Les nouvelles initiatives se sont raréfiées au fil de l’année 2022. Le coup de frein devrait se poursuivre en 2023 selon le fournisseur de données HFR.
Les investisseurs internationaux se sont montrés prudents pour le passage à la nouvelle année. Entre le 29 décembre 2022 et le 4 janvier 2023, ils ont privilégié les fonds monétaires, avec 112,3 milliards de dollars (105,9 milliards d’euros), selon le «Flow show», le rapport hebdomadaire des flux dans les fonds d’investissements mondiaux par BofA Global Research. Les fonds obligataires ont également connu une bonne semaine, avec +6,5 milliards de dollars flux nets. La collecte des fonds actions est pour sa part de -4,6 milliards de dollars, ce qui en fait sa 47ème semaine négative de suite. La collecte obligataire s’est orientée principalement sur les fonds de dettes souveraines (+6,5 milliards de dollars). Les fonds de dettes d’entreprises notées «investment grade» ont rendu 3,6 milliards de dollars, ceux de dettes émergentes quelques 300 millions de dollars, et ceux de dettes à haut rendement une petite centaine de millions de dollars. Sur le front des actions, la décollecte provient principalement des fonds d’actions américaines (-6 milliards de dollars). Les investisseurs leur ont privilégié les fonds d’actions japonaises (+3,5 milliards de dollars) et les fonds d’actions émergentes (+0,5 milliard de dollars). Les fonds d’actions européennes ont rendu 45 millions de dollars.
Citadel, la société de hedge funds qui gérait 54,5 milliards de dollars au 1er janvier, a enregistré des revenus d’environ 28 milliards de dollars, selon des sources citées par The Wall Street Journal. Cela dépasse de loin son précédent record de 16,2 milliards de dollars l’année d’avant. La société distincte Citadel Securities, l’une des plus grandes sociétés de trading électronique au monde, a enregistré des revenus de 7,5 milliards de dollars, en hausse par rapport au record précédent de 7 milliards de dollars établi en 2021. De plus, après avoir frôlé la disparition en 2008, Citadel a vu chacun de ses hedge funds afficher des gains à deux chiffres après frais en 2022.
Le Groupe Cogefi a recruté Jean Biscarrat en tant que président de sa filiale de gestion d’actifs, Cogefi Gestion. Aux dernières nouvelles, la présidence était assurée par Hugues Aurousseau. Jean Biscarrat a effectué l’essentiel de sa carrière à la Financière de l‘Echiquier jusqu’en 2020. Il a occupé successivement les fonctions de responsable de la table d’intermédiation, puis de gérant actions et diversifiés et notamment du fonds Echiquier Patrimoine. Il était dernièrement directeur général de Revel Asset Management, une société qui a été liquidée en octobre 2022. L’arrivée de Jean Biscarrat «ouvre une nouvelle page pour la société de gestion d’actifs, en poursuivant la transformation du Groupe après sa transmission capitalistique, familiale et générationnelle intervenue en 2018», commente un communiqué de presse. Le nouveau président travaillera aux côtés d’Anne d’Anselme, directrice générale adjointe.
Les fonds actions britanniques ont enregistré une décollecte nette de 8,38 milliards de livres (9,5 milliards d’euros) sur l’année 2022 dont 701 millions de livres (794 millions d’euros) pour le seul mois de décembre, selon le fournisseur de données sur les fonds Calastone. Il s’agit d’un record pour cette catégorie de fonds qui observe des rachats nets pour la deuxième année consécutive. Calastone estime à 6,29 milliards de livres la décollecte nette sur l’ensemble des fonds actions en 2022. Une année qui, selon le fournisseur de données, est la plus faible en termes de flux sur les huit dernières années au moins.
Michel Camillieri, le fondateur et président du gérant d’actifs Colibri AM, vient de lancer une société de notation ESG, dont il prend la présidence. Dénommée Opalhe ESG Advisor, cette structure est adossée au groupe Opalhe, un nouvel acteur qui réunit différentes entreprises fournissant des services financiers (assurance, conseil patrimonial, gestion d’actifs...) durables aux professionnels du chiffre et du patrimoine. Sa société Colibri AM s’insère dans ce nouveaugroupe, présidé par Philippe Dié, le fondateur du groupe Equatis.
La société de gestion alternative Quantology Capital Management fait l’objet d’une procédure de redressement judiciaire depuis le 10 novembre 2022, selon les informations de L’Agefi. Le hedge fund systématique parisien, qui gère trois fonds ouverts, se trouve en cessation de paiement depuis le 25 octobre. La firme ne compte plus que quatre salariés, ayant enregistré les départs du responsable de la R&D et co-fondateur Julien Messias et d’un analyste quantitatif, qui ont démissionné quelques jours avant que la cessation de paiements ne soit constatée. La période d’observation de la procédure de redressement judiciaire sera clôturée le 10 mai 2023. Le hedge fund n’a pas donné suite aux sollicitations de L’Agefi. Fin 2021, Vincent Fourcaut, président et co-fondateur de Quantology Capital Management, confiait à NewsManagers, vouloir s’exporter hors de France et viser le leadership de la gestion systématique en Europe, le marché institutionnel français se montrant peu réceptif à l’offre du hedge fund. Il tablait alors sur une collecte de 400 à 500 millions de dollars auprès d’investisseurs étrangers. La société gérait une vingtaine de millions d’euros à l’époque. Cette procédure de redressement judiciaire est une nouvelle étape dans la vie de la firme qui avait connu une première vie entre 2013 et 2017 sous le nom d’Uncia AM. Une période durant laquelle la société avait, sans grand succès, proposé deux fonds sur les actions internationales avant de rebondir dans la gestion systématique. Si le fonds de performance absolue de Quantology est parvenu à limiter la casse l’an dernier, les deux autres fonds ouverts du gestionnaire ont souffert en 2022. En particulier celui investi sur la thématique du métavers que la firme avait présenté comme le premier fonds Ucits sur ce thème lors de l’annonce officielle de son lancement en décembre 2021. Pénalisé par la forte correction des valeurs technologiques l’an dernier, le fondsa troqué son appellation d’origine «Quantology Metaverse» pour «Quantology US Equity» en cours de route. Sa performance a perdu près de 50% sur l’année. Hedge funds, l’hécatombe L’année 2022 a vu la disparition de plusieurs hedge funds de la place parisienne. Eraam et John Locke Investments, deux gestionnaires qui comptaient chacun plus de 20 ans d’existence, ont été liquidés. Le hedge fund Verrazano Capital, qui s’était reconverti en family-office en 2018, a aussi été dissous l’an dernier. En outre, Revel AM, fondé en 2018 par un ancien de Verrazano Capital, a été liquidé, tout comme Rivoli Fund Management, dont le fondateur Thaddée Tyl faisait partie des conseillers de Quantology. D’autres boutiques de gestion alternatives parmi lesquelles Sagara Financière, qui avait repris la suite de Day Trade Asset Management, et Correl Invest, dont un des fondateurs avait ensuite rejoint Quantology avant d’en partir en 2021, ont également disparu au cours des cinq dernières années. Dans un entretien à NewsManagers, en mars 2022, Denis Beaudoin, fondateur et président de la société de gestion quantitative Finaltis, faisait le constat d’une place quantitative de Paris«plutôt en attrition». «La gestion quantitative porte une quasi-obligation de résultat: elle nécessite de réaliser ses objectifs sous peine de renforcer le soupçon de «boîte noire». Vous pouvez manquer une année mais, si vous sous-performez à moyen terme, vos investisseurs remettent en question la pertinence de votre modèle d’autant plus vite que leur analyse initiale a été courte, et vous affrontez un risque de liquidation», expliquait-il. En revanche, le Brexit suscite depuis plusieurs trimestres une vague d’installation de hedge funds britanniques à Paris. Des hedge funds américains ont aussi ouvert des bureaux dans la capitale française.
Cyril Lureau, ex-directeur général de la société de gestion quantitative Eraam liquidée en 2022, est devenu membre du conseil de surveillance de KeyQuant, a appris NewsManagers. Il a en effet été coopté par le hedge fund parisien le 16 décembre dernier. Il succède à Henri-Michel Tranchimand, disparu en août 2022. Henri-Michel Tranchimand était également président du conseil de surveillance de Finaltis au sein duquel il a été remplacé par Pierre Bosset en novembre dernier.
La plateforme de Fidelity International dédiée aux investisseurs particuliers a pris la décision de bloquer les nouveaux investissements de ses clients dans un fonds investi en actions britanniques de moyenne capitalisation géré par Jupiter Fund Management, rapporte Citywire. Il s’agit du fonds Jupiter UK Mid Cap aux encours de 1,1 milliard de livres. Fidelity International indique dans un communiqué qu’il a pris cette décision dans le meilleur intérêt de ses clients sans donner davantage de précisions. Le fonds, géré par Richard Watts, a perdu plus de 2 milliards de livres d’encours au cours de l’année écoulée. Fidelity International a également interdit à ses clients particuliers d’investir dans d’autres fonds dont le fonds Worldwide Opportunities de Premier Milton et un fonds de trusts de Jupiter.
Axa IM Alts, la division d’actifs alternatifs d’Axa IM, vient de promouvoir Christophe Collet, responsable commercial senior, au poste de directeur commercial en France, selon un post sur LInkedIn. Christophe Collet est arrivé chez Axa IM Alts en 2016 comme responsable commercial auprès des investisseurs institutionnels. Auparavant, il était responsable clientèle institutionnelle chez Arkéa Banque Entreprises & Institutionnels de 2011 à 2016. Il a également travaillé comme responsable de clientèle couvant le marché des investisseurs institutionnels chez Dexia Credit Local de 2008 à 2011. Il a également occupé le poste de chargé d’affaires entreprises chez Caisse d’Epargne d’Auvergne et du Limousin de 2007 à 2008 et chargé de clientèle professionnels chez Banque NUGER de 2004 à 2007.
First Sentier Investors a recruté Jane Daniel au poste de directrice de la gestion des risques (chief risk officer ou CRO). Elle a pris ses fonctions le 1er janvier. Basée à Londres, Jane Daniel a rejoint FSI après avoir occupé le poste de directrice monde des risques et de la conformité chez Aegon Asset Management. Elle dirigeait une équipe de 85 personnes en Europe, aux États-Unis et en Asie, où elle supervisait la gestion des risques de portefeuille, des risques d’entreprise ainsi que les questions de conformité. Parmi ses autres rôles, elle a notamment été ambassadrice de l’inclusion et de la diversité, et a siégé aux conseils d’administration d’entreprises globales, régionales et de joint-ventures. Auparavant, Jane Daniel a occupé le poste de CRO EMEA et de responsable mondiale des risques d’entreprise chez Columbia Threadneedle. Elle a aussi travaillé à la Royal Bank of Scotland. Jane Daniel sera membre de l'équipe de direction de FSI et sera directement rattachée à Mark Steinberg, le directeur général de FSI.
HSBC Global Asset Management, la filiale hongkongaise de HSBC, vient d’acquérir Green Transition Partners, une société de gestion spécialisée dans les infrastructures vertes. Basée à Hong Kong, Green Transition Partners cible les investissements de taille moyenne dans la production, le stockage et les réseaux d’énergies renouvelables et d’infrastructures d’hydrogène en Asie. HSBC a conclu un accord de transfert d’activités avec Green Transition Partners, selon un communiqué de presse. Cela comprend le transfert et l’intégration des salariéset des actifs de Green Transition Partners au sein de HSBC AM d’ici fin février. Cette équipe servira de base à l’activité d’infrastructure sur la transition énergétique de HSBC Alternatives en Asie. Les détails de la transaction n’ont pas été divulgués. A travers ce rachat, HSBC AM vise à renforcer ses capacités dans la gestion alternative sur ce continent. En 2021, la société de gestion a annoncé le regroupement des stratégies alternatives au sein d’une seule unité dénommée HSBC Alternatives. HSBC AM comptait 574 milliards de dollars d’encours sous gestion au 30 septembre 2022, dont 52 milliards d’euros d’encours au sein de HSBC Alternatives.
Épopée Gestion, entreprise d’investissement territoriale cofondée par Charles Cabillic et Ronan Le Moal, a obtenu le label ISR pour son fonds immobilier Épopée Immo Rendement I. Le fonds immobilier Épopée Immo Rendement I investit dans des ensembles immobiliers de bureaux, de commerces, d’entrepôts et d’activités dans le but de redynamiser les territoires et soutenir les emplois sur l’Arc Atlantique. Afin de mesurer la performance extra-financière des actifs immobiliers sous gestion, Épopée Gestion a élaboré, dans le cadre de la démarche de labélisation, une grille de notation ESG (environnement, social, gouvernance). L’originalité de l’approche ESG d’Épopée Gestion se traduit par la pondération maximale du pilier social qui compte pour 50% de la note ESG des actifs en portefeuille ainsi que par l’intégration de l’enjeu “impact territorial et emploi” (20% des notes ESG globales des actifs). Cette labellisation est complétée par des engagements financiers de la part d’Épopée Gestion, notamment l’allocation vers son fonds de dotation d’un pourcentage des honoraires de surperformance du véhicule en fonction de l’atteinte d‘objectifs extra-financiers du fonds. Le fonds de dotation, Épopée Villae, vise à financer et accompagner des projets de proximité dans les territoires ruraux.
Les fonds «durables» européens ont peu de chances en l'état d’obtenir l'écolabel, que l’Union européenne veut attribuer aux produits et services d’investissement verts pour aider notamment les investisseurs particuliers à faire leur choix. Selon une étude du régulateur européen des marchés financiers Esma, publiée fin décembre, sur 3.000 fonds Ucits disant intégrer des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance, seuls 16 répondent aux critères de l’Ecolabel, soit 0,5% de l'échantillon. L’analyse de l’Esma se base sur les données de Morningstar et inclut uniquement des fonds classés article 8 et article 9 au sens du règlement européen sur la publication d’informations sur la durabilité dans le secteur financier (SFDR). Ainsi l’Esma a-t-il conclu que seulement 26 fonds respectaient le «taux de vert» en portefeuille (portfolio greenness ratio) de 50% requis pour l'écolabel européen, soit 10 fonds article 8 et 16 fonds article 9. En outre, le taux de vert des portefeuilles de 69 fonds se situerait au-dessus de la barre des 40% et celui de 136 fonds dépasserait les 30% d’investissements verts. Le taux de vert minimal de 50% n’est cependant pas le seul critère requis par l’Esma pour qu’un fonds soit éligible à l'écolabel européen. Des métriques d’exclusions spécifiques, alignées sur la taxonomie européenne, font partie de la liste des critères à remplir. Dans son analyse, l’Esma observe que 73% des fonds étudiés ont une exposition même minime aux énergies fossiles, ce qui les disqualifie d’emblée pour l'écolabel. Par le passé, plusieurs acteurs de la gestion d’actifs ont dénoncé un cahier des charges trop élevé à l’instar du directeur général de Mirova, Philippe Zaouati.
Un groupe d’investisseurs internationaux, aux encours cumulés de 2.200 milliards de dollars, a demandé à la société énergétique australienne Glencore de démontrer en quoi le développement de mines de charbon thermique était en ligne avec les objectifs de l’Accord de Paris sur le climat selon un communiqué commun cité par Reuters et le Financial Times.L’Accord de Paris, signé en 2015 et entré en vigueur en novembre 2016, vise à limiter la hausse du réchauffement climatique à 1,5 degré celsius par rapport au niveau pré-industriel. Glencore est l’un des plus gros producteurs d'énergie au monde utilisant les énergies fossiles. Parmi les signataires du communiqué figurent notammentLegal and General Investment Management (LGIM), HSBC Asset Management, Ethos ou encore des fonds de pension allemands et australiens. Ces investisseurs indiquent avoir déposé une résolution d’actionnaire conjointe demandant à Glencore de révéler comment sa production et ses plans de dépenses en capital sont compatibles avec les objectifs de l’Accord de Paris et de l’Agence internationale de l'énergie sur la neutralité carbone. Cette résolution sera soumise au vote de la prochaine assemblée générale annuelle de Glencore, qui doit publier son prochain rapport sur les progrès de sa stratégie climatique en mars. La société australienne s’est engagée à atteindre la neutralité carbone en 2050 et a baisser le nombre de ses mines produisant du charbon thermique d’ici le milieu des années 2040. Lors de la dernière AG, près d’un quart des actionnaires de Glencore avaient rejeté le rapport climat de Glencore, reprochant à la firme de progresser trop lentement dans la réduction de sa production de charbon.
Selon les informations des Echos, le gérant Meridiam finalise ses discussions pour l’ouverture de son capital. Il pourrait accueillir à hauteur de 20 % un assureur coréen. Cette opération, couplée à l’entrée d’autres partenaires, verrait Meridiam se valoriser à plus d’un milliard d’euros. Selon les sources des Echos, Thierry Déau, le fondateur du spécialiste en infrastructures, conservera le contrôle. Ce futur tour de table, qui drainera plusieurs centaines de millions d’euros, doit permettre à Meridiam de mettre le cap sur l’Asie.
UBP a recruté Christophe R. Gantenbein en tant que responsable mondial des solutions d’investissement sur les marchés privés, et senior managing director, annonce-t-il sur LinkedIn. L’intéressé vient de Partners Group, en Suisse où il était dernièrement membre de la direction, en charge des solutions clients pour l’Europe. Il y a passé douze ans.
Adelio Partners, une boutique créée par des anciens d’Alken, a fermé son fonds principal, Adelio European Fund, selon une lettre aux investisseurs datée du 20 décembre 2022. «Le conseil d’administration a conclu que le compartiment n’est plus économiquement viable et qu’il est dans le meilleur intérêt des investisseurs de le liquider à la lumière des conditions de marché actuelles», peut-on lire dans la note. Les investisseurs doivent être remboursés le 31 janvier 2023. Selon Citywire Selector, qui a relayé l’information le premier, le fonds affichait un encours de 21 millions d’euros à fin novembre. Adelio a été fondée mi-2020 par Antoine Badel, Gilles Stuttgen, Vincent Rech et Salim Alaoui, qui ont tous travaillé avec Nicolas Walewski chez Alken. Mi-2021, la société a lancé son unique stratégie.
La société de conseil Hexagone vient de recruter Lucas Finkeltin pour ses relations investisseurs. Il était précédemment développeur commercial pour le consultant en transition digitale Proxiad. Par le passé, il a occupé des postes similaires chez Objectware et MGP SI.
La société de gestion Carmignac vient d’annoncer la nomination de Lloyd McAllister au poste de responsable de l’investissement responsable. Basé à Londres, il sera rattaché à Maxime Carmignac, directrice générale de Carmignac UK et sponsor de l’ESG. Il rejoindra également le comité de développement stratégique de la société de gestion. Dans ses nouvelles fonctions, Lloyd McAllister sera chargé de la supervision de l’équipe d’investissement responsable ainsi que de la mise en œuvre de la feuille de route stratégique de l’entreprise en termes d’investissement responsable. Lloyd McAllister arrive de Newton Investment Management, où il travaillait depuis 4 ans. Il y est entré en 2018 comme analyste d’investissement responsable avant d’être promu au poste de directeur de la recherche ESG en 2021. Il était chargé de définir et de mettre en œuvre la philosophie d’investissement responsable et le processus de recherche de l’entreprise. Auparavant, il a évolué de 2009 à 2018 au sein de KPMG UK en tant que gestionnaire de conseil en matière de durabilité. Cette nomination fait suite à la décision de Sandra Crowl, directrice du stewardship, de partir pour faire valoir ses droits à la retraite à la fin du mois de janvier 2023. Elle assurera la transition avec Lloyd McAllister.
David Riley, directeur de la stratégie d’investissement chez RBC BlueBay AM, va faire valoir ses droits à la retraite, selon un post sur LinkedIn. Arrivé chez RBC BlueBay Asset Management en 2013 comme directeur de la stratégie crédit, il a été promu à son poste actuel en 2018. Auparavant, il a travaillé chez Fitch Ratings comme managing director et directeur des notations souveraines et supranationales de 2001 à 2013. Il a également été économiste senior au sein de la banque d’investissement d’UBS pendant près d’un an. Il a démarré sa carrière au Trésor britannique en tant que conseiller économique de 1994 à 1997. RBC BlueBay Asset Management ne compte pas nommer de remplaçant, selon CitywireSelector. Les responsabilités de David Riley seront reparties parmi les membres de l’équipe d’investissement.
Le cabinet de gestion de patrimoine aquitain Vauban Patrimoine vient de recruter Julie Roussenque au poste d’allocataire d’actifs. L’intéressée arrive d’EOS Allocation, où elle était allocataire d’actifs et sélectionneuse de fonds depuis 2021. Par le passé, elle a travaillé chez Netinvestissement et Mieuxplacer. Elle a démarré sa carrière au sein de la banque Michel Inchauspé (2008-2018), où elle a notamment été assistante de gestion sous mandat puis allocataire d’actifs.
Des sanctions «démesurées et complètement inédites». H2O AM a indiqué ce matin son intention de déposer un recours devant le Conseil d’État pour contester les décisions de la Commission des sanctions de l’AMF. La société de gestion estime que deux des trois griefs retenus ne sont pas valides et qu’aucune erreur intentionnelle n’a été commise par H2O AM, Bruno Crastes et Vincent Chailley. Parmi ses arguments, H2O AM remarque également que la Commission n’a pas examiné la question de la liquidité à la date d’acquisition des titres non cotés, mais à une date ultérieure. «Ceci n’a pas de sens, tant sur le plan juridique que sur le plan financier», déclare-t-elle. Lors de l’audience, M. Crastes avait notamment dit que l’on ne «peut pas juger ex-post l’irrationalité des marchés. On ne peut pas prévoir l’irrationalité de la liquidité». Concernant les sanctions infligées à MM. Crastes et Chailley, elle rappelle que la Rapporteur de la Commission n’avait pas soutenu l’imputabilité des manquements aux deux dirigeants. H2O AM a par ailleurs regretté le niveau de la sanction pécuniaire, estimant que cette amende va pénaliser sa capacité à gérer la sortie de ses clients des fonds cantonnés. La société de gestion va devoir en effet ponctionner un compte séquestre de 200 millions d’euros, qu’elle présente dans ses derniers communiqués comme "à l’origine au bénéfice de ses clients investis dans les fonds cantonnés». L’objet de ce compte est toutefois bien double : indemniser les porteurs mais aussi de payer d’éventuelles amendes, a expliqué undes dirigeants de H2O AM devant la Commission, comme on peut le vérifierdans la décision. Ces sanctions pécuniaires n’auront toutefois pas d’incidence sur la conduite de ses activités, a précisé H2O AM. La société de gestion s’est également réorganisée en interne, suite à la sanction disciplinaire prononcée par la Commission a l’encontre de Bruno Crastes qui lui interdit pour cinq ans de gérer un fonds et de diriger une entreprise d’investissement dans l’Union européenne (si cette société a des liens commerciaux avec des acteurs français).En attendant la procédure devant le Conseil d’Etat, Bruno Crastes s’est mis en retrait de la gestion de son fonds H2O MultiBonds. Ce véhicule est désormaissous la responsabilité de Thomas Delabre et Philippine Watteaux, cette dernière en étant la cogérante depuis 2019. Le fondateur de la société est lui maintenant directeur de la stratégie «corporate» et marchés. Loïc Guilloux, jusqu’ici co-directeur général du groupe, est lui nommé directeur général d’H2O AM Group.
Sycomore Asset Management vient d’annoncer la nomination de Gilles Lenoir en tant que gérant du fonds Sycomore Partners. Ce véhicule actions investira dans des entreprises en transition. Gilles Lenoir arrive d’Otea Capital, où il était gérant du fonds Zen Capital, un fonds action long/short, depuis 2020. Auparavant, il a travaillé chez Exane Asset Management pendant près de 23 ans. Il y est arrivé en 1997 comme analyste sell side sur les small caps puis devient gérant actions pour compte propre en 1999. En 2006, il crée et gère le fonds Long/Short Equity Market Neutral Exane Archimedes.
La société de gestion française BDL Capital Management a annoncé ce 4 janvier avoir collecté 187 millions d’euros nets sur l’exercice 2022. La majorité, 130 millions d’euros, s’est faite sur le fonds flagship BDL Rempart. Les encours sous gestion s'élèvent désormais à 2,6 milliards d’euros.
Le fonds long/short European Inc. de la société de gestion britannique Odey Asset Management, fondée par Crispin Odey, a connu une hausse de 152% de sa performance sur l’année 2022, rapporte Bloomberg qui se base sur un document destiné aux investisseurs du fonds. Cette performance a été principalement soutenue par les positions à découvert du hedge fund sur les obligations souveraines britannique de long terme avec un effet de levier important. Il s’agit de la meilleure année pour ce fonds depuis son lancement en 1992.
Le gérant d’actifs BlackRock reportera les rachats du troisième trimestre de son fonds BlackRock UK Property Fund à la suite d’un nombre accru de demandes de rachat, rapporte l’agence Reuters, tenant ses sources d’une personne proche du dossier. Le fonds avait 3,5 milliards de livres (4,22 milliards de dollars) d’actifs sous gestion en octobre. Au mois de décembre dernier,Blackstoneavait annoncé que son véhicule immobilier grand public Blackstone Real Estate Income Trust Inc (Breit) allaitlimiter les demandes de retraits de la part de ses clients.
Sanso IS a annoncé ce 4 janvier avoir recruté Gautier Lebourg et Maximilien Vidal pour son équipe de développement commercial. Le premier arrive du tierce partie marketeur MyFunds Office, où il a démarré sa carrière de commercial en 2021. Le second était dernièrement commercial chez Investisseurs Dans l’Entreprise. Il a précédemment travaillé chez Columbia Threadneedle Investments et BNP Paribas Investment Partners.