La société de gestion allemande Universal-Investment a annoncé ce 24 janvier avoir remporté un mandat auprès de Lazard Asset Management (Deutschland) pour l’administration de 21 fonds représentant un encours total d’environ 1,5 milliard d’euros. La migration des prestations d’administration sur la plateforme d’Universal-Investment a été bouclée en janvier 2018. Le mandat comprend l’administration et la comptabilité des fonds ainsi que des services dans les domaines de la fiscalité et du reporting, précise un communiqué.Les actifs administrés par Universal-Investment s'élèvent actuellement à plus de 59 milliards d’euros.
La Commerzbank a annoncé avoir conclu un accord de distribution avec le géant de la gestion BlackRock. Depuis le début du mois, la banque allemande propose désormais la solution d’investissement «Index-Invest», des fonds multi-classes d’actifs de BlackRock, constitués exclusivement d’ETF et de fonds indiciels. Index-Invest comprend environ 50 ETF et fonds indiciels sur les marchés mondiaux. L’agence de notation Scope a, début 2018, donné sa meilleure note «A» aux stratégies plus ou moins offensives proposées par Index-Invest, relève la Commerzbank dans un communiqué.
La boutique de gestion allemande Prismatic Funds, basée à Hambourg, vient de recruter Marcus Reck, un ancien gérant de la société de gestion Acatis, basée à Francfort, rapporte le site Citywire. Marcus Reck a passé une dizaine d’années chez Acatis où il a géré les fonds Acatis Aktien Global et Acatis Fair Value Aktien Global.Chez Prismatic Funds, Marcus Reck va piloter le fonds IP Blue, qui vient d'être lancé. La stratégie se concentre sur les actions américaines et européennes, avec l’objectif de dégager des rendements solides ajustés du risque sur des horizons d’investissement de long terme. Le fondateur d’Acatis, Hendrik Leber, remplace Marcus Reck pour la gestion des deux stratégies dont il avait la responsabilité, croit savoir Citywire.
La société de gestion indépendante FlossBach von Storch a annoncé ce 24 janvier le lancement d’une stratégie défensive sous la forme d’un fonds multiclasses d’actifs présenté comme une solution alternative au compte-épargne. Le nouveau fonds, «Flosbach von Storch -Der erste Schritt» (ou le premier pas), aura une part maximale d’actions de 15%, le reste du portefeuille étant réparti en obligations souveraines, entreprises et sécurisées. La stratégie sera pilotée par Frank Lipowski et Elmar Peters.Le fonds sera commercialisé en Allemagne, en Autriche, en Suisse et au Luxembourg.
La société de gestion indépendante Lupus alpha, basée à Francfort, a annoncé une progression l’an dernier de 2,1 milliards d’euros ou 24% de ses actifs sous gestion qui ont ainsi franchi la barre des 10 milliards d’euros pour s'établir à 10,8 milliards d’euros à fin décembre 2017. Cette évolution est due pour l’essentiel au développement des activités avec la clientèle institutionnelle, souligne un communiqué. Les actifs institutionnels totalisent 9,4 milliards d’euros, les actifs retail 1,4 milliard d’euros.La presque totalité des produits proposés par la société de gestion, - petites et moyennes capitalisations européennes, stratégies de volatilité et stratégies dites «Advanced Fixed Income» (notamment avec des CLO)-, ont enregistré des entrées nettes significatives et les stratégies Small & Mid Caps européennes se sont particulièrement bien comportées. Les différentes stratégies ont dégagé des surperformances comprises entre 3% et 11%. Le fonds Lupus alpha Smaller German Champions a ainsi réalisé une performance de 33,35% et une surperformance de 11,85%.
Le gestionnaire d’actifs britannique RWC Partners a recruté Geordie Barron en provenance de J.P. Morgan Asset Management (J.P. Morgan AM) en qualité de « sales manager », rapporte Investment Week. L’intéressé sera rattaché à Gary Tuffield, responsable de la distribution auprès des intermédiaires britanniques chez RWC Partners. Dans le cadre de ses fonctions, Geordie Barron sera chargé de développer l’activité de la société auprès des intermédiaires dans le sud de l’Angleterre. Précédemment, Geordie Barron était « sales manager » chez J.P. Morgan AM en charge du marché des intermédiaires au Royaume-Uni.
Point72 Asset Management (Point72 AM), la société de Steven Cohen, vient de recruter Jonathan Conway en qualité de gérant de portefeuille, rapporte Financial News. L’intéressé arrive en provenance de Credit Suisse, à Londres, où il était « managing director » et trader sur les dérivés. Jonathan Conway a travaillé pendant prés de 10 ans au sein du groupe suisse.Par ailleurs, Point72 AM a également recruté Jakob Berry en tant qu’analyste. Il officiait précédemment au sein de la banque allemande Berenberg en qualité d’analyste actions.Point72 AM compte 50 collaborateurs à Londres. La société gère environ 11 milliards de dollars à ce jour.
Le groupe de gestion britannique Alliance Trust a annoncé, ce 24 janvier, la cession de la totalité de sa participation, soit un peu plus de 4 millions d’actions, au capital de Liontrust Asset Management (Liontrust AM). Cette participation a été cédée à des investisseurs institutionnels au prix de 520 pence par action, soit un montant total de 21 millions de livres. Les actions concernées par l’opération représentent environ 8,2% du capital de Liontrust AM. Alliance Trust avait acquis cette participation lors de la vente de sa filiale Alliance Trust Investments à Liontrust AM le 1er avril 2017.
Au cours de son premier semestre fiscal, clos au 31 décembre 2017, Brooks Macdonald a enregistré une progression de 12,3% de ses encours pour atteindre 11,7 milliards de livres contre 10,5 milliards de livres à fin juin 2017, a annoncé hier le gestionnaire d’actifs britannique. Cette progression a été principalement tirée par une collecte nette de 808 millions de livres. Le groupe britannique a également bénéficié d’un effet marché positif à hauteur de 474 millions de livres. Brooks Macdonald publiera ses résultats semestriels détaillés le mercredi 14 mars 2018.
123 Investment Managers a annoncé ce 24 janvier une année 2017 record tant sur le plan de la levée de fonds que des investissements et des sorties. La société de gestion confirme également l’objectif fixé début 2017 d’un doublement de son encours sous gestion à cinq ans pour atteindre les 2,5 milliards d’euros. 123 IM vient d’ailleurs d’ouvrir un bureau à Lyon, doté de 100 millions d’euros de capitaux à déployer dans les cinq prochaines années en région Auvergne Rhône-Alpes, et avait annoncé fin 2017 l’arrivée d’un directeur de la clientèle institutionnelle.Au cours de l’année écoulée, la société a levé 272 millions d’euros, en montant en hausse de 50% par rapport à 2016, dont 30% proviennent de sa structure dédiée aux family offices (Rive Private Investment). «Il est important de noter que la croissance de nos levées de fonds est aujourd’hui tirée par notre offre de diversification patrimoniale -fonds et club deal- mais aussi par notre offre de remploi du produit de cession pour les chefs d’entreprises», souligne Xavier Anthonioz, président de 123 IM. En 2018, 123 IM poursuivra le développement de son offre de fonds et club deal à destination des investisseurs privés selon trois axes principaux : la diversification patrimoniale en non coté et immobilier, le remploi économique du produit de cession pour les chefs d’entreprises et la structuration d’opérations éligibles au Pacte Dutreil Transmission.Les fonds gérés par 123 IM ont redistribué 120 millions d’euros en 2017 à leurs investisseurs, soit deux fois plus qu’en 2016. Parmi les fonds et club deal clôturés en 201 figurent notamment deux club deal dans le secteur des EPHAD qui ont affiché une performance finale de 34% ainsi que trois FCPR obligataires qui affichent des performances finales respectives de 63%, 60% et 54%.Les fonds gérés par 123 IM ont aussi investi 277 millions d’euros de fonds propres dans une cinquantaine de PME françaises, majoritairement en dette privée et immobilier. L’année écoulée a ainsi confirmé son positionnement d’acteur de premier plan sur le segment small-lower midcap non coté avec un montant de 48% par rapport à 2016.Sur le plan des cessions, 123 IM affiche pour l’année écoulée 200 millions d’euros de produits de cession perçus.
John Anderson et Tineke Frikkee, jusque-là gérants de fonds chez Smith & Williamson, vont quitter la société de gestion britannique à la fin du mois, rapporte Investment Week. Tineke Frikke a rejoint Smith & Williamson en 2013 en provenance de Newton. Elle quitte la société pour poursuivre d’autres opportunités de carrière. Son fonds UK Equity Income, qui affiche 54 millions de livres d’actifs, sera repris par son gérant adjoint Mark Swain.Pour sa part, John Anderson prend sa retraite après 30 ans de carrière dans l’industrie de la gestion. Il avait intégré Smith & Williamson en 2014 en provenance de J.P. Morgan Asset Management. Son fonds Fixed Interest (44 millions de livres d’encours) sera repris par Ian Kenny, « head of fixed interest » chez Smith & Williamson.Tous les changements seront effectifs à compter du 1er février 2018, précise le site d’information britannique.
Suravenir, filiale d’assurance-vie et de prévoyance du Crédit Mutuel Arkéa a annoncé, ce 24 janvier, le lancement d’un nouveau contrat d’assurance-vie grand public, baptisé NaviG’Options. « C’est en quelque sorte une innovation au sein du groupe, a commenté Bernard Le Bras, président du directoire de Suravenir, lors d’une rencontre avec la presse. Le dernier produit d’assurance-vie grand public date en effet de plus de 20 ans. Ce lancement représente donc un enjeu en termes de nombre de contrats, de collecte et d’équipement de notre clientèle. » Destiné aux réseaux bancaires du groupe Crédit Mutuel Arkéa, ce contrat est disponible pour l’ensemble des clients des agences des Fédérations du Crédit Mutuel de Bretagne, du Sud-Ouest et du Massif Central. « Ce produit peut être souscrit en agence mais également 100% en ligne, sur internet ou sur un smartphone, le client pouvant alors bénéficier d’un accompagnement via du ‘chat’ », a précisé Bernard Le Bras.Ce nouveau produit d’assurance-vie se veut « bi-compartiment ». En effet, au sein d’un même contrat, seront possible à la fois de la gestion déléguée et de la gestion libre. Concrètement, le compartiment « gestion déléguée » repose sur un mandat d’arbitrage. « Nous sommes convaincus que l’avenir de l’assurance-vie passe par la diffusion du mandat d’arbitrage, a avancé Bernard Le Bras. C’est une bonne façon pour le client d’aller au-delà du fonds en euros. Cette « gestion déléguée » permet au client de bénéficier de l’expertise des gérants de Federal Finance Gestion, et ce à partir de 300 euros investis sans frais de versement. « Dans le cadre de la gestion déléguée, nous sommes en architecture ouverte, avec un univers d’investissement de plus de 150 fonds », a précisé Bernard Le Bras. Dans le cadre de cette gestion déléguée, le client peut choisir entre 4 profils : un profil « prudent » (70% fonds en euros et 30% unités de compte) ; un profil « équilibré » (50 % fonds en euros et 50% UC) ; un profil « dynamique » (30% fonds en euros et 70% UC) ; et, enfin, un profil « offensif » (« 10% fonds en euros et 90% UC).Parallèlement, le compartiment « gestion libre » permet au client de choisir lui-même les supports d’investissement du contrat parmi une sélection qui complète celle proposée dans le cadre du service de gestion déléguée. « Dans la gestion libre, nous mettons des fonds qui n’ont pas leur place dans un mandat d’arbitrage », note Bernard Le Bras pour qui « la coexistence de ces deux modes de gestion constitue une première pour un contrat d’assurance-vie grand public ». Dans le cadre de gestion libre, le client peut ainsi souscrire à des fonds immobiliers (OPCI, SPCI), des fonds à formule et/ou des fonds diversifiés.Ce nouveau contrat d’assurance a fait l’objet d’une phase-pilote au sein de la Fédération du Crédit Mutuel du Massif Central. « L’accueil a été extrêmement favorable, a observé Bernard Le Bras. Le taux d’équipement en mandat d’arbitrage sur les affaires nouvelles a atteint 85% et le taux d’UC sur l’ensemble des contrats est de 44%. » Désormais, l’heure est au déploiement de ce nouveau produit sur l’ensemble des agences et des fédérations du Crédit Mutuel Arkéa. « Nous visons 10.000 ouvertures de nouveaux contrats sur les deux mois à venir », a avancé Bernard Le Bras, tout en précisant que les clients placent en moyenne 5.000 euros lors de l’ouverture du contrat.
p { margin-bottom: 0.1in; line-height: 115%; } The British asset management group Alliance Trust on 24 January announced that it has sold all of its stake of slightly over four million shares in the capital of Liontrust Asset Management (Liontrust AM). The stake has been sold to institutional investors at a price of 520 pence per share, for a total of GBP21m. The shares concerned in the operation represent about 8.2% of capital in Liontrust AM. Alliance Trust acquired the stake at the sale of its affiliate Alliance Trust Investments to Liontrust AM on 1 April 2017.
p { margin-bottom: 0.1in; line-height: 115%; } After contributing greatly to banking consolidation in Switzerland, Union Bancaire Privée is now betting primarily on organic growth, since attractive acquisitions in Switzerland will be increasingly rare. “I will be happy to be able to increase our assets under management to CHF150m in the next two to three years,” says Guy de Picciotto, CEO of UBP, in a column in Finanz und Wirtschaft. As of the end of 2017, assets under management at the Geneva-based private bank totalled CHF125bn. However, the UBP head says he is still scanning the market for good acquisition opportunities. The scope of the search has become wider. “Acquisitions are likely to be made outside Switzerland, for example in London or Luxembourg. It would be particularly interesting to make an acquisition in Asia, where we still have few clients,” he explains.
La Caja de Ingenieros, coopérative de crédit et services financiers et d’assurance, a signé un accord de partenariat avec le Crédit Coopératif, qui fêtera ses 125 ans en 2018. Cet accord signé par Christine Jacglin, directrice générale du Crédit Coopératif et Joan Cavallé, directeur général de la Caja de Ingenieros a pour objectif d’accompagner le développement à l’international de leurs clients.Cette collaboration sera centrée sur le soutien de projets liés à l’économie sociale, à l’internationalisation de structures coopératives, à la commercialisation de véhicules d’investissement en matière d’investissement socialement responsable (ISR), et au partage de bonnes pratiques. Les sociétés de gestion des deux banques pourront collaborer dans la distribution de fonds ISR et bénéficier de synergies dans la gestion d’actifs et dans leur veille économique et financière.
Quand votre PIB est désespérément plat, il existe un moyen de la tonifier : revoir sa composition. La plupart des postes de la comptabilité nationale datent des années 1960 et un coup de plumeau pour les dépoussiérer s’impose. C’est en tout cas ce que pense le gouvernement japonais. « Les structures économiques évoluant rapidement », il serait bon d’intégrer l’économie du partage et un peu mieux l’économie numérique dans la mesure du PIB. L’éducation et le médical seraient aussi concernés. Pour l’instant, c’est un projet d’un groupe d’experts, mais quelques milliers de milliards de yens par-ci et autant par-là, c’est bon à prendre.
Envol. Natixis IM (NIM) ajoute une corde à son arc. La société de gestion vient de prendre une participation au capital d’Airbone Capital, spécialiste de la location et de la gestion d’actifs aéronautiques. Le gestionnaire franchit une marche dans le renforcement de son expertise dans les financements alternatifs pour faire face à la volonté plus aiguë des investisseurs d’accéder à des actifs « réels ». Pour l’heure, l’immobilier représente encore une part importante des placements alternatifs avec 47 milliards d’euros sous gestion. Au-delà de la diversification de son offre, NIM reflète, au travers de cette prise de participation, l’intérêt historique de sa maison mère Natixis dans les financements structurés de flottes d’avions aux côtés de ceux liés aux infrastructures, à l’immobilier, à l’hôtellerie ou encore aux matières premières. Des prêts lourdement chargés en fonds propres...
Bloomberg a révélé que Bridgewater Associates (160 milliards de dollars d’encours) avait recruté la meilleure joueuse de poker de tous les temps. Diplômée de Yale en sciences politiques et droit, Vanessa Selbst aurait remporté 11,9 millions de dollars en douze ans de tournois, avant de rejoindre le hedge fund spécialisé dans des stratégies quantitatives « global macro » et « risk parity », notamment en utilisant les technologies d’analyse « big data » et « intelligence artificielle ». La recrue, experte en comportements, se concentrerait sur la recherche et les stratégies de trading.
Vedette du Forum de Davos, Emmanuel Macron a pu s’y prévaloir de ses résultats sur le terrain des réformes. Mais en économie, il n’est pas de résultats qui vaillent sans contexte. Or celui dont bénéficie le chef de l’Etat est remarquablement favorable. Les prévisions de croissance mondiale, relevées par le FMI, dessinent le meilleur environnement économique depuis près d’une décennie. Et la France en profite, en termes d’emploi et de finances publiques. Pour autant, le bilan économique est-il satisfaisant ? La vérité est qu’il reste au mieux contrasté, ce qui, dans des circonstances aussi souriantes, n’est pas un compliment. Plusieurs voix respectées viennent de souligner que, pour l’économie française, l’essentiel reste à faire. Sur deux terrains au moins, le chantier est à peine ouvert : les finances publiques et la compétitivité. Ne vous en étonnez pas : le premier commande le second.
Serait-ce le dérapage du siècle ? Dans un rapport rendu le 17 janvier, la Cour des comptes a épinglé la Société du Grand Paris (SGP) sur le surcoût monumental du Grand Paris Express. Alors que le budget initial du nouveau tracé des transports en commun parisiens était fixé à 22,6 milliards d’euros, son dépassement serait de… 12,4 milliards d’euros. Rien de moins. Les sages de la rue Cambon notent aussi une SGP sous-dimentionnée au regard d’un projet d’une telle ampleur et « invitent » à un périmètre révisé. Pour clore, la Cour fait part de ses « sérieuses interrogations sur la capacité à respecter les échéances olympiques » de 2024. Seuls quelques tronçons du nouveau métro seraient en service pour cette XXXIIIe olympiade de l’ère moderne.
Bon point. Les agences de notation les avaient annoncées pour 2018, les marchés les attendaient, elles ont bien eu lieu. En cette fin du mois de janvier (le 19), deux relèvements de notes de pays du sud de l’Europe, la Grèce et l’Espagne, ont été annoncés. La note de l’Espagne a été relevée d’un cran par Fitch Ratings à A- avec perspective stable. Les obligations de l’Etat grec de maturité courte ont, pour leur part, été relevées, par S&P Global Ratings, d’un cran de B- à B, soit tout de même à cinq crans de la catégorie investment grade (IG). Le fait d’avoir été annoncées et anticipées par les intervenants de marché depuis la fin de 2017 n’a pas empêché des réactions sur les cours des titres obligataires. Dans le cas de l’Espagne, « le référendum catalan » n’est déjà plus qu’un mauvais souvenir. Mieux, le spread Bonos/Bund s’est rétréci à 80 points de base mardi 23 janvier (le taux du 10 ans espagnol était de 1,34 %). Ce qui peut être considéré comme l’écart de taux Espagne/Allemagne le plus faible depuis 2010. Ces deux souverains vont-ils connaître le sort heureux du Portugal l’an dernier ? Trois agences doivent annoncer leur notation de la Grèce dans les mois qui viennent ; les marchés anticipant des relèvements. Le taux du 2 ans grec s’est établi à 1,02 % ; il était encore à plus de 3 % début novembre. Plus spectaculaire, le « 10 ans » s’affichait ces jours derniers à 3,80 % contre 5,50 % début décembre. Le groupe d’experts auprès de l’Eurogroupe qui doit décider d’une prochaine tranche d’aide voit loin. Il indique que le ratio dette publique/PIB du scénario de base retenu était de 181,1 % en 2017 et devrait s’établir à 165 % en 2020, puis 127,2 % en 2030 et enfin 96,4 % en 2060.
Le montant mondial des IDE (investissements directs étrangers) s’est élevé à 1.520 milliards de dollars en 2017, en baisse de 16 % sur 2016 (1.181 milliards), indique la Cnuced (Conférence des Nations unies pour le commerce et le développement). Les flux vers les économies développées ont diminué de 27 % (de -33 % vers les Etats-Unis). L’année 2018 a un potentiel de croissance pour les IDE, mais les risques politiques sont nombreux, indique la Cnuced.
L’Autorité bancaire européenne (EBA) a annoncé hier qu’elle allait formellement démarrer son test de résistance européen le 31 janvier prochain, à 17h00 GMT. Par la même occasion, l’EBA publiera les différents scénarios macroéconomiques qu’elle aura retenus pour l’exercice de ce test.