Ross, présidente du régulateur européen. L’Esma souhaite notamment introduire des seuils minimums de proportion d’investissement afin de qualifier l’utilisation de ces termes dans les noms de fonds. Le régulateur européen propose un seuil quantitatif de 80% pour l’utilisation des termes liés à ESG. Pour les fonds utilisant des termes liés à la durabilité, il s’agit d’un seuil de 50% qui devra s’ajouter aux 80% liés à l’ESG. La consultation s’appuie également sur l’application des critères d’exclusion pour tous les investissements de ces fonds. L’Esma imite en cela une décision de son corollaire américain, la SEC, qui a proposé au printemps dernier des règles similaires, ainsi qu’un renforcement des règles de reporting spécifiquement pour les fonds ESG. Les parties prenantes sont invitées à répondre d’ici le 20 février 2023. L’Esma évaluera les réponses afin de publier sa version finale. Ces lignes directrices entreront en application trois mois après la publication des traductions sur le site de l’Esma, avec une période de transition de six mois pour des fonds lancés avant la date d’application. Ces lignes directrices jouent un rôle important pour assurer une application homogène des réglementations vertes au niveau européen. Le règlement Sustainable Finance Disclosure Regulation («SFDR ») n’impose, par exemple, aucun seuil quantitatif pour garantir que les fonds intégrant des notions ESG dans le processus de la gestion le font de manière concrète et quantifiable. Cela a laissé les régulateurs nationaux gérer la situation à leur gré, ce qui a posé des questions d’inégalités d’application des règles entre les différents marchés de l’Union. Le régulateur français a, par exemple, choisi de publier sa propre doctrine en matière d’information des investisseurs sur la finance durable dès 2020. Cette doctrine vise à assurer une proportionnalité entre la réalité de la prise en compte des facteurs extra financiers dans la gestion et la place qui leur est réservée dans la communication aux investisseurs.
Luca Bonansea va devenir le nouveau directeur de la division Private Banking & Wealth Management de BNL BNP Paribas en Italie. Il remplace Isabella Fumagalli, qui va prendre un congé sabbatique. Gianluca Almi remplacera Luca Bonansea à la tête de la division Retail Banking.
Rokos Capital Management a recruté Luke Sadrian, un ancien gérant de Brevan Howard, comme investisseur et associé, rapporte Financial News. Selon un porte-parole de la société interrogé par le média, Luke Sadrian va monter une activité sur les métaux pour la société.
On n’a pas deux fois l’occasion de faire une bonne première impression. Le postulat fonctionne tout autant pour les sociétés de gestion lorsque de potentiels nouveaux ou d’actuels clients se renseignent sur elles via le moteur de recherche américain Google, de très loin le site internet le plus utilisé au monde. La première page de résultats sur Google continue d’être «un domaine problématique» pour les gestionnaires d’actifs, souligne le rapport annuel de Peregrine Communications sur la communication et le marketing des 100 plus grandes sociétés de gestion au monde. Celui-ci est basé sur 12.000 points de données répartis sur dix métriques-clés. Selon l’agence de relations publiques, moins d’une société de gestion sur dix (7%) a une première page de résultats exceptionnelle sur Google en termes de marketing. «Un facteur important dans ce résultat est l’absence persistante de prise en compte de l’impact du earned media sur l’empreinte numérique d’une entreprise», explique Peregrine Communications. Le terme earned media fait référence à la visibilité dont fait l’objet une marque sans la payer, comme un article de presse ou les avis d’utilisateurs. Il s’oppose au terme paid media qui correspond à la visibilité achetée, et au terme owned media, qui fait référence à la visibilité tirée des supports d’une entreprise. «Sur l’ensemble des gestionnaires analysés dans cette étude, 81% n’ont pas une couverture médiatique positive qui «colle» à leur première page sur Google ou affichent une couverture négative importante. Pour des entreprises comme DWS, qui n’ont pas eu la vie facile avec les médias au cours des 18 derniers mois, cela peut être extrêmement préjudiciable, car la première page de résultats sur Google d’une entreprise est essentiellement une brochure d’entreprise en ligne, qui est - du moins en partie - écrite par d’autres personnes», ajoute Peregrine Communications. LinkedIn, réseau privilégié Côté réseaux sociaux, les sociétés de gestion sont, sans surprise, bien plus efficientes sur LinkedIn lorsqu’il s’agit d’engager avec son audience et de toucher son public. La viralité des réseaux diffère aussi d’un réseau à l’autre. L’engagement moyen sur LinkedIn est 10 fois plus élevé que sur Twitter, récemment acquis par l’homme d’affaires Elon Musk sans que cela n’ait une conséquence sur les comptes des gestionnaires d’actifs excepté Mirova. Selon Peregrine Communications, cela montre clairement que les audiences de LinkedIn sont mieux ciblées et plus susceptibles de s’engager avec le contenu des gestionnaires d’actifs. «Cela dit, deux tiers (67 %) des gestionnaires analysés continuent d’utiliser Twitter comme un canal important, probablement moins en raison de sa capacité à atteindre son principal auditoire que de son importance pour d’autres parties prenantes, notamment les journalistes», juge l’agence. Par ailleurs, la vidéo gagne du terrain puisque le nombre de sociétés de gestion parmi les 100 plus importantes au monde utilisent YouTube - qui appartient à Google - pour un canal de communication clé. Ainsi, 71% des gestionnaires analysés utilisent YouTube pour y stocker et partager leur contenu vidéo. Pour l’agence de relations publiques, Vanguard demeure la meilleure société de gestion en matière de communication marketing avec un score de 89/100 devant Fidelity Investments et BlackRock, qui obtiennent toutes deux un score de 84/100. Sur les 100 gestionnaires analysés, la majorité (54%) a vu la notoriété de sa marque diminuer en 2022 par rapport à l’année précédente selon l’étude.
Amplegest vient de recruter Florent Martini en qualité de gérant de portefeuille au sein de l'équipe de gestion privée. Il arrive de Portzamparc, où il était gérant sous mandat depuis 2018. Par le passé, il a été conseiller bourse et trading sur les marchés de dérivés chez B*Capital, qui a fusionné avec Portzamparc (2015-2018), et assistant en conseil d’investissement chez UBS Wealth Management.
La société de gestion alternative Brookfield Asset Management va ouvrir un bureau dans la capitale saoudienne Riyad, a annoncé la firme dans un communiqué. Ce bureau sera dirigé par Aanandjit Sunderaj, managing director, qui déménagera en Arabie Saoudite. Brookfield est présent au Moyen-Orient depuis 2005 et compte quelque 28 milliards de dollars d’encours dans la région selon son directeur général Bruce Flatt.
L’Esma (European Securities and Markets Authority) a annoncé la nomination de Vojtěch Belling en tant que vice-président à partir du 21 novembre 2022, et ce jusqu’au 15 juin 2024. Il remplacera Erik Thedéen, directeur général du régulateur suédois Finansinspektionen (FI), qui part à la suite de sa nomination comme gouverneur de la banque centrale suédoise, la Riksbank. Vojtěch Belling est directeur exécutif du département de la régulation financière et de la coopération internationale à la banque nationale de la République tchèque depuis 2018. Auparavant, il a été directeur de la division des affaires européennes et internationales au sein de cette institution entre 2014 et 2018. Il a aussi été secrétaire d’Etat de la République tchèque pour les affaires européennes de 2011 à 2014. Au-delà de ses responsabilités au sein du régulateur tchèque, Vojtěch Belling est également membre du comité des superviseurs de l’Esma ainsi que membre du comité des relations internationales à la Banque centrale européenne. Il est aussi membre du comité économique et financier de l’Union européenne. Jusqu’en septembre 2020, il était membre du conseil exécutif de l’Esma. Vojtěch Belling est par ailleurs engagé dans le monde académique. Il enseigne la science politique et le droit à l’Université Charles à Prague et à l’Université Jan Evangelista Purkyně à Usti et Labem (au Nord de la République tchèque). Auparavant, il a été enseignant à l’Université d’Heidelberg en Allemagne.
Jamais deux sans trois. LCL Banque Privée a annoncé compléter sa gamme d’allocation à thématiques responsables et durables. Elle propose désormais une nouvelle allocation basée sur les 17 objectifs de développement durable des Nation-Unis. L’offre est disponible dans les contrats d’assurance-vie des 218.000 clients de la banque privée dans le cadre d’une délégation de gestion. «Avec LCL Better World, nous avons souhaité aller plus loin que les seuls critères ESG», indique Estelle Ménard, directrice des investissements de LCL banque privée. Le mandat d’arbitrage engage la banque à sélectionner des unités de compte permettant de répondre à l’un des objectifs de développement durable et à orienter ses choix sur des OPC actions internationales et européenne, ainsi que des actions thématiques. Le service est désormais accessible dès 20.000 euros sur les contrats Acuity, Acuity 2 et LCL Acuity Evolution et affiche un indicateur synthétique de risque et de performance variant de cinq à six sur une échelle de sept et sa durée de placement recommandée est de 6 ans.
La société de gestion helvétique Bellevue Asset Management a commencé à distribuer ses fonds au Portugal, rapporte le média Funds People. Le gestionnaire dispose d’une antenne en Espagne couvrant la péninsule ibérique depuis 2014.
Les investisseurs mondiaux ont largement préféré les fonds de grandes capitalisations américaines ces derniers jours. Entre le 10 et le 16 novembre, cette catégorie de fonds a reçu des souscriptions nettes de 18 milliards de dollars nets, soit près de 80% de la collecte hebdomadaire des fonds actions (22,9 milliards), selon le Flow show, le bulletin d’analyse des flux dans le monde des fonds d’investissements, élaboré parBofA Global Research. Les fonds obligataires peuvent, de leur coté, remercier les fonds de dettes à haut rendement(+3,7 milliards de collecte sur un total de +4,2 milliards pour la classe d’actifs). Les fonds monétaires ont, eux, rendu 3,7 milliards de dollars. Dans le détail, les fonds d’actions américaines ont enregistré 23,9 milliards de dollars de flux nets. En dehors des fonds de grandes capitalisations, la collecte a été significative pour les stratégies de petites capitalisations (+2,2 milliards de dollars), et pour les fonds tech (+1 milliard). Aucune décollecte majeure n’est à signaler sur la région. Dans le reste du monde, les fonds d’actions européennes ont subi des rachats de 2,3 milliards de dollars, et les fonds d’actions japonaises de 2,4 milliards. Les fonds d’actions émergentes ont, eux, collecté 1,9 milliard de dollars. Dans l’obligataire, outre les fondshigh yield, la collecte a été positive aussi pour les fonds d’obligations municipales (+2,1 milliards de dollars) et de dette souveraine au nominal (+1,2 milliard). A l’inverse, une décollecte nette a été observée notamment sur les obligations investment grade (-1,3 milliard de dollars), et les fonds de dettes bancaires (-0,7 milliard).
Masayoshi Son doit personnellement à SoftBank 4,7 milliards de dollars en raison de pertes grandissantes des paris technologiques du conglomérat japonais, qui ont également anéanti la valeur de sa participation dans le deuxième fonds Vision du groupe, a découvert le Financial Times. L’homme de 65 ans, directeur général et fondateur de SoftBank, a annoncé la semaine dernière qu’il se mettait en retrait de la gestion quotidienne du groupe.
Le gérant d’actifs Ambienta a annoncé ce 17 novembre l’arrivée de Laurent de Rosière au poste de directeur des relations investisseurs et des partenariats stratégiques. Il intègre aussi le comité stratégique. Il arrive de BC Partners, où il était partner et responsables des partenariats stratégiques. Auparavant, il a travaillé chez Citigroup, notamment comme codirecteur de la distribution alternatifs pour la région Europe, Moyen-Orient et Afrique. Il a aussi évolué chez Acanthus Advisers, a dirigé le marketing du fonds de capital-risque RVC Capital Europe Ltd, a dirigé Reuters Greenhouse Fund Germany chez Thomson Reuters, et enfin membre du comité d’investissement au sein de la division alternatifs chez Group at Edmond de Rothschild. Ambienta gère plus de trois milliards d’euros d’encours dans des fonds d’actions cotées et non cotées.
Barings vient de recruter une directrice des ventes et de la distribution pour la France, qui sera basée à Paris, a appris NewsManagers. Il s’agit de Censi Zhou, une ancienne d’Amundi, qui s’occupait dernièrement des relations avec les investisseurs institutionnels et des levées de fonds dans la dette privée, les infrastructures et l’immobilier. Elle a passé quatorze ans au sein de la société de gestion française. Ce recrutement coïncide avec la création en France d’une succursale régulée de son entité irlandaise Baring International Fund Managers (Ireland) Limited. Cette implantation permettra à Barings de «faciliter l’activité de vente et de distribution à partir de notre bureau de Paris», explique une porte-parole de la société, contactée par NewsManagers. Cela marque un retour de Barings à Paris sur la partie distribution (la société dispose d'équipes sur l’immobilier et la dette émergente dans la capitale). Au début des années 2000, la distribution de fonds de Barings en France était pilotée par Benoît du Mesnil du Buisson, qui était président de Baring France SAS, filiale de Baring Asset Management Ltd. et responsable des ventes en France, en Belgique et à Monaco depuis 2006. Après son départ à la retraite en 2017, le dirigeant commercial n’a pas vraiment été remplacé à Paris et l’équipe avec laquelle il travaillait auprès de la clientèle est partie. Ses fonctions semblent ensuite avoir été reprises par Paola Delgado, qui couvrait l’Europe du Sud et la France depuis Londres. Cette personne a tout récemment quitté Barings pour rejoindre Goldman Sachs Asset Management. Interrogé sur ce qui s’est passé après 2017, Barings n’a pas souhaité faire de commentaire, insistant plutôt sur la stratégie actuelle. «Nous avons fait un choix stratégique délibéré en intégrant Censi à Barings avec pour mission spécifique de se concentrer exclusivement sur le marché français et, pour ce faire, nous avons estimé qu’il était préférable d'être basé à Paris», indique une porte-parole. Déjà 1 milliard d’euros d’encours gérés pour les clients français Pour ce nouveau départ, Censi Zhou pourra compter sur une base déjà solide, puisque la société de gestion gère plus de 1 milliard d’euros pour des clients français, un montant qu’elle espère bien voir grandir. Pour cela, Barings compte mettre en avant sa gestion obligataire, l’immobilier et les actions spécialisées. Sur l’obligataire, la société mise notamment sur une activité de dette privée, avec le mid-market direct lending, les infrastructures et les placements privés, des activités que Censi Zhou dit bien connaître. Sur les actions, la société de gestion continue de capitaliser sur les émergents, une expertise pour laquelle elle était connue dans les années 2010. La clientèle ciblée est celle des investisseurs institutionnels et de la gestion de fortune. «Nous considérons la France comme un marché important en Europe, avec des opportunités significatives à la fois dans les canaux patrimoniaux et institutionnels», explique Barings. «La présence locale et la connaissance du marché sont essentielles pour nous aider à construire des relations profondes et à comprendre les besoins du marché. Nous sommes convaincus que la profondeur et l'étendue de l’expérience de Censi permettront à Barings de devenir l’un des principaux acteurs du marché français», poursuit la porte-parole. Ces évolutions s’inscrivent dans le cadre des projets de développement en Europe continentale de Barings. D’ores et déjà, un tiers des encours gérés pour les clients externes viennent d’Europe continentale. La société, qui gère un total de 338 milliards de dollars, dispose aussi d’une activité importante dans la région germanophone, mais aussi en Europe du Nord et au Benelux.
La Banque centrale d’Irlande vient d’infliger une amende de 117.600 euros à Mercer Global Investments Management (MGIM), filiale de gestion d’actifs du groupe Mercer. L’institution reprochait au gestionnaire un total de six violations à la règlementation européenne sur les fonds Ucits entre 2011 et 2018. MGIM a omis de préciser dans les prospectus de cinq fonds à l’intention des investisseurs que ces fonds suivaient une stratégie indicielle ou de fournir des informations sur l’indice qui était suivi par la stratégie. L’amende initiale de 168.000 euros a été ramenée à 117.600 euros. La Banque centrale d’Irlande s’était lancée dans une revue de 2.550 fonds Ucits autorisés en Irlande en 2018 pour identifier des fonds pratiquantle closet indexing, à savoir des fonds faussement actifs qui suivent en réalité un indice. Les violations de MGIM avaient été identifiées dans le cadre de cette revue.
Corum L’Épargne a annoncé ce 17 novembre le lancement du fonds Corum Butler Entreprises (CBE). Il s’agit d’un fonds obligataire daté, dont la clôture interviendra en 2029. Il investira dans des obligations européennes à haut rendement pour environ 80 entreprises, qui proposeront des rendements bruts supérieurs à 8%. Il se concentrera sur des entreprises non financières, dont notamment Renault, Kantar, Free, Elis, Iliad, Avis, et Foncia. Il vise une performance annualisée nette de 5 %sur sa durée de vie. Le véhicule sera accessible pour les particuliers via le contrat d’assurance vie Corum Life, et en direct pour les investisseurs institutionnels.
La société de gestion américaine Loomis, Sayles & Company («Loomis Sayles»), un affilié de Natixis Investment Managers, va prochainement lancer une filiale de gestion en France dénommée Loomis Sayles Capital Re. La structure est actuellement en discussion avec l’Autorité des marchés financiers en vue d’obtenir son agrément de gérant alternatif. Elle devrait être officiellement présentée au marché au début de l’année prochaine. Loomis Sayles Capital Re proposera des fonds d’investissement dédiés aux investisseurs institutionnels ayant des besoins importants de couverture de passifs, a expliqué ce mercredi son directeur général Stéphane Honig, dans une annonce sur LinkedIn concernant sa prise de fonction. Cette offre sera notamment adressée aux assureurs et aux caisses de retraite dans le monde, nous a précisé Loomis Sayles. La société n’a pas souhaité en dévoiler davantage, en raison du processus d’obtention d’agrément en cours. Stéphane Honig a pris la tête de l'établissement le 15 octobre dernier. Il était depuis trois ans directeur de la stratégie de Natixis et membre du comité exécutif. Auparavant, il a passé près de vingt ans chez BNP Paribas. Il y a commencé dans le commercial au sein de la filiale Cortal Consors pendant sept ans, avant de rejoindre la planification stratégique de BNP Paribas Investment Solutions (2007-2010). Il a pris ensuite la direction de la stratégie et du développement de BNP Paribas Luxembourg pendant deux ans, avant de s’installer pendant sept ans en Asie, d’abord comme responsable de la clientèle indienne de BNP Paribas Wealth Management APAC, puis comme responsable de la distribution banques privées et family offices en Asie pour BNP Paribas Global Markets. Ce diplômé d’HEC a, par ailleurs, intégré la promotion 2020 du programme Young Leader de la French-American Foundation. Loomis Sayles comptait 277,5 milliards de dollars d’encours sous gestion à fin septembre. Cette société de Boston, quasi-centenaire, a été rachetée en 2000 par la Caisse des Dépôts, avant de passer chez Natixis Global Asset Management en 2007 suite au rapprochement d’Ixis (ex-CDC IXIS) et Natexis.
La Société française des analystes financiers (SFAF) est à nouveau à la recherche d’un directeur général. L’association a publié une offre d’emploi sur son site internet. La personne retenue remplacera donc Valérie Ohannessian, qui occupait le poste depuis un peu moins de deux ans. La SFAF n’a pas répondu à notre sollicitation concernant ce changement de gouvernance. Avant la SFAF, Valérie Ohannessian a été la directrice générale adjointe de la Fédération Bancaire Française, où elle a travaillé de 2001 à 2018. Elle y fut notamment directrice générale du groupe Revue Banque, et membre du comité exécutif du Groupement des professions de service. Après avoir démarré dans l’informatique et le conseil, elle a mené une carrière dans la banque et les assurances : sous-directrice puis directrice des affaires publiques de la Fédération Française des Sociétés d’Assurances (1993-98), chargée de mission auprès du président du Gan (1998), et directrice de la communication du Groupama-Gan (1998-01). En 2018, elle a lancé Phémia, sa propre société de conseil en stratégie, communication et gouvernance de projets à engagement sociétal.
Entre guerre en Ukraine, inflation accélérée et un rythme de hausse des taux rarement vu, l’année 2022 sonne comme une «annus horribilis» pour le secteur de la gestion d’actifs, mais celui-ci tourne déjà les yeux vers 2023. «Les choses sont cycliques, le secteur doit être en mesure de saisir les opportunités qui se présentent», a ainsi déclaré Patrick Thomson, directeur général pour la zone EMEA de JP Morgan Asset Management qui intervenait ce 17 novembre à Bruxelles à l’Investment Management Forum de l’Efama (association européenne de la gestion). Selon lui, le secteur devrait profiter l’an prochain d’un regain de flux vers le segment obligataire en raison de la hausse des taux. Il approuvait ainsi une perspective mise en avant par Maxime Carmignac, directrice générale au Royaume-Uni de la société de gestion française Carmignac fondée par son père, qui rappelait par ailleurs qu’en termes de flux dans les fonds, l’année 2022 est la deuxième plus mauvaise de l’histoire après celle de 2008. «C’est une situation alarmante» a-t-elle dit, après avoir estimé que cette situation était tout autant paradoxale. «Il y a en ce moment une hausse forte de l’inflation et une baisse du taux d'épargne. C’est paradoxal dans le sens où plus l’inflation augmente, plus il est nécessaire d’investir son cash pour la combattre». Tous les intervenants se sont mis d’accord sur le fait que c’est la clientèle de particuliers qui allait le plus souffrir cette année versus celle des institutionnels. «Les portefeuilles des particuliers reculent en moyenne de 15% depuis le début de l’année sans compter l’inflation. Le segment va droit vers un choc comparable à celui de 2008", a prévenu Peter de Coensel, directeur général de Degroof Petercam Asset Management. Il faudra donc user de beaucoup de pédagogie pour regagner encore et encore la confiance des particuliers. Peter de Coensel a évoqué aussi la nécessité d’accroître la transparence et des prix cassés. Hans Stoter, global head de l’activité «core» d’Axa Investment Managers estime qu’une bonne nouvelle existe tout de même avec la fin des taux négatifs : «on sait que les institutionnels sont de grands investisseurs du segment obligataire, mais je pense que les particuliers vont avoir enfin une alternative plus sécurisée en termes d’investissement par rapport au marché des actions grâce à l’obligataire et au retour de taux positifs». Interrogés sur la façon dont ils avaient traversé l’année en termes d’activités, les gérants ont reconnu que pour eux aussi l’année avait été compliquée mais qu’il fallait continuer d’investir sur le business. Maxime Carmignac a précisé que son groupe en avait profité pour faire de nouveaux investissements sur le segment de l’alternatif et recruter des équipes. «Nous sommes à 5% aujourd’hui et nous voulons monter à 15%», a-t-elle indiqué sans préciser toutefois s’il s’agissait du pourcentage des revenus ou des encours.
L’initiative signe l’échec de Paris qui plaidait pour une autre formule, fondée sur «l’exception ibérique» de plafonnement des tarifs du gaz utilisés pour la production électrique.
Les préférences des clients en matière de durabilité doivent être prises en compte dans le cadre d'une activité de conseil en investissement. Toutefois, en raison de la disponibilité limitée des données et de l'absence de méthodologie définie dans le règlement, des orientations réglementaires supplémentaires sont nécessaires pour garantir une approche cohérente avec le marché.
Axa Investment Managers vient de promouvoir Juliette Lefébure, responsable de durabilité depuis 2021, au rang de directrice adjointe de l’investissement responsable au sein de sa division immobilière, selon un post sur LinkedIn. Basée à Paris, elle sera chargée du déploiement de la stratégie d’investissement responsable pour les actions immobilières ainsi que l’intégration de l’ESG lors du processus d’investissement pour cette classe d’actifs. Avant de rejoindre AXA IM, elle a été responsable de l’environnement chez Vinci. Elle a auparavant travaillé comme responsable de la stratégie de durabilité chez PwC de 2015 à 2019. Elle a également été responsable du projet chez Nomadéis.
La martketplace proposera trois offres d’investissement de la plateforme de cryptomonnaies à ses 1.200 CIF partenaires. L’annonce a été faite alors que Coinhouse a gelé les investissements sur ses Livrets Cryptos.