Dans un communiqué publié ce mercredi 14 décembre, le gestionnaire d’actifs américain Gramercy Funds Management, spécialisé sur les marchés émergents, s’est réjoui d’une récente «victoire» sur le plan judiciaire. Celle-ci a été obtenue le 6 décembre face au gouvernement péruvien devant le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (Cirdi), tribunal d’arbitrage lié à la Banque mondiale. Le différend, porté devant l’instance en 2016, portait sur l’investissement de Gramercy dans des obligations liées à la réforme agraire au Pérou. Le Cirdi a estimé que le ministère de l’économie péruvien avait établi une formule de paiement et un processus de compensation des détenteurs des dites obligations «arbitraires et injustes», ne respectant pas les instructions pourtant données par la plus haute cour constitutionnelle du Pérou. Le tribunal a estimé que ces procédés étaient établis de manière à minimiser les montants à payer aux détenteurs des obligations. Aussi le gouvernement péruvien a-t-il enfreint un accord de libre-échange qui lie le pays aux Etats-Unis, la dette liée à la réforme agraire pouvant être considérée comme une forme de dette publique péruvienne protégée par ce traité. Ainsi, au lieu de recevoir 861.000 dollars comme le prévoyait le gouvernement péruvien dans un décret de 2014, Gramercy va recevoir environ 100 millions de dollars en guise de dommages selon la décision rendue par le Cirdi début décembre. A cette somme s’appliquera un intérêt composé de 7,22% jusqu’à ce que le paiement soit intégralement effectué. Gramercy réclamait 1,8 milliard de dollars dans ce litige.
Nordea Wealth Management vient de recruter Gunnela Hahn en tant que spécialiste senior ESG, selon un post sur LinkedIn. Elle sera basée à Stockholm. Gunnela Hahn arrive de l’investisseur institutionnel suédois Church of Sweden, où elle était directrice de l’investissement responsable et de la gouvernance depuis 2008. Elle y était responsable du développement produits durables avec les gérants externes. Auparavant, elle a été analyste senior investissement responsable pour Folksam et KPA Asset Management de 2000 à 2007. Au début de sa carrière, elle a travaillé comme consultante pour la société de protection de l’environnement suédoise.
La société de gestion suédoise Öhman Fonder a recruté Erik Durhan en tant que responsable de la gouvernance et du développement durable. L’intéressé était responsable de la gouvernance chez Nordea Fonder. Avant cela, il était responsable de la communication. Il a une formation de journaliste économique et d’analyste financier.
Le premier ministre arménien Nikol Pashinyan, mardi 13 décembre, a reçu une délégation de la société de gestion Amundi conduite par Bernard de Witt. La firme dispose d’une joint-venture dans le pays,Amundi-ACBA Asset Management, établie avec le groupe bancairearménien ACBA - Crédit Agricole Bank. Une réforme des retraites est en cours en Arménie, sujet a été discuté par les deux parties, qui ont aussi échangé sur le développement du marché financier local et des projets conjoints.
Andera Partners vient d’annoncer l’ouverture de son bureau italien à Milan, après dix ans de présence sur ce marché. Il s’agit de son troisième bureau hors de France, après Munich et Anvers. La société de gestion parisienne en capital-investissement a nommé Maurizio Bottinelli en tant que conseiller senior. Il sera chargé d’épauler l’équipe d’Andera MidCap en Italie. Il a travaillé par le passé chez Clessidra comme directeur général et responsable de l’équipe d’investissement, et dans le bureau milanais d’Apax Partners.
Cinq ans après avoir vendu sa gestion d’actifs à Amundi, UniCredit amorce un retour dans ce domaine. La banque italienne, dirigée par Andrea Orcel depuis 2021, a confié au groupe financier italien Azimut la création d’une société de gestion qu’elle pourra acquérir dans cinq ans au plus tard. Les deux partenaires ont annoncé vendredi 16 décembre avoir signé une lettre d’intention qui prévoit la création par Azimut d’une société de gestion irlandaise qui concevra des produits d’investissement, dont des fonds, lesquels seront distribués dans les réseaux d’UniCredit en Italie sur une base non exclusive. Les premiers fonds verront le jour au second semestre 2023 et toucheront 7 millions de clients. La société de gestion issue de l’accord sera dans un premier temps intégralement détenue et gérée de manière indépendante par Azimut. Mais UniCredit bénéficie d’une option pour acquérir une participation majoritaire dans la société irlandaise dans les cinq ans qui viennent, voire plus tôt en cas de «circonstances particulières» non précisées. «En cas d’exercice de l’option d’achat, UniCredit pourra compter sur sa propre usine de produits à haute valeur ajoutée, qui s’ajoutera à la plate-forme onemarkets Fund et aux autres entités de gestion d’actifs qui font déjà partie du groupe, reconstruisant de manière sélective des composantes de la chaîne de valeur de la gestion d’actifs en Italie et dans le groupe», indique un communiqué d’UniCredit. Interrogée par NewsManagers sur la taille de la future société, une porte-parole d’Azimut répond qu’une équipe en ligne avec les exigences réglementaires sera créée. Elle se composera donc d’un CIO, CEO, de gérants et de personnes en charge des risques. « Et nous prévoyons d’attirer dans cette nouvelle usine de produits de nouveaux talents de la gestion d’actifs », précise-t-elle. Quant à la gamme de produits qui seront développés, ils « concerneront le spectre des fonds Ucits, avec des stratégies allant des actions aux obligations, en passant par les fonds diversifiés, les fonds thématiques, les PIR, etc. Il s’agira de fonds qui tireront parti de l’expertise de notre gestion d’actifs mondilae, qui comprend plus de 170 gérants de portefeuille et analystes dans 18 pays, et qui nous permet d’opérer en temps réel sur les différents marchés », ajoute la représentante d’Azimut. Vers une renégociation de l’accord avec Amundi ? «Ces accords n’ont aucun impact sur les partenariats existants d’UniCredit, qui sont complétés par des capacités internes de fabrication de produits tirant parti de la plateforme onemarkets Fund récemment lancée», souligne un communiqué. Toutefois, cela pourrait remettre en cause l’accord de distribution qu’UniCredit avait noué avec Amundi, lorsque la société de gestion française avait racheté sa filiale Pioneer en 2017, vendue par le prédécesseur d’Andrea Orcel, Jean-Pierre Mustier. En septembre 2021, Bloomberg avait déjà écrit qu’UniCredit souhaitait renégocier ce contrat, qui court jusqu’en 2027 Interrogé sur les implications de l’option d’achat sur le partenariat avec Amundi, Andrea Orcel, le directeur général d’UniCredit n’a pas exclu que la banque italienne puisse chercher d’autres partenaires après 2027, lors d’une conférence de presse. «Cet accord donne à UniCredit l’occasion de réinternaliser une partie fondamentale de notre activité de gestion d’actifs», a indiqué le dirigeant. Pour les analystes de JPMorgan, l’accord est un signe clair qu’UniCredit envisage de rapatrier certaines de ses capacités de gestion d’actifs en interne, «ce qui pourrait entraîner un ralentissement des volumes pour Amundi dans les réseaux UniCredit à plus long terme». Ils notent que le réseau UniCredit n’est qu’une partie de son activité de détail, qui est «en pleine croissance». Selon leurs estimations, les réseaux UniCredit représentent environ 20% des encours sous gestion de détail et environ 7% des encours sous gestion d’Amundi, et environ 17% des frais de gestion du groupe. «Il est important de noter que la gamme de produits d’Amundi est plus large que celle d’Azimut, Amundi ayant une expertise dans toutes les classes d’actifs actifs, ainsi qu’une gamme complète de produits d’actifs réels et de très fortes capacités passives». « Les accords de distribution liant Amundi et Unicredit ne sont pas exclusifs, il est donc naturel qu’Unicredit travaille également avec d’autres partenaires au sein d’une architecture ouverte », a commenté une porte-parole d’Amundi, contactée par NewsManagers. « L’accord annoncé aujourd’hui entre Unicredit et Azimut ne remet pas en question les accords de distribution entre Unicredit et Amundi, qui courent jusqu’en juillet 2027, et qui affichent une dynamique commerciale résiliente. Amundi, 1er gérant européen avec des positions fortes en Italie (numéro 3 du marché) et dans le top 10 mondial des gérants d’actifs, demeure le partenaire privilégié d’Unicredit dans la gestion d’actifs », ajoute-t-elle. Il s’agit en revanche d’une belle opération pour Azimut, l’un des rares acteurs indépendants de la gestion d’actifs en Italie. Cotée en Bourse, la société affiche 55,4 milliards d’euros d’encours sous gestion et 86,9 milliards d’euros sous administration à fin novembre. Elle s’est beaucoup développé l’international ces dernières années, principalement dans les marchés émergents et aux Etats-Unis, à coup d’acquisitions de petites sociétés de gestion ou réseaux de distribution, si bien que 50 % de ses clients sont basés à l’étranger. Avec UniCredit, la société se réoriente en partie en Italie. « Dans sa phase initiale, nous ne nous attendons pas à ce que les encours sous gestion soient importants, mais il est légitime de supposer qu’au fil du temps ils pourraient devenir significatifs, compte tenu de l’ampleur de la portée d’UniCredit, qui compte aujourd’hui 7 millions de clients en Italie », a déclaré la porte-parole d’Azimut.
Face à l’offensive anti-ESG (environnemental, social et gouvernance) et anti-woke des Etats républicains américains de ces derniers mois, un groupe de sénateurs et de représentants du Congrès démocrates a organisé la riposte ce jeudi. Dans une lettre, ces parlementaires ont réclamé une nouvelle étude au Government Accountability Office (GAO) – l’organe d’audit, d’évaluation et d’investigation du Congrès américain – sur la diversité dans l’industrie de la gestion d’actifs aux Etats-Unis. Le groupe demande au GAO de se pencher sur divers sujets liés à la thématique. Cela inclut d’abord l’identification des classes d’actifs dans lesquelles investissent les entités fédérales (fonds de pension, etc) et si ces dernières sélectionnent des gestionnaires dirigés par des femmes ou des personnes issues des minorités. Les Démocrates demandent aussi au GAO de s’intéresser aux données disponibles pour les entités fédérales et celles qu’elles utilisent pour informer de leur recours à des gestionnaires d’actifs dirigées par des femmes ou des minorités. Progrès limités En outre, les parlementaires veulent que le GAO enquête sur les processus de décision d’investissement des entités fédérales et à quel point ceux-ci incorporent les critères de diversité, d’inclusion et d’équité. Deux autres points d’étude sont soulevésdans la lettre: une évaluation des politiques utilisées par les entités fédérales pour donner davantage d’opportunités aux gestionnaires d’actifs dirigés par des femmes et des minorités ainsi que des meilleures pratiques et mesures du recours à ces sociétés de gestion. «Il est prouvé depuis longtemps que les sociétés de gestion dirigées par des femmes et des personnes issues de minorités ethniques sont aussi performantes que leurs pairs, mais près de 99% des actifs continuent d’être gérés par des sociétés dirigées par des hommes blancs. Malgré les efforts déployés par le Congrès et l’administration pour remédier aux disparités qui limitent les opportunités pour les gestionnaires d’actifs détenus par des femmes et des personnes issues des minorités, peu ou pas de progrès ont été réalisés au cours de la dernière décennie», écrit le groupe de parlementaires démocrates. Le GAO a déjà procédé à des études au sujet de la diversité dans la gestion d’actifs aux Etats-Unis en sondant plusieurs fonds de pension fédéraux en 2017. En 2017, seul 1% des encours sous gestion des entités sondées (70.000 milliards de dollars d’actifs) était géré par des sociétés appartenant à des femmes ou des minorités. Selon une autre étude menée par la Knight Foundation, 1,4% des encours sous gestion aux Etats-Unis l’étaient en 2021. La question de la diversité et de l’inclusion dans la gestion d’actifs est brûlante aux Etats-Unis depuis quelques années, plus encore depuis le meurtre de George Floyd en mai 2020. Des affaires de racisme avaient notamment rejailli surFranklin Templetonpeu après ainsi que sur Raymond James et sur BlackRock. Un rapport du Comité américain sur les services financiers, datant de décembre 2021, pointait qu’en 2020, les personnes de couleur ne représentaient que 17,6% des postes exécutifs dans les 31 plus grosses sociétés de gestion locales. Recommandations diverses Dans sa missive, le groupe de démocrates requiert également du GAO qu’il évalue diverses recommandations pour améliorer la diversité et l’inclusion dans la gestion d’actifs américaines.A savoir que les comités d’investissement sélectionnant les gestionnaires aient au moins une personne de couleur et une femme parmi leurs membresou encore demander aux conseillers en investissement d’inclure des données démographiques sur les gestionnaires et les fonds utilisés par ces gestionnaires dans leur reporting aux institutionnels fédéraux. Deux autres pistes sont avancées: demander aux consultants en gestion d’actifs de décrire leurs pratiques en matière d’évaluation de race, ethnicité, diversité de genre et inclusion et clarifier les responsabilités fiduciaires des investisseurs institutionnels relatives aux problématiques de diversité et d’inclusion. Cela, pour «souligner que les institutionnels peuvent prendre en compte une grande variété d’acteurs dans leur sélection de sociétés de gestion d’actifs et que l’accomplissement de leur devoir fiduciaire dans le contexte de divers gestionnaires d’actifs ne nécessite pas l’exclusion automatique des gestionnaires d’actifs qui sont plus récents dans le secteur ou qui n’ont pas déjà un certain niveau d’actifs sous gestion».
La société de gestion alternative italienne Tages Capital SGR vient de renforcer sa gouvernance et son équipe de gestion avec quatre nouvelles personnes. Elisabetta Gualandri a été nommée présidente indépendante du conseil d’administration de Tages Capital. Guido Prearo, qui travaille depuis 20 ans dans les infrastructures et l’énergie, arrive au sein de la société comme responsable des investissements et des projets internationaux dans l’équipe d’investissement dédiée aux infrastructures. Enfin, Eleonora Astori rejoint l’équipe dette privée, complétant une équipe qui avait déjà été renforcée en mars avec Silvia Palma. Tages Capital annonce par ailleurs le lancement d’un fonds de dette privée au début 2023. Tages Capital est une société de gestion du groupe Tages spécialisée dans les produits alternatifs. Elle gère des fonds d’infrastructures avec un focus sur les énergies renouvelables. Récemment, Tages Capital a créé une activité de dette privée.
Le fournisseur d’indices FTSE Russell vient d’annoncer la conclusion d’un partenariat avec l’assureur chinois Ping An pour créer deux indices actions chinoises ESG. L’offre se base sur la gamme existante FTSE China A Free, et se veut adaptée à la «trajectoire de développement et aux circonstances sociales et environnementales» du pays, précise un communiqué. L’offre est accessible aux investisseurs domestiques et étrangers, sans limite de détention de la part de ces derniers. Le premier indice, FTSE Ping An China A Free ESG Advanced 50 Index, est composé des cinq meilleures entreprises de dix secteurs selon les critères ESG, et pondérées par leur capitalisation. Le second, FTSE Ping An China A Free ESG Advanced 100 Index, utilise la même approche, mais avec le top 10. Etant construit sur la base des indices FTSE China A Free, ils couvrent uniquement les actions A de moyenne et grande capitalisation listées sur les marchés de Shanghai et Shenzhen.
La banque privée suisse Julius Baer vient d’annoncer une réorganisation de sa direction en Asie du Sud-Est à la suite du départ de Jason Moo, le directeur de la banque privée pour cette région ainsi que directeur Singapour depuis février 2020. Jimmy Lee, membre du conseil exécutif du groupe Julius Baer ainsi que directeur Asie Pacifique, assurera l’intérim comme directeur de la banque privée pour l’Asie du Sud-Est. Il est entré chez la banque privée suisse en 2015 à son poste actuel. Auparavant, il a occupé plusieurs fonctions chez Credit Suisse Asia Pacifique dont celle de market leader pour Hong Kong et la Malaisie entre 2012 et 2015 ainsi que chez Credit Suisse Private Banking comme responsable du marché régional pour Singapour entre 2000 et 2004. Il a également été directeur général Asie chez Clariden Leu. Il a aussi travaillé chez Deutsche Bank comme directeur de la gestion de fortune privée en Asie du Sud-Est entre 2004 et 2009. Benjamin Sim, directeur adjoint Singapour depuis 2020, occupera le poste de directeur Singapour par intérim. Il travaille chez Julius Baer depuis 2016, où il a d’abord occupé le poste de business manager au sein de la banque privée en Chine. Il a ensuite été promu en tant que directeur des opérations pour Hong Kong en 2018. Auparavant, il a occupé le poste de business manager pour la Chine de la banque privée de Credit Suisse de 2013 à 2016. Il a aussi travaillé comme responsable senior de la stratégie chez HSBC entre 2008 et 2013 ainsi que responsable stratégie chez JP Morgan entre 2007 et 2008 et CIMB de 2005 à 2007. Il a démarré sa carrière chez Accenture comme consultant entre 2003 et 2005.
Karen Gabay a rejoint Axa IM Prime en tant que responsable du développement pour le Royaume-Uni, l’Europe du Nord et la région Asie Pacifique, selon son profil Linked-In. Axa IM Prime, dirigé par Pascal Christory, est la plate-forme d’Axa IM pour les investissements indirects dans le non coté (fonds de fonds). Karen Gabay vient de Tabula IM, une société d’ETF obligataire, où elle était managing director, en charge des ventes et du marketing. Avant cela, elle a travaillé pour LFIS Capital, en tant que directrice du développement.
Le Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE) a décidé jeudi, comme prévu, de relever de 50 points de base (pb) ses taux directeurs, à 2% pour le taux de dépôt, après deux hausses consécutives de 75 pb. Il prévoit également, «sur la base de la révision à la hausse significative des perspectives d’inflation», de continuer à les remonter «sensiblement à un rythme régulier» pour assurer le retour de l’inflation à l’objectif. NewsManagers vous propose un panaché de commentaires envoyés dans la foulée de cette annonce par quelques sociétés de gestion. - Commentaire de Nicolas Forest, responsable de la gestion obligataire chez Candriam : «Comme prévu, la BCE a augmenté son taux de 50 points de base, portant le taux de dépôt à 2 %. La BCE s’est montrée extrêmement optimiste en ajoutant que les taux d’intérêt devront encore augmenter de manière significative à un rythme régulier pour atteindre des niveaux suffisamment restrictifs pour garantir un retour rapide de l’inflation vers l’objectif de 2 % à moyen terme. De plus, les nouvelles projections des services de la BCE ont mis en évidence le risque d’inflation en 2023 avec un taux moyen de 6,3 % (contre 5,5 %) et de 2,4 % en 2025. Enfin, la BCE commencera son programme de resserrement quantitatif lié au AA au début du mois de mars 2023. Toutes ces mesures vont mettre la pression sur les marchés obligataires. Comme nous prévoyons une augmentation de l’offre en 2023, il y a un risque évident de taux d’intérêt élevés, ce qui pourrait fragiliser le marché immobilier. En 2023, la BCE va jouer un jeu dangereux. Une récession se profile et la forte réduction des liquidités est à surveiller dans les premiers mois de 2023.» - Anna Stupnytska, Global Macro Economist de Fidelity International : " Le ton ‘hawkish’ de la BCE prépare les marchés à un resserrement supplémentaire via des hausses de taux et un resserrement quantitatif, mais nous considérons le Conseil des gouverneurs comme des colombes dans des habits de faucon. Nous pensons que la BCE sera désormais dépendante des statistiques. Si la croissance à court terme surprend à la hausse, en partie grâce à un hiver plus chaud au début de l’année 2023, alors la BCE est susceptible de poursuivre le resserrement, avec deux autres hausses de 25 points de base à venir au premier semestre, le cycle politique se terminant à un taux terminal de 2,5 %, ce qui est inférieur aux prix du marché. Nous pensons qu’il s’agit d’une position suffisamment restrictive pour faire baisser l’inflation et empêcher une profonde récession dans le même temps ". - Dave Chappell, gérant senior marché obligations d’Etat, Columbia Threadneedle Investments : " La BCE a procédé à une hausse de 50 points de base, comme prévu, mais le ton de la déclaration et de Mme Lagarde, lors de la conférence de presse, était un peu plus belliqueux. Le fait que les taux d’intérêt «augmentent de manière significative» laisse penser que les hausses futures pourraient rester au niveau actuel, et la présidente n’a guère contesté ce point, bien que la dépendance aux données détermine la trajectoire future des taux. Le resserrement quantitatif commencera par l’arrêt du réinvestissement d’une partie des obligations arrivant à échéance à partir de début mars, et le rythme d’environ 15 milliards d’euros par mois de roll off sera réévalué à la fin du deuxième trimestre. Les rendements obligataires ont réagi à la hausse suite à cette nouvelle, et les obligations de la périphérie ont sous-performé, car l’approche de la banque centrale est moins favorable.» - Daniel While, DirecteurRecherche, Stratégie & Développement Durable chez Primonial REIM : " La BCE est en train de ralentir le rythme de son resserrement monétaire. Même si l’inflation reste un enjeu central, d’autres préoccupations voient le jour, comme la récession, le taux de change EUR/USD, la stabilité de la zone euro et la viabilité de la dette publique. En ce qui concerne l’immobilier, nous constatons que le marché s’adapte progressivement aux nouvelles conditions de valorisation et de financement, ce qui ouvre la voie à un atterrissage en douceur. En Europe continentale, contrairement au Royaume-Uni, les valorisations ont tendance à être lissées sur une plus longue période, ce qui est permet d’éviter les incidents de liquidité. Nous constatons également des différences entre les catégories d’actifs : l’immobilier non cyclique, comme la santé et le résidentiel, résiste bien, tandis que la revalorisation des bureaux dépend fortement de la qualité des actifs, de leur localisation centrale, de la flexibilité, des services, de la solidité des locataires et des baux indexés sur l’inflation. Bien que les investisseurs institutionnels soient encore dans un état d’esprit attentiste, les valorisations au 31/12 devraient apporter plus de visibilité quant à la prochaine ‘Nouvelle Normalité'. «
Selon le journal Les Echos, la vente en cours par l’assureur belge Ageas de sa filiale française pourrait intéresser Eurazeo et Société Générale. Ces derniers avaient jusqu'à hier jeudi pour déposer une offre. Selon le journal, une dizaine d’offres étaient attendues au total dont aussi celle d’Apicil. Pour Eurazeo, il agirait à travers l’assureur Albingia qu’il contrôle. Le prix pourrait tourner autour de 200 millions d’euros Aegas France est connu pour sa présence auprès des conseillers en gestion de patrimoine et pour le site Sicavonline, pionnier de la vente en ligne de fonds en France.
Le groupe britannique M&G va placer 200 millions de livres dans deux stratégies d’investissement à impact qui vont être lancées par responsAbility, la société de gestion suisse qu’il a achetée en début d’année. Cette boutique est spécialisée dans l’investissement à impact sur les marchés émergents. L’investissement est réalisé pour le compte de Prudential With Profits Fund, un fonds de 133 milliards de livres, qui est entièrement investi par PruFund. Les stratégies en question porteront sur l’alimentation durable et cibleront l’Asie et l’Amérique latine. L’objectif est d’améliorer la production et la disponibilité de l’alimentation saine dans le monde, ainsi que les moyens de subsistance des populations rurales, tout en renforçant la chaîne de valeur agricole en développant la résilience au changement climatique. M&G a acquis 90% du capital de responsAbility en janvier 2022 et devrait acquérir plus tard les 10% restants. Basée à Zurich, la société gère plus de 3,6 milliards de dollars d’actifs.
Per Johansson vient de quitter la société de gestion suédoise Celina (ex-Catella) où il était directeur des investissements depuis moins d’un an pour rejoindre le concurrent Didner & Gerge. Il y co-gérera le fonds phare de la société, Aktiefonden, aux côtés de Simon Peterson. Didner & Gerge Aktiefond a été lancé en 1994 et gère environ 36 milliards de couronnes suédoises, soit environ 3,5 milliards d’euros (au 30 novembre). Per Johansson était précédemment gérant au sein de Boden Capital. Il avait fondé le hedge fund Bodenholm avec Brummer & Partners en 2015. Il a aussi longuement travaillé chez Fidelity à Londres, Boston et Hong Kong.
La société de gestion finlandaise Evli a rejoint l’initiative PRI Advance, un comité de pilotage permettant aux investisseurs institutionnels d’agir ensemble sur les droits de l’homme et les questions sociales. A travers cette initiative, les investisseurs utilisent leur influence collective auprès des entreprises et des décideurs pour obtenir des résultats positifs pour les travailleurs, les différentes communautés et sur la société dans sa globalité. Evli se joint à l’initiative en tant que signataire, aux côtés de plus de 220 autres investisseurs représentant plus de 30.000 milliards de dollars d’actifs sous gestion. Dans le cadre de son travail sur les droits de l’homme, Evli a parallèlement lancé un programme de recherche avec l’Unicef Finlande sur la promotion des droits de l’enfant. La société de gestion aborde aujourd’hui plus précisément la manière dont les entreprises rendent compte des droits de l’enfant aux investisseurs et la façon dont les investisseurs peuvent intégrer ces droits spécifiques dans leurs décisions d’investissement. «A travers ces travaux, nous visons à promouvoir concrètement les droits de l’enfant, non seulement dans nos propres activités d’investissement mais aussi plus largement», déclare Petra Hakamo, Head of Sustainability chez Evli.
Oddo BHF Asset Management lance à son tour un fonds à échéance. La société de gestion a choisi pour cela le créneau du high yield, les obligations spéculatives à haut rendement. Ce nouveau fonds, appelé Oddo BHF Global Target 2028, est investi dans des obligations mondiales dont la notation est comprise entre BB+ et CCC et dont la maturité n’excède pas le 1er juillet 2029. Le fonds suit une approche de gestion «Buy and Maintain» selon un processus d’investissement éprouvé, qui combine une analyse crédit fondamentale approfondie et une gestion des risques active et rigoureuse. Le fonds est classé article 8 selon le Règlement européen SFDRsur la publication d’informations en matière de durabilité. Oddo BHF Global Target 2028 est géré par l’équipe d’investissement dirigée par Alexis Renault qui a plus de 27 ans d’expérience dans le crédit high yield. Alexis Renault est entouré d’une équipe de 9 gérants-analystes spécialisés. Oddo BHF AM gère 1,4 milliard d’euros d’encours sur des stratégies à échéance. Le fonds est ouvert à la commercialisation jusqu’au 29 décembre 2023.
Bridgewater Associates, le plus gros hedge fund au monde en termes d’encours sous gestion (150 milliards de dollars), a enregistré la démission de sa stratégiste en chef Rebecca Patterson. Celle-ci a annoncé sur le réseau social LinkedIn qu’elle quittera la firme à la fin de l’année après y avoir passé près de trois ans. Avant de rejoindre Bridgewater en 2020, Rebecca Patterson était responsable des investissements de Bessemer Trust et a travaillé pendant 15 ans chez JP Morgan en tant qu’analyste.
Le comité des affaires du Sénat de l’Etat du Texas, chambre haute de la législature au Texas, prévoyait d’interroger, ce jeudi, des dirigeants des gestionnaires d’actifs américains BlackRock, State Street et Vanguard sur leurs politiques environnementales, sociales et de gouvernance. Mais Vanguard a finalement échappé à cet oral, son récent retrait de l’alliance de gestionnaires Net Zero Asset Managers ayant convaincu le comité de ne pas convoquer la société de gestion selon une lettre envoyée par le président du comité Bryan Hughes à Vanguard. Dans sa missive, Bryan Hughes indique que le comité a analysé les documents transmis par Vanguard et continuera d’évaluer ses pratiques ESG ainsi que sa relation avec les fonds de pension publics du Texas et l’argent des Texans. Dans un tweet, le président du comité entendait discuter avec BlackRock et State Street des «effets nocifsque les politiques ESG ont sur les retraités du Texas ». L’Etat du Texas fait partie des Etats américains républicains qui ont décidé de boycotter certaines sociétés de gestion en raison de l’«hostilité» présumée de ces dernières envers le secteur des énergies fossiles. Fin août, Glenn Hegar, le contrôleur financier du Texas, a publié une liste de dix sociétés financières, dont BlackRock et BNP Paribas, et environ 350 fonds d’investissement, un exercice imposé par une loi de l'État visant à punir les banques qui se détournent du pétrole et du gaz.
Deux fonds indiciels cotés (ETF) investis en dérivés des crypto-monnaies bitcoin et ether cotés aux Etats-Unis ont fait leurs débuts à la Bourse de Hong Kong ce jeudi. Ces deux ETF, gérés par CSOP Asset Management, ont levé 73,6 millions de dollars - dont 53,9 millions de dollars pour l’ETF CSOP Bitcoin Futures - avant même leur cotation, rapporte Reuters. Pour comparaison, l’ETF ProShares Bitcoin, le premier ETF américain investi en dérivés sur le bitcoin lancé en octobre 2021, avait été amorcé à hauteur de 20 millions de dollars.
La société de gestion américaine JP Morgan Asset Management va proposer, en février prochain, de convertir quatre fonds mutuels américains supplémentaires aux encours cumulés d’environ 2 milliards de dollars en fonds indiciels cotés (ETF) gérés activement. La conversion est envisagée pour juillet 2023. La firme avait déjà converti quatre fonds mutuels en ETF cette année. Il s’agit des fonds JPM High Yield Municipal, JPM Sustainable Municipal Income, JPM Equity Focus et JPM Limited Duration Bond. La gamme d’ETF américains de JP Morgan Asset Management compte 46 produits pour des encours de 80,5 milliards de dollars.
La société de gestion espagnole CaixaBank Asset Management a procédé à trois recrutements pour son équipe de gestion discrétionnaire. Il s’agit de Mónica Pérez,María MazoandBorja Picón. La première a travaillé chez Julius Baer en tant que consultante en investissement senior et chez Indosuez en tant que conseillère sur les fonds alternatifs. La deuxième a passé cinq ans chez Caser en tant que gérante d’investissements et le troisième a travaillé ces huit dernières années chez Inversis en tant qu’analyste-sélectionneur de fonds.
Eric Pinon, président d’honneur et Thomas Valli, directeur des études économiques de l’Association française de la gestion (AFG), reviennent sur la place de la gestion d'actifs dans l’épargne financière des ménages.
L’Arcom, l’autorité française de régulation de l’audiovisuel, a annoncé mercredi soir mettre en demeure l’opérateur satellitaire français Eutelsat de cesser la diffusion des trois chaînes russes Rossiya 1, Perviy Kanal et NTV.
Le gestionnaire espagnol Trea Asset Management, racheté par Beka Finance en juillet, s’est séparé de son équipe de prêts directs, qui a décidé de lancer sa propre boutique de gestion, Zenon Asset Management. Spécialisé sur la dette senior, Zenon AM a récupéré la gestion de deux fonds pour lesquels 130 et 300 millions d’euros avaient été levés et espère lancer un nouveau fonds en janvier. La firme investira en Espagne et au Portugal, principalement dans des opérations de financement visant à aider les entreprises familiales à croître et participer à la consolidation dans leurs marchés.
Indosuez Wealth Management a annoncé ce 14 décembre trois nominations au sein de sa direction générale. Olivier Carcy est nommé directeur général Europe pour Indosuez Wealth Management et senior country officer pour le groupe Crédit Agricole au Luxembourg, et remplace Olivier Chatain, qui est nommé responsable stratégie, juridique et transformation d’Indosuez Wealth Management. Marc-André Poirier est lui nommé directeur général pour la Suisse d’Indosuez Wealth Management et senior country officer pour le groupe Crédit Agricole. Ils sont tous les trois rattachés à Jacques Prost, le directeur général d’Indosuez Wealth Management. Olivier Carcy est désormais responsable du pilotage et du développement de l’activité de gestion de fortune de la zone Europe (hors France), notamment au travers des implantations d’Indosuez en Belgique, Espagne et Italie. Basé à Luxembourg, il intègre le comité de direction. Olivier Chatain supervise la stratégie du groupe Indosuez ainsi que les lignes métiers Juridique et Secrétariat Général. Basé à Paris, il demeure membre du comité de direction. Enfin, Marc-André est responsable du pilotage et du développement de l’activité de gestion de fortune en Suisse, en Asie et au Moyen-Orient. Il a également la responsabilité des métiers de banque commerciale et du financement transactionnel des matières premières en Suisse. Basé à Genève, il intègre le comité de direction.
A quelques semaines de l’entrée en application des normes techniques du règlement SFDR («Sustainable Finance Disclosure»), les investisseurs naviguent toujours dans un «flou artistique» pour mettre en conformité leurs fonds dits «durables» (Article 9), estime la dernière étude de Novethic et de l’Ademe parue mercredi 14 décembre. La vague récente de déclassification des fonds Article 9 en Article 8 moins astreignants, traduit la fébrilité des sociétés de gestion. «Les prérequis techniques adoptés à l’été ont semblé trop exigeants aux yeux des sociétés de gestion», avance Novethic. Les grands gérants comme Blackrock, Amundi, Axa IM ont fait machine arrière et plaidé le «malentendu ». Les principes directeurs de la classification des fonds ont été présentés le 10 mars 2022. Les normes techniques devant clarifier la pratique s’appliqueront le 1er janvier 2023. Entre temps, le marché a pris peu à peu conscience de ce qu’attendaient les régulateurs, sur les «objectifs de durabilité, les indicateurs à utiliser ou la part que le portefeuille doit allouer à des investissements durables». Ainsi, depuis juin 2022 et la publication d’une première version («draft») des normes techniques, les gérants savent qu’un fonds Article 9 ne pourra investir, sauf cas particuliers, que dans des actifs répondant à cette définition «durable». Or, selon l’étude de Novethic, seuls 19 fonds étiquetés Article 9 sur un panel de 195 fonds annonçaient une part minimum d’investissements durables (autour de 80% des actifs). Depuis novembre, les gérants savent également qu’ils devront appliquer la même définition «durable» à l’ensemble de leurs fonds, y compris les ETF et les fonds de fonds. Par exemple, un gérant qui exclut des entreprises fossiles d’un fonds Article 9 selon le principe «de ne pas causer de préjudice», «pourra difficilement» considérer qu’une major pétrolière participe à la transition en investissant dans des énergies renouvelables, dans un autre fonds, explique Novethic. Le spécialiste de la finance durable a passé en revue 217 fonds gérés en France, auto-classifiés « Article 9 » au 10 mars 2022. A ce jour, 22 fonds sont passés en Article 8, réduisant le panel à 195 fonds. Le panel comporte 143 fonds actions (61 milliards d’euros), 41 fonds obligations (10 milliards d’euros) et 11 fonds diversifiés (1 milliard d’euros). Novethic constate que les sociétés de gestion n’ont pas encore intégré et expliqué formellement la façon dont leurs fonds répondent à la réglementation. Dans leur documentation, 42 fonds disposent d’un document ou encadré SFDR dédiés qui permet de mieux appréhender leur intention. «Il est en majorité question de contribuer à (et plus rarement « financer ») des enjeux de transition énergétique, d’accès à l’eau, d’atteinte des ODD, d’amélioration des conditions d’emploi ou d’accès à l’éducation, en guidant les investissements dans des entreprises dont les produits, services ou dimensions sociales répondent à ces défis, là où réside leur « contribution attendue », souligne l’étude. De nombreuses incertitudes et interprétations La Commission européenne et les autorités de supervision européennes (Esma, EBA, Eiopa) ont essayé de préparer le marché à travers une série de «Foire aux Questions», même si cela a pu soulever plus de questions que de réponses. La complexité ou le manque de précisions du texte ont obligé les autorités de supervision à envoyer en septembre leur propre série de questions… à la Commission européenne. La définition même de l’investissement «durable» reste sujette à des interprétations. Le régulateur s’appuie sur trois briques essentielles pour sa définition du durable : la contribution positive à un objectif environnemental, «mesuré par exemple au moyen d’indicateurs clés en matière d’utilisation efficace des ressources», l’absence de préjudice important à aucun de ces objectifs («Do Not Significant Harm») et le respect de «pratiques de bonne gouvernance» des sociétés en portefeuille. Dans le panel, Novethic compte «quelques rares» sociétés de gestion qui essaient d’appliquer et traduire la définition «durable» dans une approche d’investissement en désignant les placements considérés comme durables et ceux qui ne le sont pas. Les indicateurs de mesure de réalisation de l’objectif d’investissement durable restent peu développés et sont issus majoritairement de la liste des 64 « PAI » («principales incidences négatives»). Mais ces derniers renvoient davantage à des «thèmes» et à une approche de maîtrise des risques qu’à «une démonstration de contribution positive». En l’absence de données des émetteurs, des investisseurs comme Sycomore ont recours à la NEC, «Net Environmental Contribution», pour mesurer la contribution de leurs investissements à des objectifs environnementaux. La directive CSRD – «Corporate Sustainability Reporting Directive» devrait nourrir le travail des acteurs financiers à partir de 2025. Mais, aux Pays-Bas et en Suède, les autorités nationales ont déjà commencé à procéder à des contrôles de la bonne mise en application du règlement SFDR.