Les services des fraudes britanniques seraient en train de se pencher sur les ventes d’ABS (Asset-Backed Securities) afin de déterminer si les institutions financières ont présenté de manière captieuse ces opérations à leurs clients et contreparties au Royaume-Uni, indique le quotidien. Cette enquête, qui reste officieuse, impliquerait des produits présentés notamment par Deutsche Bank.
L’ancien responsable Asie de la filiale de JPMorgan Highbridge Capital aurait repoussé le lancement de son fonds d’investissement initialement prévu le 1er septembre en raison d’une enquête menée par les autorités de marché de Hong Kong. Carl Huttenlocher serait suspecté d’avoir faussement évalué des actifs illiquides durant la crise financière. L’investisseur espérait lever un milliard de dollars pour son fonds d’ici la fin de l’année.
La troisième rallonge budgétaire réclamée par le gouvernement japonais pour financer les conséquences du séisme et du tsunami ayant dévasté le pays en mars dernier pourrait atteindre 10.000 milliards de yens (92 milliards d’euros), selon le journal. Le gouvernement pourrait soumettre le budget mi-octobre au vote du Parlement.
L’Italie doit accomplir des réformes structurelles et respecter l’engagement pris le mois dernier de réduire le déficit et de rendre l'économie plus flexible, souhaite le président de la Banque centrale européenne Jean-Claude Trichet. Dans un entretien publié par Il Sole 24 Ore, le président de la BCE estime que les mesures annoncées par Rome le 5 août sont «extrêmement importantes». Le président du Conseil Silvio Berlusconi avait alors promis de ramener le budget italien à l'équilibre pour 2013. «Il est par conséquent essentiel que les objectifs annoncés pour l’amélioration des finances publiques soient pleinement confirmés et mis en œuvre», a déclaré Jean-Claude Trichet. Ce dernier n’a pas fait de commentaire direct sur le plan d'économie de 45,5 milliards d’euros actuellement débattu au parlement italien. Il a également réitéré son appel aux gouvernements de la zone euro à remédier aux faiblesses de leurs économies et à renforcer la surveillance mutuelle et la gouvernance.
Le franc suisse progresse à nouveau nettement vendredi, les marchés recherchant des valeurs refuges dans un contexte de regain d’inquiétudes sur la crise de la dette dans la zone euro. Le franc suisse s’engage ainsi dans une troisième séance de forte hausse, la Banque nationale suisse n’ayant pas pris de nouvelles mesures ces derniers jours pour contenir la hausse de la monnaie helvétique. Vers 11 heures, le franc s'étoffe de plus de 2% face à l’euro à 1,1097 et de 2% face au dollar à 0,7795.
Les autorités grecques et les inspecteurs de l’Union européenne, du FMI et de la BCE ont suspendu leurs pourparlers pour dix jours, indique Reuters. Les deux parties sont en désaccord sur les raisons et l’ampleur du retard pris par Athènes dans la réduction de son déficit budgétaire. Jeudi, la Grèce et ses créanciers internationaux ont annoncé que l’objectif de réduction du déficit ne serait pas atteint cette année. Le ministre des Finances Evangelos Venizelos a démenti que les pourparlers aient été suspendus et indiqué qu’ils reprendraient le 14 septembre, le temps d'étudier les données économiques au niveau technique.
Le London Stock Exchange a confirmé discuter de l’achat de la chambre de compensation LCH.Clearnet, laquelle est convoitée aussi bien par le prestataire de services britannique Markit que par son concurrent Nasdaq OMX. Le LSE n’avait pu, voici deux mois, mettre la main sur l’opérateur boursier canadien TMX Group. Il a ajouté que les discussions en étaient au stade préliminaire. LCH.Clearnet, dont la majorité du capital est détenue par ses clients, avait dit, il y a trois mois, qu’elle avait eu des contacts à propos de sa vente éventuelle. Pour sa part, le Financial Times écrit vendredi que le LSE a soumis une offre sur la majorité du capital de LCH.Clearnet qui valorise l’entreprise autour d’un milliard d’euros. Une OPA du LSE sur LCH.Clearnet serait logique dans la mesure où, à la différence de la plupart de ses concurrents, il n’est pas propriétaire de sa principale chambre de compensation. Le LSE est déjà propriétaire de la chambre de compensation italienne CC&G, dont il hérita lorsqu’il racheta Borsa Italiana en 2007. L’action LSE perdait 2,03% à 913 pence, vers midi.
La hausse des coûts de l'énergie a provoqué une hausse de 0,5% des prix à la production en juillet dans la zone euro, conforme aux attentes, mais globalement les pressions inflationnistes s’apaisent dans la mesure où l'économie de la zone patine. Annuellement, ces prix ont augmenté de 6,1% en juillet, là encore comme prévu, contre 5,9% en juin, a précisé Eurostat. Hors énergie et construction, la hausse des prix à la production est de 0,1% sur le mois et de 4,1% sur un an.
Si les family offices n’aiment pas beaucoup les fonds de fonds pour y investir une part de seulement 1% de leurs portefeuilles, ils consacrent 26% à des hedge fund, selon une enquête réalisée par Infovest21 durant le mois de juillet auprès d’un échantillon de family offices, principalement basés aux Etats-Unis. La tarification n’a manifestement pas d’influence sur le point de vue des family offices à l’égard des fonds de fonds qui affichent pourtant des commissions inférieures aux hedge funds (commission de gestion de 1% pour les premiers contre 1,6% pour les seconds et commission de surperformance de 7,8% contre 18,9%). Près de 60% des family offices précisent aussi que les commissions sont demeurées stables par rapport à l’an dernier, 20% indiquant que les commissions de gestion ont diminué et 20% que les commissions de surperformance ont baissé. En moyenne, un gérant de family office a des participations dans 23 hedge funds. Sans qu’ils soient d’accord sur leur fonction première (performance absolue, diminution des risques, diversification), les family offices ont généralement une opinion très favorable (deux tiers) sur les hedge funds. Seulement 4% d’entre eux affichent un avis franchement négatif. Les produits préférés des family offices sont les stratégies actions long/short et évenementielles ainsi que les stratégies dédiées aux marchés émergents.
AXA Investment Managers (AXA IM) a annoncé le 1er septembre la nomination de Katrin Boström en tant que responsable de la distribution sur les marchés nordiques. Placée sous la responsabilité d’Irshaad Ahmad, responsable de la distribution d’AXA IM sur les marchés du Royaume-Uni et des pays nordiques, et basée à Stockholm, elle aura pour mission de développer la stratégie commerciale de l’entreprise dans cette région.Depuis 2008, Katrin occupait les fonctions de responsable de la distribution sur le marché des pays nordiques pour Morgan Stanley Investment Management à Stockholm. Auparavant, elle était responsable adjoint de la distribution auprès des investisseurs institutionnels chez Goldman Sachs à Londres sur les marchés des pays nordiques également.
Dans un entretien avec la Börsen-Zeitung, Terence Johnson, qui dirige chez Legg Mason l'équipe de distribution à l'étranger, indique que le gestionnaire américain (670 milliards de dollars) s’est fixé comme objectif stratégique de porter à 50 %, contre 30 % actuellement, la part de ses actifs gérés provenant d’ailleurs que des Etats-Unis.Legg Mason, qui est présent à Francfort depuis 2008, compte donc se renforcer notamment en Allemagne non seulement avec de bons produits, mais également avec une information régulière de la clientèle sur les thèmes économiques d’actualité.
La société amLeague vient de communiquer les performances au mois d’août des différentes sociétés de gestion qui participent aux championnats qu’elle organise. Sans surprise, aucun établissement concourant dans des catégories actions «full invested» n’a enregistré des performances positives. Sur l’Europe, les meilleurs – respectivement Aberdeen AM, Invesco AM et Bestinver – affichent des pertes de 7,51 %, 7,53 % et 8 %, tandis que les derniers ont enregistré des baisses peu ou prou deux fois plus élevées: Mandarine Gestion, CCR AM et Fédéral Finance ont perdu respectivement 15,80 %, 14,31 % et 14,01 %. A titre de comparaison, l’indice de référence, le MSCI Europe (-10,19 %), a également été difficile à battre, seules six sociétés de gestion sur dix-neuf y étant parvenues. Une plus ou moins forte exposition au marché et un choix de valeurs payant ou non expliquent globalement les raisons de la réussite ou de la déconvenue des gérants (voir tableau ci-joint).Une fois n’est pas coutume, la catégorie actions investie sur la zone euro présente de grandes similitudes avec la précédente. Plus de sept points séparent les premières sociétés de gestion – Swiss Life AM (-7,88 %), Aberdeen AM (-9,62 %) et Petercam (-11,94 %) - des dernières du classement – Mandarine Gestion (-15,30 %), Fédéral Finance (-14,85 %) et CCR AM (-14,46 %). Parmi les résultats remarquables dans cette catégorie, on notera que le portefeuille de CM-CIC a affiché une «tracking error» de 1,88 pour une perte de 13,27 % alors qu'à titre de comparaison, Lombard Odier affiche un résultat assez proche (-14,30 %) mais avec une tracking error de… 7,63 %. Huit sociétés de gestion ont aussi fait mieux que l’indice de référence (l’Eurostoxx en recul de 12,85 %). Du côté des catégories «flexibles», les sociétés de la catégorie «Europe Equity Flexible» n’ont pas vraiment su stopper l’hémorragie du mois d’août. A la première place, la société Roche Brune AM a enregistré une perte de 7,01 % et la dernière – avec une tracking error de 9,32 %, soit près du double de celle du premier – une baisse de 14,38 %. Au sein du mandat Euro Equity Flexible, l'écart entre premier et dernier n’est pas plus réduit – onze points les séparent – mais le meilleur ce mois d’août - UFG-LFP - parvient à limiter la perte à 4, 07 % avec une faible exposition au marché (0,56 ) et une très forte tracking error (12,29 %). En revanche, en bas de tableau, Ecofi Investissements (-15,87 %) affiche des caractéristiques quasi inverses avec une exposition au marché de 1,04 et une tracking error de 4,49 %. A noter enfin que dans la catégorie «Asset Allocation Long Only», une seule société de gestion a réussi a afficher, ce mois-ci, une performance positive : Fédéral Finance (0,09 %) ! Quant à l'écart entre le premier et le dernier - plus de 6,5 points de pourcentage -, il s’agit aussi du plus faible de tous les mandats (Ecofi Investissements ayant perdu 6,74 %).
State Street Global Advisors (SSgA) a annoncé le 1er septembre la nomination de Ben Clissold en qualité de gérant de portefeuilles LDI senior (liability-driven investment ou gestion sous contraintes du passif) au sein de l’équipe Investment Solutions Group. Ben Clissold sera basé à Londres sous la direction de Raymond Haynes, responsable LDI pour l’Europe.Ben Clissold travaillait précédemment chez P-Solve Asset Solutions, où il a exercé les fonctions de directeur adjoint des investissements, ayant consacré plus de quatre années à développer, mettre en oeuvre et gérer des solutions LDI pour 70 clients. SSgA gère des solutions LDI adaptées pour un grand nombre de clients depuis 2005 et détient actuellement 201 milliards de dollars d’actifs sous gestion (au 30 juin 2011) à travers ses différentes stratégies d’allocation multi-classes d’actifs.
Le déficit des fonds de pension de General Motors (GM) risque de remettre en cause le versement d’un dividende ainsi que ses velléités de rachat d’actions, rapporte L’Agefi. Le trou des fonds de pension du constructeur automobile américain pourrait atteindre 35 milliards de dollars sur la base d’une baisse des rendements des actifs ainsi que du taux des versements anticipés. Au total, selon certains analystes, précise le quotidien, ce sont 30,7 milliards qui pourraient manquer au constructeur de Detroit d’ici à la fin de l’année, alors que la valeur de marché de GM est tombée à 33,1 milliards le mois dernier.
BNY Mellon Asset Management a annoncé le recrutement de Christopher Sheldon au poste de chief investment officer de The Dreyfus Corporation, une filiale de la société de gestion. L’intéressé succède à Phil Maisano, qui a pris sa retraite cette année. Christopher Sheldon était auparavant directeur des investissements chez BNY Mellon Wealth Management.
Suite à la démission de Robert P. Kelly, qui abandonne son poste de chairman et CEO de BNY Mellon pour cause de désaccords avec le conseil de direction sur la gestion de la société, c’est Gerald L. Hassell qui reprend l’ensemble des fonctions. L’intéressé était auparavant président et membre du conseil de BNY Mellon depuis 1998.
Sycomore Asset Management qui gère 1,82 milliard d’euros annonce le recrutement d’Arnaud d’Aligny au poste d’analyste-gérant sur les actions européennes. Il interviendra notamment sur le fonds Sycomore Europcap (521 millions d’euros à fin août), aux côtés d’Emeric Préaubert et de Frédéric Ponchon. Après trois années passées chez HSBC - CCF Charterhouse, en tant qu’assistant vice president au sein du département Financements structurés, Arnaud d’Aligny a rejoint en 2002 la Banque d’investissement de Goldman Sachs comme executive director en charge des secteurs «Building & Construction» et «Business Services».
Selon nos informations, David Loggia, l’un des gérants phare de la société Carmignac Gestion, qui avait pris un congé sabbatique de six mois l’an dernier, et dont le terme est intervenu en mai dernier, ne fait plus partie des effectifs de la société de la place Vendôme. David Loggia était co-gérant de Carmignac Grande Europe.
Natixis Interépargne a annoncé le 1er septembre la mise en ligne de son nouveau site internet dédié à l’épargne salariale. «Structuré par public cible, son contenu a été aménagé pour répondre encore mieux aux attentes des différents publics : clarté et pédagogie pour les uns, expertise pour les autres. Il favorise également l’interactivité, la connectivité et la mise en relation (assistance, prise de contacts). Sur le plan graphique, le nouveau site bénéficie de la nouvelle identité numérique de Natixis», explique Natixis Interépargne dans un communiqué.Le portail comporte cinq nouveaux espaces dédiés : - L’espace « Natixis Interépargne » (www.interepargne.natixis.com) offrant une présentation de l’entreprise, de son activité et de ses expertises ;- L’espace « Salariés et Épargnants » (www.interepargne.natixis.com/epargnants) dont l’objectif est d’informer les bénéficiaires d’un dispositif d’épargne salariale avec la plus grande pédagogie. Les outils d’aide à la compréhension de l’épargne salariale (tel Thomas, le conseiller virtuel) et d’aide à la décision (simulateurs) sont ainsi mis en avant dès la page d’accueil. - L’espace « Employeurs et Entreprises » (www.interepargne.natixis.com/entreprises), dédié aux décideurs au sein des entreprises, qui présente l’actualité de l’épargne salariale, des marchés financiers ainsi que l’offre de Natixis Interépargne. - Deux espaces dédiés aux offres diffusées par les réseaux du Groupe BPCE complètent ce dispositif en ligne : - Pour les Banques Populaires : www.epargnesalariale.banquepopulaire.fr - Pour les Caisses d’Épargne : www.caisse-epargne.fr/epargnesalariale Par ailleurs, deux autres espaces réservés, l’un aux représentants des Conseils de Surveillance des FCPE et, l’autre, au Club de l’Epargne salariale viendront très prochainement enrichir le nouveau portail Internet de Natixis Interépargne.
L’Agefi rapporte qu’Eurazeo, la société cotée d’investissement, a perdu 106 millions d’euros au 30 juin, contre un bénéfice de 93 millions un an plus tôt. L’absence de cessions au cours du premier semestre a été pénalisante. Pour autant, selon Philippe Audouin, le directeur financier de la holding, l’objectif de 2 milliards d’euros de création de valeur d’ici à 2014 est conservé. Certains analystes ont cependant émis des doutes sur la «crédibilité» de l’actif net réévalué (ANR) d’Eurazeo, arrêté au 29 août à 63,3 euros par action (contre 70,1 euros au 30 juin), car c’est la moyenne des cours au 29 août pour ses participations cotées qui a été utilisée alors que l’ANR au 30 juin pour la partie non-cotée a été conservé. Or, la Bourse a fortement chuté ces deux derniers mois.
Eden Financial a annoncé le 1er septembre le lancement d’un fonds de conviction dédié aux actions britanniques, le CF Eden UK select opportunities fund, qui sera piloté par Leigh Himsworth, arrivé en juillet dernier dans la société et qui travaillait précédemmetn chez Gartmore.Le fonds devrait détenir environ un tiers des sociétés de FTSE 100, un tiers du FTSE mid 250 et un tiers de petites capitalisations. Le portefeuille devrait comprendre entre 40 et 60 lignes et aucune d’entre elles ne devra dépasser la barre des 5%. L’investissement minimum a été fixé à 1.000 livres pour les particuliers et à 1 million de livres pour les institutionnels, les frais d’entrée à 5% et les commissions de gestion à 1,5% par an pour les particuliers et à 1% pour les institutionnels. Le fonds vise un rendement de 2,66%.
Nick Little vient d’être nommé co-gérant du BlackRock UK Fund, aux côtés de Mark Lyttleton, le gérant actuel. Cette promotion a pris effet le 1er septembre. Nick Little travaille chez BlackRock depuis 10 ans. Ces sept dernières années, il gérait les portefeuilles actions Core UK pour les clients institutionnels. Le fonds BlackRock UK Fund, lancé il y a environ 20 ans, représente 444 millions de livres d’encours. Sa philosophie d’investissement reste la même.
Dipankar Shewaram a démissionné de Western Asset Management, une filiale de Legg Mason spécialisée dans la gestion obligataire, où il était était head of non US credit et gérant du fonds Legg Mason Western Asset Global Credit Absolute Return à Londres. Selon nos informations, l’intéressé monterait une nouvelle structure entrepreneuriale.La gestion de son ancien fonds sera désormais assurée par Mike Buchanan, head of global credit et Prashant Chandran, global head of derivatives. Ils resteront fidèles à la même stratégie de gestion, a précisé la société.
Paul Luff, sales & client relationship manager dans le pôle FX d’UBS Investment Bank, a rejoint le 1er septembre RBC Dexia Investor Services comme Director, Portfolio Solutions. Subordonné à Blair McPherson, Head of Portfolio Solutions, il sera chargé de fournir des solutions sur mesure à des clients importants. Il pourra puiser dans les services offerts par RBC Dexia dans les domaines des devises, du prêt de titres, du financement de crédits et de valeurs mobilières ainsi que de la gestion de trésorerie.
En novembre, John Brett, director of sales & marketing chez Scottish Widows Investment Partnership (SWIP), prendra les fonctions de global head of distribution chez Aberdeen Asset Management, rapporte Fundweb. L’intéressé succède à Chris Ellyatt, global head of business development, qui a démissionné au bout de neuf ans dans l’entreprise.