Stephanie Bruce, directrice financière d’Abrdn depuis juin 2019 a donné sa démission, rapporte Bloomberg. L’information a été confirmée par une porte parole du groupe écossais auprès de l’agence de presse. Abrdn a engagé un processus pour la remplacer.
Credit Suisse, dont le siège social est à Zurich, a vendu pour un peu plus de 200 millions de francs suisses (montant quasiment identique en euros) l’un de ses bâtiments au cœur de Genève à une fondation dans le cadre d’une opération de cession-bail, a confirmé jeudi la société immobilière SPGI Geneva qui a accompagné l’opération. La banque helvétique, qui tente de se remettre d’une série de scandales, devrait rester locataire à long terme de l’immeuble de 8.200 m2 qui a été récemment rénové.
Le hedge fund américain Guggenheim Partners a annoncé, ce jeudi, la disparition soudaine de son responsable mondial des investissements et associé-directeur Scott Minerd à l’âge de 63 ans.Il a succombé, mercredi, à une crise cardiaque, a précisé le hedge fund. Scott Minerd avait rejoint Guggenheim Partners peu après l’établissement de la firme en 1999. La société de gestion a indiqué qu’elle continuerait d’être dirigée par ses co-présidentsDina DiLorenzo et David Rone, ainsi que par Anne Walsh, associée directrice et responsable des investissements de Guggenheim Partners Investment Management. Anne Walsh reprendra par intérim les fonctions de Scott Minerd. Guggenheim Partners gère 285 milliards de dollars d’encours.
Janus Henderson a liquidé le fonds Horizon Emerging Market Corporate Bond , a appris Cytiwire Selector. Le gestionnaire d’actifs britannico-américain a déclaré que la stratégie, lancée en novembre 2014, a été fermée en raison d’une base d’actifs trop faible, qui ne serait plus rentable pour les clients. Domicilié au Luxembourg, le fonds Horizon Emerging Market Corporate Bond, était géré par Hervé Biancotto et Ales Koutny.
La société de gestion allemande DWS, filiale de Deutsche Bank, a ajouté deux nouveaux fonds indiciels cotés (ETF) sur les actions américaines à sa gamme Xtrackers. Ces deux ETF, cotés à Londres et en Allemagne en attendant d’autres cotations, répliquent respectivement les indices S&P 500 ESG et S&P 500 Equal Weight ESG qui s’appuient sur des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG). Après application des filtres ESG, l’univers de ces indices est ramené à environ 300 titres au lieu des 500 initialement compris dans le S&P 500.
La société de gestion allemande Allianz Global Investors (AllianzGI) a nommé Eckhard Weidner en qualité de responsable des spécialistes produits sur les actions systématiques, rapporte Citywire Selector. Il sera basé à Francfort. Auparavant, Eckhard Weidner a passé plus de 16 ans à Londres en tant que multigérant et co-responsable de la due diligence des investissements. Avant de rejoindre HSBC, il a travaillé comme analyste en chef sur les notations de fonds et de gérants d’actifs chez Telos ainsi comme un responsable de projets chez Deutsche Bank.
Le gestionnaire d’actifs britannique Jupiter Fund Management a prolongé son programme de rachat d’actions initié le 24 octobre dernier. La société prévoyait de racheter, d’ici le 31 décembre 2022, jusqu’à 10 millions de livres de ses titres dans l’objectif de pouvoir verser aux actionnaires au moins 70% du bénéfice par actions cumulé sur les années 2021 et 2022. Or, sur ces 10 millions de livres de titres, Jupiter n’en a, au 22 décembre 2022, racheté qu’environ 8 millions représentant plus de 6,6 millions d’actions. Le gestionnaire d’actifs a indiqué dans une communication aux investisseurs, ce jeudi, que le programme irait en conséquence au-delà de la première date limite fixée, à savoir le 31 décembre. Le cours de Jupiter a dégringolé de plus de 51% depuis le début de l’année 2022. La firme a été affectée par un niveau important de décollecte nette dans ses fonds sur les deux premiers trimestres avant que les sorties ne ralentissent lors du troisième trimestre. Jupiter a aussi changé de direction de façon un peu chaotique. Andrew Formica a laissé sa place au nouveau directeur général Matthew Beesley, qui a déployé un plan de restructuration du personnel et de la gamme de fonds.
La société de gestion américaine JPMorgan Asset Management a pris la décision de séparer les actifs de son fonds Emerging Europe Equity, investi en actions d’Europe de l’Est. Le calcul de la valeur nette d’inventaire est suspendu depuis le 28 février 2022 et restera en vigueur «car les conditions normales de négociation sur le marché continuent d'être considérablement altérées en raison du conflit en cours entre la Russie et l’Ukraine», indique le gestionnaire dans un avis aux actionnaires du 19 décembre 2022. JPMorgan AM, qui s’attend à ce que les problèmes de liquidité persistent sur le fonds, a décidé de le diviser en deux compartiments. L’un conservera les actifs illiquides russes et l’autre, baptisé Emerging Europe Equity II, sera le nouveau réceptacle des actifs liquides du fonds original. Le cantonnement est programmé au 17 février 2023. Le compartiment nouvellement créé ne comportera pas de titres russes ni biélorusses et au moins 67% de ses actifs seront investis dans des titres de sociétés domiciliées ou ayant la majeure partie de leur activité dans des pays d’Europe émergente. Le fonds comptait 273 millions d’euros d’encours au 25 février 2022. La Russie formait 1,9% des investissements des actifs en date du 30 novembre 2022.
Le gestionnaire d’actifs vietnamienDragon Capital Vietfund Management a dévoilé le tout premier fonds indiciel coté (ETF) sur les entreprises vietnamiennes de moyenne capitalisation. L’ETF,coté à la Bourse de Ho Chi Minh, réplique la performance de l’indice VN Midcap. La firme a constaté que seulement 38% du segment des sociétés vietnamiennes de moyenne capitalisation faisaient l’objet d’une couverture par les brokers quoique très intermittente. Seules 13 des 70 sociétés concernées étaient couvertes par une recherche importante selon l’analyse du gestionnaire.
BlackRock aurait étudié avant d’y renoncer un éventuel rachat de Carlyle, alors que ce dernier recherche toujours un successeur à son trio de fondateur depuis le fiasco de son plan de succession cet été. «Alors que Carlyle aurait pu stimuler l’expansion de BlackRock dans le domaine des actifs alternatifs, où il n’a réalisé que des acquisitions de niche, la taille de l’opération et l’agitation au sein de la société de capital investissement ont été deux facteurs qui l’ont dissuadé», indique le Financial Times. Le choc culturel lié à l’intégration d’un fonds de private equity où certains collaborateurs touchent des dizaines de millions de dollars chaque année aurait également refroidi BlackRock.
L’Autorité des marchés financiers a infligé une amende de 150.000 euros à la société de gestion Inocap. C’est moins que les 400.000 euros qui avaient été requis début décembre par le collège. Le gendarme boursier reproche à Inocap des manquements dans la gestion du risque de liquidité de ses fonds, la prévention des risques d’abus de marché, les procédures de mise à jour de la connaissance client et dans celles permettant d'évaluer les risques de blanchiment. Les divers manquements ont été observés entre 2017 et 2020. Inocap a depuis lors corrigé le tir et l’AMF relève que la société n’a pas retiré des profits des manquements constatés ni que ses porteurs de parts n’ont subi de pertes. L’amende représente près de 4% du résultat net 2021 d’Inocap, qui avait atteint 3,9 millions d’euros pour 13,1 millions de revenus, selon les chiffres figurant dans la décision publiée le 22 décembre.
Ankara poursuit son cavalier seul en matière d’inflation. Le président turc Tayyip Erdogan a annoncé jeudi une hausse de 55% du salaire minimum mensuel, et a promis d’autres revalorisations si besoin. Depuis le 1er janvier 2022, la hausse du salaire minimum atteint 100%. L’inflation, elle, culmine à 84,4% sur un an en novembre. Malgré cela, la banque centrale de Turquie a laissé jeudi son taux directeur inchangé, à 9%. Elle a ainsi mis ainsi fin à un cycle de quatre mois de baisse des taux d’intérêt, qui l’a vu réduire de 500 points de base son taux directeur sous la pression du président turc.
Corum annonce que sa SCPI Corum Origin a cédé un immeuble à Francfort en Allemagne pour 95 millions d’euros. Loué à la Deutsche Bank, il avait été acquis au prix de 70,5 millions d’euros (hors frais). «La plus-value de près de 24 millions d’euros constitue un record pour Corum pour la vente d’un bien immobilier et sera intégralement redistribuée aux épargnants (associés au 31 décembre 2022) après déduction des frais», indique un communiqué. La plus-value nette de frais est estimée à 18,5 millions d’euros. Le bâtiment de 48.000 m2 avait été acheté il y a sept ans et loué à la Deutsche Bank qui en était déjà locataire. Corums indique que cette location a permis de dégager environ 43 millions d’euros de loyers pendant les sept ans de sa détention, soit une rentabilité moyenne sur la période de 11,25% par an. Au 30 novembre 2022, Corum Origin détenait 150 immeubles répartis dans 13 pays, soit un patrimoine d’une valeur totale de 2,3 milliards d’euros. La SCPI devrait annoncer cette année un rendement supérieur à 6,5%, après 7,03% l’an dernier. En tenant compte des dividendes potentiels versés cette année, de l’augmentation du prix de part (la SCPI a opéré une augmentation de son prix de part de +4,1% le 1er avril dernier) et des plus-values redistribuées, la performance réelle que toucheront les épargnants cette année devrait dépasser les 10%.
Lionel Lemarié, directeur commercial pour la clientèle institutionnelle chez La Française, a annoncé son départ de la société de gestion dans un post Linkedin. Il sera effectif au 31 décembre. Lionel Lemarié était depuis sept ans au sein de la Française. Avant d’en prendre la direction commerciale institutionnelle en janvier 2021, il y a été directeur commercial pour la distribution (conseillers en gestion de patrimoine, compagnies d’assurances, plateformes titres). Dans son post, il indique partir «pour construire une nouvelle aventure». Avant La Française, Lionel Lemarié est passé par Flornoy et Mandarine Gestion dont il a été parmi les équipes fondatrices en 2008 après quelques années chez CPR Asset Management.
Caché dans des coffres bancaires de haute sécurité à Londres, Zurich et New York, de l’or d’origine russe d’une valeur de plusieurs milliards de dollars a discrètement changé de mains ces derniers mois, en réaction à l’invasion de l’Ukraine par Moscou, rapporte l’agence Reuters. Les données de 11 fonds d’investissement occidentaux montrent que des lingots russes d’une valeur totale de 2,2 milliards de dollars aux prix actuels ont été retirés de leurs comptes entre juillet et novembre à un rythme nettement plus rapide que celui des autres pays. Bien qu’il ne s’agisse que d’une petite fraction du montant total de l’or russe détenu par les gestionnaires de patrimoine, ces retraits reflètent une évolution, certains fonds ayant déclaré ne plus vouloir détenir d’actifs liés à la Russie, en particulier des fonds négociés en bourse (ETF) qui doivent publier les lingots qu’ils possèdent, estampillés de leur origine.
Carlyle, qui recherche toujours un successeur à son trio de fondateur depuis le fiasco de son plan de succession cet été, aurait récemment discuté avec BlackRock en vue d’un rapprochement, écrit le Financial Times. «Les dirigeants de BlackRock, le plus grand gestionnaire d’actifs au monde, ont discuté de l’opportunité de poursuivre un rachat de Carlyle mais ont décidé de ne pas le faire, selon trois personnes ayant connaissance des discussions, indique le journal britannique. Alors que Carlyle aurait pu stimuler l’expansion de BlackRock dans le domaine des actifs alternatifs, où il n’a réalisé que des acquisitions de niche, la taille de l’opération et l’agitation au sein de la société de capital investissement ont été deux facteurs qui l’ont dissuadé, selon l’une des personnes». Le fait que BlackRock puisse posséder une entreprise dans laquelle des gens gagnent des dizaines de millions d’euros aurait aussi «créé un problème culturel majeur», selon une autre source. Le journal ajoute que dans un mémo envoyé au personnel mercredi, l’un des fondateurs et actuel dirigeant William Conway, 73 ans, a assuré qu’il faisait une «recherche exhaustive» pour trouver un nouveau dirigeant et qu’il «progressait bien». Bien qu’"aucune décision n’ait été prise», la société espère avoir «plus d’informations à partager» bientôt, selon le mémo, dont le Financial Times s’est procuré une copie.
La société Ark Investment Management, fondée par Cathie Wood en 2014, a perdu près de 50 milliards de dollars d’actifs depuis le sommet atteint en 2021, rapporte le Financial Times. Selon le journal britannique, cela illustre l’ampleur des pertes subies cette année par les valeurs technologiques. Selon les données de Morningstar, les actifs totaux des neuf ETF d’Ark ont chuté à 11,4 milliards de dollars depuis le pic de 60,3 milliards de dollars atteint en février de l’année dernière. Cette chute a été menée par les fortes baisses de son fonds phare Ark Disruptive Innovation ETF, connu sous le code Isin ARKK, qui a perdu plus de 65% cette année et est en passe de réaliser sa pire performance annuelle. En 2020, cet ETF avait grimpé de près de 150%. Malgré les faillites cette année de plusieurs acteurs dans l'écosystème bitcoin, comme Celsius, FTX, Three Arrows Capital et BlockFi, elle a maintenu récemment sa prévision d’un bitcoin à 1 million de dollars d’ici 2030 (contre un peu moins de 17.000 dollars ces jours-ci).
Le régulateur européen des marchés financiers Esma a publié son rapport final relatif aux règles en matière de publication d’informations dans le cadre de la distribution et de la gestion transfrontalière de fonds Ucits et alternatifs au sein des marchés l’Union européenne. Le superviseur avait consulté les parties prenantes entre mai et septembre sur un projet de standards techniques réglementaires (RTS) et standards de mise en œuvre technique (ITS) qu’il a amendé en prenant en compte les huit commentaires reçus.
La jeune banque privée suisse Cité Gestion a fusionné avec le multi-family office Sartus Capital, rapporte finews. Le nouvel ensemble devrait gérer près de 7 milliards de francs suisses (7,2 milliards d’euros) pour le compte de sa clientèle fortunée et compter près de 100 salariés. L’opération a déjà reçu l’accord des autorités suisses cette année. Sartus Capital a été créée en 2016 et acquise par son management en 2021. Elle revendique une «affiliation privilégiée» avec XP Inc., une société d’investissement cotée au Nasdaq et dont le siège social est au Brésil. Les origines de Cité Gestion remontent quant à elles à 2009 en tant que gérant indépendant sous l’ombrelle de Lombard Odier. En 2017, les six associés partenaires en ont pris le contrôle avant de faire rentrer le zurichois Ultra Finanz au capital en 2019. Elle a obtenu une licence bancaire de banque privée cette année.
La firme sud-coréenne Mirae Asset Securities, filiale du conglomérat financier Mirae, a annoncé l’acquisition, ce mercredi, de GHCO, un teneur de marché britannique spécialisé sur les fonds indiciels cotés (ETF) et établi en 2005. La transaction est évaluée à près de 51,3 milliards de won (37,6 millions d’euros). GHCO doit être intégrée au sein de la filiale londonienne de Mirae Asset Securities durant la première moitié de 2023. Cette acquisition est vue comme un premier pas vers l’arrivée de la société sud-coréenne dans le marché européen des ETF. Mirae est très présent sur le segment des ETF à travers une autre branche, Mirae Asset Global Investments, qui a acquis Global X en 2018 et ETF Securities en juin dernier, respectivement fournisseurs d’ETF aux Etats-Unis et en Australie.
La société de gestion italienne indépendante Azimuts’est trouvée un nouvel allié après son rapprochement avec Unicredit officialisé la semaine dernière. Azimut a annoncé, ce mercredi, la conclusion d’un partenariat stratégique entre sa filiale turque,Azimut Portföy Yönetimi, et Lycian Capital Partners, société de private equity spécialisée sur le mid-market et basée à Istanbul. Le partenariat sous-tend une prise de participation directe d’Azimut Portföy Yönetimidans Lycian Capital Partners avec une injection de capital continue dans le but de développer l’activité et un engagement de capitaux dans les fonds de la firme de private equity turque.La présence d’Azimut en Turquie remonte à 2012. Sa filiale de gestion d’actifs locale a une part de marché de 6% et des encours sous gestion de deux milliards de dollars selon les chiffres avancés par le gestionnaire italien. Dans un communiqué, Giorgio Medda, directeur général d’Azimut, a déclaré que ce partenariat témoignait de la conviction du gestionnaire que la Turquie était «l’une des destinations d’investissement les plus attrayantes au monde».Lycian Capital Partners, dirigé par Gökhan Arıkoç et Gökçe Manav, a pour objectif de devenir la société de capital-investissement numéro un en Turquie. A fin novembre 2022, Azimut gérait 87 milliards d’euros d’encours dont 6,4 milliards sur les marchés privés.
Le hedge fund américain Citadel va reverser près de sept milliards de dollars (6,6 milliards d’euros) aux investisseurs de ses fonds après une année 2022 jugée possiblement comme la plus profitable de l’histoire du hedge fund, ont confié des sources au Wall Street Journal. Citadel s’attend à reverser une partie des profits de ses quatre fonds début janvier et à démarrer 2023 avec plus de 50 milliards de dollars d’encours sous gestion, selon une source du WSJ. Le quotidien américain mentionne par ailleurs que d’autres hedge funds dont Two Sigma, Brevan Howard et D.E. Shaw ont informé les investisseurs de certains de leurs fonds qu’ils leur reverseront une partie de leurs profits également.
Le secteur public a emprunté en net 22 milliards de livres au mois de novembre au Royaume-Uni, selon les statistiques officielles publiées mercredi. C’est près du triple du déficit enregistré l’an dernier à la même époque, et le plus lourd déficit public pour un mois de novembre, relèvent les stratégistes de SG CIB. Les charges d’intérêts ont elles aussi triplé sur la période, à 7,3 milliards de livres. Ces mauvais chiffres restreignent les marges de manoeuvre du nouveau Premier ministre Rishi Sunak, arrivé au pouvoir après la crise budgétaire provoquée par le «mini-budget» de Liz Truss. Pour l’ensemble de 2022, l’Office for Budget Responsibility prévoit un déficit public de 177 milliards de livres, soit 7,1% du produit intérieur brut.
Les ventes de logements anciens aux Etats-Unis ont reculé pour le dixième mois consécutif en novembre, selon l’enquête de l’Association nationale des agents immobiliers (NAR) publiée mercredi. Elles ont chuté de 7,7% le mois dernier, par rapport à octobre, pour tomber à 4,09 millions d’unités en rythme annualisé. Par rapport à novembre 2021, les ventes dans l’ancien, qui représentent l’essentiel du marché immobilier, accusent une baisse de 35,4%. La remontée des taux d’interêt et les prix toujours élevés des biens dissuadent les acheteurs.
L’Autorité des marchés financiers a dévoilé, ce mercredi, la nouvelle composition de ses cinq commissions consultatives. Elle avait lancé un appel à candidatures en octobre dernier et les personnes intéressées pouvaient candidater jusqu’au 14 novembre 2022. L’une de ces commissions, présidée par Muriel Faure et assistée de la vice-présidente Jacqueline Eli-Namer, est dédiée à la gestion et aux investisseurs institutionnels. Douze membres ont été renouvelés. Il s’agit d’Agnès Auberty (SMA), Pascale Auclair (La Française), Rémi Audouin (EDF), Emmanuel Babinet (Abeille Asset Management), Sabine Castellan-Poquet (Macif), Emmanuel Courant (Pearl Infrastructure Capital), Christophe Couturier (Ecofi Investissements), Philippe Dutertre (AG2R La Mondiale), Carine Echelard (Caceis), Frédéric Fouquet (Amundi), Marie-Laure Faller (Natixis Tradex Solutions) et Patrick Simion (BNP Paribas AM). La commission compte également douze nouveaux membres. A savoir Elizabeth Decaudin (Chambre nationale des conseils experts financiers), Bertrand Gibeau (Agama Group), Brice Henry (Allen & Overy), Sarah Kressmann-Floquet (PwC France), Guillaume Lasserre (La Banque Postale AM), Antoine Limare (DLPK), Gaëlle Mallejac (Ostrum AM), Bertrand Merveille (La Financière de l’Echiquier), Martin Parkes (BlackRock), Emilie Rogey (White & Case) et Celina Vazquez Ibanez (Natixis IM). Corentin Couvidat (Blackrock) et Isabelle Habasque (OFI AM) figureront parmi les nouveaux représentants de la gestion d’actifs au sein de la commission consultative Activités de compensation, de conservation et de règlement-livraison. Radia Djama (Natixis IM) et Stéphane Janin (Axa IM) demeurent au sein de cette commission. Enfin, Helena Charrier (La Banque Postale AM) et Léa Dunand-Chatellet (DNCA) rejoignent la commission Climat et Finance Durable, dans laquelle Bertille Knuckey (Sycomore), Michael Herskovich (BNP Paribas AM) et Michèle Lacroix (Scor) ont notamment été renouvelés en tant que membres. L’AMF recherchait pour cette Gestion et investisseurs institutionnels, des experts dans la gestion d’actifs, et plus spécifiquement sur le risque de liquidité, la distribution transfrontalière, l’information extra-financière et les enjeux environnementaux, sociaux et de gouvernance, les actifs numériques et les différentes stratégies d’investissement.
La plateforme de distribution de fonds espagnole Allfunds va accroître son influence sur le marché brésilien, où elle dispose d’un bureau de représentation à Sao Paulo depuis 2018. La société, cotée à la Bourse d’Amsterdam, a annoncé, ce mardi, une collaboration avec BB Asset Management, le gestionnaire d’actifs de Banco do Brasil, le groupe financier local le plus important. BB AM pourra bénéficier des différents services d’Allfunds (recherche et sélection de fonds, reporting, surveillance de portefeuille, etc) et de son offre de fonds en architecture ouverte, soit plus de 130.000 fonds d’environ 3.000 gérants à travers le monde.
L’Olympique Lyonnais, club de football de première division (Ligue 1) coté en Bourse, a été officiellement racheté ce lundi par l’homme d’affaires américain John Textor via sa holding Eagle Football. L’entité détient désormais 77,49% du capital de l’OL et «déposera dès que possible» une offre publique d’achat simplifiée des actions et des Osranes qu’elle ne possède pas. La composition du nouveau conseil d’administration d’OL Groupe a été dévoilée. Mark Affolter, associé et co-directeur des prêts directs aux Etats-Unis d’Ares Management, gérant de dette privée, et Jamie Dinan, le fondateur et directeur général du hedge fund York Capital Management, y font leur entrée. Tout comme Jean-Pierre Conte, président et associé-directeur de la société de private equity américaine Genstar Capital.
Alors que la COP15 de Montréal sur la biodiversité vient de se conclure sur un accord historique prévoyant notamment 200 milliards de dollars de financement par an pour préserver la nature et les espèces*, Morningstar a publié en amont de cet événement une note concernant les engagements des sociétés de gestion envers la biodiversité. Cet engagement peut prendre de multiples formes allant de la commercialisation de fonds dédiés à la thématique de la biodiversité et du capital naturel à des politiques de vote englobant tout ou partie des actifs sous gestion. Avec comme sous-jacent, la protection de l’eau, des forêts, des marais ou des espèces animales et végétales. Concernant tout d’abord l’offre de fonds dédiés, Morningstar note qu’ils sont «rares» et n’en a recensé que 14 dans sa base de données qui intègrent le mot «biodiversité» ou «capital naturel» dans leur dénomination. Ils sont investis en actions, ont été quasiment tous lancés il y a moins de deux ans, et pèsent environ 1,6 milliard de dollars d’encours. Tous les gestionnaires qui gèrent ces fonds, sauf un, sont domiciliés en Europe, marquant de nouveau l’avancée des sujets ESG des européens par rapport aux Etats-Unis. L’exception américaine est celle de la société Karner Blue. A noter aussi que deux gestionnaires d’actifs, Axa et Lombard Odier, représentent plus de 70% de ces encours thématiques. Enfin, leur performance n’est pas des plus lumineuses car presqu’aucun ne bat le marché depuis le début de l’année. Cette rareté fait dire à Morningstar «qu’il reste beaucoup de chemin à parcourir avant que la biodiversité ne gagne la même importance que le climat en tant que thème d’investissement de fonds». Les fonds climat dépassent en effet les 350 milliards de dollars d’encours et sont représentés par plus de 1.100 véhicules thématiques. Ces fonds climat peuvent avoir cependant dans leur stratégie déjà une idée d’impact positif sur la nature. Les fonds biodiversité recensés par Morningstar au 28 novembre 2022 (encours en millions de dollars) Dans un registre un peu différent, Morningstar a par ailleurs communiqué auprès de Reuters une catégorie de fonds dénommée «healthy ecosystems», qui regroupe 175 fonds au total, pour un encours d’environ 75 milliards d’euros. Les cinq plus gros fonds de cette catégorie sont gérés par Pictet, BNP Paribas Asset Management et Amundi et pèsent près d’un tiers de ce segment (22 milliards d’euros). Au-delà des fonds, Morningstar s’est aussi penché sur les engagements pris par les sociétés de gestion pour préserver la biodiversité à travers leurs investissements. Un des témoins de ces engagements est la signature du» Finance for Biodiversity Pledge» où les acteurs signataires s’engagent "à développer une stratégie en faveur de la biodiversité». Selon le site internet de ce groupement, ce sont 126 institutions financières représentant 21 pays et plus de 18.800 milliards d’euros d’actifs qui sont signataires de ce pacte. Morningstar dénombrait au moment de la rédaction de sa note, un gros contingent de sociétés de gestion, d’au moins 75 firmes, le reste du contingent étant composé d’assureurs, de banques et de fonds de pension. Certains de ces signataires sont allés plus loin avec la création du «Nature Action 100". Sur le modèle du «Climate Action 100+", ils s’engagent à influencer les entreprises détenues en portefeuille sur les risques liés à la perte de biodiversité et sur leurs impacts. Les investisseurs à l’origine de ce groupement sont au nombre de 11 et sont listés dans le tableau suivant: Les 11 premiers signataires du groupement «Nature Action 100" Plus spécifiquement, ces acteurs doivent «collaborer et partager leurs connaissances, s’engager avec les entreprises, évaluer l’impact, fixer des objectifs et rendre compte publiquement de ce qui précède avant 2025". Avec les engagements pris pour la Cop15, nul doute que leur nombre ne devrait cesser de progresser et les investissements dans les fonds thématiques «biodiversité» se multiplier dès 2023. * L’accord signé à l’occasion de la COp15 prévoit également la protection de 30% des terres et des océans d’ici 2030 contre environ 10% aujourd’hui ou encore la baisse de 50% de l’utilisation des pesticides.