Claudio Borio, qui dirige le département économique et monétaire de la Banque des règlements internationaux (BRI), a déclaré hier lors d’une réunion de l’Autorité bancaire européenne que «les autorités prudentielles devraient mener à bien les réformes financières sans délai, en particulier Bâle 3». Une prise de position qui intervient alors que le Comité de Bâle, en réunion au Chili, doit achever sa révision des règles de Bâle 3, projet qui en l'état entraînerait une inflation des exigences en fonds propres des banques européennes. Des travaux de recherche de la BRI ont montré que la croissance des prêts bancaires était d’autant plus élevée que les banques étaient mieux capitalisées, a ajouté l’expert.
Depuis juillet 2010, l'Autorité des Marchés Financiers (AMF) a mis en place un dispositif de vérification des connaissances pour les collaborateurs des prestataires de services d'investissement (PSI). Ce dispositif fait notamment suite à la directive MIF introduisant une protection croissante des intérêts des clients.
En 2015, l’article 27 de la loi de finances rectificative avait renvoyé à un décret la définition des conditions dans lesquelles certains fonds d’investissement alternatifs réservés aux investisseurs professionnels, fonds professionnels spécialisés ou fonds professionnels de capital investissement, peuvent octroyer des prêts aux entreprises. Le fameux décret vient d’être publié au journal officiel.
Schroders vient d'annoncer la nomination d'un nouveau directeur général (CEO) pour la gestion d'actifs en Suisse. Andreas Markwalder occupera dès le 3 janvier ses nouvelles fonctions à la tête de Schroder Investment Management (Switzerland).
En 2015, le résultat d'exploitation agrégé des sociétés de gestion françaises a atteint le niveau record de 3,1 milliards d'euros. La rentabilité n'a cessé de s'améliorer depuis 2012 et a désormais retrouvé ses niveaux d'avant-crise.
Les acteurs du « private equity », même lorsqu'ils ne sont pas spécialistes de la gestion d'actifs, regardent de près les opportunités de ce secteur, qui a de solides atouts.
L’Organisme Commun des Institutions de Rente et de Prévoyance (OCIRP) a réduit son exposition de 4,9% aux obligations, qui représentent désormais 60,9% de l’allocation. Néanmoins, le fonds s’est diversifié sur la classe obligataire en investissant dans un fonds de convertibles géré par Mirabaud & Cie, a révélé Julien Le Louët, le directeur financier, à MandateWire. Parmi ses autres gestionnaires d’actifs, Rothschild & Cie Gestion et Palatine AM sont en charge de deux fonds actions dédiés. Natixis AM gère un mandate de dettes souveraines et de crédits exposés à l’Europe. Amundi AM est, quant à elle, en charge du reliquat de l’allocation obligataire. Le reste des 2 milliards d’euros d’encours du fonds sont répartis à 25% sur les actions, 5,2% sur l’immobilier et 8,9% en monétaire.
La rédaction de Distrib Invest est allée à la rencontre de Patrick Rivière, directeur général de La Française, afin de comprendre la stratégie de développement du groupe pour les années à venir. Côté clientèle, il donne la priorité aux assureurs et aux clients privés, tout en n’excluant pas, coté offre, de se renforcer sur les actions et l’international.
Le fonds de pension néerlandais APG a investi dans de l’immobilier commercial en Europe par le biais de VIA Outlets, son partenariat avec Hammerson, Meyer Bergman et Value Retail, rapporte le site spécialisé IPE. Les quatre actifs rachetés dans cette opération, situés en Allemagne, au Portugal, en Espagne et au Portugal, représentent au total 587 millions d’euros. Ils portent le montant du portefeuille de VIA Outlets à 1,1 milliard d’euros.
Pour Marc Renaud, le fondateur en 2008 de Mandarine Gestion, l'élection de Donald Trump comme président des Etats-Unis a été une surprise. Mais le gérant surfe sur la vague d'un retour en grâce de la gestion "value" sa spécialité, maintes fois annoncée. Le dirigeant explique à Newsmanagers pourquoi "cette fois est la bonne", et revient aussi sur les spéculations concernant une éventuelle cession de Mandarine.
Le fonds de pension japonais Government Pension Investment Fund (GPIF), le plus grand fonds de pension du monde, a dégagé un gain de 2.371 milliards de yens, soit 19,8 milliards d’euros, au cours de son deuxième trimestre fiscal, clos au 30 septembre 2016. Sur les trois mois écoulés, le GPIF a dégagé une performance de 1,84%, mettant ainsi fin à trois trimestres consécutifs de pertes. Le fonds de pension a pleinement bénéficié du rebond des marchés actions, a-t-il indiqué dans un communiqué. A septembre 2016, le GPIF gère plus de 132.000 milliards de yens d’actifs.A la fin du trimestre écoulé, le portefeuille du GPIF est constitué à 36,15% d’obligations domestiques et à 12,51% d’obligations internationales. Les actions japonaises représentent 21,59% de son portefeuille tandis que les actions internationales pèsent 21%. Les actifs de court-terme représentent 8,75% de l’ensemble de ses encours.
Le gestionnaire d’actifs français Amundi a présenté l’offre de reprise la plus élevée sur Pioneer, la filiale de gestion d’actifs d’UniCredit, alors que le consortium emmené par Poste Italiane et Ameriprise Financial peine à rester dans la course, rapporte Reuters qui cite trois sources proches du dossier. Deux de ces sources ont même précisé que le groupe australien Macquarie était pratiquement hors course, son offre étant la plus faible. D’après le directeur général d’Aberdeen Asset Management qui a jeté l'éponge, UniCredit a fixé le prix de Pioneer à 3,5 milliards d’euros. Mais l’une des sources a expliqué que le prix n'était pas le seul critère de choix de la première banque italienne. Les sources ont déclaré que la décision finale restait incertaine et elles ont confirmé qu’UniCredit attendrait le résultat du référendum du 4 décembre sur le projet de réforme de la Constitution italienne avant de désigner le repreneur de Pioneer.
Source noue un partenariat sur le marché italien avec BinckBanck. Jusqu’au 30 juin 2017, BinckBank remboursera les commissions sur toutes les opérations d’achat pour une contrevaleur égale ou supérieure à 1.000 euros (avec un maximum de 11 euros par opération) sur tous les ETF émis par Source négociables sur le segment ETFPlus de Borsa Italiana. Les produits proposés sont tous cotés sur Borsa Italiana. Parmi eux figurent le PIMCO Emerging Markets Advantage Local Bond Index Source UCITS (distribution) et le Source Physical Gold P-ETC.
Après une réorganisation qui a fortement réduit les actifs et les effectifs, BNP Paribas (Suisse) est en phase de redémarrage et de recrutement dans la gestion de fortune tant à Genève qu’ailleurs en Suisse. La gestion de fortune, sous la direction de Pierre Vrielinck, Head of Wealth Management pour BNP Paribas (Suisse) SA, représente 300 des 1.500 emplois de la banque française en Suisse. «Nous avons 24 milliards d’actifs sous gestion pour environ 300 collaborateurs, dont une centaine au front (conseillers de clientèles). A la fin 2011, nous avions 33 milliards de francs pour environ 450 collaborateurs. Cette perte d’actifs et ce recentrage traduisent la façon dont nous voulons nous positionner et croître à l’avenir», déclare Pierre Vrielinck dans un entretien au quotidien suisse Le Temps. «Nous nous sommes séparés des clients de moins d’un million de francs parce que ce n’est plus compatible avec le nouvel environnement. Les clients clés ont un patrimoine d’au moins 25 millions de francs chez nous. Ces derniers représentent 65% de nos actifs», précise le responsable qui ajoute que la collecte est positive en 2016 et qu’il envisage de recruter 10 à 15 conseillers pour la clientèle suisse résidente, après en avoir déjà engagé cinq cette année. «Nous avons recruté 30 conseillers à la clientèle sur l’ensemble de nos marchés de 2014 à 2016. Nous allons les porter à 40. Nous voulons être dans une logique de recrutement permanente. Nous en cherchons encore 10, mais si nous en trouvons 20 ou 30 nous les prendrons. Le moment est idéal pour accélérer les investissements à Genève, Zurich, Bâle et Lugano. Nous venons de recruter une équipe à Zurich pour le marché d’Europe de l’Est», explique Piere Vrielinck.
RAM, la filiale de gestion d’actifs de Banque Reyl, a enregistré depuis le début de l’année une collecte nette de 600 millions de francs suisses, ce qui porte les actifs sous gestion à 4,6 milliards de francs, rapporte le site spécialisé finews. Une bonne partie de cette collecte émane de la clientèle allemande si bien que le tiers des encours de RAM est désormais d’origine allemande, précise le site. Les stratégies long/short ont été particulièrement recherchées. Pour favoriser son développement, RAM indique par ailleurs avoir renforcé ses équipes d’administration et de distribution à Genève et au Luxembourg.
Le groupe State Street cède la société Complementa Investment-Controlling AG (Schweiz) et sa filiale Complementa Investment-Controlling GmbH (Deutschland) dans le cadre d’une opération de management buy out. Heinz B. Rothacher, directeur général de Complementa, reprend la société à 100% à compter du 1er décembre 2016. Spécialisée dans dans le suivi des investissements et la mesure de la performance, la société était passée dans le giron de State Street en 2011. La société, actuellement présente à Saint-Gall, Zurich et Francfort, souhaite étoffer son offre autour de la gestion du risque et se développer auprès de nouvelles cibles de clientèles. La société, qui emploie 90 collaborateurs, sert une clientèle de caisses de pension, family offices, gestionnaires de fonds, assureurs et investisseurs institutionnels. Elle continuera de travailler pour State Street mais 14 collaborateurs de Complementa rejoignent State Street dans le cadre du MBO.
Pour le groupe britannique Barclays, la gestion de fortune fait partie de ses priorités stratégiques. «Nous avons aujourd’hui très clairement une stratégie d’expansion dans la gestion de fortune», déclare au quotidien Le Temps James Buchanan-Michaelson, à la fois directeur général de Barclays Bank Suisse, l’unité de gestion de fortune, et responsable de Barclays en Suisse, filiale de la banque britannique active dans la banque d’investissement. La banque n’a toutefois pas participé à la consolidation des banques étrangères en Suisse. Mais l’évolution est favorable. Au total, elle emploie 311 collaborateurs en Suisse pour 14 milliards de francs d’actifs. La crise financière et la réorganisation de la banque ont réduit ses effectifs, puisqu’elle comptait quelque 400 collaborateurs il y a cinq ans dans la gestion de fortune, «dont un grand nombre dans le back-office», précise James Buchanan-Michaelson.
La société de participations New Value a bouclé le premier semestre de son exercice 2016/17 clos au 30 septembre sur un bénéfice net de 40.000 francs suisses, contre 240.000 francs suisses un an plus tôt. Dans un bref communiqué publié le 25 novembre, la firme suisse fait état d’un bénéfice par action d’un centime. Au 30 septembre, la valeur nette d’inventaire (VNI) se montait à 8,93 millions de francs suisses, contre 8,89 millions au terme de l’exercice 2015/16 à fin mars. La VNI par action ressort à 2,72 francs suisses.
L'économiste en chef du groupe suisse Aquila, Bruno Gisler, en poste depuis la fin de l’année 2010, va quitter ses fonctions à la mi-2017, rapporte le site spécialisé finews. Il a fait valoir ses droits à la retraite et son successeur sera Giovanni Miccoli, jusqu’ici responsable des services d’investissement et membre de la direction. Giovanni Miccoli a travaillé pendant une dizaine d’années chez Credit Suisse. Il s’est trouvé par la suite responsable de l’Asset Management chez Clariden Leu au moment où débutait l’intégration de Clariden au sein du groupe Credit Suisse. Giovanni Miccoli avait alors rejoint Aquila en février 2013.
La société de gestion suisse 1875 Finance, spécialisée dans la gestion d’actifs et très présente dans le secteur du multi-family office, installe un bureau à Zurich et recrute dans cette perspective Filippo Taddei, un ancien de Julius Baer, rapporte le site spécialisé finews. Filippo Taddei a passé une douzaine d’années chez Julius Baer où il était responsable «Lawyers & Private Foundations Switzerland». Il a quitté le groupe suisse l'été dernier. 1875 Finance emploie une soixantaine de personnes et gère entre 6 et 7 milliards de francs suisses, selon la société, présente à Genève, au Luxembourg et à Hong Kong.
Schroders a annoncé le 25 novembre la nomination d’un nouveau directeur général (CEO) pour la gestion d’actifs en Suisse. Andreas Markwalder occupera dès le 3 janvier ses nouvelles fonctions à la tête de Schroder Investment Management (Switzerland). Andreas Markwalder a précédemment dirigé GastroSocial, un prestataire d’assurances sociales, et remplacera l’ex-patron Stephen Mills, précise le gestionnaire de fortune britannique dans un communiqué. Stephen Mills accède à la présidence de Schroder Investment Management (Switzerland).Serge Ledermann, auparavant responsable de l’activité gestion d’actifs de J. Safra Sarasin, rejoint quant à lui le conseil d’administration de l’entité helvétique du groupe britannique.
Le gestionnaire d’actifs américain BNY Mellon Investment Management (BNY Mellon IM) a nommé Chris Tse au poste nouvellement créé de responsable de la distribution auprès des intermédiaires à Hong Kong. L’intéressé sera rattaché à Nicolas Kopitsis, responsable de la distribution auprès des intermédiaires pour la région Asie-Pacifique hors Japon. Dans le cadre de ses nouvelles fonctions, Chris Tse se concentrera principalement sur les institutions financières et les gestionnaires de fortune à Hong Kong et en Chine.Avant de rejoindre BNY Mellon IM, Chris Tse a travaillé pendant cinq ans en qualité de directeur et responsable du développement pour l’Asie au sein de FTSE Group. Avant cela, il a occupé différents postes à responsabilité chez The Prudential Assurance Company, Crédit Agricole Asset Management, Franklin Templeton et Manulife International.
Le gestionnaire d’actifs américain BlackRock a annoncé avoir rapproché ses équipes de distribution « retail » et institutionnelle au sein d’une seule et même division afin « d’améliorer le service aux clients en rationalisant la fourniture de ses capacités d’investissement mondiales et ses solutions technologiques », selon un communiqué. Dans le cadre de cette réorganisation, Jason Collins, jusque-là responsable de l’activité auprès des clients institutionnels australiens, a été nommé responsable de l’activité auprès des clients (« Head of Client Business »). Il travaillera en étroite collaboration avec Jon Howie, responsable d’iShares en Australie, et James Crozier, responsable de BlackRock Solutions en Australie, tous deux basés à Sydney. Jason Collins sera directement rattaché à Dominik Rohe, responsable pays pour BlackRock Australie.En parallèle, dans le cadre de cette réorganisation de ses équipes de distribution, BlackRock a procédé à une série de nominations. Aini, Paula Gigler, en provenance de Vanguard, rejoint iShares en qualité de « vice-president » en charge des banques privées et des courtiers. Pour sa part, James Stewart, en provenance de FIIG Securities, est nommé « Associate » chez iShares en charge des Etats du Queensland et de la Nouvelle-Galles du Sud. Par ailleurs, Dan Annan, actuellement « vice-president » chez BlackRock, va quitter San Franciso pour rejoindre l’équipe de distribution obligataire d’iShares en Australie. En outre, Stuart Anderson, va quitter Londres pour intégrer l’équipe « Transition Management et Market Structure » à Sydney. Enfin, Dylan Wedande, en provenance de Rothschild Wealth Management au Royaume-Uni, rejoint l’équipe dédiée aux institutionnels de BlackRock à Melbourne en qualité d’associé (« Associate ») tandis que Jackson Lee arrive en qualité d’analyste après avoir officié chez BT Financial Group.
Le groupe IDI, spécialisé dans le capital-investissement sur le segment des PME, a annoncé le 25 novembre la nomination d’Arnaud Pierucci en qualité d’analyste senior. Il vient ainsi renforcer l'équipe d’investissement codirigée par Marco de Alfaro et Julien Bentz. Arnaud Pieruccia a débuté sa carrière en 2013 chez Eurazeo PME avant de rejoindre l’année suivante la banque d’affaires Leonardo & Co en tant qu’analyste en fusions & acquisitions.
Rothschild Asset Management (Rothschild AM) a annoncé, ce vendredi 25 novembre, le lancement du R Karya Macro Fund, un nouveau fonds global macro. Logé dans le fonds InRIS Ucits Plc, dédié aux solutions alternatives au format Ucits, ce nouveau compartiment créé le 24 mai 2016 est le fruit d’un partenariat entre Rothschild HDF Investment Solution, le gérant américain Karya Capital Management, et la plateforme de comptes gérés dont Innocap est en charge pour Rothschild HDF IS. Le fonds R Karya Macro Fund a pour objectif de générer une performance décorrélée de celle des actions et des taux, précise la société de gestion dans un communiqué. « Positionné comme une alternative aux actifs risqués dont les valorisations sont historiquement élevées, ce fonds multi-asset global peut se positionner à l’achat, à la vente ou mettre en œuvre des stratégies d’arbitrage sur les principales classes d’actifs (actions, taux, devises) des pays développés », ajoute Rothschild AM. Dans le cadre de sa stratégie d’investissement, l’équipe de gestion définit des thèmes macro-économiques susceptibles d’influencer les marchés financiers et identifie les primes de risque les plus réactives, à la hausse ou à la baisse, à la matérialisation de leur thèse. « Ces thèmes sont habituellement en portefeuille entre 18 et 24 mois, tandis que leur mise en œuvre, via des primes de risques, peut être de plus court-terme, à savoir 3 à 6 mois », précise la société. Le fonds R Karya Macro compte entre 6 et 12 thèmes d’investissement.Karya Capital Management est une société de gestion basée à New York, fondée en 2011 par Rajiv Sobti, et elle gère plus d’un milliard de dollars d’actifs.
Amundi vient de recruter Olivier Paquier, en provenance d’EDF, au poste de responsable du développement commercial institutionnel du pôle dédié aux actifs réels et alternatifs en France. « Avec plus de vingt années d’expérience professionnelle dans le secteur financier puis dans l’énergie, j’ai rejoint récemment Amundi », écrit l’intéressé sur son profil LinkedIn. Olivier Paquier a intégré la société de gestion dans le courant du mois d’octobre. Olivier Paquier arrive en provenance d’EDF Energies Nouvelles où il officiait depuis 2009 en qualité de directeur général délégué et PDG d’EDF Energies Nouvelles Réparties, filiale d’EDF Energies Nouvelles. Avant cela, il a travaillé en tant que directeur de la division fusions-acquisitions (2005-2009) et directeur de la trésorerie et du financement des filiales (2003-2005) au sein du groupe EDF, selon son profil LinkedIn. Il a commencé sa carrière au Ministère de l’Economie et des Finances où il a notamment été sous-directeur des assurances au sein de la direction du Trésor.
« Nous ne voulons pas être BlackRock, mais nous voulons avoir la part de marché que nous méritons », a déclaré Didier Le Menestrel, président et directeur général de La Financière de l’Echiquier, lors d’un séminaire dédié à la presse européenne. Et cette part de marché devrait être « bien supérieure » à celle que la société de gestion a aujourd’hui, même si aucun objectif chiffré n’est donné.Clairement, avec 7,5 milliards d’euros aujourd’hui, loin derrière un Carmignac qui gère une cinquantaine de milliards d’euros, La Financière de l’Echiquier a une marge de progression. En attendant, en 2016, les encours ont reculé, puisqu’ils étaient à 8,1 milliards d’euros fin décembre 2015. La société n’a pas dévoilé le niveau des souscriptions/rachats depuis le début de l’année, mais elle a indiqué avoir souffert de retraits sur les stratégies grandes capitalisations européennes.Pour l’avenir, Didier Le Menestrel veut recentrer la société sur la « performance ». « En nous concentrant sur comment conserver l’argent de nos clients, nous avons oublié que ce que ces derniers attendent de nous, c’est une bonne performance. La performance est de retour dans l’organisation », a-t-il affirmé. Ce « retour » est d’ailleurs invoqué pour expliquer la reprise en main de la direction générale de la société par Didier Le Menestrel après le départ de Dominique Carrel-Billiard. Dans ce contexte, les opérations de fusions et acquisitions sont mises de côté, même si Didier Le Menestrel reste « très ouvert ».En revanche, la société continue de se développer à l’international, qui représente environ 25 % de ses encours. Une personne a été recrutée en Belgique et elle sera notamment chargée de commencer à démarcher la Scandinavie.Enfin, interrogé sur un éventuel départ, Didier Le Menestrel a déclaré qu’il ne partirait « jamais » à la retraite.