L’Italien Davide Serra a co-fondé Algebris Investments en 2006 après 10 ans comme analyste chez Morgan Stanley et UBS. Aujourd’hui, la société de gestion a 70 employés et gère 12 milliards de dollars. Interrogé par le Financial Times fund management sur le Brexit, Davide Serra, qui vit au Royaume-Uni depuis 24 ans mais reste un Europhile convaincu, indique « je pense que le Brexit est une situation « lose-lose » pour le Royaume-Uni et l’Europe, mais le Royaume-Uni sera le plus gros perdant ». L’Italie représente 25 % de ses investissements et environ 30 % de sa base investisseurs. Il a gagné de l’argent pendant la crise bancaire italienne et il est aujourd’hui l’un des principaux investisseurs de créances douteuses sécurisées italiennes, ayant investi près de 1 milliard d’euros. L’Italie tire aussi l’incursion de la société dans le retail. Sa société, toutefois, reste fermement basée à Londres. « Mon cœur est en Italie, mais mon cerveau est au Royaume-Uni », dit Davide Serra. La société a aussi des bureaux à Boston, Singapour et plus récemment au Luxembourg, ce qui fait qu’elle a un pied en Europe si les négociations sur le Brexit tournent mal. « Ma dernière recrue est iranienne. Si demain on nous dit que nous devons recruter d’abord des Britanniques, je déménagerai mon entreprise immédiatement », dit-il.
La société de gestion allemande Aquila Capital, spécialisée dans les stratégies alternatives, a décidé de revoir le processus d’investissement de sa stratégie long-only multi-classes d’actifs en prenant en compte les derniers développements en finance quantitative et dans le secteur de l’intelligence artificielle. Dans ce contexte, le AC Risk Parity Fund a été renommé le AC - Adaptive Diversification Fund. Le processus d’investissement inclut une gamme avancée d’indicateurs pour mesurer l’attractivité du marché, et viser des rendements stables indépendamment des cycles de marchés.Le fonds se base sur les stratégies développées par le Systematic Trading Group d’Aquila, lancé en janvier 2017 et qui gère des stratégies d’actions et de contrats de futures systématiques multi-classes d’actifs représentant plus de 2,5 milliards de dollars d’actifs sous gestion. L'équipe, qui pilote les stratégies quantitatives, comprend Urs Schubiger, Fabian Dori et Egon Ruetsche, tous stratégistes quantitatifs.
Le gestionnaire d’actifs alternatifs allemand Prime Capital a annoncé, ce 23 novembre, le lancement du fonds Prime Capital Aviation Debt (PCAD), un nouveau compartiment de sa sicav luxembourgeoise Prime Capital Debt SCS. Ce nouveau véhicule investira dans des prêts senior garantis par des flottes aériennes. A l’occasion de son premier « closing », plusieurs compagnies d’assurances ont déjà apporté 115 millions de dollars de capitaux dans le fonds. « En ce qui concerne les ‘closing’ à venir, les investisseurs pourront investir des capitaux supplémentaires d’un montant total de 400 millions de dollars », précise Prime Capital dans un communiqué. Les avions – modèles Airbus et Boeing – qui sont financés par ces prêts seront gérés et exploités par des compagnies aériennes du monde entier. Le fonds est libellé en dollar et il vise un rendement net supérieur à 4%.Prime Capital travaillera en collaboration avec DVB Bank SE, l’une des principales banques sur le marché de la dette des flottes aériennes, qui interviendra en tant que partenaire arrangeur. La banque assure un accès à long terme à des opportunités d’investissement attractives pour le fonds, souligne Prime Capital, qui opère sur le marché du financement des flottes aériennes depuis 2014. Les deux partenaires collaborent depuis plus d’un an sur cette classe d’actifs et ont déjà investi ensemble plus de 200 millions de dollars pour des investisseurs institutionnels.
Le bitcoin sans la volatilité ? C’est, semble-t-il, désormais possible. Le trader en ligne Swissquote, basé en Suisse, vient de lancer le premier certificat à gestion active sur le bitcoin (Actively Managed Certificate). Il permet à tous les investisseurs de profiter du boom des crypto-monnaies grâce à un produit structuré négocié à la Bourse suisse. En achetant le certificat bitcoin sur une place de marché régulée, les investisseurs sont moins exposés aux risques associés au négoce et à la détention de bitcoins, mais peuvent tout de même profiter des gains potentiels, explique le communiqué.Pour la gestion du certificat, Swissquote utilise l’intelligence artificielle et le machine learning : la volatilité, et par conséquent le risque, sont réduits grâce à un algorithme. Ce dernier prédit l’évolution à court terme des rendements futurs en compilant et en interprétant une variété de signaux techniques ainsi que le sentiment de marché exprimé sur les réseaux sociaux. L’algorithme gère ensuite le certificat automatiquement. Entre 60% et 100% du montant d’investissement est en bitcoins, une part variable selon l’évolution escomptée du prix de la crypto-monnaie. Le reste du portefeuille est libellé dans une monnaie classique, dans ce cas le dollar américain. Si la probabilité d’un recul du bitcoin augmente, la part en dollars américains est relevée jusqu’à 40%, ce qui permet de réduire la volatilité. Si le prix du bitcoin est attendu en hausse, jusqu’à 100% du portefeuille est investi dans cette crypto-monnaie.Le certificat Swissquote sur le bitcoin est libellé en dollars américains. L’investissement minimum est de 1000 dollars, ce qui est également le prix minimum d’émission du certificat. Les frais de gestion s’élèvent à 1,5% par an auxquels s’ajoutent les coûts de transaction.
Le patron de Credit Suisse, Tidjane Thiam, a exclu de nouvelles discussions avec le hedge fund activiste RBR Capital Advisors qui appelle de ses voeux un démantèlement du groupe en trois entités distinctes, rapporte le site spécialisé Financial News. Tidjane Thiam avait rencontré début novembre le fondateur de hedge fund, Rudolf Bohli, pour discuter de ses demandes. Les réticences de Tidjane Thiam pourraient compliquer le projet de RBR Capital, estime Financial News qui rappelle que le hedge fund a une participation de 0,2% dans le capital du groupe suisse.
The German asset management firm Aquila Capital, a specialist in alternative strategies, has decided to revise the investment process for its long-only, multi-asset class strategy, taking into account the latest developments in quantitative finance and the artificial intelligence sector. In this context, the AC Risk Parity Fund has been renamed AC – Adaptive Diversification Fund. The investment process includes an advanced range of indicators to measure the attractiveness of the market, and aims for stable returns independently of market cycles. The fund is based on strategies developed by the Systematic Trading Group from Aquila, which was launched in January 2017 and manages equity strategies and systematic multi-asset class futures representing USD2.5bn in assets under management. The team, which manages quantitative strategies, includes Urs Schubiger, Fabian Dori and Egon Ruetsche, both quantitative strategists.
BNP Paribas announced it is ceasing its financing and investment activities related to manufacturers of tobacco products, as well as producers, wholesalers and traders whose revenue is derived mainly from tobacco.The World Health Organization (WHO) Framework Convention on Tobacco Control, the first legally-binding global public health treaty, focused on the issue of tobacco consumption around the world in order to «protect present and future generations from the devastating health, social, environmental and economic consequences of tobacco consumption and exposure to tobacco smoke.» In particular, it reaffirms “the right of all people to the highest standard of health”, and the importance of measures regarding the reduction of demand and supply in order to meet this objective."The WHO has called on the international community regarding the effects of tobacco in terms of health. We have reaffirmed our ambition to finance the economic development while having a positive impact on all our stakeholders, contributing to build a better future.» said Jean-Laurent Bonnafé, Director and Chief Executive Officer, BNP Paribas."We are delighted by BNP Paribas’ announcement, and we call on all leaders in the finance sector to stand alongside BNP Paribas in solidarity with health and government sectors across the globe.», said Dr. Bronwyn King, CEO, Tobacco Free Portfolios.These new financing and investment measures are part of the BNP Paribas commitment to finance the economy while having a positive impact on all its stakeholders.
“I do not comment rumours,” said Didier Le Ménestrel, chairman and CEO of La Financière de l’Echiquier, when asked Friday morning about a potential takeover from Primonial, at a meeting with the European press. However, the question of whether a partnership with another player would interest him, the founder and director of the French asset management firm was more open. “You can grow by yourself. But it can go so much faster if you find the right partner or make the right acquisition,” he said. “I have always been very active in growing the company,” the director continues. He points out that he has had several different shareholders since the inception of the company in 1991, and that HSBC controlled 50% of capital plus one share for two years. “In the past two years, we were more active, since I want La Financière de l’Echiquier to be a first league asset mangaer.” Le Ménestrel also said that he “wants to be chairnan and CEO of the company.” When asked about the importance of independence, Le Ménestrel says that it is important, as is entrepreneurship. A merger between La Financière de l’Echiquier and Primonial was suggested last week by Distrib Invest, and then in Les Echos (see NewsManagers of 24 November). Between the end of 2016 and the end of October 2017, La Financière de l’Echiquier has seen an increase in its assets from EUR7.6bn to EUR8.98bn. This growth in assets is 60% due to market effects and 40% to inflows, according to Jean-François Bay, director of strategy, development and international.
The index provider Solactive has released a study of robo-adviers, entitled “Robo-Advisory: A closer look at the engine room,” which considers a series of issues related to the ongoing growth of these new toold, including questions related to transparency, track records and asset allocation. Wth this in mind, Solactive has compared US and German robo-advisers.The study finds that robo-advisers use various optimisation approaches as a basis of determine the recommended portfolios, and there are significant differences between the US and German vehicles, particularly concerning allocation and fees. Lastly, it seems that robo-advisers are not “magical” tools, and that even these tools may cause losses, even as part of the implementation of conservative investment strategies. Tim Pfeiffer, head of research and development at Solactive, estimates in conclusion that robo-advisers represent a real challenge to traditional assets, but that they are not going to become the only apporach to investment either. These tools are “certainly a good service to supplement traditional offerings. Try to think more this way: even 20 years after the first packages were sent by Amazon, there are still libraries, I even imagine that libraries have improved. In the same way, there will still be personalised banking and investment services in 20 years. Banks can create hybrid models, particularly based on individual investment objectives, auch as retirement planning or life events. This is an area in which online planning is still facing limitations,” Pfeiffer writes.
Paradoxically, although many central banks and market participants are expressing concerns about risks of rising inflation, inflation-linked bond funds show net inflows of USD1.2bn in the week to 21 November, the largest since November 2016, according to a weekly study by Bank of America Merrill Lynch, based on data from the global flow evolution monitoring specialist EPFR Global.Bond funds overall show inflows of only USD4.8bn. Funds dedicated to high yield bonds have seen a fourth consecutive wek of net redemptions, this time totalling USD2bn. Over four weeks, redemptions have totalled nearly USD10bn. However, emerging market bond funds have attracted a further USD0.9bn in the past week. Equity funds, for their part, show net inflows of USD7.4bn, driven by inflows to Japan and emerging markets. Japanese equity funds have attracted a further UDS1.5bn. US equity funds have seen net subscriptions of USD1bn, but European equity funds have meanwhile seen net redemptions totalling USD400m.
Jupiter Asset Management (Jupiter AM) has announced the recruitment of Makeem Asif as senior analyst responsible for convertible bonds on the team dedicated to multi-asset class and convertible management. Asif will begin at the start of 2018. Asif will report to Lee Manzi, manager responsible for the Jupiter Global Convertibles fund, and will work alongside Joseph Chapman, quantitative analyst. Asif joins from RWC Partners, where he had served in a similar role. In early November, the British asset management firm also announced the recruitment of Kate O’Neill to the newly-created position of head of corporate development. O’Neill will report to chief financial officer Charlotte Jones, and will construct a team to oversee development strategy at the business, in collaboration with the executive board at Jupiter for coordination of strategic planning and implementation, analysis of competitors and commercial development opportunities. She will also be responsible for strategic development and investor relationship communications programmes. O’Neill joins from Maitland Consultancy, a communications consulting agency, where she was a partner. Before that, she served in a variety of senior positions at Brunswick, Lloyds Banking Group and Henderson Global Investors.
Linedata, a publisher of universal solutions for asset management professionals, is in the first stages of identifying the major trends in the sector. Though regulatory constraints remain a major subject for asset management firms, they cannot be allowed to make companies miss out on the digital transition, artificial intelligence, big data, or blockchain. Patricia Regnault-Fouqueray, head of asset mangement for Europe, discusses the state of progress in these themes for players with NewsManagers.
BNP Paribas a annoncé vendredi cesser ses activités de financement et d’investissement relatives aux fabricants de produits du tabac. La décision de la banque française concerne les «producteurs, grossistes et traders dont les revenus proviennent principalement du tabac». Le groupe rappelle l’importance de la convention-cadre de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour la lutte antitabac, qui a identifié le tabac comme première cause de décès évitable. Plusieurs investisseurs, comme Aviva, Axa et Scor, ont déjà annoncé depuis 2016 qu’ils arrêteraient de financer le secteur du tabac.
Stéphane Fantuz, Président de la Chambre Nationale des Conseillers en Investissements Financiers (CNCIF) a été nommé au Comité consultatif du secteur financier (CCSF), au titre de l'U2P, en qualité de représentant des clientèles de professionnels et d'entreprises.
Finaveo, la plateforme proposant aux CGPI des outils permettant d'effectuer les opérations de souscription et d'arbitrage sous forme dématérialisée, par internet en mode sécurisé est actuellement en plein expansion et souhaite recruter un nouveau commercial pour renforcer son développement.
Le 23 novembre dernier, la Haute juridiction a cassé l'arrêt des juges du fond 21 juin 2016 aux motifs que « la qualification d’obligation n’est pas subordonnée à la garantie de remboursement du nominal du titre ». Cette décision rend effectivement les fonds structurés éligibles à l'assurance-vie.
À l'occasion d'une rencontre avec la presse européenne vendredi, Didier Le Ménestrel n'a pas souhaité commenter l'information que nous avions dévoilée la semaine dernière sur un rapprochement capitalistique avec le groupe Primonial. Il a en revanche confirmé qu'il était ouvert à un partenariat avec un acteur de la Place.
Tikehau Capital vient d'annoncer avoir procédé avec succès au placement d’une émission obligataire d’un montant de 300 millions d’euros à échéance novembre 2023. Cette émission obligataire inaugurale « senior unsecured » est assortie d’un coupon fixe annuel de 3%. Le règlement-livraison est prévu le 27 novembre 2017.
Pour accroître le rendement de son portefeuille, la MAIF est à la recherche de stratégies qui n’entraîneront pas de dégradation du profil de risque du portefeuille. «En particulier, notre objectif est de minimiser la corrélation de notre portefeuille avec les classes d’actifs traditionnelles telles que les taux d’intérêt et les marchés actions, nous explique Sophie Elkrief, directrice des investissements de l’institution. En prenant en compte ces contraintes, les stratégies de type risk premia sont une voie intéressante que nous explorons», poursuit-elle. Ainsi, l’institution est plutôt intéressée par des véhicules multi classes d’actifs ayant pour objectif de générer une performance absolue. «Nous pensons y investir à partir de 2018, en gestion déléguée». Pour ce faire, l'équipe est en veille active et a défini des critères de choix bien précis. «Nous souhaitons investir dans plusieurs produits afin de ne pas être exposé à un seul type de gestion. Nous privilégierons des supports (fonds, managed account, etc) de qualité, diversifiés, transparents et dont les principaux risques sont identifiables et identifiés. Nous sommes encore aux prémices de ce type de produits, et le temps permettra de déterminer s’il y a un comportement commun à toutes les stratégies premia et la robustesse en situation de stress réelle», a conclu Sophie Elkrief.
BNP Paribas annonce vendredi cesser ses activités de financement et d’investissement relatives aux fabricants de produits du tabac. La décision de la banque française concerne les «producteurs, grossistes et traders dont les revenus proviennent principalement du tabac». Le groupe rappelle l’importance de la convention-cadre de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour la lutte antitabac, qui a identifié le tabac comme première cause de décès évitable.
Belfius et Kepler Cheuvreux, premier courtier européen indépendant en valeurs mobilières, ont conclu un partenariat stratégique en vue de créer une nouvelle offre action, dotée d’un ancrage fort au niveau local en Belgique. Ensemble, Belfius et Kepler Cheuvreux proposeront une offre en Equity Capital Markets (opérations ECM), en equity research, en institutional sales et en courtage. Belfius étoffe ainsi son offre de services auprès de ses clients corporate et wealth management, indique la banque belge dans un communiqué.Dans le cadre de ce partenariat en ECM, Belfius sera responsable des services d’origination et de structuration des opérations sur les marchés de capitaux propres en Belgique tandis que Kepler Cheuvreux assurera la recherche sur actions, le courtage et les ventes institutionnelles. Kepler Cheuvreux a déjà eu ce type de partenariats avec UniCredit (depuis 2011), Crédit Agricole CIB (depuis 2013), Rabobank (depuis 2016) et Swedbank (depuis juillet 2017)Belfius entrera au capital de Kepler Cheuvreux à hauteur de 5,2% , sans augmentation de capital. Il rejoint au tour de table Blackfin (17,6%), CA CIB (15,1%), la Caisse des dépôts (9,7%), Swedbank (6%), UniCredit (5,2%), Rabobank (5%), Arkéa (4,4%) et les dirigeants et salariés (31,9%). Belfius sera également membre du conseil de surveillance de Kepler Cheuvreux. De plus, dans le cadre de cette collaboration, Kepler Cheuvreux intensifiera ses activités au Benelux et ouvrira un bureau dans la Tour Belfius.
La banque italienne Mediobanca va prendre une participation de 69% dans RAM Active Investments, une société genevoise spécialisée dans la gestion systématique gérant 4,9 milliards de francs suisses, soit environ 4,2 milliards d’euros. Cette acquisition, qualifiée de « partenariat stratégique » se fait auprès des associés fondateurs et du groupe Reyl. Les associés fondateurs, Thomas de Saint-Seine, Maxime Botti et Emmanuel Hauptmann garderont « des participations importantes » au sein du capital de RAM AI et « s’engageront dans son développement pour un minimum de dix années », précise un communiqué. Ils réinvestiront également une part significative des produits de la transaction dans la gamme de fonds de la société. Investisseur initial et actionnaire institutionnel historique de RAM AI, le groupe Reyl conservera 7,5% du capital et « demeurera un partenaire privilégié ainsi qu’un investisseur de référence dans ses produits ». Avec cette opération, Mediobanca renforce son pôle de gestion d’actifs, qui représentait un encours de 30 milliards d’euros à fin juin. « Notre plan stratégique 2016-19, approuvé en novembre 2016, marque une nette accélération de notre repositionnement grâce à la création et au développement d’un pôle de gestion d’actifs. Une part importante de ce plan est liée à la décision de Mediobanca de se doter d’une activité de gestion alternative, réalisé par le biais de partenariats stratégiques avec des gérants possédant d’excellentes équipes dirigeantes, un track record de qualité et une plateforme évolutive », rappelle Alberto Nagel, Group CEO de Mediobanca. « RAM AI est particulièrement bien positionné pour apporter une contribution unique aux activités de gestion active de Mediobanca, et devenir la pierre angulaire du lancement de stratégies systématiques ainsi qu’un pôle d’innovation pour le développement de nouvelles idées d’investissement. De plus, RAM AI contribuera à la croissance de notre plateforme alternative, diversifiera notre offre de produits par l’ajout de stratégies liquides sur les actions, et est remarquablement positionné pour bénéficier d’une base complémentaire d’investisseurs et de réseaux géographiques de distribution », poursuit-il. Fondé en 2007 et basé à Genève, RAM AI propose à une clientèle d’investisseurs professionnels et institutionnels une gamme de fonds actifs et alternatifs gérés selon une approche fondamentale systématique sur les actions et tactique sur les obligations. A l’issue de l’opération, RAM AI « conservera son organisation et son indépendance opérationnelle », assure le communiqué. La société bénéficiera d’un certain nombre d’avantages, notamment un réseau de distribution élargi en Europe. « Mediobanca est un excellent partenaire pour RAM AI, tant culturellement qu’en matière de synergies de distribution. Ce partenariat nous donnera des ressources opérationnelles supplémentaires ainsi que des capacités de « seeding » qui favoriseront la recherche et l’innovation, tout en préservant notre indépendance et notre culture unique », se réjouit Thomas de Saint-Seine, directeur général de RAM AI.
Credit Suisse a décidé de retirer deux fonds thématiques de sa gamme de produits, rapporte Citywire Selector. Le premier fonds concerné est le Credit Suisse (Lux) Global Energy Winners Equity Fund, géré par Thomas Amrein qui est également en charge du nouveau fonds CS (Lux) Global Digital Health Equity aux côtés de Christian Schmid. A fin septembre, ce fonds totalisait 59 millions de dollars d’actifs sous gestion. Cette stratégie devrait être liquidée en décembre et 85% de ses encours seront transférés dans le fonds Credit Suisse (Lux) Infrastructure, géré par Werner Richli et Anna Väänänen.L’autre fonds qui sera prochainement liquidé est le Global Biotech Innovators Equity Fund. Cette stratégie était également gérée par Thomas Amrein. La majorité des encours de ce fonds sera transférée dans le produit CS (Lux) Global Digital Health Equity. A fin septembre, le fonds Global Biotech Innovators Equity cumulait 166 millions de dollars d’actifs sous gestion.
La Banque cantonale de St-Gall a annoncé ce 23 novembre l’acquisition auprès de la banque privée allemande M.M. Warburg de ses clients de banque privée ainsi que de ses conseillers. Cinq conseillers clientèle vont ainsi rejoindre la banque cantonale dans son antenne de Zurich. Après le Luxembourg, M.M. Warburg a donc décidé de réduire la voilure également en Suisse, le seul autre marché étranger où elle est encore présente.Le prix de la transaction n’a pas été divulgué. L’opération devrait être bouclée dans le courant du premier trimestre 2018.La banque privée allemande reste toutefois encore présente à Zurich par le biais de sa filiale Private Clients Partners, un family office qui prend en charge les grandes fortunes et certains mandats de gestion. La banque cantonale a pour sa part enregistré au premier semestre une collecte nette de 1,1 milliard de francs, ce qui a contribué à une croissance de ses actifs sous gestion à 40,4 milliards de francs à fin juin 2017.