Turenne Investissement a obtenu le visa de l’Autorité des marchés financiers pour transférer sa cotation d’Alternext vers le marché réglementé d’Euronext à Paris le 9 juin dernier. Dans le cadre de cette opération, les actions de la société ont été admises aux négociations sur le marché réglementé d’Euronext à Paris à partir du 12 juin 2015. Le transfert des actions de Turenne Investissement du marché Alternext sur le compartiment C du marché réglementé d’Euronext doit permettre à la société d’accéder à un marché réglementé et ainsi d’accéder à une base d’investisseurs plus large en France et à l’étranger. Elle permet également de favoriser la liquidité du titre et de coter la société sur un marché où se trouvent la plupart des sociétés de capital-investissement cotées. Enfin, cette opération doit lui permettre de répondre à l’évolution réglementaire relative aux gestionnaires de fonds d’investissement alternatifs (transposition de la directive européenne AIFM). Turenne Investissement a vocation à accompagner –en tant qu’investisseur de référence ou co-investisseur, notamment avec des fonds gérés par Turenne Capital– des PME et ETI en forte croissance, essentiellement non cotées, sur des opérations de type capital-développement et transmission (OBO), dans les secteurs suivants : la distribution spécialisée, l’industrie innovante, les services et la santé, indique un communiqué.
L’activité des entreprises souffre d’une langueur persistante. Dans un contexte économique peu porteur - 0,4 % de croissance du PIB en France, 0,9 % dans la zone euro et 2,6 % au niveau mondial -, le chiffre d’affaires publié des entreprises du CAC 40 ressort en baisse de 2 %, selon le neuvième Profil Financier du CAC présenté le 23 juin par Ricol Lasteyrie Corporate Finance. Si on prend en compte les variations de périmètre de l’indice et les changements de base de comparaison des sociétés, on constate une légère progression de 1%. A noter, ces effets de base sont significatifs en raison de l’importance des cessions l’an dernier et de changements de méthodes comptables : vente de SFR par Vivendi, de la branche énergie d’Alstom, impact en année pleine de la déconsolidation de Suez Environnement par Engie… Quoi qu’il en soit, des chiffres plutôt décevants alors que le CAC 40 capte pourtant une partie de la croissance mondiale. Depuis 2006, la part hors Europe dans l’activité des entreprises a augmenté de 12 points et ressort désormais à près de 40 %. Les grandes entreprises démontrent ainsi leur capacité à capter une partie de la croissance mondiale. En ce sens, l’internationalisation des grands groupes a un effet bénéfique sur l’économie française puisque ces derniers doivent transmettre cette croissance aux PME et ETI françaises. Mais le CAC 40 souffre de la faiblesse de l’activité française. Trente des 40 entreprises de l’indice publient la part de la France dans le chiffre d’affaires. Pour la première fois, la France est passée sous le seuil des 30 %, contre 35,3 % en 2009. Cette évolution reflète surtout la faiblesse de la croissance et de la consommation dans l’Hexagone puisque le chiffre d’affaires France est en baisse (en valeur absolue) pour 22 de ces 30 entreprises. «L’internationalisation du CAC 40, telle qu’elle ressort des états financiers, est à double tranchant. La montée en puissance progressive des ventes réalisées hors Europe, soit près de 40 % du chiffre d’affaires global des entreprises du CAC 40, est une bonne chose. Elle montre l’adaptation de nos grands groupes à la concurrence internationale. C’est essentiel. En effet, cela leur permet de capter une partie de la croissance mondiale et de la transmettre telle une courroie de transmission aux PME et ETI locales françaises. En revanche, la réduction progressive de la part de la France dans le chiffre d’affaires du CAC 40 résulte non pas, pour l’essentiel, d’une croissance plus forte ailleurs mais bel et bien d’une réduction du chiffre d’affaires en valeur absolue. C’est la conséquence de la faible croissance locale et c’est inquiétant pour les choix d’investissement qui seront faits dans les prochaines années », souligne Jean-Charles de Lasteyrie, directeur général de Ricol Lasteyrie Corporate Finance. En attendant, l’investissement est toujours au point mort. En deux ans, l’investissement des entreprises du CAC 40 a même reculé de 10 % malgré un environnement a priori favorable : taux d’intérêt historiquement bas, bilans assainis, baisse du prix des matières premières. Le retard du redémarrage de l’investissement est un handicap sérieux pour la croissance de l’ensemble de l’économie. Les entreprises affichent pourtant un bilan solide et des marges de manoeuvre plus importantes. Les dépréciations d’actifs ont été divisées par presque deux par rapport à 2013, ce qui traduit aussi bien un relatif optimisme des entreprises qu’un assainissement de leurs bilans. L’endettement atteint un point bas depuis la création de l’étude. Les entreprises du CAC 40 ont par conséquent les moyens de saisir des opportunités si elles se présentent alors même que le montant total des dividendes distribués en 2015 au titre des bénéfices de 2014 ressort à 39 milliards d’euros, son niveau de l’année précédente.
Pioneer Investments vient de recruter Jeff Kripke en tant que senior vice president et gérant de portefeuille au sein du département actions américaines de la société de gestion basée à Boston. A compter du 1er juillet, l’intéressé rejoindra l’équipe qui gère le Pioneer Fund, le premier fonds lancé par la société en 1928, aux côtés de John Carey et Walter Hunnewell Jr. L’intéressé vient d’Allianz Global Investors où il était co-directeur des investissements du Disciplined Equity Group et gérant d’une stratégie actions « core ». Avant cela, il a travaillé également chez Wellington Management, Merrill Lynch Asset Management et Morgan Stanley Asset Management.
Janus Capital, dont les actifs sous gestion s’inscrivaient fin mars à près de 190 milliards de dollars, a annoncé le 23 juin le lancement du Janus Adaptive Global Allocation Fund, un fonds d’allocation qui vise un rendement total en mettant en œuvre une allocation dynamique des actifs dans un portefeuille d’actions et d’obligations internationales. Le fonds sera géré conjointement par Ashwin Alankar, responsable mondial de l’allocation d’actifs et de la gestion des risques, et Enrique Chang, responsable des investissements (chief investment officer) pour les actions et l’allocation d’actifs. Le Janus Adaptive Global Allocation Fund vise en priorité les conseillers et leurs clients. Le Janus Adaptive Multi-Asset Strategy, une variante de ce fonds conçu pour la clientèle institutionnelle, doit être lancé le 30 juin. Cette stratégie à destination des institutionnels se distingue du fonds initial dans la mesure où il peut investir au-delà des actions et obligations dans des actifs offrant une protection contre l’inflation, à l’instar des matières premières et des obligations indexées sur l’inflation. En outre, cette stratégie est orientée vers la performance absolue, avec pour benchmark de base le Libor.
Les 400 principales sociétés de gestion dans le monde gèrent un encours total de 50.300 milliards d’euros, selon le dernier classement Top 400 Asset Managers établi par IPE et publié ce mois-ci. Le chiffre, à fin 2014, représente une hausse de 17,8 % par rapport aux 42.700 milliards d’euros enregistrés précédemment. BlackRock reste en tête du classement avec un encours de 3.800 milliards d’euros et une part de marché de 7,6 %, devant Vanguard et State Street. Les neuf premières places du classement sont occupées par des américains, souvent ayant également une base au Royaume-Uni. La première société française arrive en dixième position et il s’agit d’Amundi. Natixis suit au quatorzième rang, devant Axa Investment Managers (20ème) et BNP Paribas Investment Partners (24ème).
En matière de communication, les sociétés de gestion ne font guère preuve d’originalité. Quelle que soit leur taille, elles ont tendance à véhiculer le même message anodin et à se parer d’attributs interchangeables, montre une étude de la société de marque et de marketing DeSantis Breindel basée à New York («Do all investment managers tell the same story? How brand differentiation drives growth»). Ainsi, selon un sondage des 30 principales sociétés de gestion institutionnelles réalisé par cette dernière, 57 % se décrivent comme étant « centrées sur leurs clients ». « Il n’y a rien de mal à être centré sur le client, mais cela ne permet pas vraiment à une société de se différencier », commente l’étude. « Après tout, si un « plan sponsor » pensait qu’une société n’était pas centrée sur ses besoins (y compris le besoin de rendements élevés), envisagerait-il seulement de recourir à cette société ? Il est permis d’en douter », poursuit-elle. Dans la même veine, 47 % des sociétés de gestion se qualifient de « mondiales », 43 % affirment disposer d’« une solide gestion des risques », 27 % mettent en avant « une approche disciplinée », 27 % affichent leur « expérience » et 23 % se targuent de leur « confiance » et de leur « transparence ».Pour DeSantis Breindel, ces types de messages constituent les bases. « Il faut les avoir pour être dans le jeu, mais ils ne garantissent pas une main gagnante ». Et pourtant, ce sont précisément ces messages sur lesquels la plupart des sociétés de gestion bâtissent leurs marques, déplore l’étude. Sans détailler le processus complet de construction de marque, trop long et complexe, DeSantis Breindel indique, que pour créer une marque capable de se différencier, il faut toujours commencer par mener une recherche approfondie afin de découvrir les attributs véritablement différents d’une société, ceux qui comptent le plus pour ses principales audiences, dont les clients, les prospects, les investisseurs et les salariés.
Le gestionnaire d’actifs américain T. Rowe Price a lancé un fonds actions dédié au secteur des technologies à l’échelle mondiale, révèle Citywire Global. Baptisé T. Rowe Global Technology, ce fonds domicilié au Luxembourg est une version «miroir» d’un «mutual fund» américain lancé en 2000 et affichant 1,97 milliard de dollars d’actifs. La gestion des deux fonds est assurée par Josh Spencer qui applique une démarche de sélection «bottom-up» des valeurs en se concentrant sur des entreprises réalisant des avancées rapides dans le secteur technologique. Le portefeuille comprend entre 60 et 100 valeurs, toutes capitalisations confondues, sans contrainte géographique. Le fonds a été lancé le 15 juin et est actuellement en cours d’enregistrement à travers toute l’Europe. Son indice de référence est le MSCI ACWI Information Technology Index.
Les fonds ouverts commercialisés en Italie ont enregistré en mai, comme en avril, des souscriptions nettes de 11,6 milliards d’euros, montrent les dernières statistiques d’Assogestioni, l’association italienne des professionnels de la gestion. Cela porte à près de 62 milliards d’euros la collecte depuis le début de l’année et à 787 milliards d’euros les encours sous gestion des fonds dans la Péninsule.A l’exception des hedge funds, toutes les catégories de fonds ont enregistré des souscriptions nettes. Comme depuis le début de l’année, les investisseurs italiens ont toutefois privilégié les fonds flexibles, qui drainent plus de 6 milliards d’euros (et 27 milliards d’euros sur 5 mois). En ajoutant les fonds fermés et les gestions sous mandat, le secteur italien de la gestion d’actifs a levé en mai 16,5 milliards d’euros en net, portant les encours à 1.742 milliards d’euros. Même si l’ordre est différent, le podium des sociétés de gestion ayant enregistré les plus fortes souscriptions en mai accueille les mêmes acteurs qu’en avril. Il s’agit d’Intesa Sanpaolo (avec plus de 6 milliards d’euros de collecte nette), de Pioneer (+2,5 milliards d’euros) et de Generali (+1,4 milliard d’euros). Un trio qui se trouve aussi être en tête des encours, avec plus de 100 milliards d’euros chacun et une part de marché cumulée de 54,3 %. Parmi les sociétés étrangères, de plus en plus nombreuses à tenter l’aventure italienne compte tenu du dynamisme du marché, Amundi se distingue avec une collecte de 740 millions d’euros. La société de gestion française qui prépare son introduction en Bourse est suivie par l’allemande Deutsche Asset and Wealth Management, avec près de 670 millions d’euros. Enfin, les rares acteurs à avoir subi des rachats nets incluent Franklin Templeton Investments, qui voit sortir 272 millions d’euros, M&G Investments, qui perd 34 millions d’euros, et Ersel, avec -19,5 millions d’euros.
La société immobilière canadienne Ivanhoé Cambridge, filiale de la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ), et le gestionnaire de fonds de pension néerlandais APG Asset Management N.V. ont annoncé, ce 23 juin, l’acquisition d’une participation significative dans Chongbang via une levée de capitaux de près de 920 millions de dollars américain. Chongbang est un promoteur, propriétaire et gestionnaire de projets immobiliers à usage mixte à forte composante de commerce de détail à Shanghai. Il s’agit de la deuxième levée de capitaux institutionnels pour la société, précise la CDPQ dans un communiqué. Ce dernier indique également que le fonds souverain de Singapour GIC est un actionnaire actuel de Chongbang. La société détient et exploite actuellement 428.000 m² de boutiques et d’espaces commerciaux et plus de 417.000 m² en cours de développement.
Le gestionnaire d’actifs néerlandais NN Investment Partners (NN IP) a annoncé, ce 23 juin, le recrutement d’Ivan Nikolov au poste de gérant de portefeuille senior au sein de son équipe obligations convertibles. Basé à Londres, l’intéressé sera rattaché à Tarek Saber, responsable des stratégies obligations convertibles pour NN IP. La nouvelle recrue se concentrera en particulier sur le fonds (L) Global Convertible Opportunities Fund.Avant de rejoindre NN IP, Ivan Nikolov était «investment manager» en charge des obligations convertibles chez Aberdeen Asset Management à Londres. Auparavant, il a travaillé chez KNG Securities assurant le trading des obligations convertibles européennes et asiatiques et effectuant de la recherche crédit. Il a débuté sa carrière chez Pine River Capital Management, en charge de la gestion et de l’arbitrage des obligations convertibles européennes et asiatiques.
Ed Legget, jusque-là gérant en charge des actions britanniques chez Standard Life Investments (SLI), va rejoindre le gestionnaire d’actifs britannique Artemis Fund Management, a annoncé la société de gestion ce mardi 23 juin. Il remplace ainsi Tim Steer, qui gérait le fonds Artemis UK Growth Fund (737 millions de livres d’encours) et qui a décidé de partir à la retraite à la fin de l’année 2015. Ed Legget travaillait chez SLI depuis 2002 et a été nommé gérant de fonds en 2006. Il était notamment en charge de la gestion du fonds UK Equity Unconstrained (1,3 milliard de livres d’encours). Selon Investment Week, il sera remplacé pour la gestion de ce fonds par Wesley McCoy, qui gérait déjà ce portefeuille à son lancement en 2005 et a rejoint l’équipe actions britanniques en 2012.
Malgré les craintes autour d’une éventuelle sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne, Unigestion entend accélérer son développement outre-Manche. Dans un entretien accordé à Financial News, Fiona Fick, directrice générale de la société de gestion suisse depuis 4 ans, annonce en effet son intention de doubler ses effectifs à la City au cours des 18 prochains mois. «Notre principal marché est la Suisse et notre deuxième marché, c’est le Royaume-Uni et l’Irlande», indique-t-elle. «C’est notre marché à plus forte croissance. Je veux recruter plus de professionnels de l’investissement et les talents sont plus nombreux au Royaume-Uni qu’en Suisse. Nous voulons avoir deux centres financiers». Preuve que Londres est au cœur de sa stratégie, «nous avons environ 20 personnes et, au cours des 18 prochains mois, il y aura plus de 40 personnes», à la City, annonce Fiona Fick. Unigestion, qui gère 16,6 milliards d’euros d’actifs, emploie 189 personnes dans le monde.
Le fonds d’investissement suédois Cevian Capital a augmenté sa participation à 5,1% dans l’actionnariat d’ABB, rapporte L’Agefi suisse. Cevian Capital avait fait son entrée dans le groupe début juin en acquérant 3,1% des actions. Cevian gère un fonds d’investissement d’environ 14 milliards d’euros, qui détient «des parts minoritaires importantes» dans des sociétés européennes cotées. Le fonds, qui est basé à Stockholm, Londres et Zurich, utilise uniquement ses propres liquidités et ne fait pas appel aux effets de levier, rappelle son site internet.
Vontobel Asset Management renforce son équipe de gestion obligataire avec le recrutement de Ludovic Colin. Il sera en charge de la gestion du fonds Vontobel Bond Global Aggregate et apportera son expertise en recherche sur les taux d’intérêt et les changes. La société de gestion, qui gère plus de 18 milliards de francs suisses, accueille l’intéressé en provenance de Goldman Sachs Asset Management à Londres.
Julius Baer a annoncé mardi une provision de 350 millions de dollars sur ses résultats du premier semestre dans le cadre du conflit fiscal avec les Etats-Unis. La banque privée suisse précise dans un communiqué que les négociations avec le Département américain de la justice (DOJ) sont assez avancées pour faire une estimation provisoire du montant de l’amende à payer. Les Etats-Unis reprochent à Julius Baer d’avoir aidé des clients américains fortunés à se soustraire à l’impôt.
L’entreprise internationale Advanced Accelerator Applications (AAA), spin-off du CERN spécialisée en médecine nucléaire moléculaire (MNM), a annoncé le 23 juin avoir levé 23 millions d’euros auprès d’investisseurs américains. Cette augmentation de capital est menée par Adage Capital Management, L.P (Adage). Ont également participé certains fonds et comptes gérés par T. Rowe Price Associates, Inc. et Rock Springs Capital Management LP, précise un communiqué. A ce jour, AAA compte 17 laboratoires de production et de R&D et emploie plus de 340 salariés répartis dans 11 pays (France, Italie, Royaume-Uni, Allemagne, Suisse, Espagne, Pologne, Portugal, Israël, Etats-Unis et Canada). En 2014, les ventes de AAA se sont élevées à 69.9 millions d’euros (+29.8% par rapport à 2013).
Les fonds Ucits ont enregistré une collecte de 285 milliards d’euros au premier trimestre, en très forte augmentation par rapport au quatrième trimestre 2014 qui s'était terminé sur des entrées nettes de seulement 49 milliards d’euros, selon des statistiques communiquées par l’association européenne des gestionnaires d’actifs (Efama). Les seuls fonds de long terme, c’est-à-dire hors fonds monétaires, ont attiré 240 milliards d’euros au premier trimestre, contre 53 milliards d’euros au quatrième trimestre. Toutes les catégories de fonds ont progressé. Les fonds obligataires ont terminé le trimestre sur une collecte de 77 milliards d’euros contre 20 milliards d’euros, tandis que les fonds multi-classes d’actifs attiraient 101 milliards d’euros contre 19 milliards d’euros. Les fonds d’actions sont repassés dans le vert avec une collecte nette de 39 milliards d’euros après des rachats de 5 milliards d’euros au quatrième trimestre 2014. Les fonds monétaires ont enregistré une collecte nette de 45 milliards d’euros au premier trimestre après des sorties de 5 milliards d’euros au quatrième trimestre 2015. La collecte des fonds d’investissement alternatifs (AIF) s’est repliée à 17 milliards d’euros au premier trimestre contre 62 milliards d’euros au trimestre précédent. Une baisse attribuée à une moindre collecte des fonds multi-classes d’actifs (21 milliards d’euros contre 39 milliards d’euros) et à une décollecte de 14 milliards d’euros sur les fonds actions après une collecte de 2 milliards au quatrième trimestre 2014. La collecte institutionnelle s’est accrue à 54 milliards d’euros contre 44 milliards d’euros. A fin mars 2015, les fonds européens affichaient un encours de 12.663 milliards d’euros, en progression de 12,6% par rapport à fin décembre 2014. Les actifs des fonds Ucits affichent une hausse de 15,4% à 8.277 milliards d’euros, les actifs des AIF marquant un gain de 7,8% à 4.387 milliards d’euros.
Franklin Templeton Investments a procédé à une réorganisation de son équipe couvrant l’Espagne et le Portugal. Ainsi, selon les informations de Funds People, Ana Alvarez est nommée nouvelle responsable de la distribution pour la péninsule ibérique tandis que Nicolas Peña est nommé responsable de l’activité institutionnelle pour la même zone géographique. Les deux intéressés, qui travaillaient jusqu’à présent sein des équipes commerciales de la société de gestion, seront rattachés à Ramon Pereira, directeur général de Franklin Templeton pour l’Espagne et le Portugal. Par ailleurs, Emilia Romero, jusque-là directrice commerciale pour l’Espagne et le Portugal, a quitté Franklin Templeton pour motifs personnels, après y avoir travaillé pendant 14 ans.
Le Premier ministre grec Alexis Tsipras a indiqué que les propositions de son gouvernement pour dégager un excédent budgétaire avaient été rejetées par les créanciers du pays, a rapporté mercredi un responsable gouvernemental grec. «Il n’est jamais arrivé auparavant que des mesures de compensation ne soient pas acceptées. Ni en Irlande ni au Portugal. Nulle part, a déclaré Alexis Tsipras selon ce responsable. Cette attitude étrange ne peut signifier qu’une chose: soit ils ne veulent pas d’un accord soit ils servent des intérêts particuliers en Grèce».
Franck Dixmier a été nommé mercredi directeur mondial des gestions obligataires (global head of fixed income) d’Allianz Global Investors et rejoint le comité exécutif mondial du gestionnaire d’actifs. Basé à Paris, il conserve ses fonctions de directeur des investissements obligataires Europe et de responsable de la succursale française.
L’objectif de réduction du déficit public de la France pour 2015 est limité sans pour autant être acquis, prévient la Cour des comptes, qui pointe par ailleurs le moindre effort structurel de Paris dans l’assainissement de ses comptes publics par rapport à celui consenti par nombre de ses partenaires européens. Le gouvernement prévoit de ramener le déficit public à 3,8% du PIB à la fin de l’année. Les risques pesant sur les recettes sont limités, écrit la Cour qui estime en revanche que les objectifs d'évolution des dépenses publiques seront difficiles à atteindre, en particulier s’agissant de l’Etat et des collectivités locales. Elle impute ces risques aux «tensions concernant le budget de la Défense» et aux dépenses liés à l’emploi.
La Chine va investir 500 milliards de yuans (près de 72 milliards d’euros) dans 193 grands projets du secteur aérien pour développer les liaisons intérieures, a annoncé la direction de l’aviation civile. Ces investissements visent non seulement à faire face à l’augmentation de la demande liée au développement des classes moyennes mais aussi à soutenir la croissance, alors que la deuxième économie mondiale ralentit. Ce programme devait être présenté mercredi par Li Jiaxiang, directeur de l’Aviation civile lors d’un congrès à Pékin. L’organisme chargé de la planification en Chine estime que le nombre d’aéroports devrait passer d’environ 200 actuellement à 240 d’ici 2020.
Jerome Powell, l’un des gouverneurs de la Réserve fédérale américaine, s’est déclaré hier prêt à relever à deux reprises les taux d’intérêt avant la fin de l’année si la situation économique reste conforme aux prévisions. Il a expliqué s’attendre pour le second semestre à une accélération de la croissance, à une poursuite de l’amélioration du marché du travail et à une résurgence des tensions inflationnistes. «Ma prévision personnelle plaide pour une hausse en septembre et pour une autre en décembre», a-t-il dit lors d’un événement organisé par le Wall Street Journal. Ces propos font de Jerome Powell le cinquième responsable de la Fed à avoir récemment évoqué la possibilité de deux relèvements des taux avant fin 2015, hausses qui devraient être d’un quart de point chacune. Les dernières prévisions de la banque centrale tablent sur un taux des «fed funds» à 0,625% en fin d’année.
La collecte du Livret A et du Livret de Développement Durable (LDD) en mai a été négative de 630 millions d’euros pour tous les réseaux, avec une décollecte de 440 millions sur le Livret A et de 190 millions sur le LDD, a indiqué hier la Caisse des dépôts. Sur les cinq premiers mois de l’année, le montant cumulé de cette décollecte atteint 2,62 milliards d’euros. L’encours total sur les deux produits atteint ainsi 362,5 milliards au 31 mai 2015.
Le Financial Reporting Council, l’autorité comptable britannique, a indiqué hier avoir ouvert une enquête sur le rôle de KPMG auprès de la branche britannique BNY Mellon. Le Financial Conduct Authority avait en avril 2015 condamné BNY Mellon a une amende de 126 millions de livres pour avoir enfreint, entre novembre 2007 et août 2013, les règles en matière de conservation de titres. Le cabinet a fait savoir qu’il collaborait à l’enquête.
La lutte contre la fraude fiscale a rapporté 19,3 milliards d’euros à l’Etat français en 2014, selon un rapport du Comité national de lutte contre la fraude rendu public hier. «Les opérations de contrôle fiscal (...) ont permis de rectifier 15,3 milliards d’euros de droits et d’appliquer près de quatre milliards d’euros de pénalités», indique la synthèse de ce rapport. Ce résultat est supérieur à celui de 2013 (18 milliards d’euros) et des années antérieures. De leur côté, les organismes de sécurité sociale ont récupéré 852,6 millions d’euros, soit 34% de plus qu’en 2013.
L’Autorité de régulation prudentielle française a expliqué lors d’une conférence hier que les inquiétudes suscitées par le projet de refonte de la mesure du risque de taux dans le portefeuille bancaire avaient en partie été prises en compte par le Comité de Bâle.