Emmanuel Macron a annoncé lundi que la présentation de la réforme des retraites, prévue ce jeudi 15 décembre, était reportée au 10 janvier, après la trêve de Noël.
Le dispositif des obligations Relance (OR), des obligations subordonnées assimilables à des quasi-fonds propres visant à accompagner dans leur croissanceles PME et ETI affectées par la crise du Covid-19,a trouvé son publicdepuis son lancement fin 2021. Selon les données recueillies par L’Agefi, les sept sociétés de gestion regroupant 33 acteurs de la gestion d’actifs auront distribué les 1,7 milliard d’euros levés auprès de 19 assureurs et de la Caisse des Dépôts au plus tard au deuxième trimestre 2023. Bercy confirme que 1,4 milliard d’euros avaient déjà été décaissées ou étaient en cours d’instruction fin novembre 2022:809millions ont été déployés, 281 millions correspondent à 15 dossiers en cours d’émissions et environ 300 millions d’euros sont dans le pipeline.«Les investisseurs sont satisfaits de la manière dont le programme est déployé par les sociétés de gestion», confirme à L’Agefi Franck Le Vallois, directeur général de France Assureurs. Croissance externe et interne Les sociétés de gestion expliquent ce succès parles caractéristiques du dispositif. Comprise entre 2 millions et 100 millions d’euros et subordonnée, l’obligation Relance, d’une maturité de huit ans, est remboursable in fine ou à tout moment à l’initiative de l’émetteur après deux ans. Le montant financé est plafonné à 12,5% du chiffre d’affaires 2019 pour les PME et 8,4% pour les ETI avec un taux d’intérêt moyen de 6,20%.Des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG), mais aussi de fonds propres, permettent aux entreprises de bonifier leur taux d’emprunt. «Bien qu’il ne s’agisse pas du produit le plus rémunérateur pour nous,il correspond à une demande, permet d’entrer en relation avec de belles PMEet d’envisager, par la suite, d’autres types d’opérations», estime Christophe Deldycke, président du directoire de TurenneGroupe. Les PME et ETI ne s’y trompent pas. «Dans la conjoncture actuelleet avec la montée des taux, les dirigeants veulent sécuriser leur financement à maturité longueet à taux fixe, ce quirend le produit d’autant plus intéressant», juge Christophe Deldycke. «Nous avons vraiment souhaité orienter ce dispositif vers des sociétés de qualité qui avaient besoin d’être relancées. Cela nous aura permis d’accompagner 25 PME/ETI et d’être très diversifiés. Sa nature de dette subordonnée et un pricing décorrélé du type de risqueontmontré son efficacité», décrit Eric Gallerne, managing partner en charge de la dette privée chez Eurazeo. Les OR réussissent surtout leur pari d’aider les entreprises en croissance, peu importe leur localisation et secteur d’activité. «Nous n’avons pas de redondance ni de secteur cyclique. Les obligations Relanceque nous avons distribuées concernent pour moitié des entreprises en île-de-France et pour moitié des entreprises en régions», rapporte Thierry Valliere, responsable de la dette privée d’Amundi. Cette répartition géographiquese retrouve à l'échelle du marché, tout comme une quasi-parité entrePME et ETI. En termes de montants toutefois, les ETI concentrent deux tiers des émissions réalisées. Les opérations financées se sont aussi diversifiées. «Les obligations relance permettent autant de financer des opérations de croissance externe que de croissance interne. Alors que beaucoup desociétésfamiliales cherchent à s’adosser, ce dispositif permet de concrétiser ces opérations», témoigne Eric Gallerne. «Le dispositif concerne les entreprises qui souhaitent préparer la relance en consolidant leur bilan grâce à des ressources longues non dilutives. Il peut s’agir de financer des programmes d’investissements, de la recherche et développement en plus des opérations externes», résume Thierry Valliere. Les groupements ont aussi distribué en masse desobligations relances dites durables. Face au succès du dispositif mais aussi àl’allongement du délai d’octroi des obligations relance et des prêts participatifs Relance (PPR) jusqu’au 31 décembre 2023, l’idée d’allouer plus de fonds au dispositif fait son chemin. «Alors que nous étions réticents au départ du dispositif, nous considérons désormais qu’il serait dommage que le gouvernement ne trouve pas un moyen de réabonder les poches dans un contexte sans visibilité en 2023», confie Eric Gallerne. «Sachant que nous avons un délai court pour déployer le dispositif, les dossiers qui ne seraient pas identifiés en octobre 2023 ne pourraient pas en profiter», prévient Thierry Valliere. Discussions au Trésor Des discussions, sous l’égide du Trésor, sont en cours sur la question, indiquent plusieurs sources.«Il pourrait être envisagé pour les investisseurs d’allouer des ressources pour poursuivre la distribution de ces produits plébiscités par les entreprises, comme le permettent la loi de finances et le décret», précise Bercy. Mais la balle est du côté des assureurs, comme le rappelle Franck le Vallois: «Les investisseurs ont toujours été mobilisés pour accompagner le développement des PME et ETI grâce à une diversité d’instruments financiers. La question d’une allocation supplémentaire de ressources au dispositif obligations Relance appelle une réponse individuelle de chaque investisseur en fonction de la politique d’investissement de chacun d’entre eux dans un contexte macroéconomique qui a profondément évolué.» Une des solutions envisagées serait de puiser dans l’enveloppenon utilisée desprêts participatifs Relance(PPR). «Il n’y a pas d’obstacle législatif ou réglementaire à transférer une partie des fonds levés pour les prêts participatifs Relance versles obligations Relance» dans la mesure où ils constituent un unique dispositif du point de vue de la loi de finances, confirme Bercy.550 entreprises ont bénéficié d’un PPR pour un total de 1,3 milliard d’euros, sur les 11 milliards levés, avec des réservations de l’ordre de 500 millions d’euros.
Après deux mois de décollecte, les fonds ouverts commercialisés en Suède ont enregistré une collecte nette de 5,8 milliards de couronnes suédoises, soit 540 millions d’euros. Néanmoins, depuis le début de l’année, les fonds restent dans le rouge, à hauteur de 31 milliards de couronnes. En novembre, la collecte a été tirée par les fonds actions, qui réunissent 5,9 milliards de couronnes. Les fonds obligataires attirent 2,2 milliards de couronnes et les hedge funds, 3 milliards de couronnes. En revanche, les fonds diversifiés voient sortir 6,5 milliards de couronnes et les fonds monétaires, 1,1 milliard de couronnes. A fin novembre, les encours des fonds suédois ressortaient à 6.196 milliards de couronnes, dont 65 % placés en actions.
Kempen Capital Management vient de nommer Chris Windeatt au poste de directeur de la distribution pour le Royaume-Uni, où il se concentrera sur le marché institutionnel. Il est rattaché à Loes Wingens, directeur des ventes wholesales et institutionnelles. Chris Windeatt arrive de Cambridge Associates où il était associate director pour le développement commercial. Par le passé, il a travaillé chez BlackRock, Legal & General Investment Management, et AK Jensen Group.
Credit Suisse a accordé un prêt d’urgence de 140 millions de dollars à Greensill Capital en partie basé sur des factures à des entreprises qui nient avoir réalisé les activités citées dans les documents, selon le Financial Times. La banque suisse a fourni le prêt en octobre 2020, soit moins de cinq mois avant la faillite de Greensill, une société de financesupply chain qui comptait David Cameron, l’ancien Premier ministre britannique, comme conseiller senior. Des factures émises par Liberty Commodities et vendues à Greensill faisaient partie du collatéral du prêt, selon des documents vus par le FT et des sources proches du dossier. Pourtant, plusieurs des entreprises citées dans les factures ont déclaré au FT ne jamais avoir fait affaires avec Liberty. Cette incapacité à détecter ces factures suspicieuses montre combien la gestion du risque était défaillante chez Credit Suisse, écrit le journal.
Jupiter Asset Management vient de nommer Kiran Nandra-Koehrer et Matthew Morgan en tant que codirecteurs des investissements. Ils sont rattachés à Matthew Beesley, directeur général depuis début octobre et l’ancien directeur des investissements. Kiran Nandra-Koehrer rejoindra Jupiter à partir de janvier prochain. Elle arrive de Pictet Asset Management, où elle est directrice de la gestion des actions émergentes depuis 2021. Auparavant, elle était gérante senior pour cette classe d’actifs. Elle a travaillé pour près de 13 ans chez Wellington Management. Entrée en 2003 comme analyste, elle a été nommée au poste de spécialiste gestion actions en 2012. Matthew Morgan, pour sa part, est directeur de l’obligataire chez Jupiter AM depuis octobre 2022. Il est entré en 2019 comme directeur d’investissement multi-actifs et obligataire. Auparavant, il a travaillé chez BlackRock pour près de 11 ans comme directeur de l’activité institutionnelle au Royaume-Uni. Ces nominations font suite à une réorganisation en interne, menée par Matthew Beesley, qui a engendré la suppression de 80 postes et la liquidation d’un tiers des fonds. Entre juillet et septembre 2022, Jupiter a vu sortir 600 millions de livres d’encours, soit moins que les rachats de 2 milliards de livres enregistrés au deuxième trimestre et de 1,6 milliard de livres au premier trimestre. En 2021, la société de gestion avait subi une décollecte de 3,8 milliards de livres, proche de celle déjà enregistrée en 2020. Les encours sont ressortis à 47,5 milliards de livres, soit 13,3 milliards de moins qu’un an plus tôt.
AllianzGI a annoncé ce 9 décembre la promotion d’Edouard Jozan au poste de responsable de la distribution en Europe. Il était jusqu'à présent responsable d’Allianz Insurance AM, chargé de développer l’activité institutionnelle avec Allianz groupe et ses filiales et de diriger l'écosystème mondial d’assurance pour compte de tiers. Il sera rattaché directement à Tobias Pross, le directeur général, et supervisera les ventes et le service client. Dans le même temps, Malie Conway dirigera depuis Londres une nouvelle unité couvrant les clients mondiaux et les marchés en croissance. Cela englobera les segments banques, consultants ainsi que les activités d’AllianzGI dans les pays émergents. Elle dirigeait la distribution aux Etats-Unis depuis 2020. Elle a rejoint AllianzGI en 2016 lors de l’intégration de Rogge Global Partners, où elle occupait le poste de directrice des investissements. Par ailleurs, Barbara Rupf Bee quittera AllianzGI à la fin de 2022 pour occuper des fonctions non exécutives dans le secteur, précise la société.
La banque privée suisse Maerki Baumann vient de promouvoir Roger Arnet comme directeur de son activité en Allemagne. Il en était jusqu'à présent directeur adjoint. Il va remplacer, le 1er janvier prochain, Gerald Lulei, qui se met en retrait de ses fonctions opérationnelles, mais qui va rester directeur de l'équipe de juristes. Roger Arnet travaille pour Maerki Baumann depuis 2018. Auparavant, il a travaillé notamment chez DZ Privatbank (Schweiz) AG et l’Union Bancaire Privée. Maerki Baumann compte 10,3 milliards de francs suisses sous gestion.
Le chancelier de l’Echiquier Jeremy Hunt a présenté un vaste plan visant à accroître la compétitivité du secteur en s'émancipant des règles de l'Union européenne.
L’investisseur souverain recherche le maximum de rendement et veut profiter de son horizon de très long terme pour ne pas investir de façon moutonnière.
Sigma Gestion a conclu un accord de composition administrative avec l’Autorité des marchés financiers (AMF) par lequel la société s’engage à régler 120.000 euros au Trésor Public. Cette transaction fait suite à une enquête au cours de laquelle ont été relevés plusieurs manquements de la société de gestion. En premier lieu, celle-ci pourrait ne pas avoir respecté sa procédure d’agrément et son programme d’activité en investissant dans des sociétés à prépondérance immobilière par le bais de deux sociétés dont elle assure la gestion. Ensuite, l’AMF a constaté «des déficiences relatives à la procédure de valorisation, la méthodologie de valorisation et le contrôle du processus de valorisation». Enfin, l’AMF a constaté des manquements dans les procédures de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme. Outre la somme versée, Sigma Gestion s’engage «dans les meilleurs délais et au maximum dans un délai de 7 ans permettant de préserver les intérêts économiques et fiscaux des investisseurs», à procéder à la gestion extinctive de l’activité immobilière mise en cause.
Un juge belge a inculpé quatre personnes dimanche pour avoir reçu de l’argent et des cadeaux d’un État du Golfe afin d’influencer les décisions du Parlement européen, des accusations qui ont suscité la consternation à Bruxelles. Les procureurs ont perquisitionné 16 maisons et saisi 600.000 euros à Bruxelles vendredi dans le cadre d’une enquête pour des faits présumés de blanchiment d’argent et de corruption. Ces procureurs ont déclaré qu’ils soupçonnaient depuis des mois qu’un État du Golfe tentait d’influencer les décisions prises à Bruxelles. Une source ayant connaissance de l’affaire a déclaré que cet État était le Qatar, hôte de la Coupe du monde de football. Le Parlement européen a déclaré ce week-end avoir suspendu les pouvoirs et fonctions de l’un de ses vice-présidents, la socialiste grecque Eva Kaili, à la lumière de l’enquête belge. Un responsable qatari a démenti les accusations. « Toute association du gouvernement qatari avec les allégations rapportées est sans fondement et gravement mal informée », a déclaré le fonctionnaire, ajoutant que le Qatar travaillait par le biais d’un engagement d’institution à institution et dans le plein respect des lois internationales.
Les flux nets vers les fonds d’investissement ont été globalement négatifs la semaine dernière. Du 1er au 7 décembre, les fonds actions et les fonds monétaires ont enregistré une décollecte de 5,7 milliards de dollars (5,4 milliards d’euros) chacun, tandis que les fonds obligataires ont rendu une petite centaine de millions, selon le Flow Show, le bulletin d’analyse des flux dans le monde des fonds d’investissements, élaboré par BofA Global Research. Dans les fonds actions, quasi-aucune stratégie n’a trouvé grâce aux yeux des investisseurs. Les fonds en actions américaines ont rendu 2,9 milliards de dollars, les fonds en actions européennes 0,3 milliard, les fonds sur les actions japonaises 0,2 milliard, et les fonds sur les actions émergentes 0,8 milliard. Dans l’univers américain, seule les fonds appliquant une stratégie value surnagent, avec +0,4 milliard de dollars. La décollecte sectorielle se concentre sur les fonds de grandes capitalisations (-1,9 milliard) et de croissance (-1,7 milliard). Du côté de l’obligataire, les flux sont également timides: -0,6 milliard pour les stratégies de dettes d’entreprises investment grade, -0,2 milliard sur le high yield, -0,3 milliard sur la dette émergente. Les fonds de dettes souveraines indexées à l’inflation ont rendu 0,7 milliard, tandis que leurs équivalents sans indexation ont tout de même reçu 1,1 milliard de dollar.
Une grande étape de franchie. Après des mois de turbulences qui ont vu Credit Suisse subir une fuite de sa clientèle fortunée comme des investisseurs, la banque a annoncé avoir réussi à lever les 2,24 milliards de francs suisses espérés lors de son augmentation de capital réservée aux actionnaires existants. A l’issue de la période d’exercice des droits de souscriptions, qui se terminait le 8 décembre, 98,2% ont été exercés, soit 873 millions de nouvelles actions, et le groupe compte vendre les 16,4 millions de titres qui n’ont pas été exercés «sur le marché au prix ou au-dessus du prix de l’offre de 2,52 euros par action», indique Credit Suisse dans son communiqué. 4 milliards en tout En ajoutant le produit d’une autre augmentation de capital de 1,76 milliard de francs suisses réalisée via un placement d’actions précédemment, la banque devrait avoir levé un total de 4 milliards de francs suisses (un peu plus de 4 milliards d’euros). A l’issue de la première opération, la Banque nationale saoudienne avait acquis 9,9% du capital de la société. En difficulté en Bourse depuis plusieurs mois, l’action Credit Suisse s’était dangereusement rapprochée du prix fixé pour son augmentation de capital début décembre, faisant peser un risque sur sa capacité à la réaliser. Dans le cadre de la restructuration de sa banque d’investissement, le groupe suisse a annoncé ces dernières semaines la vente de ses activités de titrisation au fonds Apollo et la scission partielle de sa banque d’affaires First Boston aux Etats-Unis.
Sigma Gestion a conclu un accord de composition administrative avec l’Autorité des marchés financiers (AMF) par lequel la société s’engage à régler 120.000 euros au Trésor Public. Cette transaction fait suite à une enquête de l’Autorité des marchés financiers au cours de laquelle ont été relevés plusieurs manquements de la société de gestion. En premier lieu, celle-ci pourrait ne pas avoir respecté sa procédure d’agrément et son programme d’activité en investissant dans des sociétés à prépondérance immobilière par le bais de deux sociétés dont elle assure la gestion dans le cadre de mandats de gestion. Ensuite, l’AMF a constaté «des déficiences relatives à la procédure de valorisation, la méthodologie de valorisation et le contrôle du processus de valorisation». Ce à quoi la société de gestion répond qu’elle a depuis mis en place une nouvelle procédure de valorisation des actifs en portefeuille opérationnelle. Enfin, l’AMF a constaté des manquements dans les procédures de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme.
Nouveau départ chez Meeschaert Asset Management. Après celui du directeur général Benoît Vesco, parti chez Delubac AM, la société de gestion vient de perdre Aurélie Baudhuin, directrice générale déléguée et directrice de la recherche ISR (Investissement socialement responsable). Elle rejoint Malakoff Humanis en tant que directrice de l’ISR. Aurélie Baudhuin travaillait chez Meeschaert depuis 2006 comme analyste et responsable de la recherche ISR, avant d’être promue à son poste actuel en 2018.
La petite banque privée parisienne Wormser Frères a mis la main sur la société de gestion Finance SA, rapporte Les Echos. Cette dernière gère environ 100 millions d’euros sur les placements cotés et va faire croître les encours de Wormser Frères de 20% pour atteindre 600 millions. C’est une première pour cette banque familiale de près de 85 ans, pilotée aujourd’hui par Marc et Julien Wormser, les arrière-petits-fils du fondateur Georges. Ils ont comme objectif d’atteindre le milliard d’encours sous gestion d’ici à 2027. Une stratégie qui passera par de la croissance interne et externe et la diversification de son offre dans le coté et non-coté.
Les prix des logements pourraient baisser en raison de la détérioration de l’environnement économique européen, et l’immobilier commercial est aussi en danger, a alerté jeudi le Comitéeuropéen du risque systémique (ESRB), qui surveille les risques financiers de la région. «Le cycle immobilier dans plusieurs pays de l’Union Européenne pourrait s’infléchir», a déclaré l’ESRB dans un communiqué. «Les données sur les transactions et les enquêtes auprès des ménages montrent une baisse des intentions d’achat ou de construction d’une maison, ce qui suggère une baisse des prix à court terme», poursuit-il. En outre, une correction du marché de l’immobilier commercial pourrait selon lui provoquer des pertes pour les investisseurs, accroître le risque de crédit pour les banques et les prêteurs non bancaires et entraîner une baisse de la valeur des garanties.
Le gestionnaire d’actifs suisse Partners Group a annoncé ce 8 décembre l’acquisition d’une participation majoritaire dans Sunsure Energy, une plateforme indienne active dans les énergies renouvelables. Le montant n’a pas été dévoilé. Fondée en 2015, Sunsure Energy construit des centrales solaires pour des clients commerciaux et industriels ainsi que des producteurs d’énergie renouvelable tiers en Inde. Avec cette acquisition, la société va devenir un producteur d’énergie indépendant qui construira et détiendra des projets d’énergie renouvelable de type solaire, éolien, hybride solaire-éolien et de stockage sur batterie.
Raffles Family Office vient de nommer Zann Kwan au poste de directrice des investissements et managing partner pour Revo Digital Family Office, sa division de cryptoactifs. Basée à Singapour, elle sera rattachée à Ray Tam, directeur général de Revo. Zann Kwan est membre indépendant du comité de conseil de Raffles Family Office depuis octobre 2021. Elle est également co-fondatrice de Bitcoin Exchange, une entreprise qui a apporté la première machine publique à bitcoins d’Asie à Singapour, en 2013. Auparavant, elle a été vice-présidente pour la gestion d’actifs réels au sein du fonds souverain singapourien GIC. Elle a occupé le poste de vice-présidente des acquisitions chez Andalex Group de 2007 et 2009 et chez Allstone Capital Group de 2003 à 2007.
L’année 2023 ne sera probablement pas celle du rebond pour les sociétés de gestion à en croire les prévisions de l’agence de notation crédit Moody’s. Un rebond qu’elles espèrent pourtant ardemment après avoir observé une baisse de leurs encours sous gestion cumulés de plus de 15% en 2022 - selon Moody’s - sous le poids d’une conjoncture géopolitique et macro-économique défavorable (guerre en Ukraine, remontée de taux, inflation). Ces conditions de marchés difficiles vont probablement persister dans les 12 à 18 prochains mois, ce qui a incité l’agence à revoir ses perspectives de stables à négatives pour le secteur de la gestion d’actifs dans une note publiée le 8 décembre. «Les conditions de crédit au cours des 12 à 18 prochains mois ne sont pas propices à la hausse des actions et des valorisations. Selon notre scénario de base, les incertitudes prévaudront et limiteront la croissance des actifs sous gestion du secteur. La hausse des taux d’intérêt est un point positif car elle rendra les obligations plus attrayantes. Les investisseurs peuvent maintenant obtenir des rendements obligataires plus élevés que jamais depuis le début de la crise financière mondiale en 2007», analyse Moody’s, jugeant «peu probable» un fort rebond des actifs sous gestion. Pour l’agence, les taux de croissance organiques des encours des gérants seront encore mis à l’épreuve durant la première moitié de 2023 mais pourraient cependant s’améliorer durant la deuxième moitié. A condition que l’incertitude économique s’estompe, le marché se stabilise et que les investisseurs soient plus positifs. Moody’s soutient que les grands gérants traditionnels diversifiés et les boutiques de gestion offrant des produits et services qui se démarquent seront les mieux placés pour gagner des parts de marché en 2023. Les gérants alternatifs vont aussi continuer de croître mais à un rythme plus modéré. A l’inverse, les gérants traditionnels qui ont une grosse exposition de leurs encours aux actions, pourraient perdre des parts de marché. «Nous nous attendons à ce que les ETF, les fonds d’actifs privés et les fonds d’investissement durables continueront d’être parmi les plus gros collecteurs en 2023», note Moody’s. La Chine, pari à double tranchant L’agence estime aussi que la gestion de fortune et la clientèle asiatique resteront deux vecteurs de croissance sur le long terme bien que leurs perspectives demeureront fragiles sur les 12 à 18 prochains mois. «Le marché chinois présente toujours des opportunités de croissance intéressantes pour le secteur, mais les gestionnaires d’actifs étrangers devront jouer le jeu à long terme et surmonter de nombreux obstacles pour tirer parti de cette opportunité. Certains acteurs pourraient envisager de prendre du recul à mesure que l’environnement opérationnel dans la région devient plus difficile», écrit Moody’s. Le fait que les encours sous gestion des gérants seront à nouveau sous pression en 2023 pèsera sur les commissions de performance, qui resteront faibles en raison du déclin des marchés et de la sous-performance des fonds vis-à-vis de leurs indices en 2022.Moody’s entrevoit une réallocation continue des investisseurs dans des fonds indiciels à bas coût et des ETF qui exacerbera la pression sur le chiffre d’affaires des gérants. «Nous nous attendons à ce que la baisse des revenus se poursuive en 2023, ce qui, associé à des coûts d’exploitation élevés tels que des salaires plus élevés et des dépenses technologiques, entraînera une nouvelle baisse des bénéfices des gestionnaires d’actifs», poursuit l’agence. Enfin, la régulation, l’innovation technologique et la consolidation du secteur joueront toujours leur rôle de moteurs de tendances. Les taux d’intérêt hauts ne devraient pas permettre de soutenir de larges fusions-acquisitions financées par la dette, selon Moody’s, qui table davantage sur des petites transactions. En particulier, sur les gestions alternatives, l’ESG ou encore les fintech.
Les sociétés de gestion américaines traditionnelles cotées ont vu leurs encours sous gestion décliner de 6% au troisième trimestre 2022 par rapport au trimestre précédent et ont perdu quelque 20% d’encours en cumulé depuis le début de l’année 2022, selon le consultant Casey Quirk. Leur chiffre d’affaires a chuté en moyenne de 18% à date après une troisième baisse consécutive (-5%) sur le troisième trimestre. Leur collecte nette sur l’année reste légèrement positive mais ne suffit pas à enrayer la chute d’encours provoquée par la baisse des marchés. Un gérant médian a observé en outre une hausse de 7% de ses coûts par rapport à 2021, qui s’est concentrée sur trois secteurs: la technologie, les données de marché et le marketing.
Le ministre de l’Economie BrunoLe Maire et le ministre délégué chargé de la Transition numériqueJean-Noël Barrot ont lancé la French Tech Finance Partners jeudi soir. Cette nouvelle instance regroupera «les acteurs représentatifs du secteur du financement des innovations et des start-up», à savoirles fonds de venture capital, des fonds corporate VC, des représentants de fonds étrangers qui investissent en France, ainsi que des grandes banques etdes associations, indiquait Bercy, jeudi soir. Elle sera chargée de proposer des mesures concrètes à la finance publique en matière de financement des start-up. Cette instance sera pilotéepar Reza Malekzadeh, qui cumulera cette fonction avec celles de general partner chez Partech et de président de la French TechSan Francisco. Sa composition sera annoncée début 2023.
La société de gestion française Hellebore Capital vient de lancer un fonds spécialisé sur la volatilité actions, a appris EQDerivatives, une information confirmé à Newsmanagers. Le fonds, dénommé Hellebore Equity Dispersion, sera géré par Yann Le Her, l’ancien directeur des dérivés de LFIS Capital (2015-2021) et gérant de fonds multi-stratégies. La stratégie cherchera à capter de la performance au travers de dislocations sur le marché des dérivés actions via des swaps de volatilité. La société compte collecter quelques 250 millions d’euros pour cette stratégie.
Gary Shedlin, le directeur financier de BlackRock, a annoncé mardi que sa société gelait la plupart des recrutements et réduisait ses coûts, rapporte Reuters. «Nous essayons d’être un petit peu plus prudents», a-t-il déclaré lors d’une conférence financière organisée par Goldman Sachs, ajoutant que ces mesures permettront à BlackRock d’être mieux positionné l’an prochain. BlackRock a aussi indiqué qu’il y avait des défis à court terme en matière de performance et qu’il était nécessaire de penser à réajuster les dépenses par rapport aux revenus.
La société de gestion VanEck vient d’annoncer le lancement d’un ETF sur l’ingénierie bionique. Dénommé VanEck Bionic Engineering Ucits ETF, le fonds investira dans des entreprises dans le secteur bionique. Il est coté sur la Bourse britannique, London Stock Exchange, et allemande Xetra. La notion de bionique représente le transfert de la biologie à la technologie. Il s’agit de la recherche et développement d’approches visant à créer des applications techniques sur le modèle des systèmes vivants. Dans le contexte de soins de santé, l’ingénierie bionique comprend des prothèses, les tissus bio-imprimés, les organes de remplacement et les aides aux fonctions corporelles. Ce fonds ETF réplique l’indice MVIS Global Bionic Healthcare ESG Index. Cet indice suit la performance des entreprises dans le secteur des implants médicaux, dentaires ou visuels, la bio-impression, les prothèses ou la préservation des organes et des tissues. Cet ETF exclura des entreprises qui fabriquent les dispositifs ou matériaux implantables ou portables utilisés uniquement pour des fins esthétiques. Ce véhicule aura un total des frais sur encours de 0.55% avec un rééquilibrage trimestriel. VanEck comptait 72 milliards de dollars d’encours sous gestion au 30 novembre 2022.
Vingt-deux ans après sa dernière révision, le taux de rémunération du plan d’épargne logement (PEL) s’apprête à être modifié. Il passera à 2 % pour les PEL ouverts à compter du 1er janvier prochain, contre 1 % aujourd’hui. Bruno Le Maire, qui a annoncé jeudi cette révision, s’est rangé à l’avis du Gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, fondé sur la formule de calcul du taux du PEL. Le ministre de l’Economie a indiqué qu’il s’agissait d’un nouveau soutien à l’épargne des Français, qui s’inscrit par ailleurs dans un contexte de remontée des taux d’intérêt des prêts immobiliers.
L’agence de notation crédit Moody’s estime que les taux de croissance des encours des gérants seront encore mis à l’épreuve au premier semestre de l’année prochaine.