Gary Gensler, président de la Commodity Futures Trading Commission, estime dans le journal que l’utilisation du taux Libor est «insoutenable» et qu’il doit être remplacé au plus vite afin de «restaurer l’intégrité des marchés et promouvoir la stabilité financière». Il ajoute cependant qu’il n’est pas envisageable de mettre le Libor à l'écart sans alternative crédible.
51% des clients interrogés dans le cadre de l’étude mondiale menée par Capgemini et l’Efma (World Retail Banking) «envisagent de quitter leur banque pour une autre dans les six prochains mois», selon le quotidien. Alors que les Français «se situ(e)nt dans le groupe des plus insatisfaits», les clients les plus heureux sont les Américains, les Canadiens et les Australiens.
Les véhicules de financement parallèles des collectivités locales chinoises (LGV) vont devoir rembourser des tombées d’échéances d’emprunts de quelque 3.490 milliards de yuans (433 milliards d’euros) sur les trois prochaines années, estime le journal qui cite Shang Fulin, président de l’autorité de régulation bancaire chinoise. Un montant qui représente 37,5% des prêts totaux accordés aux collectivités.
Les résultats de la gestion financière et immobilière ont permis de renforcer la solidité de la Carac. En vue de la mise en oeuvre complète de la réglementation Solvabilité II, la Carac a poursuivi la dotation de ses fonds propres en y affectant le résultat de l’année 2012 (55,3 millions d’euros). Parallèlement, la Carac a doté la provision pour participation aux excédents de 3 millions d’euros. Celle-ci s'élève à 180 millions d’euros et réaffirme la capacité de la mutuelle à assurer la pérennité des rendements. Le taux de couverture de la marge de solvabilité est, quant à lui, très satisfaisant puisqu’il ressort à 243 %, hors plus-values latentes et à 689 % après prise en compte des plus???values latentes. Au 31 décembre 2012, la répartition des actifs en valeur de marché était la suivante : 71% en actifs obligataires, 8% dans l’immobilier, 7% en actions, 6% en monétaire, 1% en investissements alternatifs. En 2012, la Carac a réalisé 311 millions d’euros de de produits nets de placements financiers et immobiliers. Les investissements se sont essentiellement portés sur des actifs obligataires d'émetteurs privés. C’est dans ce cadre qu’un fonds destiné au financement des PME et des PMI françaises a été créé courant 2012 : Carac financement de l'économie française. Par ailleurs, la bonne tenue des marchés actions, mais surtout la performance des fonds détenus, ont contribué aux bons résultats de l’exercice, annonce Robert Gravil, directeur du patrimoine de Carac.
Joëlle Castiglione, agent comptable à la CRPCEN, La Caisse de Retraite et de Prévoyance des Clercs et Employés de Notaires lors d’une matinée de formations institutionnelles organisée par Morningstar, avec le soutien de l’Af2i : Nous possédons des réserves immobilières et financières qui conditionnent la survie de notre régime. Nous sommes soumis à des réglementations particulières, avec par exemple des ratios de dispersions à respecter et une impossibilité, pour le moment, d’investir dans la dette émergente. Une partie des réserves est investie en actions. Concernant les obligations, nous cherchons la diversification, notamment avec des convertibles poursuit-elle en indiquant qu’elle recherche des placements très liquides et disponibles... ce qui veut dire peu rémunérés.
Le président de la Fed de New York a estimé que les faiblesses de l’économie européenne et les péripéties budgétaires aux Etats-Unis signifient que «davantage doit être fait» pour redresser l’économie mondiale et la régulation financière. «La bonne nouvelle est que les pays périphériques ont fait des efforts substantiels pour faire tomber leurs déficits budgétaires structurels», a-t-il ajouté lors d’une conférence à New York.
Plusieurs membres du conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE) ont souligné lundi le ralentissement de l’inflation et les perspectives médiocres de croissance dans la zone euro, ce qui semble indiquer que l’institution envisage de plus en plus sérieusement une baisse de son principal taux directeur. Le conseil des gouverneurs de la BCE, qui prévoit une nouvelle baisse de l’inflation à 1,3% en 2014, doit se réunir à Bratislava le 2 mai.
Le président Giorgio Napolitano a prêté serment pour un nouveau mandat de sept ans à 17h devant les deux chambres du Parlement. Il a menacé de démissionner au cas où les responsables politiques n’assumeraient pas leurs responsabilités sur les réformes à engager. Il a également dénoncé les nombreux échecs et l’irresponsabilité de la classe politique, jugeant le risque d’impasse politique sans précédent en Italie.
La société de gestion de portefeuille brésilienne indépendante Victoire Brasil Investimentos a mandaté Amadé Global Partners, TPM français, pour assurer son développement commercial en France.Fondée en 2004, la structure latino-américaine est reconnue pour son savoir-faire sur les marchés actions au Brésil avec près d’un milliard de dollars d’actifs sous gestion.Elle développe aujourd’hui la commercialisation de sa gamme de fonds auprès des investisseurs institutionnels et privés européens. Ce n’est pas la première société de gestion brésilienne à arriver en France. Bradesco Asset Management, filiale d’une grande banque brésilienne, a également commencé à démarcher les investisseurs français depuis quelques mois.
Après avoir passé plus de dix ans dans le groupe Edmond de Rothschild, Sophie Debert-Pérat, qui était en dernier lieu responsable commerciale pour la Suisse et la Belgique au sein d’Edmond de Rothschild Paris (Edrim) sur la gestion taux et crédit, la gestion structurée, la gestion de performance absolue, la multigestion long-only et la multigestion alternative, rejoint le bureau de Paris de Muzinich & Co comme directeur de la clientèle institutionnelle.L’intéressée sera plus particulièrement chargée de développer les relations avec les clients suisses et belges.Le bureau parisien, dirigé par Eric Pictet, compte désormais 5 collaborateurs.
Vincent Ribuot, directeur marketing et stratégie, a indiqué le 19 avril qu’Ofi AM a atteint fin mars un encours de 55.620 millions d’euros , ce qui représente une hausse de 2.087 millions ou de 3,9 % par rapport aux 53.533 millions de fin décembre. Un tiers de cette hausse provient de l’effet de marché et deux tiers des souscriptions nettes, dont 50 % pour les produits core et 50 % pour des produits moins traditionnels comme l’infrastructure.Trois fonds haut rendement datés lancés récemment, un dédié 2018, un retail 2018 et un institutionnel, ont drainé 220 millions d’euros depuis leur lancement et conservent un bon potentiel de collecte à court terme.Le directeur du marketing et de la stratégie a par ailleurs précisé qu’environ un quart de l’encours total est référencé à des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) et que les actifs labellisés ISR représentent 5,6 milliards d’euros.Jean-Marie Mercadal, directeur général délégué en charge des gestions, a entre autres préconisé dans la situation actuelle des placements en actions (entre autres européennes), en haut rendement, en convertibles, et pour ceux qui sont disposés à prendre du risque, les obligations d’Etat d’Europe périphérique.Le CIO a souligné aussi qu’il est statistiquement rare que les actions émergentes sous-performent les actions des pays développés comme ce peut être le cas actuellement, et que cette situation ne devrait pas perdurer.Concernant la dette émergente, Jean-Marie Mercadal et Vincent Ribuot ont indiqué qu’Ofi a récemment lancé un fonds dédié investissant aussi bien en titres d’Etat et en obligations d’entreprises et aussi bien en devises «dures» qu’en monnaies locales. Ce produit est géré à 50 % en interne, les 50 % restants étant confiés à des gestionnaires externes spécialisés qui ont la connaissance intime des marchés locaux.
Les actifs sous conservation et administration de State Street s’inscrivaient fin mars à 25.422 milliards de dollars, en progression de 4,3% par rapport au quatrième trimestre 2012, selon les chiffres publiés le 19 avril.Les actifs sous gestion du groupe américain s’inscrivaient fin mars à 2.176 milliards de dollars, contre 2.86 milliards de dollars un trimestre plus tôt, en hausse de 4,3% d’un trimestre sur l’autre. Les commissions liées aux services ont augmenté au premier trimestre de 2,2% à 1,2 milliard de dollars en raison de la bonne tenue des marchés d’actions et à des volumes de transactions plus élevés. Les commissions de gestion ont totalisé 263 millions de dollars contre 260 millions de dollars au quatrième trimestre, une progression limitée en raison de la baisse des commissions de performance. Le bénéfice net s’est inscrit au premier trimestre à 455 millions de dollars contre 468 millions de dollars au quatrième trimestre 2012 et 417 millions de dollars au premier trimestre 2012.
La société de capital-invesetissement Silver Lake vient de lever 10,3 milliards de dollars pour son nouveau fonds dédié aux technologies, rapporte l’agence Reuters.Le Silver Lake Partners IV a commencé de lever des fonds l’an dernier avec un objectif de 7,5 milliards de dollars. Un montant largement dépassé avec pour la première fois dans l’histoire de Silver Lake une majorité d’investisseurs non-américains, originaires notamment d’Asie et du Moyen-Orient.
La Banque Postale AM s’apprête à arrêter ses activités d’incubation de jeunes sociétés de gestion d’actifs à travers Amlab, détenu à 100% par la société de gestion, rapporte L’Agefi. Les participations d’Amlab dans Mandarine Gestion (15% du capital) et dans Delta AM (40%) seront reprises en direct par LBP AM, qui a vocation à les conserver. Amlab avait soutenu la création d’une troisième société, Stelphia AM, vendue depuis à Global Equities.Selon des sources proches du dossier, LBP AM réfléchit d’autre part à l’avenir de sa participation de 33,4% dans Thiriet Gestion, un spécialiste de la gestion flexible créé en 2004. L’issue la plus logique serait une cession des parts au profit des dirigeants, déjà majoritaires, note le quotidien.
Le vaste plan de dénouement des liens entre la banque de détail et Natixis, qui verra ce dernier se faire racheter ses certificats coopératifs d’investissement (CCI) par chaque Caisse d’Epargne et Banque Populaire, est en phase de consultations intensives, rapporte L’Agefi. Le «projet Yanne» a de lourdes conséquences financières pour les Banques Populaires et les Caisses d’Epargne, selon notamment le rapport d’expert de Secafi, rendu la semaine dernière au comité de groupe BPCE. Natixis est le grand gagnant de l’opération. Les CCI sont de plus en plus gourmands en fonds propres, rapportent peu (moins de 3%), et brouillent la lecture des comptes du véhicule coté. Pour gommer en partie cet effet, le groupe avait déjà mis en place début 2012 un mécanisme complexe de garantie interne, le P3CI, qui sera dénoué à l’occasion du projet Yanne. La banque de gros va donc se faire racheter ses CCI, pour 12,1 milliards d’euros. Ce prix qui concentre les critiques de Secafi.
La première banque suisse UBS est descendue sous le seuil de 5% du capital du groupe publicitaire français Havas, dont elle détient désormais 4,86% du capital et des droits de vote, selon un avis de l’Autorité des marchés financiers (AMF) rendu public le 20 avril. La banque suisse précise qu’elle a franchi en baisse le 17 avril le seuil de 5% du capital du groupe publicitaire en vendant des actions Havas hors marché.
Lloyds Banking Group étudie l’éventualité d’une vente de sa filiale de gestion d’actifs Scottish Widows Investment Partnership, selon Financial News, qui cite une personne proche du dossier. La société de gestion affiche un encours de 141,7 milliards de livres.
Schroders a ajouté une classe de part en livres sterling pour les particuliers à son fonds offshore Global Multi-Asset Income, rapporte Investment Week. C’est la première fois que la société ouvre ce fonds au retail. Le produit jouit d’un historique d’une année et a recueilli 1 milliard de dollars depuis son lancement. Il est géré par Aymeric Forest et Iain Cunningham.
Arrivé en 2011 à la Banque Postale, Daniel Roy, qui dirige le pôle Gestion d'actifs et banque patrimoniale vient de mener à bien la création d'une plateforme dédiée aux clients patrimoniaux de l'établissement dont il détaille pour Newsmanagers les caractéristiques. Côté gestion d'actifs, outre l'offre de ses filiales LBPAM et Tocqueville Finance, et en attendant celles issues de nouvelles acquisitions de sociétés de gestion, ce que Daniel Roy n'a pas exclu, la plateforme jouera la carte de l'architecture ouverte.
Cazenove Capital Management a demandé à la Hong Kong Securities and Futures Commission des licences en vue de se lancer dans le conseil en investissement et la gestion d’actifs sur le territoire, rapporte Asian Investor. Cazenove fait l’objet d’une offre de rachat de la part de Schroders.
BlackRock a recruté Scott Greenberg de Morgan Stanley en tant que son premier responsable des marchés de capitaux mondiaux pour l’Asie-Pacifique, rapporte Asian Investor. L’intéressé a commencé le 15 avril à Hong Kong, sous la direction de Steve Sterling.
A la fin du premier trimestre 2013, le taux de couverture des engagements du fonds de pension ABP des fonctionnaires néerlandais était remonté à 101 % contre 95 % un an auparavant, et 96 % fin décembre. Cette augmentation est attribuable à la hausse des taux (de 0,1 %), à une meilleure performance et à la réduction de 0,5 % des prestations (à compter du 1er avril 2013).Cependant, a souligné Henk Brouwer, le président, ABP affiche toujours un déficit de financement parce que la Banque des Pays-Bas exige un taux de couverture minimum de 104,2 %, qu’ABP se propose d’atteindre d’ici à la fin de 2013.Les engagements à fin mars se situaient à 289 milliards d’euros, soit 3 % de moins que fin 2012 tandis que l’encours a affiché une hausse de 11 milliards pour ressortir à 292 milliards d’euros, essentiellement grâce à l’effet de marché positif (10 milliards). La contribution de la poche actions à cette hausse s’est située à 7 milliards d’euros.
Andrea Greco a quitté UBS Wealth Management en Italie pour rejoindre Azimut Wealth Management, rapporte Bluerating. Avant, l’intéressé a travaillé chez Banca Mediolanum et Banca Cremonese.
Les sociétés de gestion italienne indépendantes sont de plus en plus nombreuses à proposer des fonds coordonnés et à se développer en dehors des frontières italiennes, rapporte Plus, le supplément hebdomadaire d’Il Sole – 24 Ore. C’est notamment le cas de Hedge Invest, créée en 2001, qui propose aujourd’hui 11 fonds dont certains Ucits. Nextam Partners a de son côté un siège à Londres. Entre Milan et Londres, on trouve aussi Tages, cite Plus.
Le responsable EMEA retail strategic client accounts de BlackRock Mark Elliott a quitté la société, rapporte Fund Web. Il occupait ces fonctions depuis janvier 2012.
Lazard Asset Management ouvre à nouveau son fonds émergent Lazard Emerging Markets aux souscriptions. Géré par James Donald, le fonds de droit irlandais pèse 751 millions de dollars. Il avait été fermé en novembre 2010 à 568,2 millions de dollars, afin de limiter l’afflux de nouvelles souscriptions et de protéger les performances, indique Citywire. Sur trois ans à fin mars, la performance du fonds a atteint 13,52 %.
Les grandes banques renoncent de plus en plus à certaines relations au Moyen-Orient ou en Asie par manque de crédibilité de leurs interlocuteurs, note le Financial Times, qui cite des sources bancaires non identifiées. Des banques comme Citigroup, JPMorgan, Standard Chartered et HSBC comparent le coût généré par un examen approfondi de leurs relations dans ces pays, qui peuvent parfois être trop élevés comparé aux bénéfices qu’ils sont supposés générer.
Les nouveaux hedge funds sont sur le déclin. Pour une raison très simple, selon l’hebdomaire The Economist, il est de plus en plus difficile de lancer un hedge fund.La tradition du 2/20, à savoir que le gérant de hedge fund pouvait prétendre à 2% des actifs de son client et à 20% des bénéfices, s’est évaporée avec la crise alors que les dépenses ont augmenté, en raison notamment des exigences en matière de conformité. Autrement dit, un hedge fund ne peut plus se permettre de démarrer avec 50 millions de dollars d’actifs, il lui en faut au moins le double. En outre, la clientèle fortunée n’est plus aussi présente que par le passé. Les investisseurs dominants sont désormais les fonds de pension. Plus prudents, ils préfèrent investir davantage dans un nombre restreint de structures affichant un historique de performances plus étoffé. Alors que plus de la moitié des hedge funds existants gérent moins de 100 millions de dollars, ils représentent moins de 1,4% des actifs du secteur. Il reste que les petites structures qui se lancent semblent enregistrer de meilleurs résultats que les sociétés plus établies. Mais les poids lourds du secteur ont aussi quelques atouts à faire valoir. Les 25 principaux gérants dans le monde ont engrangé l’an dernier –la plus mauvaise année depuis 2008- un montant cumulé de rémunérations et de bénéfices de 14 milliards de dollars, selon des statistiques d’Institutional Investor’s Alpha.