Columbia Threadneedle Investments «regarde constamment les opportunités (d’acquisitions) qui pourraient survenir», déclare Michelle Scrimgeour, directrice générale de Columbia Threadneedle Investments EMEA dans L’Agefi Hebdo à paraître ce 12 octobre. «Sur le continent européen, nous faisons d’ores et déjà partie des 25 plus gros gérants d’actifs», rappelle la dirigeante. Elle indique cependant qu’"en toutes circonstances», le groupe se montrera sélectif. Aux Etats-Unis, il a déjà réalisé deux acquisitions ces deux dernières années: Emerging Global Advisors, LLC, un gérant spécialisé dans les portefeuilles smart beta, et, plus, récemment, la société immobilière Lionstone Investments basée à Houston au Texas. Considérant que les fondamentaux de l’entreprise «sont déjà bien en place» avec la réalisation de l’intégration de Columbia Management en mars 2015, la directrice générale nommée il y a 5 mois après une carrière passée chez M&G Investments et BlackRock, indique la feuille de route «sera à l’avenir de mieux nous faire connaître. Nous avons toute notre place dans la cour des grands». Concernant le Brexit, Michelle Scrimgeour dit regretter cette décision, mais rappelle que son groupe a été «parmi les premiers dans le secteur» à indiquer qu’il allait renforcer sa base luxembourgeoise et dupliquer sa gamme de fonds de droit anglais. Le groupe gérait 414 milliards d’euros à fin juin, et comptait plus de 2.000 salariés.
Au cours du troisième trimestre 2017, le gestionnaire d’actifs britannique Jupiter Fund Management (Jupiter) a enregistré une collecte nette de 1,34 milliard de livres. L’essentiel de ces flux nets entrants provient de ses fonds communs de placement (« mutual funds ») qui ont engrangé 1,24 milliard de livres au cours de la période sous revue. Grâce à cette solide collecte nette, les encours de Jupiter atteignent 48,4 milliards de livres à fin septembre 2017 contre 46,9 milliards à fin juin 2017, soit une progression de 3% d’un trimestre sur l’autre.
Investec Asset Management (Investec AM) a nommé Joanna Tucka au poste d’analyste en charge du secteur de la santé au sein de son équipe actions 4Factor Equity, rapporte le site InvestmentEurope. Cette équipe, codirigée par Mark Breedon et Rhynhardt Roodt, assure la gestion d’actions mondiales et régionales en utilisant une approche d’investissement basée sur quatre facteurs (« 4Factor »). Joanna Tucka arrive en provenance de Valiance où elle officiait en tant qu’analyste senior en charge du secteur de la santé. Auparavant, elle avait travaillé chez Goldman Sachs où elle couvrait les grandes capitalisations européennes des secteurs de la pharmacie et des biotechnologies. Au cours de sa carrière, elle a également officié chez Terra Firma Capital Partners.
Au cours de son premier semestre fiscal clos au 30 septembre 2017, Liontrust Asset Management (Liontrust) a enregistré une collecte nette de 178 millions de livres contre 92 millions de livres au premier semestre 2016, a annoncé hier le gestionnaire d’actifs britannique. Dans le détail, la société de gestion a engrangé 303 millions de livres de souscriptions nettes auprès de la clientèle « retail » britannique. A l’inverse, elle a subi 160 millions de livres de décollecte nette auprès de la clientèle institutionnelle.Portés par cette bonne dynamique commerciale, ses encours ressortent à 9,6 milliards de livres à fin septembre 2017 contre 6,5 milliards de livres à fin mars 2017, soit une progression de près de 48%. Outre l’effet collecte nette, Liontrust a pu compter sur l’acquisition d’Alliance Trust Investment Limited, qui lui a apporté 2,5 milliards de livres d’actifs supplémentaires. La croissance des encours s’est poursuivi à l’issue de ce premier semestre, ses actifs sous gestion s’établissant à 9,81 milliards de livres au 9 octobre 2017.
The Netherlands-based asset management firm Robeco on 11 October announced that it has decided to cover the costs of external research when the European MiFID 2 directive comes into force, on 3 January 2018. “Although we very largely rely on our own internal research, our own opinions and points of view, we also buy in analyses of businesses, sectors and asset classes undertaken by brokers or independent research companies”, the asset management firm explains in a statement. “Often, the cost of this external research is included in the transaction costs which these brokers charge Robeco. And, particularly in the case of bonds, it is not always easy to tell what represents research as part of that overall bill.” From 3 January 2018, however, asset management firms will be required either to pass on the cost of analysis and reports to their clients, or to pay these costs themselves. “Having chosen the second option, Robeco will thus be one of the asset management firms which has decided to list external research costs on its own balance sheet,” the asset management firm says. “This choice will have a positive impact on performance, as it will result in a decline in brokerage commissions.” According to an internal memo obtained by Investment Week, Columbia Threadneedle has also decided to cover the costs of external research. “From January 2018, the costs of external research which we take on for clients of our companies, will be paid by Columbia Threadneedle,” the asset management firm says.
La production industrielle de la zone euro a progressé en août à son rythme le plus soutenu depuis neuf mois, portée en particulier par les biens d'équipement, un bon présage pour la croissance économique du second semestre. La production a augmenté de 1,4% d’un mois sur l’autre et de 3,8% annuellement, a annoncé ce jeudi Eurostat. Les économistes interrogés par Reuters projetaient +0,5% et +2,6% respectivement. Les données de juillet ont en outre été revues à la hausse: +0,3% de hausse mensuelle au lieu de +0,1% et +3,6% de croissance annuelle et non plus +3,2%.
La semaine d’or (« Golden Week ») – c’est-à-dire de congés – qui suit la fête nationale du 1er octobre (proclamation par Mao Zedong de la fondation de la République Populaire de Chine), est souvent l’occasion de visiter la famille. Avec l’augmentation du niveau de vie, elle est devenue l’un des moments de l’année où les Chinois voyagent le plus. Cette année, 93 millions d’entre eux s’adonnaient à du tourisme dans leur pays au cinquième jour de ces congés d’automne, rapporte le China National Tourism Administration (CNTA). Et ils ont dépensé ce jour-là 76,3 milliards de yuan (11,4 milliards de dollars) : une croissance à deux chiffres de 14,7 % d’une année sur l’autre.
Il n’y a pas urgence à restreindre et contrôler le trading algorithmique. Le trading à haute fréquence et les algorithmes ont même rendu les marchés bien plus efficients. Bon, il y a bien eu quelques « flash crashes » par-ci par-là. Ainsi va la vie des marchés. Mais la conclusion principale de la Banque d’Angleterre est qu’aucune action n’est nécessaire pour limiter ces épisodes désagréables pour les marchés, a déclaré Chris Salmon de la Banque d’Angleterre (BoE). Aucune action « dans l’immédiat », a précisé le prudent directeur des marchés de la banque centrale. En pleine discussion sur le Brexit, les BFI n’ont nul besoin d’arguments supplémentaires pour déménager et quitter la City.
Cela a au moins l’avantage de rajeunir tout le monde d’une bonne quinzaine d’années. Rappelez-vous. En 2000 s’introduisaient au Nasdaq des entreprises qui n’avaient pas réalisé un centime de chiffre d’affaires. On connaît la suite. Aujourd’hui, c’est la SEC (Securities and Exchange Securities) qui vient de déposer plainte pour des ICO (initial coin offerings) de deux entreprises (RECoin et Diamond Reserve) censées exercer leur art dans l’immobilier et le diamant. Que nenni, aucune de ces deux entreprises n’exerce une activité réelle. Que du virtuel ou dit autrement du vent. Faire et défaire, réguler et dérégule…
Anti-paperasse. Ce n’est rien de dire que les conseillers de la Maison-Blanche goûtent peu la régulation. Dans un document de 20 pages (The growth potential of deregulation -The Council of Economic Advisers, October 2, 2017), les économistes de Donald Trump cherchent à évaluer les « dégâts » de ce qu’ils appellent « la régulation excessive ». Cet excès aurait coûté depuis 1980 pas moins de 0,8 point de pourcentage de croissance économique chaque année aux Etats-Unis. Le pire provient des huit dernières années où pas moins de 500 nouveaux textes de régulation ont été créés. Les économistes de la Maison-Blanche ne nient pas les bonnes intentions (sic) à l’origine de « cette prolifération régulatrice », mais considèrent qu’elle fonctionne aujourd’hui comme une taxe sur l’économie. Leur « expertise » repose pour l’essentiel sur le nombre de pages de documentation officielle (le Federal register), en stock (voir le graphique) comme en flux (pas loin de 100.000 pages nouvelles en 2016, soit 45.000 de plus que 40 ans plus tôt). Le stock (les nouvelles régulations écrasant les anciennes) a augmenté de 160 % en 40 ans. La méthode d’analyse laisse à désirer. Ainsi, le vaste mouvement de dérégulation financière enclenché par la présidence Clinton dans les années 1990 et poursuivie jusqu’en 2005 ne laisse aucune trace dans les statistiques de consommation de papier et de destruction de pages. Les conseillers de la Maison-Blanche soulignent que l’OCDE classe les Etats-Unis à la 27e place (sur 35) à l’indice des régulations des marchés de biens, « derrière la France et le Chili ». Leur conclusion est sans surprise : moins de régulation serait favorable à la prospérité des Etats-Unis.
En dur. Le mastodonte fonds immobilier d’Axa Investment Managers – Real Assets, lancé en mars 2016 annonce plus d’un milliard d’euros levés. Véhicule paneuropéen, il retient des actifs core et a déjà déployé 830 millions d’euros dont l’investissement cet été dans un portefeuille de logistique de 1,2 million de m2. C’est dans ce fonds qu’est notamment logée la Tour First à la Défense. Au total, Axa CoRe détient 44 actifs répartis dans sept pays, dans les secteurs prime de bureau (49 %), de la logistique (35 %) et du commerce (16 %). Si les engagements proviennent de la maison mère, l’assureur Axa, le fonds compte également 23 clients tiers.
Tournant. Face aux doutes sur la valeur ajoutée de la gestion active, Fidelity International a introduit un nouveau modèle de frais via de nouvelles catégories de parts pour ses gestions actions gérées activement avec des frais annuels réduits et la mise en place, de manière symétrique, de frais de gestion variables liés à la performance des fonds. Pour une performance égale ou inférieure à celle du benchmark, les clients bénéficieront de frais plus faibles avec un plancher ; pour une performance supérieure, ce modèle prévoit un partage avec le client avec un plafond. Ce mouvement vers des frais variables est censé marquer l’engagement de Fidelity en faveur de la gestion active. Le gestionnaire a aussi décidé qu’il passerait le coût de la recherche externe à ses clients dans le cadre de MIF 2.
Jeunesse, urbanisation, smartphone, c’est le trio gagnant des pays émergents. Les réseaux mobiles à eux seuls vont élever le niveau d’éducation des populations et leur permettre d’accéder aux réseaux bancaires et financiers. Selon HSBC, ce dernier point va accroître leur PIB agrégé de 3.700 milliards de dollars d’ici à 2025. Tous ces facteurs vont propulser la contribution des pays émergents à la croissance mondiale. Au point, selon HSBC, que l’Inde sera un plus gros contributeur que la zone euro en 2018-2019. L’Indonésie et le Brésil contribueront chacun plus que le Royaume-Uni, et les Philippines plus que l’Espagne. L’histoire avance...
Il y a longtemps que l’Europe n’avait pas donné le tempo sur les marchés. Or c’est ce qu’elle s’apprête à faire avec l’entrée en vigueur de MIF2 le 3 janvier. La portée de corps de règles n’est pas toujours appréciée au-delà de ceux qui suent ces jours-ci sang et eau pour s’y conformer. Ce n’est que récemment qu’hors d’Europe, son caractère refondateur a été perçu et que l’analyse de ses conséquences sur l’industrie des marchés s’est imposée comme une urgence. Alors que MIF1 visait largement à aligner les pratiques européennes sur celles déjà en vigueur outre-Atlantique, MIF2 impose à l’industrie financière une révolution, conçue pour mettre un point final à la crise financière récente. Pour les professionnels dont la vie est centrée sur l’investissement et la transaction, il n’est pas exagéré de dire qu’il y aura un avant et un après MIF2.
Les marchés obligataires ont évolué jusqu’ici dans une fourchette étroite mais cette tendance pourrait s’arrêter au cours du 4ème trimestre de l’année, même si les conséquence de ce tournant restent incertaines. La perspective d’une croissance synchronisée à l’échelle mondiale devrait continuer de soutenir les marchés obligataires dans leur ensemble. Toutefois tous les indicateurs ne sont pas au vert pour la classe d’actifs.
C’est la masse des capitaux que les fonds souverains devraient injecter dans le secteur immobilier d’ici à 2020. Une projection établie par le conseil Knight Frank, qui indique que ce chiffre se fonde sur le scénario d’une allocation en immobilier de 5 % du portefeuille de ces institutionnels.
« Sympa, c’est le chargé de mon compte à la banque qui connaît rien qui devrait jouer. » Ce commentaire cinq étoiles sur Google Play salue, avec d’autres, le lancement le 2 octobre de FinQuiz, une application gratuite que l’Autorité des marchés financiers a conçue pour améliorer les connaissances du grand public sur la finance. En répondant à des questions telles que « pourquoi diversifier son épargne ? » ou « qu’est-ce qu’une SCPI ? », les particuliers – et leurs conseillers bancaires, donc – pourront faire grandir le personnage virtuel qu’ils auront choisi dans le jeu et accéder à des articles pédagogiques. De quoi éviter, surtout, de céder aux arnaques des placements miracles qui pullulent sur la Toile.