La Banque Postale Asset Management (LBPAM) a présenté ce 20 juillet ses nouvelles ambitions en matière de neutralité carbone de ses portefeuilles. Le gérant d’actifs compte aligner 80% de ses encours totaux sur une cible de décarbonation compatible avec les objectifs de l’Accord de Paris dès 2030.Cette annonce fait suite à celle deLa Banque Postalequi a publié fin 2021 sa propre trajectoire de décarbonation. Pour suivre l’avancée de ses travaux, LBPAM, tout comme sa maison-mère, va utiliserla méthodologie de « portfolio coverage» établie par la Science-Based Targets initiative (SBTi) pour les sociétés financières. En 2030, l’objectif de 80% des encours totaux alignés se traduira en une cible d’investissement de 90% des encours éligibles dans des sociétés dont les trajectoires de décarbonation auront été validées par la SBTi comme compatibles avec les scénarios de réduction d’émissions nécessaires pour atteindre les objectifs climatiques de l’Accord de Paris. Chaque gérant de fonds se verra attribuer des objectifs spécifiques.LBPAM a complété cet objectif par une politique d’exclusion, une politique d’engagement, et une politique d’analyse et de sélection.En matière d’exclusion, le gérant n’investira plus dans les entreprises dont le chiffre d’affaires est exposé à plus de 20% aux énergies non conventionnelles (gaz de schistes, pétrole issu des sables bitumineux et pétrole lourd, forages marins très profonds, ressources issues de la zone Arctique) et dans les projets dédiés à ces énergies. Il exclura également les nouveaux projets dans les énergies fossiles, ne refinancera aucun projet existant dans ces énergies dont le mix énergétique n’est pas aligné avec celui préconisé par le scénario Net Zero de l’Agence internationale de l’énergie , et exclura les entreprises du secteur qui n’ont pas engagé leur transition énergétique.Côté engagement, le gérant demandera aux pétrolières et aux gazièresd’adopter une stratégie de transition alignée sur un scénario 1,5°C transparente et crédible, reposant sur six piliers :Des objectifs de réduction des émissions de GES exhaustifs, transparents et alignés avec l’objectif de neutralité carbone mondiale à 2050;Une réorientation du modèle d’affaires vers les énergies et services décarbonés, notamment la fin de l’exploration et du développement de nouveaux champs, avec un point d’étape en 2025.A partir de cette date, l’arrêt des investissements d’exploration de nouvelles réserves pétrolières et gazièresainsi que l’approbation du développement de nouveaux champs pétroliers et gaziers, deviendront un critère de cession au cas par cas des portefeuilles;Une transparence sur l’exposition de la société aux risques climatiques et une stratégie de transition énergétique permettant de les maitriser;Une vigilance particulière quant au développement des énergies non conventionnelles;Une politique d’influence favorable à la transition énergétique;Une gouvernance claire et cohérente.Enfin, LBPAM va analyser tout investissement dans les projets et entreprises du secteur au regard de son niveau d’alignement avec la transition énergétique. Ces analyses, fondées sur un modèle de notation propriétaire comportant une trentaine de critères, alimenteront la sélection de ses investissements.
BNP Paribas Securities Services (BNPP2S) vient de sélectionner deux partenaires fintechs,Fireblocks et Metaco,afin de développer une offre de conservation de titres dédiée aux actifs digitaux réglementés. La filiale titres de BNP Paribas a pour ambition de proposer à ses clients une plateforme multi-actifs, qui, quand le cadre réglementaire le permettra, offrira à ses clients une vue unique et qui se veut complète de tous leurs actifs,traditionnels et digitaux. Fireblocks est sur la partie infrastructures sur les wallet et la tokenisation. La banque française avait déjà travaillé avec cette fintech récemment sur la numérisation d’une obligation non cotée d’EDF. Metaco avait été aussi sélectionnée récemment par la banque avec l’intention d’intégrer la plateforme de la fintech en matière de conservation d’actifs digitaux bancaires au sein de ses propres infrastructures.
Robeco vient de recruter Aliki Rouffiac en tant que gérante de portefeuilles durables dans son équipe solutions durables multi-actifs. L’intéressée vient de Pictet où elle était gérante multi-actifs. Chez Robeco, elle sera basée à Londres et rattachée à Colin Graham, responsable des stratégies multi-actifs et coresponsable de l’équipe solutions durables multi-actifs.
Changement de stratégie en Asie pour Vontobel. La banque suisse a décidé de se concentrer sur les intermédiaires financiers plutôt que de servir ses clients fortunés en direct à Hong Kong, a appris Finews. Ces clients auront la possibilité d'être transférés chez LGT. Un transfert des employés dans la même société est également à l'étude.
Suite à la proposition de directive de la Commission européenne sur le devoir de vigilance des entreprises en matière de durabilité (corporate sustainability due diligence directive ou CS3D), l’association Europeanissuers fait connaître ses réserves. Le projet précise le devoir de vigilance en matière de respect des droits de l’homme et de protection de l’environnement qui incombe aux entreprises, en particulier quand leurs chaînes de valeur sont mondiales. Le lobby des émetteurs déplore le projet de demander des audits au niveau des établissements individuels et non pas consolidé, ce qui irait à l’encontre de la pratique où les sociétés mères jouent un rôle prépondérant. En outre, CS3D veut couvrir toute la chaîne de valeur, amont et aval, ce qui ne correspond pas, selon Europeanissuers aux lignes directrices fixées par l’OCDE privilégiant les opérations amont (supply chain) : en réclamant une analyse de l’impact aval, la position de la Commission est jugée irréaliste. Les émetteurs mettent aussi en évidence la difficulté à faire co-exister les codes de conduite réclamés aux entreprises et qui s’imposeraient aux partenaires commerciaux. Surtout, l’absence de critère objectif pour déterminer l’impact de l’activité des entreprises serait rédhibitoire pour leur imposer des exigences, l’association préconisant de considérer les intentions de l’entreprise pour pivoter vers un modèle durable. Plus largement, les émetteurs mettent en avant la responsabilité essentielle des Etats pour favoriser l’impact positif des activités des entreprises tout en préservant leur compétitivité.
L’Association française de la gestion, qui a récemment changé de président, a accueilli deux nouveaux membres récemment. Il s’agit de Millennium Capital Management France et de Maitice Gestion. Millennium Capital Management France est une structure issue du hedge fund new yorkais Millennium Management Global Investment, installée en France depuis 2019 mais qui a fait évoluer son activité en 2021. Maitice Gestion est un nouveau venu sur le marché de la gestion des OPCVM. La société a été constituée sous forme de SAS en janvier dernier et a obtenu récemment son agrément AMF. Elle a été fondée par des anciens gérants d’Inocap.
Le gestionnaire d’actifs multi-stratégies Ardian a recueilli jusqu'à présent environ 10 milliards de dollars de la part des investisseurs pour son dernier véhicule d’achat de participations secondaires dans des fonds de capital-investissement, rapporte le Wall Street Journal. Il prévoit un premier closing début octobre. La société basée à Paris a un objectif de 15 milliards de dollars pour son Ardian Secondaries Fund IX et le total final pourrait être plus élevé, selon des sources proches du dossier.
Pimco a acquis plus de 1 milliard d’euros de prêts venant de banques ayant soutenu le rachat par Apollo d’une société française de paiement, rapporte le Financial Times. La semaine dernière, un groupe de banques emmenées par Barclays et Bank of America a vendu plus de 1 milliard d’euros de dette contractée pour le rachat par Apollo de l’activité de terminaux de paiements de Worldline, Ingenico, selon des sources proches du dossier. Pimco a été le seul acquéreur de ce prêt.
ARK Investment Management va fermer ce mois-ci son ETF ARK Transparency, rapporte le Wall Street Journal. Il s’agit de la première liquidation de fonds depuis que Cathie Wood a fondé sa société en 2014. L’ETF suivait l’indice Transparency, qui couvre les 100 entreprises mondiales les plus transparentes selon la définition du fournisseur d’indices Transparency Global. En début de mois, ce dernier a annoncé qu’il ne calculerait plus cet indice. ARK n’ayant pas été en mesure de trouver un autre fournisseur, il a été décidé de fermer le fonds. L’ETF n’avait que 12 millions de dollars d’actifs et avait chuté de près de 36 % depuis son lancement, selon FactSet.
Démarrée en pleine pandémie de Covid-19, la commercialisation du quatrième fonds d’Eurazeo PME est aujourd’hui bouclée avec des engagements atteignant un peu plus d’un milliard d’euros. Le véhicule dédié aux PME est deux fois plus gros que son prédécesseur. En 2006, Eurazeo PME (alors connu sous le nom d’Ofi Private Equity) ne disposait encore que de 50 millions d’euros. La part des investisseurs institutionnels et privés atteint aujourd’hui plus de 60% du fonds, contre 38% pour le précédent millésime. Parmi ses investisseurs partenaires figurent des institutionnels (gérants d’actifs, fonds souverains et compagnies d’assurance) et des familiaux en provenance de France (à hauteur de 64%), du reste de l’Europe (24%) et d’Asie (12%). Récemment, Eurazeo PME a procédé à plusieurs cessions avec des multiples élevés: celle d’Orolia (3,7 fois la mise initiale), de Vitaprotech (3,2 fois) et d’Intech Medical (3 fois). Le fonds, qui investit des tickets entre 70 et 120 millions d’euros, compte à ce stade cinq investissements représentant 40 % de l’enveloppe.
Mediolanum International Funds Ltd (MIFL), la plate-forme européenne de gestion d’actifs du groupe bancaire italien Mediolanum, vient de lancer deux fonds répondant à des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG). Il s’agit de Mediolanum Best Brands Multi-Asset ESG Selection, classé article 8, et de Mediolanum Best Brands Energy Transition, classé article 9. Mediolanum Best Brands Multi-Asset ESG Selection est une stratégie multi-classes d’actifs gérée par Schroders. Le fonds aura une allocation dynamique entre les classes d’actifs, afin de profiter des opportunités des marchés. Son gérant est Joseph Murphy. Mediolanum Best Brands Energy Transition est un fonds actions monde thématique investi dans des sociétés exerçant dans le secteur de l’énergie, qui favoriseront ou bénéficieront de la transition vers une économie plus durable. Ce fonds sera initialement délégué à trois gestionnaires: Schroders, KBIGI et Pictet. Son gérant est David Whitehead.
Coltrane Asset Management, le hedge fund de Mandeep Manku, affiche un gain impressionnant de 223 % cette année à fin juin, soit l’une des plus fortes performances de 2022 pour un hedge fund, rapporte le Wall Street Journal. Et ce, grâce à une décision prise fin 2020. Il choisit alors de modifier radicalement son portefeuille. Jusque-là positionné sur des valeurs européennes bon marché, il décide de parier contre la tech et les autres entreprises de croissance aux Etats-Unis. 2020 ne lui donne pas raison. Les clients commencent à sortir et le fonds perd 56 % sur l’année. En 2021, il gagne 19 %, mais le hedge fund voit ses encours décliner. En janvier 2022, ces derniers ressortent à moins de 200 millions de dollars. Et puis, les valeurs de la tech ont chuté… et le vent a tourné pour Coltrane AM.
Franklin Templeton, le géant aux 1.400 milliards de dollars gérés pour le compte de ses clients, veut accélérer dans la vente de produits indiciels cotés (ETF). Dans un entretien accordé à Bloomberg, Patrick O’Connor, responsable mondial de l’activité ETF, indique viser 50 milliards de dollars sous gestion d’ici les trois prochaines années, ce qui correspondrait à un quadruplement de ses encours par rapport à la fin du premier semestre 2022 (12 milliards de dollars). La part de cette activité reste très modeste car le groupe s’est lancé tardivement dans les ETF. Il est surtout connu pour ses fonds collectifs traditionnels, notamment ceux orientés vers les marchés émergents. Le groupe a en outre racheté plusieurs sociétés de gestion (dont le géant Legg Mason) qui étaient aussi plutôt structurellement des gestionnaires actifs. Dans sa stratégie concernant les ETF, Franklin Templeton prévoit aussi des conversions de fonds actifs. En décembre, il a déjà annoncé la conversion de ses fonds BrandywineGLOBAL - Dynamic US Large Cap ValueFund et Martin Currie International Sustainable Equity Fund. La conversion devrait être effective au second semestre. Le groupe a publié le 12 juillet dernier une décollecte sur les produits de long terme de près de 20 milliards de dollars pour le deuxième trimestre 2022, en partie compensée par l’acquisition de Lexington Partners.
La société de gestion Fidelity International vient d’annoncer ce 19 juillet la promotion de Marty Dropkin, jusqu’ici directeur des obligations asiatiques, au rang de directeur actions pour l’Asie Pacifique. Au sein de ce nouveau poste, il sera chargé du renforcement des solutions actions et de la direction de l’équipe actions en Asie, afin d’assurer une connectivité stratégique à l’échelle mondiale. Il sera également responsable de l’intégration des principes de durabilité au sein du processus d’investissement, en travaillant avec l’équipe de recherche mondiale. Marty Dropkin sera rattaché à Andrew McCaffery, directeur mondial des investissements chez Fidelity International. Il sera basé à Hong Kong mais il passera du temps additionnel à Singapour et dans la région. Marty Dropkin est arrivé chez Fidelity en 2010 comme analyste crédit senior, avant d’être promu au rang de directeur de recherche obligataire en 2014. Il a ensuite été nommé directeur mondial de recherche obligataire en 2018. Il a été promu comme directeur des obligations asiatiques et des investissements hongkongais en 2020. Auparavant, il a été analyste senior de cross asset chez Grotevant Research Partners. Il a occupé le poste de vice-président pour la recherche actions chez Credit Suisse et analyste actions chez Merrill Lynch, chargé de la recherche du secteur des télécommunications. Au début de sa carrière, il a travaillé comme ingénieur de transmission chez AT&T. Fidelity International comptait 768 milliards de dollars d’encours sous gestion au 31 mars 2022.
Franklin Templeton vient d’annoncer ce 19 juillet la promotion de Felicity Walsh, directrice commerciale en Australie et Nouvelle Zélande au rang de managing director et directrice de ces régions, à partir du 1er aout 2022. La société de gestion américaine a également nommé Christian Bucaro en tant que directeur du retail en Asie. Ils feront partie de l’équipe de direction en Asie-Pacifique, afin d’épauler Tariq Ahmad et Matt Harrison, co-directeurs pour l’Asie Pacifique. Felicity Walsh est arrivée chez Franklin Templeton en 2015 comme managing director au sein de K2 Advisors, l’équipe spécialisée dans leshedge funds de la société de gestion américaine. Elle a ensuite été promue au rang de directrice commerciale pour l’Australie et la Nouvelle Zélande en 2020. Elle continuera à garder ce poste au-delà de ses nouvelles responsabilités. Au sein de son nouveau poste, elle sera chargée de la supervision exécutive des ventes, du marketing, des services clients et de la stratégie produit. Elle sera également responsable pour la direction de la stratégie du développement commercial, de l’innovation des produits et des solutions d’investissement sur mesure. Avant de rejoindre Franklin Templeton, Felicity Walsh a travaillé chez Towers Watson, rébaptisé Willis Towers Watson, pendant 11 ans au Royaume-Uni et en Australie. Christian Bucaro, pour sa part, arrive de BNP Paribas Asset Management, où il était managing director et directeur des relations stratégiques distributeurs en Asie-Pacifique depuis 2020 et directeur général pour Singapour depuis 2016. Il a rejoint la société de gestion française en 2005 comme directeur du développement commercial chargé de la distribution externe à Milan. Il a ensuite été directeur du développement commercial offshore au Royaume Uni entre 2008 et 2009, avant d’être promu au rang de directeur adjoint des distributeurs mondiaux en 2009. Il a travaillé comme directeur de la distribution en Asie de Sud-Est depuis 2012 à Singapour. Il a occupé plusieurs postes en Asie, notamment directeur de la fortune privée en Asie Pacifique et directeur de la distribution wholesale dans cette région. Auparavant, il a été manager des relations clients chez Bloomberg entre 2003 et 2005. Franklin Templeton gérait 1400 milliards de dollars d’encours sous gestion au 30 juin 2022.
Natixis Investment Managers a annoncé ce 19 juillet la promotion de Gad Amar au poste de directeur de la distribution pour l’Europe de l’Ouest. Il supervisera le développement commercial en France, Belgique, Luxembourg, Monaco, Suisse francophone et Israël. Basé à Paris, il est rattaché à Joseph Pinto, directeur distribution Europe, Amérique latine, Moyen-Orient et Asie-Pacifique. Gad Amar était arrivé chez Natixis IM fin 2021 comme directeur produits international. Auparavant, il a dirigé pendant trois ans le développement commercial d’Edmond de Rothschild AM, et a occupé des postes commerciaux à responsabilité pendant sept ans chez BlackRock et six ans chez JPMorgan. Il a également travaillé comme commercial pendant cinq ans chez Fidelity.
La Française ouvre un nouveau bureau à Singapour afin de continuer à se développer en Asie-Pacifique. A court terme, il se composera de deux personnes, sous la direction de Shawna Yang, directrice des relations investisseurs pour l’Asie. La société de gestion française dispose déjà d’un bureau à Séoul, en Corée du Sud, depuis 2016. Face à la hausse «significative» de la demande des investisseurs asiatiques pour l’immobilier européen, La Française a décidé de s’implanter aussi à Singapour. «L’Asie-Pacifique est un marché prioritaire pour La Française et sa présence à Singapour facilitera le développement de l’activité immobilière», souligne la société de gestion. Cette dernière gère 2,3milliards d’euros d’actifs (au 30/04/2022) pour le compte d’investisseurs asiatiques, principalement dans l’immobilier. Ses encours totaux s’établissent à 55 milliards d’euros. La Française a aussi a établi un certain nombre de partenariats desourcing avec des investisseurs asiatiques de premier ordre. La particularité de ce nouveau bureau est qu’il est domicilié au sein de Crédit Industriel et Commercial (CIC) Singapore Branch au 182Cecil Street, #33-01 Frasers Tower. La Française et CIC sont tous les deux membres de Crédit Mutuel Alliance Fédérale. C’est la première fois que les deux sociétés collaborent de cette manière. «Ce développement est une parfaite illustration des synergies que nous souhaitons réaliser en tant que membres de Crédit Mutuel Alliance Fédérale», commente Julia Tan, Chief Executive de CIC Asia Pacific.
Peut-on concilier hedge funds et investissement durable ? Pour Quentin Dumortier, fondateur d’Atlas Responsible Investors, la réponse est affirmative. Sa société de gestion alternative vient de lancer un fonds actions long/short responsable et à impact, Atlas Responsible L/S Opportunities Fund. Ce fonds au format Ucits réplique une stratégie déployée depuis trois ans via des mandats pour le compte de family offices. Il s’agit du premier fonds d’Atlas Responsible Investors. La société de gestion, qui gère une cinquantaine de millions d’euros, a été créée en 2019 à Londres avant de se transférer à Paris en 2021 en réponse aux conséquences du Brexit. Son fondateur, Quentin Dumortier, est un ancien des forces spéciales, qui a travaillé dix ans dans les hedge funds à Londres. Il a souhaité «mettre les armes classiques des hedge funds au service de l’impact», selon une présentation de la société. «Aujourd’hui, les investisseurs privés veulent davantage aligner leurs investissements avec leurs aspirations sociales et environnementales. Les solutions qui leur sont proposées sont essentiellement des fonds long only thématiques qui ne correspondent pas forcément à leur profil de risque et à la volatilité qu’ils sont prêts à absorber », constate Quentin Dumortier, gérant du fonds, interrogé par NewsManagers. «Notre fonds long/short impact offre une stratégie prudente et décorrélée des mouvements de marché, il comble donc un vide dans l’offre», poursuit-il. Réduction de 80 % de l’univers d’investisseement La dimension durable du fonds, classé article 9, passe par la définition d’un univers d’investissement autour de onze objectifs d’investissement responsable. Ces derniers couvrent des thématiques majeures comme la transition énergétique, l’alimentation durable, la préservation de l’eau, la santé ou l’éducation, et sont alignés sur les objectifs de développement durable des Nations Unies. La sélection de titres est réalisée par Marie de Muizon, une ancienne de Danone qui est aujourd’hui directrice de l’impact d’Atlas, avec l’aide de plusieurs panels d’experts indépendants. Des données externes sont bien sûr utilisées, mais Quentin Dumortier insiste sur l’importance du regard humain ultime. Cette analyse permet de réduire de 80 % l’univers d’investissement, composé au départ de 3.000 entreprises européennes et d’Amérique du Nord. «Au lieu de chercher à justifier a posteriori nos investissements en portefeuille d’un point de vue ESG, nous effectuons en amont une sélection drastique avec des critères exigeants pour définir notre univers d’investissement initial. Nous évaluons l’impact et l’utilité des business models des entreprises ainsi que la qualité de leurs pratiques ESG. C’est l’originalité du process et cela constitue un gage d’authenticité», affirme Quentin Dumortier. Pour la partie longue du portefeuille, Quentin Dumortier choisit des entreprises appartenant à trois catégories: les pionniers (des entreprises bien établies qui ouvrent la voie en matière de développement durable dans leur secteur), les catalyseurs (qui permettent la transformation des grandes entreprises en résolvant certains enjeux de durabilité dans leurs chaînes de valeurs) et les disrupteurs (qui conçoivent de nouveaux modèles d’affaires durables qui transforment les modèles de consommation et de production existants). Pour la poche short, qui correspond à la partie longue en termes d’exposition, Atlas se concentre sur les sociétés qui font partie de ses domaines d’exclusion (énergies fossiles, tabac, armes controversées), celles qui n’ont pas pris le train en marche de la transition et celles qui font l’objet de controverses. «Avec les shorts, nous avons un rôle de lanceur d’alerte», justifie Marie de Muizon. «C’est un moyen de pression sur les dirigeants de l’entreprise, qui vont s’interroger sur la montée des shorts, mais aussi un moyen d’attirer l’attention des régulateurs et du marché sur d’éventuelles controverses sociales ou environnementales », explique-t-elle. Un engagement «constructif» La construction finale du portefeuille repose sur des considérations financières. «Une fois notre univers d’investissement défini, nous sélectionnons des titres en fonction de leur couple risque/rendement et du contexte macro-économique, afin de délivrer une performance positive indépendamment des conditions de marchés. Par exemple, fin 2021, nous avions très fortement réduit notre exposition aux valeurs de croissance. Nous étions plus orientés sur la santé et l’alimentation car l’environnement macro offrait des perspectives de rendement plus intéressantes dans ces secteurs», précise Quentin Dumortier. Le fonds n’a d’ailleurs pas vocation à être équipondéré sur les onze thèmes. Cette gestion s’accompagne d’un engagement «constructif», mais pas forcément public, avec les entreprises en portefeuille, y compris pour les «short». La taille de la société de gestion ne constitue pas, selon Marie de Muizon, un obstacle pour engager avec les entreprises et faire avancer certains sujets. «Dans l’engagement actionnarial, les plus gros fonds ont bien sur beaucoup de poids mais ils sont souvent moins indépendants dans leurs prises de position. Être une société de gestion indépendante nous rend plus agiles et libres de ton dans le dialogue actionnarial pour inciter les entreprises à accélérer leurs engagements sociaux et environnementaux ». Avec ce produit, Atlas Responsible Investors, qui est certifiée B Corp, espère attirer une clientèle de particuliers et d’investisseurs institutionnels en Europe continentale. Pour son lancement, la société a déjà obtenu le soutien de la banque suédoise SEB, qui a amorcé le fonds.
Carmignac vient de lancer le Carmignac Portfolio Human Xperience, un fonds actions thématique investissant dans des entreprises affichant un niveau élevé de satisfaction des clients et des collaborateurs. Ce fonds est géré par Obe Ejikeme, avec le soutien de l’ensemble de l’équipe d’investissement et d’investissement durable. Obe Ejikeme affiche près de 20 ans d’expérience dans les services financiers et une formation en science et analyse des données. Le fonds a été conçu sur la conviction, étayée par des études universitaires, que «les entreprises affichant un niveau élevé de satisfaction des clients et des collaborateurs ont de fortes chances d’enregistrer de meilleurs taux de fidélisation et des rendements financiers supérieurs à long terme», explique Carmignac dans un communiqué. Le fonds, qui vise à générer une performance supérieure à son indice de référence sur cinq ans, relève de l’article 9 du règlement européen SFDR (Sustainable Finance Disclosure Regulation). Les entreprises sont évaluées à l’aide de la base de données propriétaire de Carmignac qui a recours à de multiples sources de données allant de l’intelligence artificielle aux enquêtes de satisfaction des clients en passant par l’avis des collaborateurs, ainsi que les rapports financiers des entreprises. Les entreprises éligibles (celles qui font partie des 30 % d’entreprises les plus performantes) sont notées selon leurs contributions sociales, les spécialistes sectoriels de Carmignac évaluant le potentiel de rendement et les risques. Il en découle un portefeuille concentré, présentant un faible taux de rotation, de tous les marchés d’actions mondiaux. Il s’agit du quatrième fonds thématique de Carmignac. Les autres produits de la gamme sont Carmignac Portfolio Green Gold (axé sur la transition et l’atténuation du changement climatique – le « E »), Carmignac Portfolio Family Governed (investit dans des entreprises familiales – le « G ») et Carmignac Investissement (multithématiques). Le fonds Carmignac Portfolio Human Xperience est enregistré en Autriche, en Belgique, en France, en Allemagne, en Italie, au Luxembourg, au Portugal, en Espagne, en Suisse et au Royaume-Uni.
Credit Suisse a prévenu ses clients que ses efforts pour récupérer l’argent qu’il a prêté via Greensill Capital coûtera 291 millions de dollars, rapporte le Financial Times. Ce montant représente plus du double de ses estimations précédentes de 145 millions de dollars, que la banque pensait dépenser en un an. «Les provisions révisées couvrent un terme jusqu’en 2026, une période bien plus longue que les provisions initiales, ce qui explique la hausse par rapport aux chiffres précédemment dévoilés», explique la banque dans une mise à jour pour les clients. L’an dernier, Credit Suisse a gelé une gamme de fonds de finance supply chain représentant 10 milliards de dollars. 7,3 milliards de dollars ont été récupérés, mais environ 2 milliards de dollars devraient être perdus.
Digital Currency Group, le conglomérat de crypto-monnaies qui possède Genesis Global Trading, est le principal créancier du hedge fund en difficulté Three Arrows Capital, selon des documents judiciaires compilés par le liquidateur de Three Arrows et vus par le Wall Street Journal. Genesis Asia Pacific, qui appartient à DCG, a prêté 2,4 milliards de dollars à Three Arrows, selon le document judiciaire. Three Arrows, fondé en 2012 par Su Zhu et Kyle Davies, a été mis en liquidation le mois dernier après que des créanciers ont poursuivi le hedge fund pour défaut de remboursement des dettes. Le fonds a subi de lourdes pertes ces derniers mois dans le sillage de la chute des cryptomonnaies.
Edmond de Rothschild vient de recruter Laura Bourcier comme commerciale junior sur les clients institutionnels et distribution à Genève. Elle arrive d’Axa IM, où elle a été responsable clientèle pendant trois ans. Auparavant, elle a travaillé chez Natixis IM à Genève comme support commercial et marketing. Elle est titulaire d’un Master en Business Management de l’Edhec Business School de Lille ainsi que d’un Master en Digital Marketing de l’EADA Business School de Barcelone.
Banca Generali a lancé six stratégies dans le cadre du remaniement de sa Sicav Lux IM. La protection du portefeuille et la durabilité sont au cœur des nouveaux compartiments, affirme la banque. Le premier de la gamme, Lux IM Technologies Opportunities, a été confié à Fidelity. Il est investi dans des actions du secteur de la technologie, avec un biais durable. Le deuxième fonds, Lux IM Robeco Global Consumer Trends, est géré par Robeco. Il s’agit d’un fonds sur le thème des nouvelles habitudes de consommation liées à la révolution technologique. Nordea gère le troisième fonds de cette nouvelle gamme. Le Lux IM European Covered Bond est investi dans des covered bonds. Pictet s’occupe du Lux IM Pictet Conservative Allocation, une stratégie multi-classes d’actifs. Banca Generali s’est associé avec Banor pour gérer le fonds Lux Im Catholic Values, une stratégie qui se fonde sur des valeurs catholiques. Enfin, BG Fund Management pilote le Lux Im Global Equity Value, un fonds actions value.
La Banque Postale Asset Management (LBPAM) vient d’annoncer ce 18 juillet la nomination de Carolina Viguet au rang de directrice communication et de la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE). Au sein de ses nouvelles fonctions, elle sera chargée de la communication externe et interne de LBPAM ainsi que sa filiale Tocqueville Finance. Elle sera également responsable pour la mise en œuvre de la stratégie RSE de la société de gestion française. Basée à Paris, elle sera rattachée à Emmanuelle Mourey, présidente du directoire. Carolina Viguet arrive du groupe Crédit Agricole, où elle était directrice communication, mécénat et partenariats depuis 2018. Elle était également membre du comité de direction de la Fondation Grameen Crédit Agricole (GCA). Auparavant, elle a travaillé au sein de Convergences, la plateforme de réflexion de l’ONG Acted, qui promeut les Objectifs de développement durable (ODD) depuis 2014. En 2016, elle a été nommée directrice adjointe, chargée du contenu, du suivi de partenariats, de la communication, de la levée de fonds et développement du projet. Elle a débuté sa carrière en 2013 comme Chargée de projet chez Vinci avec la mise en place d’un programme d’incubateur social. LBPAM et sa filiale Tocqueville Finance comptait 60 milliards d’euros d’actifs gérés et distribués au 31 décembre 2021.
Morgan Stanley Investment Management (MSIM) et iCapital ont élargi leur partenariat. L’objectif est de permettre à davantage de banques et de gestionnaires de patrimoine dans le monde d’accéder à une série de fonds d’actifs non cotés gérés par MSIM. iCapital fournit déjà des services de fonds nourriciers d’investissement alternatif à Morgan Stanley Wealth Management aux États-Unis. La plateforme technologique et les solutions d’iCapital ont réduit les barrières auxquelles les gestionnaires de patrimoine et leurs clients étaient confrontés lorsqu’ils investissaient dans le non coté, assure un communiqué. Ce, grâce à l’automatisation des processus de souscription, d’administration, d’exploitation et de reporting pendant toute la durée de vie de l’investissement. iCapital fournit également des recherches, de l’analyse et des contenus pédagogiques aux conseillers et aux investisseurs.