Le spécialiste de la gestion alternative HFR a annoncé ce 13 décembre le lancement de deux nouveaux indices, le HFR Blockchain Composite Index et le HFR Cryptocurrency Index, les premiers indices destinés à capturer la performance des hedge funds investissant dans la technologie blockchain et les crypto-monnaies.Le HFR Blockchain Composite Index comprend des fonds qui investissent directement dans la technologie blockchain, dans les crypto-monnaies ou dans d’autres nouvelles innovations liées à la blockchain. L’autre indice dédié aux crypto-monnaies, en fait un sous-indice du Blockchain Composite, comprend tous les fonds qui investissent et négocient directement les monnaies virtuelles, générant de la performance par le biais d’un portefeuille géré activement d’actifs de crypto-monnaies, dont le bitcoin, l’ethereum, le Litecoin, le ripple et d’autres monnaies virtuelles ainsi que les levées de fonds libellées en crypto-monnaies (ICO).
Peu de changements majeurs dans le dernier classement à fin juin des 100 premiers gestionnaires spécialisés dans l’immobilier réalisé par le site IPE Real Assets. Les sept premiers du classement sont les mêmes, la seule différence étant le mouvement entre les troisième et quatrième places, au détriment de Blackstone qui se retrouve derrière TH Real Estate. Après la crise financière de 2008, le secteur pourrait être confronté assez rapidement à un nouveau test, celui de la remontée des taux d’intérêt. Une remontée très progressive mais qui marque très probablement la fin de l’environnement de taux bas.Ces dernières années en tout cas, le secteur a bénéficié d’un afflux massif de capitaux, les investisseurs étant à la recherche de rendement et de diversification. Le premier du classement par exemple, Brookfield Asset Management, qui occupe la tête de liste depuis cinq ans sans interruption, affiche des encours de 153,2 milliards d’euros à fin mars 2017 contre seulement 78 milliards d’euros en 2013. La deuxième place revient à PGIM, avec 109,9 milliards d’euros à fin juin 2017, qui, avec Brookfield AM, sont les deux seules sociétés à présenter des encours supérieurs à 100 milliards d’euros.Parmi les premiers acteurs français présents dans ce classement figurent AXA IM – Real Assets, qui pointe à la onzième place avec des encours de 67,4 milliards de dollars, loin devant BNP Paribas Real Estate Investment, qui occupe la 39ème place avec 24,06 milliards d’euros, juste devant Amundi Real Estate (23,36 milliards d’euros). Un autre acteur français significatif, La Française se classe en 55ème position avec un encours de 15,07 milliards d’euros.
Rien ne va plus chez Ethos. Françoise Bruderer, membre du conseil de fondation d’Ethos, et Monika Roth, qui siégeait au conseil d’administration d’Ethos Services, ont démissionné il y a quelques jours. Toutes deux se sont exprimées avec virulence ces derniers jours dans les médias en mettant en cause la gouvernance d’Ethos qui se présente sur son site Internet comme «la Fondation pour l’investissement responsable et l’actionnariat actif».Dans un communiqué, la Fondation Ethos s’étonne de ces propos, tant sur la forme que sur le fond, en particulier des reproches liés à des conflits d’intérêt. En effet, elle se dit particulièrement sensible aux règles de bonne gouvernance. La Fondation rappelle que, depuis de nombreuses années, une réglementation et des mesures transparentes sur son fonctionnement ont été mises en place, y compris sur la gestion des conflits d’intérêts."Il a été décidé de repourvoir dans les meilleurs délais les places laissées vacantes au sein des conseils. Cette démarche va s’inscrire dans le plan global de succession mis en place pour assurer la pérennité de la Fondation à la suite du départ progressif des fondateurs» indique la fondation dans son communiqué.Le conseil de fondation d’Ethos et le conseil d’administration d’Ethos Services avaient déjà décidé, à l’unanimité, de mener une procédure d’évaluation permettant d’assurer les successions au sein des conseils. Cette démarche relève de la bonne pratique en matière de gouvernement d’entreprise et est réalisée avec l’aide d’un consultant externe, explique la société. Elle va être accélérée dès le début de l’année prochaine. Il est bien entendu que la question du conflit d’intérêt soulevé continuera à être traitée par les deux vice-présidents.Hanspeter Uster, vice-président du conseil de fondation d’Ethos, et Philippe Doffey, vice-président du conseil d’administration d’Ethos Services, soulignent : « Les Conseils d’Ethos confirment leur entière confiance et leur soutien au président ».
Pictet Asset Management vient de recruter Paul Southgate, un ancien associé d’Eisenstat Capital Partners, a appris le site spécialisé Citywire. Paul Southgate rejoint l'équipe de Pictet spécialisée dans les stratégies de total return sur les actions, après avoir passé neuf ans chez Eisenstat en qualité de spécialiste long/short. L'équipe de Pictet gère quelque 8,3 milliards de dollars.Pictet aura ainsi recruté cette année deux gérants spécialisés qui sont venus renforcer l'équipe total return. En juillet dernier, le groupe suisse avait en effet embauché Doc Horn, un ex-gérant de hedge fund qui travaillait chez UBS, qui a pris la direction de l'équipe dédiée aux stratégies long/short.
Créée début 2017, SwissBorg, qui prévoit de lancer une plateforme de gestion de patrimoine basée sur la blockchain vient de lever l'équivalent de 12 millions de francs en cryptomonnaies (bitcoins, ethers et litecoins), rapporte L’Agefi suisse. La collecte par vente de jetons (tokens) sur la blockchain Ethereum (dont la technologie est utilisée par la majorité des ICOs) a débuté jeudi dernier et va se poursuivre jusqu’à mi-janvier, avec un objectif à 50 millions. Les jetons acquis durant l’ICO permettront à leurs détenteurs de choisir la direction dans laquelle le réseau sera développé, via un système de référendum notamment. «Pour chaque décision, la communauté est consultée», précise Anthony Lesoismier, cofondateur et CSO. Les jetons seront également cotés dès le début de l’année et échangeables sur une plateforme, avec laquelle SwissBorg négocie en ce moment. «Le jour où nous avons lancé notre ICO était un des pires moments pour le faire, en raison, notamment, de la forte congestion que le réseau bitcoin a connue dernièrement», explique-t-il. «De plus, l’attention des gens qui pourraient investir dans notre projet se concentre, actuellement, sur les cryptodevises. La flambée du prix du bitcoin les pousse à ne pas les vendre pour le moment.»
Carmignac a nommé Julien Chéron, un spécialiste de la gestion quantitative, aux côtés de Carlos Galvis pour assurer la gestion du fonds Carmignac Portfolio Capital Plus, dont les encours s’élèvent à 1,7 milliard d’euros, a appris Citywire Selector. Carlos Galvis supervise ce fonds, domicilié au Luxembourg, depuis son lancement en 2010. La nomination de Julien Chéron vise à renforcer les éléments systématiques de la stratégie. Julien Chéron, qui compte 13 ans d’expérience et officie chez Carmignac depuis 2009, était membre de l’équipe « Cross-Asset », dirigée par Frédéric Leroux avant d'être dans l’équipe obligataire dirigée par Rose Ouahba.
The Caisse des Dépôts has announced that the objectives it set at Climate Finance Day in 2015 for integrating climate change into its management of financial portfolios and project financing have been exceeded. For example, the carbon footprint of its equity portfolio, which weighs in at EUR55bn, has been reduced by 27% between 2014 and 2016, “compared with an objective of -20%,” says Olivier Mareuse, director of savings funds at the Caisse des Dépôts, at a conference held yesterday in Paris. The Caisse des Dépôts has decided to extend the commitment to reduce the carbon footprint of its bond portfolios by 20% in the period 2014-2020. The amounts collected for the sustainable and solidaristic development savings packet (Livret de Développement Durable et Solidaire) will be channeled to finance projects with a favourable climate impact. The Caisse des Dépôts has joined the Climate Action 100+ coalition, and has signed the charter for public investors for the climate (Charte des investisseurs publics en faveur du climat). The Climate Action 100+ initiative aims to unite and coordinate the largest international networks of asset investors on this issue, to seek an engagement for the 100 largest greenhouse gas emitters to improve their climate reporting, put appropriate governance in place for climate challenges, and to define and communicate their greenhouse gas emissions reduction initiatives. The Caisse des Dépôts also, at the Climate Finance Day on 11-12 December, signed the French investor charter for the climate (Charte des investisseurs français en faveur du climat), in which it joins Bpifrance. The signatories to this charter engage to implement shared principles, including the principles of shareholder dialogue, to ensure the consistency of their activities with the Paris Accord. For financing of TEE, the Caisse des Dépôts indicates that it has exceeded its engagement of EUR15bn dedicated between 2014 and 2017. “To develop new retail savings products for the climate, the sums collected fro LDDS will be used to issue loans to finance projects which have a favourable climate impact,” the institution says. In addition to these commitments, the Caisse des Dépôts on 22 February this year launched its first green bond, with a total of EUR500m, and a maturity of five years. The funds raised through this operation will be used to finance three sectors: high-performance real estate (new or extensive renovation), renewable energies, and site depollution.
After the successful launch of the first bitcoin futures contracts, the question of when the first bitcoin ETF will be launched has again taken centre stage. “Nobody really knows, but if I had to make a guess, I would say that we may have an ETF dedicated to bitcoin next year,” Eric Balchunas, a senior ETF analyst at Bloomberg, tells the specialist website ETF.com. “The SEC has been discussing this question with issuers for four years. They need to take that step eventually,” he adds.Banclunas adds that hundreds of millions of US dollars in transactions are made on the Bitcoin Investment Trust (GBTC) market and the Bitcoin Tracker One ETN, a vehicle listed in Sweden, daily, which shows that the bitcoin futures market is subject to growing interest. In this environment, the specialist predicts, the futures market can be expected to be highly liquid in short time. This will drive the SEC to approve a bitcoin ETF.
Russell Investments has launched an international low-carbon equity fund, aimed at French institutional investors. The new fund responds to growing global demand for responsible investment solutions which integrate management of climate change-related risks and the transition to a low-carbon economy, the firm explains. The fund is built around a strategy of investment exclusively in decarbonation, taking into account the value of this carbon, as well as green energy, and environmental, social and governance (ESG) criteria. The fund also makes it possible to offset sectoral and industrial biases inherent in conventional approaches to the cessation of carbon-intensive activities. “This solution makes it possible to significantly reduce exposure to carbon-intensive investments, and to invest in low carbon intensity renewable energy projects, without affecting performance,” says Scott Bennet, director of Equity Strategy & Research, Direct Investments, at Russell Investments. “This fund considerably reduces global exposure of the portfolio to carbon footprints and combustible fossil fuel reserves, while preserving the characteristics of investment in global equity markets.” The Russell Investments Global Low Carbon Equity Fund, which forms a part of equity investment, aims to reduce exposure to carbon footprints and fossil fuel reserves by 50% compared to its benchmark index, the MSCI World. Applying a new proprietary green energy ratio, the new low-carbon fund aims to weight the portfolio toward companies which have positive ESG characteristics, and toward those which contribute to the development of renewable energies. The green energy ratio, which is focused on producers of energy and calculates the proportion of energy produced which comes from sources of green energy, categorises each actor on the basis of a rating, ranging from “completely green” to “no exposure to sources of green energy.” This green energy ratio based on production is distinguished from strategies which calculate the impact of renewable energy on the basis of earnings ratios. The fund also goes beyond reduction of the carbon footprint by excluding investment in controversial arms such as cluster bombs and land mines. It also specifically excludes investment in companies with high levels of carbon consumption, and mining companies whose earnings related to fossil fuels are over 20%.
As the Neuflize OBC has this year announced a voluntary departure plan for nearly one quarter of its personnel by 2019, Laurent Garret, the new chairman of its board, has told L’Agefi Hebdo in the issue to appear today that 45% of departures may be approved by this year, depending on employee responses. The plan concerns a net 250 positions, with a gross 272 departures and 20 recruitments, largely in advising and digital. Garret explains that “our results today do not require this plan,” but that “we need to anticipate, be precursors and not followers. Getting shaken up incites us to prepare the bank of tomorrow.” The director also confirms an investment of EUR50m in two years in digital, internal and external growth. This figure represents “more or less one year of net profits for Neuflize OBC. … The operation will allow us to gain productivity and assist in our move upmarket in terms of clients. We have already doubled the minimum net worth level for a relationship to EUR500,000,” Garret explains. This model of “exceptional experience” for clients cannot be developed for everyone, says Garret, who locates the “perennial growth segment” as the very high net worth segment, particularly clients with over EUR25m (private wealth management).
Amundi Private Equity Funds (Amundi PEF) and BNP Paribas are becoming the shareholders of reference in the Groupe Fondasol, a research agency specialised in the analysis of soil and topographic geotechnical investigations. The LMBO operation makes it possible for capital in the firm to be reorganized around the directors of Fondasol and BNP Capital Investissement, who are making a significant reinvestment in the new operation. The operation also allows the managing partners and employees of the Fondasol group to become majority shareholders.The entry of Emundi PEF and BNP Paribas Développement into the capital of the Fondasol group will allow it to take a new step in its development, strengthening its expertise in the professions of pathology of structures, environment and hydrogeology, and to facilitate deployment of its expertise and its service offerings internationally.
As at the end of October 2017, the German fund industry managed assets with a value in excess of EUR 3 trillion, doubling its volume since the end of 2008, says the German association BVI. At EUR 1,597 billion, open-ended Spezialfonds account for more than half of this amount. The assets of open-ended retail funds also reached a new record high at EUR 1,018 billion. The assets managed by fund companies in closed-ended retail funds and closed-ended Spezialfonds total EUR 5 billion while those held under discretionary mandates amount to EUR 381 billion.At EUR 392.9 billion, equity funds remain the largest asset class, in terms of volume, within the open-ended retail fund segment. This equates to a share of 39 per cent. During the current year, equity funds raised EUR 12.7 billion net: Equity ETFs account for EUR 10.9 billion, while actively managed funds account for EUR 1.8 billion. Balanced funds manage assets to the value of EUR 259.7 billion and top this year’s sales chart with inflows amounting to EUR 25 .6 billion. In October alone, they attracted fresh inflows to the tune of EUR 2.3 billion. With assets totalling EUR 212.7 billion, bond funds raised EUR 18.5 billion from the beginning of January to the end of October. In particular, near-money market products and funds with a focus on emerging market bonds recorded inflows. Property funds managing net assets to the tune of EUR 89.6 billion registered inflows totalling EUR 4.3 billion. Retail funds: providers from 38 countries operate in Germany Fund companies originating from Germany manage 81 per cent of the assets held by open-ended retail funds, with the market share of foreign providers standing at 19 per cent. This also includes German fund companies of foreign origin. Among foreign providers, the US ranks number one as the country of origin, accounting for 9 per cent of the assets under management, followed by UK at 4 per cent, France at 3 per cent and Switzerland at 1 per cent of assets. In total, providers from 38 countries sell retail funds in Germany.
Nothing is right at Ethos. Françoise Bruderer, a board member at the Ethos foundation, and Monika Roth, who had chaired the board of directors at Ethos Services, both resigned a few days ago. Both have in the past few days in the media made passionate denunciations of the governance at Ethos, which on its website claims to be “the Foundation for responsible investment and shareholder activism.” In a statement, the Ethos Foundation expresses surprise at these claims, both in form and in substance, and particularly accusations related to conflicts of interest. The foundation says that it is particularly sensitive to rules of good governance, and points out that for many years, transparent rules and procedural guidelines have been in place, including those to manage conflicts of interest. “It has been decided to refill the places left vacant on the boards as quickly as possible. This move will form a part of the global succession plan put in place to ensure the survival of the Foundation following the gradual departure of its founders,” the foundation says in a statement. The board at the Ethos foundation and the board of directors at Ethos Services had already unanimously decided to initiate an evaluation procedure for these successions to the board. The process aims to demonstrate good corporate governance and is being carried out with the assistance of an external consultant, the firm explains. It will be accelerated from the start of next year. It is understood that the questions raised concerning conflicts of interest will continue to be handled by the two vice-chairmen. Hanspeter Uster, vice-chairman of the board at the Ethos foundation, and Philippe Doffey, vice-chairman of the board of directors at Ethos Services, say “the Boards at Ethos confirm their complete confidence and support for the chairman.”
Dividende. La division de gestion d’actifs de Deutsche Bank poursuit son chemin vers une cotation prévue au printemps prochain. La banque souhaite en céder une part minoritaire, pourquoi pas, selon plusieurs sources, 25 % pour 2 milliards d’euros. Pour faire les yeux doux au marché, Deutsche AM, qui prendra d’ici là le nom de sa marque allemande de détail, DWS, a fait miroiter un taux de distribution de 65 % à 75 % à moyen terme de son bénéfice. Sur fond d’un taux de collecte nette de 3 % à 5 % de ses encours (711 milliards d’euros à fin septembre) et d’un coefficient d’exploitation inférieur à 65 %, contre 68 % sur les neuf premiers mois de 2017. Cela passera, sous la baguette de son patron Nicolas Moreau (photo), par un audit de ses implantations, l’internationalisation de technologies ou l’optimisation des relations fournisseurs.
Bons vœux. Pas de souci à venir pour l’activité économique des pays développés. Les indicateurs composites avancés (ICA) de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) continuent de signaler une croissance stable dans les pays membres de la zone prise dans son ensemble (100,13 pour une moyenne de long terme de 100). Les ICA sont conçus pour anticiper les points de retournement de l’activité par rapport à sa tendance avec six à neuf mois d’avance. Cette croissance appelée à se poursuivre est signalée aux Etats-Unis, au Japon, au Canada, et tout particulièrement dans la zone euro (100,63), notamment en France, relève l’OCDE. Les économies de la zone euro avaient rejoint leur moyenne de long terme il y a tout juste un an, en décembre 2016. Une accélération (« inflexion positive ») est même attendue en Allemagne (101,1) et en Italie (100,7). Une exception confirme la règle en Europe : le Royaume-Uni où « les perspectives de croissance continuent de se détériorer et les signes d’infléchissement sont de plus en plus nombreux ». Quelles que soient les zones retenues, les indicateurs avancés de l’OCDE sont au vert, zone euro, Asie, Nafta (Association de libre-échange d’Amérique du Nord), les quatre principaux pays européens et aussi les principales économies émergentes. Ces dernières enregistrent des « inflexions positives » dans le secteur industriel dans le cas de la Chine et une consolidation globale pour le Brésil. Les indicateurs de la Russie et de l’Inde annoncent aussi une poursuite de la croissance, l’indicateur de la Russie atteignant 100,9.
Selon le dernier relevé des compteurs de l’AMF (rapport sur la gestion responsable dans la gestion collective), à mi-novembre, 119 fonds se prévalaient d’être estampillés du label public ISR. Ce qui représente 22 milliards d’actifs gérés, soit bon an mal an 5 % à 10 % des encours des véhicules socialement responsables.
L’IOR a péché, mais l’Institution pour les œuvres religieuses ne veut pas connaître les flammes de l’enfer. Le Vatican (photo) s’est doté d’une autorité financière pour faire le ménage dans sa banque gangrénée par des affaires de blanchiment jusqu’en 2012. Le ménage semble correct, indique un rapport du Conseil de l’Europe. Mais le fait qu’aucune affaire n’ait été portée devant les tribunaux laisse comme un goût d’inachevé et de doute. On ne change pas des habitudes millénaires d’entre-soi.
C’est la diminution sur un an du nombre de défaillances d’entreprises en France à fin septembre 2017. Les données de la Banque de France montrent que le secteur immobilier enregistre la plus forte amélioration : -14 % aussi bien pour le secteur de la construction que pour celui des activités immobilières.
A pas de géants. Avec 78,1 milliards d’euros d’actifs sous gestion à fin 2016, le marché des OPCI (organismes de placement collectif en immobilier), qui vient de souffler ses 10 bougies, connaît un véritable succès. Selon l’étude 2017 réalisée par l’Institut de l’épargne immobilière et foncière (IEIF) à la demande de l’AFG* et de l’Aspim**, l’actif brut du marché des OPCI au 31 décembre 2016 est supérieur à 78 milliards d’euros. Soit plus du double de celui enregistré à fin 2013, date de la dernière étude. Ces véhicules connaissent à la fois l’appétit des institutionnels en raison d’une structure juridique et fiscale attractive et celui des particuliers qui y accèdent, notamment, par le biais de l’assurance-vie. Après des débuts poussifs, en trois ans seulement, sur le seul segment des OPCI destinés aux personnes physiques, les souscriptions nettes ont été multipliées par 14 à 4,1 milliards d’euros en 2016. Pour pousser la comparaison avec d’autres fonds immobiliers, en 2016, ces flux entrants sont sept fois supérieurs à ceux des SIIC (591 millions d’euros). Encore indétrônables aux yeux des Français, les SCPI (sociétés civiles de placement immobilier) engrangent 5,6 milliards d’euros sur la même année.
La question migratoire est centrale dans les négociations du Brexit. Et pour cause. Le Royaume-Uni compte plus de 6 millions d’étrangers, dont 3,7 millions de ressortissants de l’Union européenne (1 million de Polonais). Une note de l’Afep signale qu’en sens inverse, 900.000 Britanniques vivent dans l’UE et plus du tiers en Espagne (Baléares, Canaries) ; d’autres préférant Malte, Chypre ou le Portugal. Rien d’étonnant si un quart de ces exilés dépasse l’âge de 65 ans. Echangerait plombier polonais contre retraité britannique…
Vieux jours. Au cours des neuf premiers mois de l’année, les cotisations des Plans d’épargne retraite entreprises ont atteint 1,87 milliard d’euros en france, soit une hausse de 2,1 %. En face, 1,52 milliard a été versé pour les prestations, une progression de 10 %. La collecte nette s’est donc établie à 345 millions, indique La Fédération française de l’assurance (FFA). La FFA précise que les PER Entreprises couvrent 4,3 millions d’assurés dont le nombre s’est accru de 6,6 % sur un an. L’encours du dispositif de retraite se situait à 56,1 milliards d’euros à fin septembre 2017. Il était de 33,5 milliards en 2008. Le PER Entreprises est un dispositif qui garantit le versement d’un revenu à vie. Les cotisations sont à la charge des employeurs et des salariés et ils peuvent faire l’objet de versements individuels facultatifs.
Les hedge funds misant notamment sur les arbitrages M&A ont encore engrangé une très bonne performance depuis janvier mais leur collecte demeure décevante.