Selon La Tribune, c’est François Pérol, secrétaire adjoint de l'Élysée et ancien de Rothschild et Compagnie, devrait prendre la direction du nouvel ensemble mêlant les Banques populaires et les Caisses d’Epargne. L'état, précise le quotidien devrait prendre de 15 à 20% du capital de ce qui deviendra la seconde banque française, forte de fort de 95.000 salariés, 17 milliards d’euros de chiffre d’affaires, 40 milliards de fonds propres et de 35 millions de clients. " (?) les deux groupes mutualistes, qui s’apprêtent à publier jeudi des pertes historiques au titre de 2008, en partie plombées par Natixis, qui pourrait perdre plus de 2,5 milliards d’euros», rappelle le quotidien financier.
Selon La Tribune, Natixis constituera le principal actif placé au centre de la fusion de la Caisse Nationale des Caisses d'Épargne et de la Banque Fédérale des Banques Populaires qui en détiendront 72%. La valeur d’apport de l’enseigne a été fixée à 18 milliards d’euros. Dans un premier temps, «la banque sera chargée de gérer sa structure de cantonnement doté de 40 milliards d’euros d’actifs» puis, dans un deuxième temps, «elle pourrait entamer son recentrage sur les activités nécessaires aux réseaux des Caisses d'Épargne et des Banques Populaires», la cession d’actifs comme Natixis Assurances ou Caceis n'étant pas impossible, subodore la Tribune.
Selon La Tribune, John Locke Investments n’a cessé de voir ses encours progresser, passant de 240 millions de dollars fin 2007 à plus de 700 millions début février. Cette croissance, la société, qui propose des FCIMT (fonds commun d’intervention sur les marchés à terme) fondés sur des modèles quantitatifs, le doit essentiellement au succès de sa stratégie CTA (commodity trading advisor), l’une des rares a avoir donné des résultats positifs en 2008, précise notamment le quotidien financier.
Interviewée lundi sur Europe 1, le ministre de l’Economie Christine Lagarde, a indiqué que l'état injectera #entre 2,5 et 5 milliards d’euros# dans le nouvel ensemble issu de la fusion entre Caisse d’Epargne et Banque Populaire. Cet apport de capital se fera sous la forme de prêts subordonnés.
Les rapports de la société d’investissement de Bernard Madoff, accusé d’une fraude de 50 milliards de dollars, laissent penser qu’aucune valeur boursière n’a été acquise pour le compte des clients pendant 13 ans, rapporte le Financial Times.
Sir Allen Stanford, accusé une fraude massive, avait un train de vie élevé, apprend-on dans des documents obtenus par le Financial Times. Parmi ses biens et dépenses figurent une maison en Floride de 10 millions de dollars, des factures allant jusqu'à 75.000 dollars pour des cadeaux de Noël et les vacances des enfants, et une flotte de jets privés de 100 millions de dollars.
Numéro quatre du marché de assurance-vie en France, BNP Paribas Assurance tiré son épingle du jeu en 2008, avec un repli de 7 % de son activité, là où les bancassureurs accusent en moyenne une baisse de 13 %, rapporte Les Echos. «Le groupe, qui réalise 63 % de son activité en France, affiche au global un chiffre d’affaires de 16,1 milliards d’euros (78 % en épargne, 22 % en prévoyance), en repli de 10 %», ajoute le quotidien, qui souligne que BNP Paribas Assurance a augmenté sa part de marché au sein des bancassureurs, passée à 14,2 % (+ 0,8 point).
Putnam Investments a annoncé le recrutement de David Glancy comme managing director et portfolio manager ; l’intéressé, fondateur d’Andover Capital, était aussi gérant de portefeuille chez son ancien employeur après avoir été le seul gérant de portefeuille chez Fidelity a gérer des fonds d’actions et des fonds d’obligations. Chez Putnam (101 milliards de dollars d’encours fin 2008 contre 178 milliards un an plus tôt), il couvrira les actions, le haut rendement et les obligations bancaires.Parallèlement, Putnam annonce avoir recruté quatre analystes chevronnés. Il s’agit de Shobha Frey (ex K Capital partners) pour l’assurance, Lucas Klein (ex RiverSource Investments) pour les biens de consommation courante, de George Gianarikas (ex Wellington Management), pour les technologiques et les télécoms, et enfin de Vinay Shah (ex Morgan Stanley et Fidelity) pour les secteurs des biens de consommation. Enfin, Putnam souligne que son retour sur le marché des retraites s’est traduit par l’embauche de Edmund F. Murphy III (ex Fidelity) comme managing director et head of defined contribution.
Selon The Times, les quelque 10.000 épargnants dont les comptes représentaient 860 millions de livres chez Kaupthing Singer & Friedlander Isle of Man (KSFIOM), vont percevoir au moins 60 % de leur dépôt, suite à la décision d’un tribunal local approuvant le #scheme of arrangement# présenté par la banque, indique The Times. Cet accord doit encore obtenir l’aval des épargnants concernés. L’administrateur judiciaire dispose en théorie d’environ 540 millions de livres pour rembourser les titulaires des comptes, mais on ne sait pour l’instant dans quelle mesure les 400 millions de livres détenus chez Kaupthing Singer & Friedlander, la maison-mère de KSFIOM, pourront effectivement être récupérés. Le gouvernement de l'île de Man, qui va fournir 150 millions de livres, estime que 54 % des déposants vont percevoir la totalité de leur argent dans les trois mois et que 71 % toucheront 100 % de leur dépôt dans les deux ans.
John Hobson, qui était associé de TT International jusqu’au début de 2008, a été nommé CEO du gestionnaire alternatif EEA Group (1 milliard de livres d’encours) et prendra ses nouvelles fonctions le 1er mars. L’intéressé a notamment été gérant du hedge fund TT Midcap Long/Short entre 2004 et son départ ; durant cette période, le fonds a affiché une performance moyenne annuelle de 22 % nette de frais. La mission de John Hobson sera notamment d'élargir la gamme d’EEA en développant et en dirigeant les activités dans le domaine des hedge funds.
Le premier fonds de pension suédois, AP1, a vu la valeur de ses actifs fondre l’an dernier de 47,2 milliards de couronnes, soit 4,3 milliards d’euros à 171,6 milliards de couronnes, soit 15,8 milliards d’euros. Le rendement pour l’année écoulée s’est inscrit, après dépenses d’exploitation, à -21,9%.
Selon La Tribune, les «Spac» (special purpose acquisition companies), arrivées des Etats-Unis en 2007 et qui sont des sortes de coquilles vides dont le seul objet consiste à lever des fonds en Bourse pour réaliser des acquisitions, ont fait choux blanc sur le marché français.
Santander Asset Management a notifié à la CNMV que le conseiller des trois hedge funds de sa filiale de banque privée Banif, les Banif Optimal Low Volatility Fund, Banif Fairfield Impala et Banif Allfunds Springbuck, sera Allfunds Alternative, filiale commune d’Allfunds Bank et de Goldman Sachs Asset Management. En fait, Allfunds Alternative conseillait déjà le Banif Allfunds Springbuck, mais elle reprend l’Optimal Low Volatility à Optimal Alternative Investment et le Banif Fairfield Impala à Fairfield Greenwich Advisors, souligne Funds People.Parallèlement, Santander AM a précisé que les rachats pour ce trimestre dépassent les 20 % de l’encours pour le Banif Optimal Low Volatility et Banif Fairfield Impala, mais que cela n’aura pas d’incidence sur la politique d’investissement de ces fonds, dont l’existence n’est pas menacée.
BanSabadell Inversión a notifié à la CNMV qu’elle va procéder à un audit extraordinaire du fonds immobilier Sabadell BS Inmobiliario (environ 1 milliard d’euros d’encours, 14.400 souscripteurs) mais qu’elle n’a pas l’intention de le fermer. D’après Funds People, c’est l’un des deux seuls fonds immobiliers ayant enregistré une augmentation de leur encours en 2008 (en l’occurrence de 35 %) avec celui de Caixa Catalunya (+ 16 %). D’après Expansión, le Sabadell BS Inmobiliario détient 71 millions d’euros de liquidités et la prochaine fenêtre de remboursement sera ouverte entre les 15 mars et 15 avril.
Le président-fondateur d’Inditex, Amancio Ortega a retiré l’an dernier près de la moitié de l’encours de ses trois Sicav, Keblar Inversiones, Alazán Inversiones 2001 et Gramela de Inversiones, rapporte Expansión. L’encours a été ramené à 575 millions d’euros contre 1,13 milliard en l’espace de moins d’un an, le milliardaire préférant investir principalement en Letras du Trésor espagnol et en immobilier direct aux Etats-Unis.
Pour janvier, les deux indices de hedge funds de Greenwich Alternative Investments ont affiché des résultats positifs : le Greenwich Global Hedge Fund Index («GGHFI») a marqué une progression de 0,42 %, après une hausse de 0,7 % pour décembre et le Greenwich Composite Investable Index («GI2») a affiché une avance de 0,1 % contre 0,3 % le mois précédent. Sur un an, ils affichent des pertes respectives de 13,2 % et de 15,9 %.Sur un an, seules quatre stratégies enregistrent des gains au sein du GGHFI : l’arbitrage de fusion (1,1 %), l’arbitrage statistique (2 %), la vente à découvert (27,8 %) et les fuitures (17,2 %). Dans le G2I, seul le groupe de trading directionnel affiche une performance (10,8 %). Le plus mauvais résultat dans le GGHFI a été accusé par l’arbitrage de convertibles (- 32,3 %) et dans le G2I par le groupe des stratégies de spécialités avec une perte de 34,1 %.
Barclays Capital a annoncé le lancement de l’indice Barcap AUB Inspire, le premier de la nouvelle gamme Inspire dont l’objectif est de fournir aux investisseurs «grossistes» une exposition liquide à l’inflation sur des marchés où l’inflation est illiquide, comme ce peut être le cas pour l’Australie. L’ AUD Inspire vise à fournir une protection synthétique contre l’inflation australienne en utilisant une combinaison d’indices de swaps sur l’inflation liquides des Etats-Unis, du Royaume-Uni et de la zone euro, le tout avec une pondération optimisée. Selon Barcap, cet indice est efficient en termes de coût et de volume négociable.
Swiss Life a refusé de commenter les rumeurs selon lesquelles il envisagerait de se retirer cette année de MLP dont il a acquis 24 % auprès de Carsten Maschmeyer en août 2008 pour 470 millions d’euros, indique le Financial Times Deutschland. MLP rejette en effet l’idée d’une fusion avec son concurrent AWD, le prestataire de services financiers qui appartenait à Carsten Maschmeyer. La porte-parole de Credit Suisse a néanmoins indiqué qu’une décision dans un sens ou dans l’autre sera prise avant la fin de cette année.
Delta Lloyd Investment Managers GmbH a annoncé son intention de liquider au 30 juin cinq de ses fonds dont elle estime l’encours trop faible. Il s’agit du DLI-Euro Cash (10,4 millions d’euros), du DLI-Euro Renten (43,28 millions), du DLI-Euro Portfolio (25,49 millions), du DLI-Euro Aktien (6,59 millions) et du DLI-Delta Typ 0 (5,44 millions). Les porteurs auront la possibilité également jusqu’au 30 juin de transférer en une seule fois sans frais leur investissement sur d’autres fonds de la gamme Delta Lloyd IM.
Les actionnaires de Yoigo sont en pourparlers avec le capital-investisseur britannique Doughty Hanson en vue de lui céder une participation minoritaire dans le quatrième opérateur de téléphonie mobile espagnol, rapporte Expansión. L’idée est surtout de ramener la participation de TeliaSonera en dessous des 50 % pour que le géant nordique n’ait plus à consolider les pertes, qui se sont élevées à 102,6 millions d’euros pour 2008. Les autres principaux actionnaires de Yoigo sont ACS (17 %), FCC (3,4 %) et Telvent (3 %).
D’après Mercer, les fonds de pension belges ont affiché une perte moyenne de 25,2 % en 2008. L’allocation aux actions a baissé de 8,65 points pendant que celle aux obligations s’accroissait de 10,13 %, indique IPE.Willy Santemans, «principal» de Mercer à Bruxelles, précise que la performance moyenne annuelle des fonds de pension belges a été de 1,1 % sur cinq ans, de 1 % sur 10 ans et de 4 % sur 15 ans.
Selon les dernières statistiques de la Banque d’Espagne, l’augmentation des dépôts auprès des banques a porté sur presque 78,1 milliards d’euros. Dans le même temps, les remboursements nets des seuls fonds de valeurs mobilières, d’après les calculs de l’association Inverco des sociétés de gestion, avait porté sur 69,53 milliards d’euros.
Globalement, les sociétés de gestion allemandes ont accusé en 2008 des remboursements nets de 27,79 milliards d’euros, selon les statistiques du BVI. Mais la dispersion des résultats atteint en la matière presque 24 milliards d’euros, d’après les calculs de l’agence Kommalpha. Le champion toutes catégories des souscriptions nettes a été le spécialiste des ETF du groupe Deutsche Bank, db x-trackers, qui a littéralement aspiré 13,5 milliards d’euros, battant très largement le deuxième, BGI (Deutschland), qui a levé 4,16 milliards nets avec ses ETF de la marque iShares. Le troisième est Universal-Investment, avec des souscriptions nettes de 3,18 milliards d’euros, devant Deka (Luxembourg) avec 2,95 milliards et ETFlab, la filiale ETF de Deka, avec 2,53 milliards d’euros. Kommalpha fait aussi ressortir que Carmignac Gestion Paris figure en quatrième position des sociétés de gestion non-allemandes, derrière db x-trackers, Deka Luxembourg et cominvest Luxembourg (Commerzbank), avec 1,28 milliard d’euros.Des sorties nettes particulièrement fortes ont été accusées par DWS Luxembourg (10,42 milliards); DWS Allemagne (8,35 milliards), Pioneer AM (6,55 milliards), Allianz Global Investors (AGI, 6,42 milliards) et AGI Luxembourg (3,49 milliards).
Le Fonds de stabilisation des marchés financiers (SoFFin) a refusé vendredi de venir en aide à la HSH Nordbank qui n’a pas respecté son engagement d’augmenter à 7 % son ratio de fonds propres en échange de la garantie fédérale de 30 milliards sur ses obligations qui avait été accordée en novembre, rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung.Mardi, les gouvernements de Hambourg et du Schleswig-Holstein devront décider d’assumer seuls, ou éventuellement avec le capital-investisseur Christopher Flowers, les aides nécessaires. Les 15 caisses d'épargne du Schleswig-Holstein qui détiennent 15 % de la HSH Nordbank, ont indiqué qu’elles souhaitent vendre leur participation et récupérer le montant du prêt de 105 millions octroyé à la banque lorsqu’il arrivera à échéance dans quelques semaines. Selon les informations du journal, Berlin favoriserait la création d’un holding de droit public auquel les Landesbanken apporteraient chacun leur bad bank, avec un volume de titres toxiques de potentiellement 600 milliards d’euros.
Les trois quarts des certificats de dépôts vendus frauduleusement par Sir Allen Stanford pour 8 milliards de dollars étaient distribués en Amérique latine, rapporte le Financial Times. Les Vénézuéliens en étaient les plus gros acheteurs.
L’agence Kommalpha constate sur la base des statistiques de l’association allemande BVI des sociétés de gestion que sur la chute de 155,3 milliards d’euros de l’encours des fonds allemands en 2008, l’effet de marché, mais aussi les coûts de transaction et administratifs ainsi que les commissions de banque dépositaire et les frais d’audit et de publication ont rogné 127,51 milliards d’euros, puisque les remboursements nets ont porté sur 27,79 milliards d’euros. Les fonds les plus sinistrés par le marché ont été ceux d’actions, puisqu’ils ont affiché des moins values de 94,7 milliards d’euros pour des sorties nettes de 2,27 milliards d’euros sur un encours qui a plongé à 133,55 milliards, c’est-à-dire à un niveau inférieur à celui des fonds obligataires (143,4 milliards contre 148, 1 milliards) qui ont bénéficié pour leur part d’un effet de marché positif de 19,71 milliards.Quant au match Allemagne/Luxembourg, il a tourné l’an dernier à l’avantage, si l’on peut dire, de la première : en effet, les souscripteurs allemands n’ont retiré «que» 11,1 milliards d’euros des fonds de droit allemand, alors qu’ils ont demandé des remboursements nets de 15,28 milliards aux fonds de droit luxembourgeois. Finalement 2008 aura été l’année de la gestion passive, avec la marche triomphale des ETF, qui ont collecté en net quelque 24 milliards d’euros répartis sur db x-trackers (Deutsche Bank), iShares (BGI), ETFlab (Deka) et comstage (Commerzbank). Les fonds de fonds ont collecté 9,26 milliards d’euros en net, ce qui apparaît décevant compte tenu de de l’introduction au 1er janvier 2009 du prélèvement libératoire (withholding flat tax) et le «champion secret», pour Kommalpha est la catégorie des fonds garantis, qui a réussi à drainer 6,12 milliards d’euros, ce qui a presque neutraliser l’effet de marché négatif de 6,78 milliards.