Une nouvelle importante influence-t-elle de la même manière le cours des différents instruments financiers ? L’appartenance à un indice européen change-t-elle la donne ? En se basant sur les données de transactions sur actions, indices actions ou contrats à terme sur indice action, l’Autorité des marchés financiers a analysé la propagation des chocs dans le temps et en amplitude au travers de sept évènements de marché récents.
En complément des modifications de son règlement général, l’Autorité des marchés financiers (AMF) publie une nouvelle instruction (DOC-2017-05) et adapte sa doctrine pour intégrer les conditions et modalités de mise en place des mécanismes de plafonnement des rachats ou « gates » dans les fonds ouverts aux rachats.
Dans le prolongement des travaux de place « FROG », l’Autorité des marchés financiers (AMF) modifie sa doctrine sur les classifications AMF, l’affichage des frais de gestion des OPCVM et de certains FIA, la délégation de gestion, ainsi que la transformation d’un FCP en SICAV. Par ailleurs, en prévision de l’entrée en application du règlement « PRIIPS » et après des modifications du règlement général de l’AMF homologuées le 28 juin 2016, l’AMF adapte sa doctrine.
Avec la mise en place récente d'une quinzaine de fonds externes recommandés pour son offre en gestion libre et des partenariats signés avec trente sociétés de gestion, Sébastien Racine, responsable de la sélection de fonds chez BPE, partage avec nous dans le cadre de sa participation à la 3ème édition du prix des Coupoles Distrib Invest, son approche stratégique de l'architecture ouverte.
La Réserve fédérale a officialisé mercredi soir la première remontée de ses taux de l’année (et la deuxième en trois mois) à l’issue de son comité de politique monétaire de deux jours (FOMC). Désormais, ces taux évoluent dans une fourchette comprise entre 0,75% et 1%, a indiqué l’institution qui a ajouté que la décision a été prise à 9 voix contre 1. D’après le baromètre FedWatch de CME Group cité par l’agence Dow Jones, 95,2% des investisseurs tablaient sur une augmentation de 25 points de base des taux en mars, une attente accentuée par les dernières statistiques très favorables de créations d’emplois.
Le spécialiste des indices boursiers MSCI a déclaré n’avoir reçu aucune offre d’achat et ne discuter avec aucun partenaire potentiel, démentant ainsi des informations de presse qui avaient fait bondir son cours de Bourse. «Nous ne sommes en discussion avec aucune tierce partie et nous n’avons reçu aucune offre ou manifestation d’intérêt», a indiqué le groupe américain dans un communiqué.
Plusieurs responsables de Och-Ziff Capital Management sont en train de quitter le navire selon Bloomberg, après les 13 milliards de dollars (12,2 milliards d’euros) de décollecte enregistrés par le hedge fund new-yorkais de début 2016 à fin janvier 2017. L’associé James Keith Brown en charge des relations investisseurs, Drew Gillanders, analyste vedette sur les actions européennes et Paula Drake, la responsable de la conformité, figureraient parmi les partants.
L’Allemagne semble prête à lâcher du lest pour arriver à un accord sur la révision des règles de Bâle 3 (ou Bâle 4), au point mort ces derniers mois. « Nous sommes prêts à un compromis », et à signer un accord « qui inclut un output floor (plancher d’exigence de fonds propres, ndlr), si cela ne compromet pas le principe de sensibilité au risque, que nous considérons comme absolument fondamental pour une bonne réglementation et supervision », a déclaré ce matin Felix Hufeld, le président de la BaFin, l’autorité du secteur financier allemand. « Nous sommes très impliqués pour trouver un nouveau standard global et pour trouver un nouveau compromis au niveau de Bâle », a-t-il ajouté sur Bloomberg TV.
Le fonds américain de private equity Blackstone va établir son quartier général européen au Luxembourg, annonce Luxembourg for Finance, l’agence de développement de la finance au Grand-Duché, rapporte L’Agefi. Blackstone entend ainsi assurer son accès au marché européen. Pour l’heure, le fonds utilise un passeport pour proposer ses services financiers depuis Londres. Dans la perspective du Brexit, l’assureur AIG ainsi que les gérants M&G et Prudential AM ont déjà annoncé leur intention de s'établir au Luxembourg. Interrogé par L’Agefi, Blackstone n’a pas fait de commentaires.
La banque privée VP Bank, basée au Liechtenstein, serait en train de préparer activement l’acquisition des activités de banque privée en Asie du Crédit Industriel et Commercial (CIC), ont indiqué des sources proches de l’opération au site spécialisé Asian Private Banker.
Banca Intermobiliare di Investimenti e Gestioni renforce son équipe de banquiers privés exerçant à Milan avec l’arrivée de deux professionnels du conseil financier venant de Barclays Bank. Il s’agit de Mario Ciruzzi Manin, qui sera responsable de la filiale milanaise, et de Cinzia Angela Tramontana.
Le 18 avril, Symphonia sgr proposera deux fonds éligibles au nouveau plan d’épargne individuels (PIR), rapporte Bluerating. Ces «piani individuali di risparmio» permettent aux investisseurs d’obtenir des avantages fiscaux sous réserve qu’ils investissent pendant au moins cinq ans un montant annuel inférieur à 30.000 euros et ne dépassant pas au total 150.000 euros. Les investissements doivent se concentrer sur les petites et moyennes entreprises italiennes. Le fonds Symphonia Azionario Small Cap Italia, qui a un historique de performance de 10 ans, entre parfaitement dans le cadre des PIR mais la société de gestion doit lui créer une classe de part dédiée qui est en cours d’autorisation. Il s’agit d’un fonds de petites capitalisations italiennes. De plus, Symphonia va transformer son Symphonia Tematico en fonds éligible au PIR, Symphonia Patrimonio Italia Risparmio. Ce fonds sera flexible, avec une part actions de 30 %.
La société de gestion italienne Anima Sgr se réorganise et crée trois vice-directions générales: une pour les investissements et les produits, une pour la finance et les opérations et, enfin, une pour la distribution et le marketing.La vice-direction générale pour les investissements et les produits a été confiée à Filippo Di Naro, qui rejoint la société en provenance de Duemme Sgr où il était administrateur délégué et directeur des investissements. Alessandro Melzi d’Eril est nommé vice-directeur général finance et opérations et Pierluigi Giverso, vice-directeur général distribution et marketing. « La nouvelle organisation répond au besoin de disposer d’une structure encore plus efficiente, flexible et capable de répondre aux mieux aux nouvelles opportunités de croissance », commente la société dans un communiqué de presse. « Trois ans après son introduction à la Bourse de Milan et suite à la croissance significative de ses encours sous gestion, lesquels ont augmenté de plus de 50 % sur trois ans, passant de 47 à 73 milliards d’euros, le groupe s’apprête aujourd’hui à affronter un nouveau cycle particulièrement stimulant », indique Anima.
Deutsche Asset Management a lancé sur Borsa Italiana trois nouveaux ETF : deux actions qui adoptent une stratégie «Minimum Volatility», et un qui offre accès aux titres d’Etat américains avec une couverture du risque de change euro/dollar. Les deux ETF Minimum Volatility sont exposés au marché actions américaines et à celui de la zone euro et appartiennent à la famille des produits Strategic Beta. Les deux produits sont déjà cotés à Londres et à Francfort. Le troisième ETF coté est le db x-trackers II iBoxx $ Treasuries UCITS ETF (DR).
Kames Capital, la société de gestion de la compagnie d’assurance néerlandaise Aegon, débarque en Italie avec une gamme de 14 fonds (quatre fonds obligataires, deux fonds multiclasse d’actifs, cinq fonds actions et trois à rendement absolu). Ces fonds, domiciliés à Dublin, ont été enregistrés en Italie pour la distribution aux particuliers. « Le marché italien fait partie des plus importants en Europe et représente une occasion exceptionnelle de croissance et de développement pour Kames Capital (…) », a commenté Steve Kenny, directeur wholesale de la société de gestion. Kames Capital gère 57,7 milliards d’euros.
La société de gestion italienne Zenit veut lancer un fonds éligible au plan d’épargne individuel italien (PIR) qui sera investi sur l’AIM, le marché actions dédié aux micro-entreprises italiennes, rapporte Milano Finanza. Le fonds sera composé jusqu’à 50 % d’entreprises cotées sur l’AIM. Il sera lancé au second semestre 2017.
HSBC Global Asset Management vient de promouvoir Matteo Ercole en tant que responsable commercial institutionnel en Italie et de recruter Tommaso Cucchetti en qualité de chargé de relations avec la clientèle, rapporte Bluerating. Le premier, qui était depuis plus de deux ans chargé de relations avec la clientèle, aura désormais la responsabilité de développer et renforcer la présence de HSBC en se concentrant sur le segment institutionnel italien. Matteo Ercole sera rattaché à Roberto Citarella, directeur général de la succursale italienne de HSBC Global Asset Management. Tommaso Cucchetti rejoint quant à lui la division wholesale où il aura comme mission de gérer les clients existants et de développer de nouvelles opportunités sur le segment des sélectionneurs de fonds. Il sera rattaché à Roberto Citarella.
AEW annonce qu’elle a désormais levé 415 millions d’euros de capitaux pour le compte du fonds City Retail, auprès de plusieurs investisseurs institutionnels internationaux, dépassant ainsi le montant initialement prévu qui était de 400 millions d’euros. Ces nouveaux engagements dotent le fonds d’une capacité d’investissement de plus de 800 millions d’euros. Compte tenu du grand nombre de demandes d’engagement pour le fonds, AEW est en cours de discussion avec un certain nombre d’investisseurs et envisage d’augmenter la souscription à 800 millions d’euros au cours des prochaines années. Après un premier closing de 125 millions d’euros en novembre 2015, le fonds a déjà investi 200 millions d’euros à travers l’Europe avec l’acquisition d’actifs de commerce en cœur de ville en Europe et notamment un actif situé Via del Corso à Rome et un autre à Østergade à Copenhague. La stratégie du fonds dont le LTV maximum est de 50%, vise à construire un portefeuille prime générant des revenus stables grâce à des actifs idéalement placés au cœur des principales villes européennes.
Au cours de son premier semestre fiscal clos au 31 janvier 2017, Close Brothers Asset Management (Close Brothers AM) a enregistré une croissance de 3% de ses encours, a annoncé ce 14 mars le groupe britannique Close Brothers. A fin janvier 2017, les actifs gérés et conseillés s’élèvent ainsi 10,2 milliards de livres contre 9,9 milliards de livres à fin juillet 2016. Cette progression a été principalement tirée par la hausse des actifs conseillés qui sont passés de 1,9 milliard de livres à fin juillet 2016 à 2,3 milliards de livres à fin janvier 2017. En revanche, les actifs gérés sont restés stables au cours du semestre écoulé pour s’inscrire à 7,9 milliards de livres.Durant la période sous revue, Close Brothers AM a pourtant enregistré une collecte nette de 125 millions de livres et a pu bénéficier d’un effet de marché positif à hauteur de 207 millions de livres. L’activité a toutefois pâti de la cession d’OLIM Investment Managers en novembre 2016, qui représentait près de 500 millions de livres d’actifs sous gestion.A l’issue de son premier semestre fiscal, Close Brothers AM affiche des résultats en nette amélioration. Son bénéfice opérationnel a ainsi progressé de 8% sur un an pour s’établir à 9,1 millions de livres. Ses revenus opérationnels ressortent à 50,1 millions, en croissance de 7% en l’espace d’un an. Porté par ces bons résultats, Close Brothers entend bien poursuivre le développement de son pôle de gestion d’actifs. « Nous continuons de voir un potentiel de croissance sur le marché des clients privés et nous restons concentrés sur la croissance de l’activité à la fois de manière organique et, quand c’est nécessaire, à travers de petites acquisitions complémentaires », a indiqué le groupe Close Brothers dans un communiqué.En marge de la publication de ses résultats, Close Brothers a par ailleurs annoncé la nomination de Mike Biggs en qualité d’administrateur indépendant non-exécutif et président de son conseil d’administration. Il intègre le conseil d’administration à compter de ce 14 mars et il en prendra officiellement la présidence le 1er mai 2017. Mike Biggs remplace ainsi Strone Macpherson, qui a annoncé sa décision de démissionner à compter du 30 avril 2017. Mike Biggs, qui compte plus de 40 ans d’expérience dans l’industrie financière, est président de Direct Line Insurance Group depuis 2012.
Le gestionnaire d’actifs britannique Invesco Perpetual a nommé Matthew Perowne, membre de son équipe dédiée aux actions européennes, en qualité de co-gérant du fonds Invesco Perpetual European Smaller Companies dont les encours s’élèvent à 176,2 millions de livres, rapporte Investment Week. L’intéressé avait intégré Invesco en 2010 en qualité d’analyste stagiaire au sein de l’équipe actions européennes avant de prendre des responsabilités dans la gestion de fonds en 2014. Dans le cadre de la gestion du fonds Invesco Perpetual European Smaller Companies, Matthew Perowne travaillera aux côtés d’Adrian Bignell, gérant principal de ce véhicule. Le duo travaille déjà ensemble sur le fonds Invesco Perpetual European Opportunities depuis la nomination de Matthew Perowne comme co-gérant en décembre 2015.
Le groupe suisse UBS a nommé, avec effet immédiat, Alejandro Velez en qualité de responsable du pôle gestion de fortune en Amérique latine, selon une note interne dont l’agence Reuters a eu connaissance. Alejandro Velez devrait toutefois conserver ses fonctions actuelles de responsable du segment des très grandes fortunes (UHNW) pour la région Amérique latine. L’ancien cadre de la Deutsche Bank, qui a rejoint UBS en 2013, remplace Alexander Tienhoven, qui vient de quitter le groupe pour «raisons personnelles».
Le fournisseur de services réglementaires SwissComply, spécialisé dans le secteur de la gestion d’actifs, et la société Evolute, qui a développé une technologie propriétaire d’optimisation des portefeuilles, ont annoncé ce 14 mars leur fusion qui va donner naissance à la société Evolute Group AG. Le rapprochement de ces deux sociétés crée une plateforme de services digitaux à destination des gestionnaires de fortune et des sociétés de gestion."Cette fusion nous permet de réunir les approches les plus innovantes en matière de technologies, de conformité et de gestion des risques afin de mettre en place une solution modulaire. La combinaison du meilleur de ces deux mondes nous permet d’offrir aux clients ce dont ils ont justement besoin aujourd’hui : des technologies réglementaires et des technologies financières issues d’une seule source. Ce qui rend possible des économies de coûts dans un contexte de baisse des marges en accroissant l’efficacité, tout en veillant à ce que nos clients soient bien préparés aux futures évolutions réglementaires», déclare Kaspar Wohnlich, directeur général de la nouvelle entité.Basée à Zug, la nouvelle société aura un effectif de 45 collaborateurs.
Les années se suivent et se ressemblent pour M&G Investments (M&G). Au cours de l’exercice 2016, la société de gestion britannique, filiale de Prudential, a en effet accusé une décollecte nette de 8,1 milliards de livres, après avoir déjà subi 7 milliards de livres de sorties nettes en 2015, a annoncé l’assureur britannique lors de la publication de ses résultats annuels. De fait, les souscriptions brutes se sont élevées à 22,8 milliards de livres en 2016 (contre 33,6 milliards de livres en 2015) tandis que les rachats ont atteint 30,9 milliards de livres en 2016 (contre 40,6 milliards de livres en 2015).Dans le détail, M&G a enregistré 6,25 milliards de livres de décollecte nette auprès de la clientèle « retail » et 1,84 milliard de sorties nettes auprès des investisseurs institutionnels. La société de gestion semble toutefois entrevoir de la lumière au bout du tunnel, ayant enregistré environ 900 millions de livres de collecte nette auprès des clients «retail» au cours du quatrième trimestre 2016.Malgré cette importante décollecte nette sur l’ensemble de l’année écoulée, ses actifs gérés pour compte de tiers ont progressé de 8% sur un an. Les encours atteignent ainsi 136,8 milliards de livres à fin 2016 contre 126,4 milliards de livres à fin 2015. Cette croissance a été rendue possible grâce à un effet de marché et de changes positif à hauteur de 18,4 milliards de livres sur l’année écoulée. Les actifs sous gestion pour le compte de la clientèle « retail » ressortent à 64,2 milliards de livres à fin 2016, contre 60,8 milliards de livres à fin 2015. En parallèle, les encours gérés pour le compte des institutionnels s’élèvent à 72,5 milliards de livres à fin 2016 contre 65,6 milliards de livres à fin 2015. En intégrant les actifs gérés pour le compte de sa maison-mère, M&G affiche un total de 264,9 milliards de livres d’encours à fin 2016 contre 246,1 milliards de livres à fin 2015.Dans un tel contexte, M&G a dégagé un bénéfice opérationnel avant impôt de 425 millions de livres en 2016, en recul de 4% par rapport à 2015, lié « à l’impact sur les revenus de la baisse des actifs sous gestion au cours de l’année », précise Prudential. De fait, ses revenus ont diminué de 2% en 2016 pour s’inscrire à 923 millions de livres.
Allianz Global Investors (AllianzGI) sollicite actuellement l’accord des investisseurs pour fusionner le fonds UK Unconstrained (11 millions de livres d’encours) au sein du fonds UK Opportunities (47 millions de livres d’encours), rapporte le site spécialisé Investment Week. Ces deux fonds actions britanniques sont gérés par Matthew Tillett, qui continuera d’assumer son rôle à l’issue de la fusion de deux produits. Le nouveau véhicule ainsi fusionné continuera d’investir dans tous les secteurs d’activité au Royaume-Uni ainsi qu’à l’international, précise le site d’information britannique.
BIL Danmark, société de gestion danoise détenue par Banque Internationale à Luxembourg, avait indiqué en 2014 vouloir atteindre un encours de 10 milliards de couronnes danoises d’ici à 2017, soit 1,3 milliard d’euros. « Notre ambition est de doubler notre activité d’ici à 2020 », indique Stig Foss, directeur général de BIL Danmark, au site danois FW AM. BIL Danmark cible les clients ayant au moins 5 millions de couronnes danoises à investir.
Cambridge Associates a licencié une cinquantaine de collaborateurs sur les 1.300 qu’il emploie la semaine dernière, rapporte le Wall Street Journal. La société américaine fournit des conseils aux fonds de dotation, fondations et individus fortunés, agissant comme un point d’entrée entre ces investisseurs et les sociétés de gestion. Mais le modèle de consultant est soumis à une dure concurrence qui a fait chuter les commissions et à la montée en puissance de la gestion passive. Pour faire face à cela, Cambridge cherche à faire directement de la gestion d’actifs. Actuellement, la société investit environ 20 milliards de dollars dans des fonds externes pour le compte de clients.
Confrontés à un regain de volatilité, à une recrudescence des risques et à la faiblesse persistante des rendements, les investisseurs institutionnels renforcent leur exposition aux actifs plus risqués pour améliorer les performances de leurs investissements. Dans le même temps, ils redoublent d’efforts pour optimiser la gestion du risque dans le but de trouver un meilleur équilibre entre leurs objectifs de croissance et leurs besoins de liquidité à long terme, selon la dernière enquête annuelle de Natixis Global Asset Management (1).Mais leurs préoccupation majeure demeure la faiblesse des rendements. D’où l’abandon des stratégies classiques pour atteindre leurs objectifs de performance. Ils estiment que les techniques les plus efficaces pour optimiser la gestion du risque sont la gestion sectorielle (88%), la budgétisation des risques (83%), le recours aux investissements alternatifs (80%) ou encore le «smart beta» (75%). La couverture du risque de change, qui arrive en deuxième place des stratégies d’optimisation de la gestion du risque au niveau mondial (78%), n’atteint que la cinquième place chez les institutionnels français (67%). L’enquête relève que la proportion d’institutionnels mondiaux ayant recours aux stratégies alternatives est passée de 53% en 2015 à 76% actuellement. Parallèlement, 56% des institutionnels déclarent investir davantage dans les actifs peu liquides qu’il y a trois ans.Dans ce contexte, les deux tiers d’entre eux pensent que le private equity offre un couple rendement/risque supérieur à celui des classes d’actifs traditionnelles et 55% d’entre eux estiment qu’il permet une meilleure diversification que les actions classiques. Et près des trois quarts (73%) d’entre eux pensent que la dette privée offre un couple rendement/risque supérieur à celui des obligations classiques. Environ un tiers (34%) des institutionnels mondiaux se disent prêts à renforce leur exposition aux actifs réels, dont l’immobilier, le financement d’infrastructures et l’aéronautique, au cours des douze prochains mois.Près de la moitié des institutionnels français (46%, contre 56% au niveau mondial) déclarent qu’ils renforcement leur exposition aux stratégies d’investissement alternatives en 2017. Les gérants français sont d’ailleurs 71% à penser que les stratégies alternatives ont aussi leur place dans les portefeuilles sous contrainte de passif.Les institutionnels sont-ils pour autant certains d’atteindre leurs objectifs ? Ils ne semblent pas si sûrs d’eux puisque un sur deux s’attend à devoir revoir à la baisse ses prévisions de rendement au cours des douze prochains mois. Les sondés sont une majorité à afficher leur confiance en leur capacité à honorer leurs engagements de long terme, mais ils sont 62% à penser que la plupart de leurs confrères n’y parviendront pas. 67% des institutionnels français estiment par ailleurs qu’il faut remplacer les techniques classiques de construction et de diversification du portefeuille par de nouvelles techniques.Les institutionnels continuent-ils de faire confiance à la gestion active ou se tournent-ils vers la gestion passive ? Près de 80% des institutionnels français, et 75% au niveau mondial, estiment que les conditions actuelles de marché sont plus favorables aux gérants actifs, soit 6% de plus qu’en 2015. Le pourcentage d’institutionnels mondiaux envisageant de renforcer leur exposition aux stratégies passives a diminué. Alors qu’en 2015, ils étaient 9% à envisager de renforcer leur exposition aux stratégies passives au cours des trois prochaines années, ils ne sont désormais que 1% à horizon 2019. Amenés à comparer les avantages respectifs de la gestion active et de la gestion passive, 86% des répondants mondiaux déclarent que la première permet de générer plus facilement de l’alpha. Ils sont 64% à penser que ce type de gestion offre un couple rendement/risque supérieur, 76% à penser qu’elle permet un meilleur accès aux opportunités sur les marchés émergents et 75% à estimer qu’elle facilite l’investissement ESG.Les critères ESG prennent d’ailleurs une importance de plus en plus grande. Les institutionnels estiment qu’ils permettent d’identifier les entreprises et les tendances d’investissement susceptibles de soutenir la croissance de leur portefeuille à long terme. Et 67% des institutionnels français, contre 59% au niveau mondial, déclarent que la prise en compte des critères ESG permet de générer de l’alpha. Ils sont aussi nombreux à indiquer que cela permet d’atténuer les risques globaux, comme les poursuites judiciaires, les dégâts environnementaux et les troubles sociaux. Last but not least, 62% des institutionnels mondiaux pensent que la prise en compte des critères ESG sera une pratique courante pour tous les gérants dans les cinq prochaines années.(1) Enquête annuelle réalisée auprès d’institutionnels du monde entier, à savoir 500 gérants de caisses de retraite publiques et privées, de fondations, de fonds de dotation, de fonds d’assurance et de fonds souverains en Amérique du Nord, en Amérique latine, au Royaume-Uni, en Europe continentale, en Asie et au Moyen-Orient. Collectivement, ces investisseurs gèrent un encours total de 15.500 milliards de dollars.
Lombard International Assurance, spécialiste des solutions de structuration patrimoniale, a annoncé, ce 14 mars, la nomination de David Liebmann au poste de responsable du marché français (« Head of French Market »). L’intéressé est rattaché à Luca Bertacchi, directeur commercial régional en charge de l’Europe centrale et du sud. Basé au Luxembourg, David Liebmann est responsable de la stratégie commerciale pour la France. A ce titre, il est chargé de « développer les opportunités sur le marché et de renforcer l’activité avec les partenaires de distribution, nouveaux et existants », indique Lombard International Assurance dans un communiqué. Cette nomination fait suite à l’ouverture du bureau de représentation à Paris en 2016.David Liebmann arrive chez Lombard International Assurance après sept années chez Carmignac en qualité de directeur commercial adjoint pour la France et Monaco, où il était notamment en charge de la distribution des fonds de Carmignac par le biais des banques privées, de gestionnaires de fortunes discrétionnaires et de bureaux de gestion de patrimoine. Avant cela, il a travaillé chez Rothschild & Cie à Paris et Banque Privée 1818.
La MIF, mutuelle d’assurance vie sans intermédiaire, a décidé d’enrichir son contrat phare «Compte Epargne Libre Avenir» avec une gamme d’unités de compte. Le contrat de référence de la MIF devient «Compte Epargne Libre Avenir Multisupport». Le nouveau contrat d’assurance vie offre la possibilité d’investir à travers une sélection de 11 supports en unités de compte. Ceux-ci sont composés de fonds patrimoniaux ou flexibles, de fonds d’actions européennes et internationales, ainsi que de fonds obligataires et monétaires, provenant tous de sociétés de gestion françaises de référence comme Carmignac, La Financière de l’Echiquier, CPR AM...La MIF a par ailleurs annoncé une refonte de son site internet et propose désormais la souscription et signature en ligne de ses contrats.
The European Parliament on 14 March in a plenary session passed new laws to stimulate large European corporations to concentrate more on their long-term performance, by encouraging engagement on the part of their shareholders. Shareholders will also have input into management pay scales, and businesses will be able to more easily identify their shareholders.These terms, reached informally between negotiators for Parliament and the Council in December 2016, will allow shareholders some input about pay scales for corporate directors, which allows them to better tie these policies to the performance and long-term interests of the firm. Businesses will also be more easily able to identify their shareholders and enter dialogue with them. Shareholders will also be more easily able to exercise their rights, including the right to participate and vote at general shareholders’ meetings.These rules will introduce new obligations for transparency for institutional investors such as pension funds and life insurers, and asset management firms, which are often large shareholders in companies listed on stock markets in the EU. Institutional investors and asset management firms will be required to publicly disclose a policy which describes how they integrate investor engagement into their investment strategies, or explains why they do not choose to do so.Additionally, voting advisers, who do research and formulate recommendations for their clients as to how to vote at general shareholders’ meetings, will be required to release key information, such as their main sources of information and methods applied in the advice they give.This draft legislation has yet to be formally approved by the EU Council of Ministers. Member states will have a period of 24 months from the entry into force of the directive to apply the new rules.