Legal & General Investment Management vient de lancer le fonds L&G UK Mid Cap Index, un nouveau véhicule d’investissement axé sur les valeurs moyennes britanniques qui suit les performances de l’indice FTSE 250 Ex. Investment Trust, rapporte InvestmentEurope. Ce produit sera disponible sur les principales plateformes de distribution au Royaume-Uni avec des frais de 0,14%.
Le gestionnaire d’actifs BlueBay Asset Management a nommé Timothy Ash au poste nouvellement créée de stratégiste senior en charge des dettes souveraines émergentes au sein de son équipe dédiée aux marchés émergents, rapporte Reuters. L’intéressé sera basé à Londres et sera rattaché à David Dowsett, associé et co-responsable de l’équipe marchés émergents. Timothy Ash travaillait précédemment chez Nomura Holdings en tant que responsable de la stratégie crédit pour l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique.
Base Investments, la Sicav luxembourgeoise de l’établissement suisse Banca del Sempione, va faire coter sur la Bourse de Milan quatre compartiments de gestion active : le fonds obligataire Bonds Value, le fonds flexible Flexible Low Risk Exposure, et les fonds Bonds Multicurrency et Euro Hedging, qui permettent une diversification devises du portefeuille. Créée en 2001, la Sicav Base Investments affiche environ 500 millions d’euros d’encours sous gestion. Banca del Sempione en est à la fois le promoteur et le gestionnaire. Banca del Sempione est déjà présente en Italie avec Sempione SIM, société active dans la gestion de patrimoine, le conseil en investissements et l’intermédiation de valeurs mobilière, et Accademia SGR, société de gestion d’actifs spécialisée dans les fonds immobiliers. La Sicav Base Investments est déjà accessible aux investisseurs italiens par le biais de divers accords de distribution avec Allfunds Bank et Banca Ifigest (Fundstore).
La société de gestion suisse El Sturdza Investment Funds lance le El Sturdza Strategic Beta Flex Fund, une stratégie qui investit dans un portefeuille diversifié à l’international de fonds d’actions. Le fonds, domicilié à Dublin, est Ucits et offre une liquidité quotidienne. Il est géré par Paolo Marongiu, gérant de portefeuille, et Daniele Bevacqua, stratégiste, avec la collaboration des analystes Giorgio Mastropietro et Leonardo Sinelli.L'équipe de gestion sélectionne des gestionnaires qui ont un historique de performance attestant de leur capacité à dégager de l’alpha tout en gérant activement l’exposition nette dans une fourchette de 0% à 50% sur la base de leur vision du marché afin de réduire la volatilité globale du portefeuille. Lorsque les marchés actions offrent une prime de risque intéressante, l’exposition nette longue sera relevée. Chaque fois que l'équipe modifie les positions nettes longues, un dispositif de «stop loss» est mis en place afin de contrôler le risque tant en termes d’exposition actions que de couverture.
La filiale suisse de Indosuez Wealth Management, dirigée depuis un an par Jean-François Deroche, ancien responsable du groupe Crédit Agricole à New York, s’est complètement repositionnée dans l'échange automatique d’informations, rapporte L’Agefi suisse. «La marque Indosuez Wealth Management est désormais commune à toutes les filiales en charge de la gestion de fortune du groupe Crédit Agricole. Le plan d’entreprise Shaping Indosuez illustre le lancement d’une ère nouvelle. Celle de la transparence fiscale dans une bonne partie du monde. Il entérine le recentrage commencé en 2011, par rapport à ce critère principalement. Nous n’aurons plus de relations d’affaire avec des résidents dans des Etats ne participant pas à l’échange d’informations fiscales aux normes OCDE. Nous nous concentrons sur 90 Etats, alors que nous en couvrions 130 environ précédemment», explique Jean-François Deroche dans un entretien au quotidien suisse. La filiale basée à Genève, rebaptisée CA Indosuez (Switzerland) SA il y a un an, compte 1.400 salariés et 43,6 milliards de francs d’actifs sous gestion. L’impact du recentrage sur les encours a été limité. «La diminution de 5 milliards de francs d’actifs pour CA Indosuez (Switzerland), liés à la première phase du recentrage, a été compensée par des afflux nets de plus de 5 milliards entre 2013 et 2015. L’échange automatique n’entrera en vigueur qu’à la fin de cette année, puis fin 2018, mais nous ne voulions pas attendre. La page est tournée. Notre positionnement est devenu clair et lisible. Nous pouvons d’ores et déjà nous concentrer sur le développement des relations d’affaire», ajoute Jean-François Deroche.
SMA Gestion s’est engagée à payer 120.000 euros au Trésor Public dans le cadre d’un accord de composition administrative conclu le 12 octobre dernier avec l’Autorité des marchés financiers et publié ce matin sur le site du régulateur financier. La société de gestion de l’assureur SMA, qui opère sur le marché du BTP, a aussi accepté de renforcer son « dispositif » et ses « procédures » de passation d’ordres, et de « renforcer son dispositif de conformité et de contrôle interne en termes de moyens humains et matériels ».
Pimonial nommera Stéphane Vidal à sa présidence avec effet immédiat lors du closing de son nouveau tour de table en mars prochain, a annoncé ce matin André Camo, qui troquera alors la présidence du groupe de gestion patrimoniale pour la présidence d’honneur. Actuel directeur général de Primonial, Stéphane Vidal accompagnera dans ses nouvelles fonctions le fonds Bridgepoint, futur actionnaire majoritaire du groupe avec 52,5% du capital. Comme prévu dans le protocole signé en décembre dernier, le management détiendra 12,5% des parts et le Crédit Mutuel Arkéa conservera ses 35%, tandis que les fonds BlackFin Capital Partners et Latour Capital solderont leur participation. Primonial ne dit pas s’il nommera un nouveau directeur général à la place de Stéphane Vidal, mais précise à L’Agefi que ce poste n’est pas « pas obligatoire dans une SAS ».
La filiale de gestion d'actifs du Crédit Mutuel Nord Europe a collecté l'an dernier 6 milliards d'euros. Elle réorganise le pôle valeurs mobilières de Pascale Auclair.
Le fonds de hedge funds a annoncé hier la cession, pour un montant non dévoilé, d’une participation majoritaire dans son capital à un tandem composé du conglomérat chinois HNA, au travers de sa filiale HNA Capital US, et de la société d’investissement américaine Ron Transatlantic, tous deux déjà actionnaires minoritaires. SkyBridge revendique 12 milliards de dollars d’actifs au 30 novembre 2016. Cette réorganisation intervient quatre jours après qu’Anthony Scaramucci, fondateur de SkyBridge, a rejoint l’administration du président américain élu Donald Trump. La transaction doit être bouclée au deuxième trimestre 2017.
Les législatives allemandes auront lieu le 24 septembre, a décidé hier le gouvernement qui doit formellement soumettre cette date pour approbation au président de la République, Joachim Gauck. La chancelière Angela Merkel, qui vise un quatrième mandat, est concurrencée sur sa droite par l’essor de l’Alternative pour l’Allemagne (AfD) qui pourrait devenir le premier parti populiste à entrer à la chambre des députés depuis 1945. Le parti de la chancelière, l’Union chrétienne-démocrate (CDU), fait figure néanmoins de grand favori, avec 38% des intentions de vote. Les sociaux-démocrates (SPD), crédités de 21%, doivent désigner leur candidat à la fin du mois.
Anne Courrier, directrice des investissements et des participations financières de Malakoff Médéric à la rédaction d’Option Finance : «La volatilité est un de nos sujets de préoccupation auquel nous essayons de trouver des solutions. La diversification, que nous développons depuis plusieurs années, est déjà une première forme de réponse. L’autre stratégie que nous déployons consiste à introduire de la convexité dans les portefeuilles, c’est-à-dire à y intégrer des outils pour nous permettre d’amortir les phases de baisse des marchés tout en participant en grande partie aux phases de hausse. Nous sommes en effet satisfaits dès lors que nous pouvons capter 80 % de la hausse des marchés actions, tout en limitant nos pertes à 60 % de la baisse. C’est la raison pour laquelle nous avons introduit en direct des obligations convertibles dans notre allocation d’actifs. Nous sélectionnons des fonds actions qui intègrent des couvertures systématiques ou qui réduisent la volatilité. Nous nous interrogeons aujourd’hui sur l’opportunité d’élargir cette démarche en mettant en place une couverture systématique des risques extrêmes dans nos portefeuilles. Grâce à notre allocation d’actifs désormais guidée par Solvabilité 2, nous devons en effet être capables de passer les phases de stress importantes sur les marchés. Certes, nous ne pouvons pas forcément prévoir une crise majeure, surtout si elle est systémique, mais notre gestion doit être assez robuste pour résister à une phase importante de volatilité.»
Organe décisionnel de l’institution, le collège de l’Autorité des marchés financiers accueille un nouveau membre, Muriel Faure, désignée par le ministre de l’économie et des finances.
Dans un communiqué divulgué mercredi 18 janvier, Ycap Asset Management et Fourpoints IM annoncent leur volonté de se rapprocher. Cette opération prendrait la forme d’une reprise des activités de gestion de Fourpoints IM et permettrait à Ycap AM de gérer plus d’1.5 milliard d’euros d’actifs.
Dans un communiqué publié mercredi 18 janvier, l’AFG résume les principales modifications de ses recommandations annuelles sur le gouvernement d'entreprise. L'association souligne notamment que le conseil d’administration doit donner une impulsion en matière de déontologie et d’éthique.
A l'occasion de la publication des chiffres de son activité 2016, Primonial a annoncé, via une déclaration de son président André Camo, la nomination de Stéphane Vidal à la présidence du groupe. L'actuel directeur général de Primonial prendra officiellement ses fonctions en mars à la fin de l'opération capitalistique en cours avec Bridgepoint.
Avec 5 mois de recherche effectuée en 2016 sur la sélection de fonds absolute return et 5 à 10% de fonds remplacés en buy list, Annie Martinet-Villalon, Présidente d'Expert & Finance Invesment Managers, nous présente son approche en architecture ouverte dans le cadre du Questionnaire des Coupoles 2017.
BNP Paribas Real Estate a annoncé aujourd’hui la création d’un département Data & Analytics, spécialisé dans la gestion et l’exploitation des données immobilières, dont la direction a été confiée à Christophe Pineau. Ce département aura pour objectif de collecter l’ensemble des données portées à sa disposition pour analyser le plus finement possible les activités liées au secteur immobilier et ainsi proposer de nouveaux services aux clients de l’entreprise. Christophe Pineau, 48 ans, a passé seize années au sein du département Research de BNP Paribas Real Estate, dont six ans en tant que Global Head of Research.
p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 120%; } In December, real estate indices, like the major benchmark indices, including the European indices, participated in the end-of-year rally. The Euronext IEIF REIT Europe overall performance index gained 6.9% for December, while the Dow Jones Stoxx Europe 50 is up 6.4%, according to statistics from the Institut de l’Epargne Immobilière et Foncière (IEIF). The Euronext IEIF SIIC France has gained 5.1%, while the CAC 40 index has returned +6.4% for the month. For the year overall, the French real estate index Euronext IEIF SIIC France has a positive performance of +10.9%, while the CAC 40 index has gained 8.9%. The other indices have negative or near-zero returns. The Euronext IEIF REIT Europe index is down 10% on one year, while the Dow Jones Stoxx Europe 50 has gained only 0.7%.
p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 120%; } Franklin Templeton is adding to its range available in Italy with the launch of three funds. They are the Franklin K2 Global Macro Opportunities Fund, Franklin K2 Long Short Credit Fund and the Templeton Global Currency Fund.
De l’incubation dans la gestion privée. La Financière Tiepolo s’associe à la création de la société de gestion privée Momentum Asset Management au Luxembourg. Cette nouvelle structure, qui vient de recevoir l’agrément de la Commission luxembourgeoise de surveillance du secteur financier, sera animée par deux associés, Pierre Eustache et Bernard Martin, qui sont des anciens d’EFG Bank au Luxembourg. «Ayant souhaité bénéficier, dans la réalisation de leur projet, de l’expérience des associés de La Financière Tiepolo», cette dernière détiendra la majorité du capital de Momentum et assurera la présidence du conseil d’administration. La société de gestion luxembourgeoise aura pour activité la gestion sous mandat pour compte de tiers et de Family Office dans le cadre de contrats d’assurance vie et de comptes titres déposés au Luxembourg pour une clientèle européenne. Ses encours sous gestion devraient atteindre 200 millions d’euros à la fin de l’année 2017. « La création de Momentum représente une belle opportunité pour La Financière Tiepolo et ses clients. Nous serons ainsi en mesure de mieux appréhender et utiliser le savoir-faire de la place de Luxembourg qui figure aux premiers rangs des places financière internationales », commente Dominique Villeroy de Galhau, directeur général de La Financière de Tiepolo. La société de gestion française, créée en 2007, gère 850 millions d’euros.
Un chiffre peut en cacher un autre. Selon le dernierbaromètre de la gestion institutionnelle publié par Indefi, le marché de la délégation externe de gestion a atteint en France un nouveau plus haut historique en 2016, à 349 milliards d’euros.Ce montant marque toutefois un ralentissement par rapport aux années précédentes Ainsi, le taux de croissance moyen des encours délégués par les institutionnels français était de 8% par an depuis 2012, contre +3% en 2016. « On arrive à une fin de cycle. C’est même la première fois que les mouvements d’internalisation de la gestion sont supérieurs à ceux d’externalisation en montant », précise Richard Bruyère, président d’Indefi. Ce sont les caisses de retraite, pressées de baisser leurs coûts et qui fusionnent entre elles qui sont à l’origine de ce ralentissement. Lorsque Reunica et AG2R La Mondiale ou Fédéris et La Banque Postale AM se réunissent, elles en profitent pour ré-internaliser certaines expertises.Le ralentissement ne concerne pas seulement la délégation, il concerne aussi le montant des actifs gérés dans leur globalité par les institutionnels français. L’an dernier, les encours sous gestion ont atteint 2.478 milliards d’euros, en hausse de 4%. En 2015, la progression était de 5% et la croissance annuelle moyenne depuis 2011 était de 6%. Comme l’an dernier, les institutionnels n’ont pas accueilli d’argent frais en net, mais simplement bénéficié d’un effet de marché positif. Effet de marché qui a tendance à se tasser, la baisse des taux ne jouant plus le même rôle qu’avant sur la revalorisation des actifs assurantiels.Indefi note aussi dans son étude une bipolarisation du marché, dite encore « barbellisation » : « l’année 2016 se caractérise par une recrudescence des placements d’attente en monétaire et un recours toujours plus marqué vers les investissements non cotés, y compris la dette privée ». Le monétaire a ainsi représenté près de 5% des actifs contre 4,2% en 2015 au détriment essentiellement de l’obligataire (qui reste largement majoritaire à 75,4%).Le non coté (immobilier, infrastructures, et private equity) représente 6,9% des actifs.L’alternatif non liquide est stable à 0,6% mais plus aucun argent ne lui est alloué. « L’alternatif est mort, assure Richard Bruyère. Les hedge funds ne servent à rien aux yeux d’un institutionnel français. Ils sont chers, manquent de transparence et ne font pas avancer le monde ou l’économie, contrairement aux investissements dans le non coté comme par exemple les infrastructures ». A bon entendeur…
Le conseil d’administration de CalPERS a réélu Rob Feckner en qualité de président et Henry Jones en tant que vice-président, a annoncé ce 17 janvier le fonds de pension californien. Il s’agira du treizième mandat de Rob Feckner et du troisième mandat de Henry Jones. Rob Feckner a rejoint le conseil d’administration de CalPERS en 1999 tandis que Henry Jones a intégré ce même conseil d’administration en 2008.
Anthony Scaramucci, le fondateur de SkyBridge Capital, a annoncé qu’il vendrait sa participation dans sa société de hedge funds, afin qu’il puisse rejoindre l’administration du nouveau président Donald Trump, rapporte le Wall Street Journal. Les acquéreurs sont HNA Capital, une filiale du conglomérat chinois HNA Group, et RON Transatlantic EG, qui détenait déjà une participation minoritaire. Les conditions de l’opération n’ont pas été dévoilées. Anthony Scaramucci se séparera aussi de SALT, une conférence sur les hedge funds.
Nouvelle opération de rapprochement en France dans l’industrie de la gestion d’actifs. Ycap Asset Management et Fourpoints Investment Managers viennent d’annoncer leur volonté de se rapprocher. Dans un communiqué commun, les deux sociétés indiquent que l’opération prendrait la forme d’une reprise des activités de gestion de Fourpoints IM et permettrait à Ycap AM de gérer plus d’1,5 milliard d’euros d’actifs. Dans le même temps, le groupe Ycap AM envisage de prendre une participation dans Fourpoints Asset Management, société de gestion basée à New-York.Pour rappel, les racines de Fourpoints remontent à1931, alors sous le nom de Groupe Philippe, basé à Paris et NewYork. En 2012 à Paris, Philippe IM Gestion France (PIM Gestion) et IT Asset Management fusionnent pour créer Fourpoints. Le groupe est spécialisé dans la gestion d’actions européennes et américaines et gère aujourd’hui 350 millions d’euros.Selon nos informations, Muriel Faure, directrice générale de Fourpoints IM a quitté la société fin novembre 2016 en toute discrétion alors que les discussions avec Ycap avaient déjà commencé. A ce poste depuis 2012, elle a été remplacée par son directeur général délégué Michel Raud. Pour Lionel Tangy-Malca, président d’Ycap : « Comme souligné lors de notre 5ème anniversaire en mai 2016, Ycap a su démontrer dès sa première année, sa capacité à intégrer des équipes disposant d’expertises reconnues et d’un track record. Nous nous réjouissons aujourd’hui de la reprise des activités de Fourpoints IM qui répond à notre volonté de développer nos compétences sur la gestion actions. » Béatrice Philippe, présidente, et Michel Raud, directeur général de Fourpoints Investment Managers, déclarent : « Nous nous réjouissons que notre équipe rejoigne Ycap AM, société entrepreneuriale qui partage les mêmes valeurs de professionnalisme et d’éthique que nous. L’expertise d’Ycap AM en gestion du risque permettra d’améliorer le couple rendement-risque de nos portefeuilles. La complémentarité de nos classes d’actifs et de nos clientèles favorisera le développement du nouvel ensemble. Les clients de Fourpoints IM bénéficieront désormais de l’expertise développée par Ycap AM en matière de recherche et de gestion par le risque, mais également de solutions sur-mesure à destination des institutionnels. » La réalisation de cette opération sera effective au cours du premier trimestre 2017 sous réserve de l’autorisation de l’Autorité des Marchés Financiers (AMF), de la Commission de Surveillance du Secteur Financier (CSSF) et de la Securities and Exchange Commission (SEC).
Le contexte de marché reste très présent en ce début d’année, d’où la nécessité de continuer à innover tout en encadrant parallèlement le mouvement de fond de la désintermédiation. «L’AMF continuera son effort d’accompagnement», a déclaré le 17 janvier Xavier Parain, secrétaire général adjoint chargé de la direction de la gestion d’actifs à l’Autorité des marchés financiers (AMF), à l’occasion de la dixième édition de l’Emerging Manager Day organisé par New Alpha AM. Un accompagnement qui s’est traduit ces derniers mois par la mise en place d’un cadre sécurisé pour les prêts en direct, en place depuis environ six mois et qui sera progressivement complété. Un accompagnement qui s’est également traduit par l’autorisation des «gates» en France pour répondre aux situations de stress de liquidité sur le marché, avec un cadre peut-être «plus lisible et robuste» qu’ailleurs en Europe et qui sera complété par un manuel de l’utilisateur.Xavier Parain a par ailleurs exprimé sa volonté «pro-business» sur MiFID 2 et PRIIPs. «Nous sommes très vigilants sur les rétrocessions et le financement de la recherche», a souligné le responsable. Sur le chapitre du développement de la Place de Paris dans le secteur de la gestion d’actifs, Xavier Parain a estimé que Paris dispose d’un écosystème très fort et doit aussi être capable d’accueillir les étrangers. Même tonalité chez Jean-Louis Laurens, l’ambassadeur de la gestion d’actifs française depuis fin octobre 2016, qui affirme que la Place de Paris est un «pool de compétences à la pointe dans un certain nombre de domaines comme le smart beta, la gestion des facteurs de risque, le multi-asset ou encore dans le bas carbone».Olivier Héreil, directeur général adjoint, responsable des gestion d’actifs de BNP Paribas Cardif, a de son côté insisté sur l’omniprésence des taux dans les prises de décision. «On a quitté le monde des taux ultra-bas pour revenir dans les taux bas mais pour un bon moment encore», a lancé Olivier Héreil. D’où la priorité désormais donnée à la maîtrise des risques qui a pris le pas sur la recherche d’un rendement supplémentaire, ce qui se traduira pour la gestion actions par exemple par la mise en place de solutions autour du «factor investing» et par l’intégration de l’analyse extra-financière, gage d’une réduction des risques dans la durée. Le rendement supplémentaire pourra ensuite être recherché du côté des classes d’actifs moins liquide comme le private equity, les infrastructures ou la dette privée.Jean-Louis Laurens a par ailleurs estimé la mutation en profondeur que vont provoquer les nouvelles technologies financières. «Nous sommes à un tournant dans la gestion d’actifs. Les nouvelles technologies vont permettre de faire mieux, plus vite, moins cher pour le client. En période de pression sur les marges, il ne faut pas traîner», a expliqué Jean-Louis Laurens. Corollaire de ce mouvement de fond : grâce à la digitalisation, les sociétés de gestion vont se réapproprier la relation avec le client final. Les nouvelles technologies devraient favoriser des réponses plus pertinentes prenant mieux en compte les objectifs et les contraintes de la clientèle, dans la langue de Shakespeare, la «mass-customization».Reste toutefois à éduquer le client, dont l'éducation financière est «catastrophique» et qui n’est toujours pas incité à investir sur le long terme. Même si le Fonds de retrait professionnelle supplémentaire (FRPS), le nouvel instrument introduit par la loi Sapin 2, va dans le bon sens.A noter enfin que l’Emerging Manager Day, qui se veut un lieu de rencontres dédié à l’innovation et aux nouveaux entrepreneurs du secteur des services financiers, a aussi été l’occasion pour Alain Leclerc, président de la Sicav d’incubation Emergence, d’ annoncer qu’il allait proposer un nouveau fonds, Long Equity Europe II, qui pourrait lever autour de 500 millions d’euros. Avec les 450 millions d’euros déjà levés depuis 2012, Emergence se fixe ainsi un objectif de 1 milliard d’euros. Atteindre cet objectif permettrait «de doubler les moyens au moment où le Brexit nécessite de jouer collectif pour la Place», a insisté Alain Leclerc.
La société d’investissement Serena Capital a annoncé le lancement du fonds Data Ventures avec 80 millions d’euros de capitaux, le premier fonds européen de capital-risque dédié exclusivement aux données. Ce fonds se concentrera sur les secteurs liés au « big data », à l’intelligence artificielle ou encore à l’internet des objets. Il investira principalement dans des start-up françaises et européennes dès leur première levée de fonds. Dans le cadre de ce nouveau véhicule d’investissement, et afin de sélectionner et d’accompagner les start-up choisies, Serena Capital va s’appuyer sur trois entrepreneurs : Bertrand Diard, fondateur de Talend, Jamal Labed et Sylvain Gautier, fondateurs d’Easyvista.Selon les Echos, le nouveau fonds de Serena Capital a déjà injecté son premier ticket dans Heuritech, une start-up créée il y a trois ans et spécialisée dans le secteur de la mode.
La Française doit annoncer ce matin les nominations deJean-Luc Hivert et Laurent Jacquier Laforge pour prendre en charge, respectivement, l’expertise « Fixed Income et Cross Asset » et l’expertise «Equity » dans le pôle Valeurs Mobilières. Ils rapporteront à Pascale Auclair, global head of investments. L’idée est, selon le groupe, de développer davantage les synergies entre ses différents pôles et ses affiliés.Jean-Luc Hivert devient responsable de plus de 30 milliards d’euros d’actifs sous gestion et d’une équipe de vingt-six personnes. A ce titre, il se voit confier la gestion Cross Asset ainsi que l’activité gestion sous mandat et gestion pilotée du groupe, dont la responsabilité opérationnelle revient à Odile Camblain-Le Mollé.L’impétrant a débuté sa carrière en 1997 chez Vega Finance puis chez Cyril Finance comme gérant de convertibles. Il a rejoint La Française des Placements en 2001. « En qualité de co-responsable de la gestion obligataire, Jean-Luc a innové et contribué au lancement du concept de fonds à échéance, l’un des « key differentiation factors » de La Française », précise le groupe. Il détient un DESS « Finance » de l’Université Paris VI (1996), un MIAGE - « Méthodes Informatiques appliquées à la Gestion d’Entreprise » (1995) ainsi qu’un MASS « Mathématiques appliquées et sciences sociales » de l’Université Paris XII (1993) En tant que CIO Equities Global, Laurent Jacquier Laforge sera responsable de l’ensemble de la gamme en actions ISR proposée par La Française, la gestion small caps et le suivi des partenariats, au premier rang desquels IPCM société de recherche extra-financière, ou tels que ceux noués avec Alger ou JK Capital Management. « En effet, La Française a engagé depuis plusieurs années des partenariats stratégiques avec des sociétés de gestion étrangères spécialisées. En qualité de CIO Equities Global du groupe et dans l’intérêt de l’investisseur, Laurent Jacquier Laforge identifiera ainsi les potentielles collaborations produits et synergies de recherche », précise La Française. Laurent Jacquier Laforge a débuté sa carrière en 1985 en tant que responsable de la recherche actions au CCF puis de Svenska Handelsbanken Markets. Après plusieurs expériences au sein de sociétés de gestion telles que CDC Ixis Asset Management ou encore Fortis Investments, Laurent est nommé en 2008 Head of Equities chez Scor Global Investments. Il y passera quatre ans avant d’être nommé Head of Equities à La Banque Postale Asset Management. « Laurent a rejoint La Française en 2014 et depuis a transformé la gamme de fonds proposée par La Française Inflection Point en y intégrant une nouvelle dimension responsable par la mise en œuvre de la philosophie « Strategically Aware Investing » (SAI) développée par IPCM, la société de recherche londonienne avec laquelle le groupe a noué un partenariat stratégique », explique La Française. Laurent Jacquier Laforge est diplômé DESS-DEA en Economie de l’Université Paris X Nanterre et membre de la SFAF.
Le pôle de gestion d’actifs de Morgan Stanley, Morgan Stanley Investment Management (Morgan Stanley IM) a réalisé une collecte nette de 8 milliards de dollars au quatrième trimestre 2016, après 3,9 milliards de dollars de flux nets au trimestre précédent, a annoncé la banque américaine lors de la publication de ses résultats annuels. Sur l’ensemble de l’année 2016, la collecte nette s’établit à 6,6 milliards de dollars contre 7,3 milliards de dollars en 2015. Malgré cette performance trimestrielle, les actifs sous gestion et sous supervision de Morgan Stanley IM ressortent à 417 milliards de dollars à fin décembre 2016, stables d’un trimestre sur l’autre mais en hausse de 3% par rapport à fin 2015.Au cours du quatrième trimestre 2016, Morgan Stanley IM a dégagé 500 millions de dollars de revenus nets, en recul de 9% par rapport au troisième trimestre 2016 et en baisse de 19% par rapport au quatrième trimestre 2015. Son résultat net trimestriel s’établit à 30 millions de dollars, en chute de 55% par rapport au trimestre précédent et en repli de 66% par rapport au quatrième trimestre 2015. Sur l’ensemble de l’exercice 2016, les revenus nets de Morgan Stanley IM s’inscrivent à 2,1 milliards de dollars, en baisse de 8,8% par rapport à 2015. Son résultat net ressort à 225 millions de dollars à fin 2016 contre 346 millions de dollars à fin 2015, soit une diminution de 35%.Pour sa part, le pôle de gestion de fortune (« Wealth Management ») de la banque américaine a dégagé un bénéfice net de 531 millions d’euros au cours du quatrième trimestre 2016, en recul de 6% par rapport au trimestre précédent mais en hausse de 11% sur un an. Ses revenus nets trimestriels atteignent 3,99 milliards de dollars, en hausse de 3% d’un trimestre sur l’autre et en progression de 6% sur un an.Sur l’ensemble de l’exercice 2016, le pôle « Wealth Management » a enregistré un bénéfice net 2,1 milliards de dollars contre 2 milliards de dollars en 2015. Ses revenus nets s’inscrivent à 15,3 milliards de dollars fin 2016 contre 15,1 milliards de dollars fin 2015.