BNP Paribas Asset Management a annoncé ce 8 décembre l’acquisition d’une participation majoritaire dans la société International Woodland Company, un spécialiste danois des ressources naturelles. La transaction devrait être finalisée au premier semestre 2023 et est soumise à l’approbation réglementaire de l’Autorité danoise de surveillance financière. La société-cible gère 5,5 milliards d’euros d’investissements dans des exploitations forestières et agricoles. Elle fournit également du conseil dans les domaines des exploitations forestières durables, de l’agriculture, des écosystèmes naturels, ainsi que dans les crédits carbone et les projets de conservation. «Cette acquisition s’inscrit dans le prolongement de l’offre d’investissement durable de BNPP AM, ainsi que dans l’expansion de sa plateforme dédiée aux marchés privés, répondant ainsi aux besoins des investisseurs qui allouent une part croissante aux stratégies d’investissement sur ce segment de marché», déclare la société dans un communiqué.
Axa Investment Managers vient de renforcer son équipe en investissement responsable. La société de gestion a nommé Clément Bultheel au poste nouvellement créé de coordinateur de durabilité et Benjamin Jacot en tant qu’analyste quantitatif sur les critères d’environnement, social et de gouvernance (ESG). Clément Bultheel sera chargé de travailler sur les politiques de durabilité et les sujets de coordination, afin de soutenir les efforts ESG de la société de gestion. Il sera rattaché à Clémence Humeau, directeur de la coordination de durabilité et de la gouvernance. Il arrive de Quantis, où il était consultant sur la finance durable depuis 2021. Auparavant, il a été chargé de mission finance verte au sein du ministère de la transition écologique de 2018 à 2021. Il a démarré sa carrière en 2018 comme chercheur associé à l’Institute for Climate Economics. Benjamin Jacot, pour sa part, sera responsable du développement des métriques climatiques et modèles, afin d’évaluer les risques physiques liés au changement climatique et à la transition. Il sera également chargé de l’alignement du portefeuille aux scénarios climatiques pour accélérer la transition vers la neutralité carbone. Il sera rattaché à Yolande Poulou, directrice des solutions d’investissement responsable, modèles et outils au sein de Quant Lab d’Axa IM. Il arrive de La Française, où il était responsable du risque quantitatif et ingénieur financier depuis 2018.
Iris veut assurer son développement.La société de capital-risque franco-allemande créée en 1986 a annoncé mercredi l’arrivée de Denis Duverne, l’ancien président du conseil d’administration d’Axa jusqu’en avril 2022, en tant que Senior Advisor et président de son conseil de surveillance. Il remplace à ce poste Maurice Lévy, président du conseil de surveillance de Publicis. Le groupe de publicité avait pris 24,5% du capital de la société en 2012, comme Orange (France Télécom à l’époque), lors du lancement de trois fonds communs d’investissement. Iris Capital compte 45 sociétés en portefeuille, dont 40% en France et 40% en Allemagne, pour un total de 800 millions d’euros gérés et des participations dans six licornes, comme l’assurtech Shift Technology. Cette arrivée est concomitante à la levée d’un quatrième fonds early stage dédié à l’amorçage et la série A en France et en Allemagne de 150 millions d’euros. Alors que le closing est prévu en 2023, Iris 4 est déjà financé à hauteur de 110 millions d’euros. Il est soutenu par les investisseurs historiques Orange, Publicis et Bpifrance mais aussi de nouveaux souscripteurs comme des family offices européens ou des entrepreneurs de la tech, à l’image du co-fondateur de la licorne Mirakl, Adrien Nussenbaum. Nouvelle vision sur les levées de fonds « Notre objectif est d’investir dans des sociétés avec une plateforme technologique disruptive qui adresse un marché précis. Nous multiplions les verticales et viseront des sociétés éditrices de logiciels Saas, des fintechs,des insurtechs, des experts del’intelligence-artificielle, la logistique ou la robotique sur des marchés où l’innovation disruptive est encore d’actualité », explique Julien-David Nitlech, managing partner chezIris. Deux investissements, dans Spinergie en France et Helu en Autriche, ont déjà été réalisés sur la fourchette de ticket prévue: entre 1 et 8 millions d’euros. Après la transmission capitalistique de la société de gestion désormais pilotée par Julien-David Nitlech, Erik de la Rivière et Curt Gunsenheimer, Iris entend ajouter un nouvel étage à sa fusée avec lalevée d’un fonds growth. «L’arrivée de Denis Duverne nous permettra aussi de discuter plus simplement avec des institutionnels et de nous apporter une nouvelle vision sur nos levées de fonds», explique Julien-David Nitlech.
Eiffel Investment Group vient d’annoncer la nomination de Laurent Coubret en tant que directeur et Charles Portalier au poste de vice-président au sein de l’activité d’infrastructures de transition énergétique, dirigée par Pierre-Antoine Machelon. Les nouveaux arrivés travailleront au déploiement du nouveau fonds Eiffel Transition Infrastructure. Il s’agit du premier fonds européen d’equity bridge dédié au financement des infrastructures d’énergie renouvelable sur un horizon de 3 à 5 ans. Le véhicule a levé 160 millions d’euros lors de sa clôture initiale il y a quelques semaines, soutenu par le Fonds Européen d’Investissement (FEI) et d’autres investisseurs institutionnels comme AG2R Mondiale, Abeille Assurances, Allianz, l’Auxiliaire et Crédit Agricole Nord Est. Laurent Coubret arrive d’Engie, où il été responsable des projets d’acquisition ou de cession depuis 2018. Il a démarré sa carrière chez Solairedirect, une entreprise de la production d’énergie solaire, comme responsable du développement commercial en 2007, avant d’être nommé au poste de responsable des financements structurés en 2010. Il a ensuite été promu au poste de directeur de la gestion d’actifs en 2013. Il intègre le groupe Engie en 2015 comme responsable du développement international des projets solaires à la suite de l’acquisition de Solairedirect. Charles Portalier, pour sa part, arrive de Crédit Agricole Assurances, où il était directeur d’investissement en infrastructures depuis 2019. Il y réalisait environ 3 milliards d’euros d’origination d’euros d’acquisitions d’infrastructures, de la phase d’origination jusqu’au closing. Il a rejoint Crédit Agricole en Italie en 2016 comme analyste financier. Eiffel Investment Group comptait plus de 4,5 milliards d’euros d’encours sous gestion.
Distribuer ou grossir. DWS, la société de gestion de Deutsche Bank, a indiqué à l’occasion de la présentation de sa stratégie à horizon 2025 aux investisseurs qu’elle pourrait verser un dividende extraordinaire en 2024 pouvant aller jusqu’à un milliard d’euros, sauf si elle réalise de grosses acquisitions dans les 18 prochains mois. Elle vise un dividende de 4,50 euros en 2025. DWS, qui cherche à réaliser 100 millions d’euros brut d'économies d’ici 2025, pourrait cependant se délester de certaines activités. D’autres mesures sont envisagées comme notamment la réduction de l’empreinte environnementale et de nouvelles initiatives en matière de diminution de coûts.Une partie du capital économisé (environ 70 millions d’euros brut) sera réaffecté jusqu’en 2025 à des activités en croissance. D’ici 2025, la filiale de Deutsche Bank vise un coefficient d’exploitation ajusté inférieur à 59% (60% actuellement) et espère voir ce ratio rester en-dessous de 65% à fin 2023. Redevenir numéro 2 sur la gestion passive en Europe DWS table sur un afflux de nouveaux capitaux de plus de 3% (net) d’ici à 2025 contre 2% pour l’ensemble de l’industrie de la gestion d’actifs sur la même période.A fin septembre 2022, l’entreprise gérait 833 milliards d’euros d’encours avec une clientèle majoritairement institutionnelle (56%) et étrangère (57%).Sur les neuf premiers mois, DWS a décollecté à hauteur de 18,3 milliards d’euros mais a cependant enregistré des souscriptions nettes de 7,7 milliards d’euros au troisième trimestre 2022. Sur le segment de la gestion active, la société de gestion envisage de croître son offre actions thématiques et ESG ainsi que de reconstruire des stratégies multi-sectorielles sur l’obligataire. Elle a entre autres pour ambition d’augmenter de 20% la part de ses fonds actifs ayant plus d’un milliard d’euros sous gestion d’ici 2025. Concernant la gestion passive, où elle est présente via sa gamme XTrackers, DWS entrevoit un taux de croissance annuel composé (TCAC) d’encours supérieur à 12% entre 2022 et 2025 avec l’intention de redevenir numéro 2 en Europe – la firme est actuellement troisième selon les données d’ETFGI – et de gagner des parts de marché dans les Amériques. Des produits alignés sur des indices de transition climat et d’objectifs de développement durable des Nations Unies doivent être lancés en 2023 en Europe. Aux Etats-Unis, DWS envisage le lancement d’ETF thématiques et durables et l’exploration d’opportunités dans le domaine des ETF actifs. Un taux de croissance annuel composé d’encours supérieur à 10% est espéré par DWS dans la gestion alternative d’ici à 2025. Le gestionnaire envisage le lancement de nouveaux produits en 2023 dont une stratégie immobilière européenne à impact et une autre sur le secteur immobilier américain. Des stratégies d’infrastructures durables et de prêts directs sont aussi dans le pipeline de DWS. La dette privée sera un focus majeur de l’entreprise allemande. Tokenisation En outre, le gestionnaire allemand a détaillé sa vision de la digitalisation de la gestion d’actifs. DWS affiche sa volonté de devenir incontournable dans la tokenisation de fonds (digitalisation d’actifs) et par conséquent, de construire ou d’acquérir des services spécifiques liés à la blockchain. Le lancement de «jumeaux numériques» pour ses fonds d’investissement et d’un stablecoin euro sont également évoqués. Par ailleurs, Stefan Hoops, qui dirige DWS depuis juin, a déclaré que la firme était sur le point de clore une enquête interne sur les allégations d'éco-blanchiment qui pèsent sur elle. Quant à un éventuel changement de structure juridique de DWS, Stefan Hoops a renvoyé la balle à sa maison-mère qui reste décisionnaire sur ce sujet.
La firme d’investissement australienne Macquarie a annoncé l’ouverture d’un bureau dans la capitale chilienne Santiago. Cette nouvelle antenne est composée d’employés de deux filiales, Macquarie Capital et Macquarie AM. Le groupe australien investit en Amérique latine depuis deux décennies. Les premiers investissements de Macquarie au Chili sont néanmoins plus récents, datant de 2021 pour Macquarie AM et d’avril 2022 pour Macquarie Capital.Le bureau est dirigé par Juan Miguel Custodio, managing director de Macquarie Capital. La société a aussi des bureaux à Sao Paulo et à Mexico. Ses encours avoisinaient les 509 milliards de dollars à fin septembre 2022.
Unigestion se prépare à tourner une page de son histoire. Sa directrice générale depuis 12 ans, Fiona Frick a annoncé qu’elle quittait la société de gestion genevoise. Elle y travaillait depuis 32 ans. «Je souhaite poursuivre de nouveaux projets en tant que membre du conseil d’administration et consultant sur le thème de l’allocation des investissements et de la durabilité. Je consacrerai également du temps à créer des passerelles entre le secteur financier, la durabilité et le monde universitaire», déclare-t-elle dans un post Linked-In.
Le total d’encours des fonds article 9 dégradés atteint 125 milliards de dollars, rapporte Bloomberg sur la base de chiffres compilés par Morningstar. Ce montant provient de nombreuses sociétés de gestion qui ont effectué ce mouvement en vue des dernières précisions réglementaires sur SFDR et qui s’appliqueront au 1er janvier 2023. Il inclut désormais Axa IM qui avait prévenu le marché il y a quelques mois qu’il allait reclassifer plusieurs dizaines de fonds article 9. Ce reclassement concerne 20 milliards d’encours à fin juin, indique Bloomberg. La société de gestion a précisé en outre à l’agence de presse que ces encours concernent 45 fonds reclassifés en article 8 ainsi que des mandats .
La difficile classification des fonds selon la réglementation SFDR («Sustainable Finance Disclosure Regulation») met le secteur de la gestion d’actifs face à des risques juridiques et réputationnels. Mais la Commission européenne est déjà prête à se remettre au travail. Mairead McGuinness, la commissaire européenne des services financières, vient d’annoncer une «évaluation exhaustive» de l’implémentation de SFDR. Cette évaluation démarrera au début de l’année prochaine. Elle comprendra des groupes de travail avec l’industrie et d’autres groupes de parties prenantes, ainsi qu’une consultation publique. «L’évaluation se concentrera sur la manière dont le règlement garantit la sécurité juridique, ainsi que sur sa facilité d’utilisation et son rôle dans l’atténuation de l’écoblanchiment», a précisé la commissaire. Mairead McGuinness et son département publieront également début 2023 un premier volet de questions-réponses, afin d’apporter davantage de clarté sur des points spécifiques. Elle estime que ces questions-réponses, ainsi que l’adoption des «Regulatory Technical Standards» (RTS) à partir de janvier prochain permettront de répondre à certains enjeux signalés par le secteur de la gestion d’actifs. «On s’attend à ce que les RTS améliorent la qualité et la comparabilité des informations sur le développement durable. Il faut bien sûr mesurer si la réalité répond aux attentes », a-t-elle ajouté. Le niveau 1 de SFDR, entré en vigueur le 10 mars 2021, a demandé aux gérants d’actifs de classer leurs fonds selon des catégories les moins vertes (Article 6) aux plus vertes (Articles 8 et 9). Dès le début, cette règlementation, conçue comme un outil de transparence, a été utilisée par l’industrie comme un label de facto, engendrant des craintes de greenwashing. Les régulateurs nationaux ont dû intervenir pour clarifier davantage l’utilisation de cette classification. Le niveau 2 de SFDR, en vertu duquel les gérants devront fournir les preuves justifiant la classification de leurs fonds, entrera en vigueur dès janvier. Cependant, plusieurs gérants ont déclassé des dizaines de fonds article 9 afin d’éviter un risque juridique lié à une définition floue d’investissement durable dans les textes règlementaires.
La société de gestion américaine Vanguard ne sera restée qu’un peu plus d’un an au sein de la coalition de gestionnaires d’actifs Net Zero Asset Managers Initiative. Cette dernière a été lancée fin 2020 pour encourager les gestionnaires d’actifs à atteindre la neutralité carbone d’ici 2050 et à contribuer à limiter la hausse de la température mondiale à 1,5 degré Celsius. Deuxième plus grosse société de gestion au monde en termes d’encours, Vanguard a annoncé, ce mercredi, sa décision de quitter l’initiative. «Ces initiatives à l’échelle de l’industrie peuvent favoriser un dialogue constructif mais parfois, elles peuvent aussi entraîner la confusion sur les points de vue des sociétés de gestion. Cela a été le cas, notamment en ce qui concerne la façon d’appliquer des approches net zéro aux fonds indiciels largement diversifiés que privilégient de nombreux investisseurs de Vanguard», explique la société de gestion. Elle ajoute que ce retrait de la coalition vise à donner de la clarté souhaitée par les investisseurs sur le rôle des fonds indiciels et la façon dont Vanguard prend en compte les risques matériels, y compris ceux liés au climat. Le gestionnaire américain prend aussi ses distances pour s’exprimer de façon indépendante sur des sujets importants pour ses investisseurs. Le sentiment anti-ESG en vogue dans de nombreux Etats conservateurs américains n’est probablement pas étranger à cette décision. Ces mêmes Etats n’hésitent pas à retirer leurs investissements dans des gérants jugés trop ESG voire à les inscrire sur une liste noire pour les investissements de leurs fonds de pension. BlackRock, premier concurrent de Vanguard, en a notamment fait les frais. Vanguard soutient que ce retrait «n’affectera pas» son engagement à aider ses investisseurs à naviguer dans les risques que le changement climatique peut poser à leurs rendements à long terme. «Nous continuerons à fournir aux investisseurs les informations et les produits dont ils ont besoin pour faire des choix d’investissement judicieux, y compris les produits conçus pour répondre aux objectifs net zéro. Nous continuerons à interagir avec les entreprises détenues par les fonds Vanguard pour comprendre comment elles abordent les risques matériels, y compris le risque climatique, dans l’intérêt des investisseurs à long terme. Et nous continuerons à rendre compte publiquement de nos efforts en matière de risque climatique, en nous appuyant sur notre engagement profond envers nos investisseurs et leur bien-être financier», écrit encore la société de gestion. Le dernier rapport de la Net Zero Asset Managers Initiative, publié en juin, faisait état de 16.000 milliards de dollars d’actifs engagés par les gestionnaires membres de la coalition pour atteindre la neutralité carbone d’ici 2050, soit 39% de leurs actifs totaux.
Le groupe Hexagone vient de recruter Annie Martinet-Villalon comme secrétaire générale et responsable de la conformité pour les services d’investissement. Elle arrive de Manco.Paris, où elle était depuis deux ans responsable de la conformité et du contrôle interne. Auparavant, elle a travaillé dans la structuration chez ABN AMRO Investment Solutions (2017-2018), dirigé Expert & Finance Investment Managers (2014-2017), la société de gestion entrepreneuriale du groupe Expert & Finance (racheté par Crystal Finance en 2017), et géré des fonds de fonds pour Amundi pendant près de dix ans. Elle a commencé sa carrière comme directrice financière adjointe de la Caisse Régionale de Crédit Agricole Val de France.
Appétence. Les sociétés civiles de placement immobilier (SCPI) séduisent. Selon le bilan trimestriel Rock-n-Data (marque de MeilleureSCPI.com), ces fonds immobiliers grand public représentent plus de 83 milliards d’euros de capitalisation, au 30 septembre 2022, et voient leur taille augmenter de près de 11 % depuis le début de l’année. Sur la base de 104 SCPI analysées, la collecte est portée à 2,4 milliards d’euros, en hausse de 52 % par rapport au troisième trimestre 2021. Les SCPI de bureaux continuent de concentrer la majorité des souscriptions avec 1 milliard d’euros collectés, suivies des SCPI diversifiées qui rassemblent 25,6 % de la collecte de ce troisième trimestre.
Le gérant américain Blackstone, spécialisé dans le private equity, a annoncé que son fonds de crédit aux entreprises, le Blackstone Private Credit Fund (BCRED), avait atteint ses limites de rachats préétablies. Le fonds avait été lancé en janvier 2021 et pèse environ 50 milliards de dollars d’encours et 22 milliards hors effet de levier. Ses limites de rachats sont fixées à 5% des encours par trimestre. Interrogé, Blackstone indique que les flux ont été positifs en net ce trimestre et qu’il prévoit d’honorer toutes les demandes de rachats pour la période. Il ajoute que « BCRED est bien positionné avec 100% de prêts à taux variable, 94% de prêts seniors garantis et zéro défaut de paiement ». L’annonce a suscité l’émoi de la communauté financière alors que Blackstone a vu un autre de ses fonds grand public, investi dans l’immobilier (le Breit), atteindre très récemment ses limites de demandes de rachats. A noter que les deux fonds concernés de Blackstone sont commercialisés uniquement aux Etats-Unis, au Japon et en Suisse.
Goldman Sachs Asset Management Europe (GSAM Europe) vient de recruter Richard Norton comme responsable du Private Equity pour la France. Il était dernièrement membre du bureau parisien de KKR. Auparavant, il a été consultant au Boston Consulting Group.
La société de gestion PGIM Investments vient de nommer Matt Shafer au poste de directeur de la distribution internationale. Basé à Londres, il est rattaché à Stuart Parker, président et directeur général de PGIM Investments. Pour ce poste nouvellement créé, Matt Shafer est chargé de la supervision de la stratégie de distribution à l’échelle internationale et du développement de l’activité dans les marchés retail et wholesale hors Etats-Unis. Il couvre notamment les relations avec les banques privées, les gérants de fortune indépendants, les fonds de fonds, les family offices ainsi que d’autres distributeurs. Matt Shafer arrive de BNY Mellon Investment Management, où il était directeur de la distribution européenne. Auparavant, il a été directeur de la distribution internationale chez Natixis IM de 2013 à 2022. Il a également travaillé chez Merrill Lynch comme directeur des fonds offshore, avant d’être promu au poste de directeur des investissements alternatifs et solutions gérées pour l’EMEA. Il a été vice-président et manager produit chez Bank of America entre 2005 et 2007. Il a démarré sa carrière chez Eaton Vance en 2002 comme responsable marketing avant d’être nomme en tant que spécialiste des comptes gérés en 2003. PGIM, l’activité de gestion d’actifs de Prudential Financial Inc, comptait plus de 1.200 milliards de dollars d’encours sous gestion au 30 septembre 2022.
Crédit Mutuel Asset Management a annoncé ce 7 décembre le lancement de CM-AM Human Care, un fonds thématique qui investit dans des actions européennes répondant au bien-être de la population. La gestion a été confiée à Marie de Mestier.Le fonds CM-AM Human Care va sélectionner des entreprises jugées porteuses de solutions, produits et services permettant d’accompagner les enjeux d’amélioration de la qualité de vie et de l’épanouissement de l’Homme, tant sur un plan physique que psychique. Il comprendra une cinquantaine de valeurs, couvrant trois domaines : Prévenir: activité physique, nutrition, compléments alimentairesGuérir: diagnostique, traitementS’épanouir: loisirs, lutte contre l’isolement, formation« Les valeurs sélectionnées dans le fonds doivent réaliser une part significative de leur chiffre d’affaires dans l’une des thématiques définies par nos trois piliers, et répondre à nos exigences financières et extra-financières, afin de permettre à la stratégie de générer de la performance», indique Marie de Mestier dans un communiqué.
Le gérant américain Blackstone, spécialisé dans le private equity, a annoncé que son fonds de crédit aux entreprises, le Blackstone Private Credit Fund (BCRED), avait atteint ses limites de rachats préétablies. Le fonds avait été lancé en janvier 2021 et pèse environ 50 milliards de dollars d’encours et 22 milliards hors effet de levier. Ses limites de rachats sont fixées à 5% des encours par trimestre.
La Banque Postale Asset Management (LBP AM) et sa filiale Tocqueville Finance ont dévoilé leur politique biodiversité, à l’occasion du démarrage de la COP 15 Biodiversité qui se tient à Montréal du 7 au 19 décembre. Cette politique contribuera à 16 objectifs sur 21 du projet de Cadre Mondial de la Biodiversité pour l’Après-2020. Ce dernier, conçu pour transformer la relation entre la société humaine et la biodiversité afin de vivre en harmonie avec la nature, est toujours en cours de validation dans le cadre de la COP-15 sur la biodiversité. La politique biodiversité de LBPAM s’appuiera sur cinq leviers: les politiques d’intégration, d’exclusion, d’engagement actionnarial, de RSE, et d’influence. La politique d’intégration vise à intégrer systématiquement la biodiversité au sein du système de notation propriétaire d’investissements. Il comprendra également le calcul de l’empreinte biodiversité des portefeuilles avec la méthodologie Global Biodiversity Score, créée par Caisse des Dépôts (CDC) Biodiversité. A travers la politique d’exclusion, LBP AM et sa filiale excluront des entreprises ayant une incidence conséquente sur la biodiversité ainsi que celles sans des plans de remédiations en place. La politique d’engagement actionnarial vise à s’engager avec les entreprises investies afin de les inciter à réduire leurs impacts sur la biodiversité et contrôler leurs dépendances au capital naturel. La politique RSE intégrera la sensibilisation et la formation des collaborateurs pour encourager les écogestes et réduire l’empreinte biodiversité de LBPAM et sa filiale. Enfin, la politique d’influence soutiendra des initiatives réglementaires afin de renforcer l’action des entreprises en faveur de la biodiversité. La société de gestion participera aux consultations sur les cadres comme la TNFD (Taskforce on Nature-related Financial Disclosures) ou les standards de l’EFRAG (European Financial Reporting Advisory Group) en matière de reporting extra-financier ainsi que sur des réglementations comme celle concernant la déforestation importée en Union Européenne. LBPAM sera présent à la COP-15 pour la biodiversité à Montréal, représentant les institutions financières aux côtés des PRI (Principes pour l’investissement responsable), Finance for Biodiversity Foundation et Finance for Tomorrow. LBPAM et la maison mère, La Banque Postale, demandent aux gouvernements d’aboutir à un accord précis lors de cette réunion de COP 15. Cela permettra l’alignement des actions de l’ensemble des acteurs économiques afin d’inverser la trajectoire de perte de la biodiversité et de contribuer via des solutions fondées sur la nature.
Blackstone a annoncé que les rachats sur le Blackstone Private Credit Fund (BCRED), qui pèse environ 50 milliards de dollars, ont atteint pour la première fois la limite préétablie, mais les investisseurs ont tout de même été autorisés à encaisser leurs investissements, indique l’agence Reuters. C’est la première fois que les demandes de rachat atteignent la limite préétablie de 5 % depuis que Blackstone a lancé le produit en janvier de l’année dernière. Cela arrive dans un contexte où des limites de rachats ont été atteintes également dans un fonds immobilier de Blackstone récemment. Blackstone assure que toutes les demandes de rachat faites à BCRED seront honorées et que le fonds dispose de 8 milliards de dollars de liquidités immédiates. Le fonds est commercialisé aux Etats-Unis, au Japon et en Suisse.
Le fonds activiste Bluebell Capital Partners réclame la démission du directeur général et fondateur de BlackRock, Larry Fink, en raison de l’«hypocrisie apparente» de l’utilisation par la société de gestion des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance, rapporte le Financial Times. L’investisseur a dévoilé sa position mardi, alors qu’il avait envoyé une lettre à Larry Fink le mois dernier. Giuseppe Bivona et Marco Taricco, les codirecteurs des investissements de Bluebell, estime que BlackRock a changé d’avis plusieurs fois sur l’investissement dans la production de charbon thermique, tout en échouant à respecter les engagements durables de Larry Fink très largement diffusés. Bluebell détient environ 0,01 % de BlackRock, qui a une capitalisation boursière de 107 milliards de dollars. «Les contradictions et l’hypocrisie apparente des actions de BlackRock ont… politisé le débat ESG», écrivent-ils. Bluebell est connu pour avoir ciblé précédemment Richemont, Danone et Solvay.
Allspring Global Investments (ex-Wells Fargo AM) vient de recruter Catherine McLaughlin en tant que responsable des ventes institutionnelles pour le Royaume-Uni et l’Irlande. L’intéressée vient d’Allianz Global Investors où elle était directrice commerciale institutionnelle. Avant cela, elle était chez State Street Global Advisors, Aon Hewitt et Irish Life Investment Managers.
La société d’investissement LBO France a annoncé les nominations de Delphine Séférian en tant que directrice juridique et d’Inès Loughraieb au poste de directrice de la communication. Delphine Séférian arrive d’Exel Industries, où elle était directrice juridique du groupe et membre du comité exécutif depuis 2020. Auparavant, elle a occupé le même poste au sein des fusions et acquisitions chez Accor. Elle a travaillé chez Wendel comme directrice du droit des sociétés et du droit boursier et de la gouvernance de 2010 à 2019. Elle a également occupé le poste de juriste senior et lobbyiste à l’Association National des Sociétés par Actions (ANSA) de 2001 à 2010. Elle a démarré sa carrière en 1993 au secrétariat général de Dexia-Crédit Local de France comme juriste en droit boursier et droit des sociétés, avant de rejoindre l’équipe des marchés de capitaux actions de CACIB en 2001. Inès Loughraieb, pour sa part, était assistante parlementaire de Michel Delpon, député (La République En Marche) de la Dordogne, depuis 2019. Elle était parallèlement conseillère spéciale de Jean-Lou Blachier, secrétaire confédéral de la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) nationale et Président du Groupement du Patronat Francophone depuis juin 2019. Auparavant, elle a été conseillère en communication d’influence et d’affaires publiques chez Weber Shandwick et Havas Paris. LBO France compte 5,4 milliards d’euros d’encours sous gestion avec ses filiales et participations Twenty-First Capital à Paris et Polis Fondi SGR en Italie.
DWS vient de lancer un ETF Xtrackers axé sur les marchés émergents et aligné sur les Accords de Paris. Dénommé Xtrackers Emerging Markets Net Zero Pathway Paris Aligned UCITS ETF, ce fonds est coté sur la Deutsche Boerse et le London Stock Exchange. Ce véhicule investira dans des actions émergentes visant à réduire les émissions pour respecter les objectifs des Accords de Paris, dont celui de limiter l’augmentation de la température moyenne globale à 1,5°C. Cet ETF réplique l’indice Solactive ISS ESG Emerging Markets Net Zero Pathway. Ce dernier vise à atteindre une réduction de 50% de l’intensité carbone par rapport à un indice équivalent non-ESG, notamment une réduction continue de l’intensité carbone de 7% par an. DWS comptait 833 milliards d’euros d’encours sous gestion au 30 septembre 2022.
Amundi vient d’annoncer la promotion de Matthieu Guignard, jusqu’ici directeur mondial du développement produit ETF, en tant que responsable mondial des services et solutions au sein de la division distribution et banques privées. Matthieu Guignard travaille chez Amundi depuis 2008 d’abord comme responsable du développement produit ETF, avant d’être nommé responsable mondial du développement produit et des marchés de capitaux au sein de la division ETF, Indiciel & Smart Beta. Auparavant, il a travaillé chez AXA Investment Managers comme responsable de l’ingénierie produit de 2000 à 2004, avant de devenir responsable de la gestion des fonds indiciels de 2004 à 2006. Il a été promu au poste de co-responsable de la plateforme EasyETF entre 2006 et 2008. Il a démarré sa carrière chez Société Générale en tant que vendeur. Amundi gérait près de 1900 milliards d’euros au 30 septembre 2022.
Louvre Banque Privée (ex-BPE), filiale de la Banque Postale, a annoncé ce 5 décembre avoir noué un partenariat de distribution avec la société de capital-risque OneRagTime. La clientèle en gestion de fortune aura ainsi accès aux investissements sélectionnés par les équipes de la société d’investissement cofondée par Jean-Marie Messier. « Nous avons choisi OneRagtime car c’est un acteur qui partage nos valeurs de banque privée positive et citoyenne, notamment au travers de sa sélection de jeunes sociétés innovantes respectant les critères ESG », a déclaré Jean-Marc Ribes, président du directoire de Louvre Banque Privée, dans un communiqué.