Alto Invest a annoncé ce 1er décembre le remboursement total du FCPI Alto Innovation 8 avec une distribution de 126 euros/Part A, soit une performance de +26%. Il s’agit du huitième fonds remboursé complètement par Alto Invest. Le FCPI comptait 1.800 souscripteurs et a investi dans 35 entreprises européennes, généralement présentes dans des secteurs porteurs, et situées principalement en France, au Royaume-Uni et en Allemagne. « Forts de ces bons résultats, nous proposons cette année un nouveau fonds, le FCPI innovALTO 2017-2018. Il sera investi à 70% au moins dans des entreprises innovantes européennes dans des marchés que nous jugeons particulièrement dynamiques (notamment Allemagne, Royaume-Uni, France, Suède(2)). Le solde sera investi dans une gestion multi-support via des placements financiers diversifiés en fonds ou titres vifs. Le Fonds ouvre droit pour les souscripteurs à une réduction d’impôt sur le revenu immédiate de 18% (voir conditions ci-après), en contrepartie d’un risque de perte en capital », a déclaré Olivier Tanneveau, directeur associé d’Alto Invest. La souscription doit intervenir avant le 31 décembre 2017 pour bénéficier de la réduction d’impôt au titre des revenus 2017.
Paul Tudor Jones réorganise sa société de hedge funds plombée par les demandes de rachats des investisseurs, rapporte Bloomberg. Tudor Investment Corp ferme ainsi son fonds Discretionary Marco et laisse les investisseurs transférer leurs actifs dans le fonds principal BVI au 1er janvier, selon une lettre aux porteurs lue par Bloomberg News. Paul Tudor Jones devient aussi le gérant principal du fonds BVI, qui sera désormais le seul fonds multi-trader l’an prochain. Andrew Bound et Aadarsh Malde, qui étaient co-directeurs des investissements du fonds macro discrétionnaire, quitteront la société par consentement mutuel, indique la lettre. Tudor a subi des rachats nets de 500 millions de dollars au troisième trimestre, ramenant les encours à 7 milliards de dollars, soit environ la moitié du niveau géré en juin 2015.
Chen Zhao, ancien co-directeur de la recherche macro mondiale chez Brandywine Global Investment Management, vient de lancer son propre cabinet de recherche indépendant, baptisé Alpine Macro et basé à Montréal au Canada. Selon le site internet de la société, Alpine Macro a vocation à fournir des analyses, des prévisions, des vues de marchés et des suggestions et recommandations en termes de stratégies d’investissement et d’allocation d’actifs.Fondateur associé de la société, Chen Zhao occupe également la fonction de stratégiste en chef. Avant de lancer ce projet entrepreneurial, Il a été pendant plus de 2 ans co-directeur de la recherche macro de Brandywine Global Investment Management, filiale de Legg Mason. Avant cela, il a travaillé pendant près de 23 ans au sein du cabinet BCA Research, basé à Montréal au Canada.Afin de lancer Alpine Macro, Chen Zhao s’est adjoint les services de Anthony Boeckh, qui occupe le poste de directeur général (CEO), de David Abramson, qui officie en tant que « senior strategist ». Tous deux ont également travaillé chez BCA Research. Auparavant, Anthony Boeckh était président (« chairman ») et directeur général de BCA Research pendant 34 ans. Pour sa part, David Abramson a travaillé pendant 28 ans chez BCA Research, dont dernièrement en tant que stratégiste en chef pour les Etats-Unis.
Le groupe financier américain Principal Financial a annoncé, le 30 novembre, l’acquisition pour le compte de sa filiale de gestion Principal Global Investors (Principal GI) de Internos Global Investors (Internos), une société d’investissement immobilier européenne. L’opération, dont le montant n’a pas été communiqué, doit encore obtenir le feu vert des autorités de régulation. « Dans le cadre du modèle multi boutique de Principal GI, Internos conservera son indépendance de gestion et d’investissement », précise le groupe américain dans un communiqué.A l’issue de l’opération, les équipes d’investissement d’Internos resteront inchangées et l’équipe de direction continuera de piloter l’entreprise. Une fois les autorisations réglementaires obtenues, Internos deviendra Principal Real Estate Investors Europe.Principal Real Estate Investors, filiale de Principal GI, gère actuellement 74,9 milliards de dollars d’actifs sous gestion à l’échelle mondiale. Pour sa part, Internos compte plus de 100 collaborateurs répartis dans 8 bureaux à travers l’Europe et affiche 3,25 milliards de dollars d’encours à fin septembre 2017.
Nordea a assoupli les mesures de « soft-close » de son fonds Stable Return de 17,7 milliards d’euros et levé les limites prédéfinies sur les montants que les investisseurs existants peuvent investir, a appris Citywire Deutschland. La limite de transaction minimum de 1 million d’euros par jour a été supprimée pour les souscripteurs le 1er décembre. En revanche, les nouveaux investisseurs ne peuvent toujours pas accéder à la stratégie. Le fonds avait été fermé aux nouveaux investisseurs en septembre 2016 après une forte hausse des souscriptions nettes, qui avaient conduit le fonds à atteindre 17 milliards d’euros fin juillet 2016 contre 10,9 milliards d’euros à la fin du premier trimestre 2016.
CaixaBank Asset Management (CaixaBank AM), la filiale de gestion du groupe CaixaBank, vient d’annoncer la création d’une nouvelle division baptisée « Investment Solutions », rapporte le site spécialisé Funds People. Cette nouvelle structure sera dirigée par Jorge Colomer, en provenance d’UBS, qui sera rattaché à Guillermo Hermida, directeur des investissements au sein de CaixaBank AM. Jorge Colomer était jusqu’à présent directeur commercial chez UBS en Espagne. Auparavant, il a été directeur général d’UBS Gestion.Cette nouvelle division « Investment Solutions » a vocation à développer des solutions d’investissement sur mesure pour les clients des segments Banca Premier et Banca Privada du groupe bancaire espagnol. Ainsi, les équipes en charge de la gestion des sicav et des portefeuilles multiclasses d’actifs intègrent cette division, tout comme l’équipe en charge de la gestion des fonds de la banque privée.
Le groupe suisse Julius Baer a recruté les banquiers privés Nuno Sampaio et Telmo Fogaça pour renforcer sa couverture des clients au Portugal, rapporte le site spécialisé Funds People. Basés à Madrid, ils sont tous deux rattachés à Carolina Martinez-Caro, directrice générale de Julius Baer pour l’Espagne. Nuno Sampaio et Telmo Fogaça arrivent en provenance de Banque de Patrimoines Privés, filiale du groupe Crèdit Andorrà, où ils officiaient en qualité de banquier privé. Chez Julius Baer, Nuno Sampaio prendra la tête de l’équipe dédiée au marché portugais tandis que Telmo Fogaça occupera le poste de banquier privé au sein de cette même équipe.
Le robot-conseiller suisse indépendant Descartes Finance se renforce avec le recrutement, ce 1er décembre, de Roger M. Levola en qualité d’associé senior avec mission de développer le conseil individuel pour les clients fortunés, rapporte le site spécialisé finews. A côté du conseil automatisé classique et de la plateforme dédiée aux conseillers indépendants, Descartes Finance enrichit ainsi sa panoplie d’investissement avec une offre qui permettra au client fortuné d’utiliser les ressources digitales tout en approfondissant sa démarche avec un conseiller expert.Roger M. Levola a travaillé précédemment chez Bank J. Safra. Selon finews, la société, basée à Zug, va continuer de renforcer ses effectifs dans les prochains.
Le gestionnaire d’actifs japonais Nikko Asset Management (Nikko AM) a annoncé, ce 30 novembre, la nomination avec effet au 1er janvier 2018 de Masato Mishina au poste nouvellement créé de responsable adjoint de sa division dédiée aux investisseurs institutionnels au Japon. Cette nomination vise à renforcer son équipe commerciale en charge des clients institutionnels et des fonds de pensions dans le pays. Jusque-là, Nikko AM avait décidé de scinder ses activités commerciales auprès des institutionnels avec d’un côté des équipes dédiées aux fonds de pensions et, de l’autre, celles en charge des investisseurs institutionnels. La mission de Masato Mishina consistera à consolider et à intégrer ces deux équipes commerciales tout en définissant un nouveau plan stratégique afin d’augmenter les ventes auprès de ces segments de clientèle en lui offrant une gamme complète de solutions d’investissement.Masato Mishina compte plus de 20 ans d’expérience dans l’industrie financière, dont l’essentiel a été consacré à des postes commerciaux auprès des institutionnels. Il a rejoint Nikko AM en avril 2015 et « a joué un rôle majeur dans la croissance significative de l’activité auprès des institutionnels japonais », explique Nikko AM dans un communiqué.
Le géant de la réassurance Munich Re va continuer d’augmenter son exposition aux actions, rapporte le quotidien financier Börsen-Zeitung. «Les valorisations élevées sont bienvenues dans un contexte de taux d’intérêt toujours bas et de faible volatilité des marchés», déclare Jörg Schneider, directeur financier du réassureur allemand dans les colonnes du quotidien. «C’est pourquoi nous investissons davantage dans les actions. Nous allons probablement encore augmenter légèrement notre exposition aux actions, mais il n’est pas question d’une forte hausse de notre allocation», explique le responsable.La part des actions dans le portefeuille de Munich Re s’inscrivait dernièrement à 6,5% contre 5% en début d’année. Ce qui correspond, selon le responsable, à une augmentation de plus de 3 milliards d’euros de la poche actions.
Credit Suisse Asset Management vient d’annoncer l’ouverture, depuis le 20 novembre, de la période de souscription de son nouveau fonds Credit Suisse (Lux) Global Digital Health Equity, un véhicule en actions sur le thème de la santé numérique. Le fonds comprend une série de placements thématiques du Credit Suisse qui répondent à des tendances à long terme solides et les rendent accessibles aux investisseurs, indique le groupe bancaire dans un communiqué. « Le concept de fonds en santé numérique repose sur la constatation que la numérisation constitue une révolution pour le secteur de la santé, ajoute le groupe bancaire. Elle recèle un potentiel considérable d’amélioration de la qualité des services médicaux et aussi de ralentissement de la hausse des coûts des soins. Avec des prévisions de croissance de 15% par an, la santé numérique est l’un des segments du secteur de la santé dont la progression est la plus rapide. »L’objectif de l’équipe de gestion est de trouver des actions solides de PME qui sont en mesure de mettre sur le marché des produits innovants avec un potentiel commercial important et de générer au moins 50% de leur chiffre d’affaires dans le secteur de la santé numérique. Domicilié au Luxembourg et conforme à la directive OPCVM, le fonds est géré par Thomas Amrein et Christian Schmid. Sa période de souscription court jusqu’au 13 décembre 2017 pour un lancement officiellement le 14 décembre 2017.
Credit Suisse Asset Management (Credit Suisse AM) has announced the opening of the subscription period for its new Credit Suisse (Lux) Global Digital Health Equity fund from 20 November, an equity vehicle focused on the theme of digital health. The fund includes a series of thematic investments by Credit Suisse, based on long-term trends, and makes these available to investors, the banking group says in a statement. “The concept of the digital health fund is based on the observation that the digital transition represents a revolution for the health care sector,” the banking group adds. “It has considerable potential to improve medical services and also to slow the rise of health care costs. With predicted growth of 15% per year, digital health is one of the segments in the health care sector where growth is the most rapid.” The objective for the management team is to find solid SME equities which are able to put innovative products on the market with signifiant commercial potential, and which generate at least 50% of their earnings from the digital health sector. The fund, domiciled in Luxembourg and compliant with the Ucits directive, is managed by Thomas Amrein and Christian Schmid. The subscription period runs until 13 december 2017, for an official launch on 14 December 2017.
The Next Estate Income Fund II (NEIF II) from BNP Paribas REIM has acquired the German headquarters of Fiat Chrysler Automobile in Frankfurt, from the German promoter Lang & Cie. The new operation increases the size of the fund to EUR750m, the firm states. The property has an area of about 10,000 square metres. The NEIF II fund, managed by BNP Paribas REIM Luxembourg, is a pan-European fund which offers diversification in the office sector in the Euro zone to instituitonal investors, with a distribution objective of 5%.
The independent company Financière d’Uzès, a specialist in collective management and wealth management, is completing a new external growth operation. “We have made several external growth operations, and we are preparing to finalise a new one by the end of the year,” writes Dominique Goirand, chairman and CEO, in a letter made available on his website. “It is an asset management firm which manages private clients, but also several innovative funds, which come in addition to the range of OPC vehicles from Uzès Gestion,” he adds, without offering more detail. When asked by NewsManagers, Financière d’Uzès was not able to respond before publication. In 2015, Financière d’Uzès acquired JFB Finances, a wealth management consulting firm based in Lille. In 2012, the firm acquired the Paris Lyon Gestion company, which became Uzès Gestion.
For the past ten days, insistent rumours have been pointing to an entry of Primonial into the capital of La Financière de l’Echiquier. On Friday morning, the operation was confirmed.The Primonial group will acquire a 40% stake in the company founded in 1991 by Didier Le Menestrel and Christian Gueugnier for an undisclosed sum. The group becomes a shareholder of reference, alongside the two founding shareholders, who are reducing their stake from 94% to 54%, but remain majority stakeholders. The remaining 6% is held by employees. The stake held by Primonial may grow to become a majority stake in the coming years.Christophe Mianné, a former Société Générale employee who joined Primonial in June to become deputy CEO in charge of asset management, will also take over the CEO of La Financière de l’Echiquier. Le Menestrel, who had been chairman and CEO, retains the position of chairman. Gueugnier will remain as deputy CEO at the firm.The operation is not one-way. La Financière de l’Echiquier will meanwhile acquire the financial asset management activities of Primonial. AltaRocca Asset Management and Stamina Asset Management, currently grouped under the Primonial Investment Managers brand. The two asset management firms, specialised in bond management in one case and in diversified and flexible management in the other, represent cumulative assets of EUR1.3bn and 20 employees, who will next year be united with personnel at La Financière de l’Echiquier at new premises.The acquisition allows La Financière de l’Echiquier, which had EUR8.8bn in assets under management at end October, to increase its assets to EUR10bn. It “confirms its place as an actor of reference in asset management and one of the top five independent asset management firms in France,” a statement says. “It will also strengthen its position in bond management and accelerate its growth, benefiting from large distribution capacities at Primonial,” the statement adds. Funds from La Financière de l’Echiquier will be sold by Primonial. “The shared ambition is to consolidate distribution in France and to acceleate in Europe, to reach EUR15bn in assets by 2021,” a spokesperson for La Financière de l’Echiquier says.For Primonial, the partnership with La Financière de l’Echiquier allows it “to obtain firepower in asset management comparable to that of PREIM for real estate, and to put synergies in place which will allow La Financière de l’Échiquier to reach EUR15bn ina ssets under management by 2021,” according to a spokesperson. In the mid-term, “the ambition is to position the company as an independent European actor of reference in asset management.” With La Financière de l’Echiquier, Primonial has assets of EUR25.4bn, compared with EUR16.6bn currently, and builds its presence abroad, where the company led by Le Menestrel has several offices.The operation, which remains subject to suspensive use conditions, including clearance from the French authority, the Autorité des Marchés Financiers, and the permission of the French competition watchdog, the Autorité de la concurrence, is expected to be completed by the end of first quarter 2018.
Tikehau Capital a annoncé lundi la cession en trois étapes de sa participation dans la société de promotion immobilière Nafilyan & Partners au développeur immobilier belge Immobel. La première étape a eu lieu le 2 décembre, via une augmentation de capital de Nafilyan à l’issue de laquelle Immobel détient désormais 15% du capital. Par la suite, des options croisées permettront au groupe belge d’acquérir 36% supplémentaires du groupe français en 2019, puis le solde des actions et autres titres en 2020.
En dépit du resserrement monétaire aux Etats-Unis, les conditions financières n’ont jamais été aussi favorables depuis 24 ans, selon le rapport trimestriel de la BRI.
Anticipant la fin du cycle d’engouement pour l’immobilier qui a fait son succès, Primonial dope sa gestion d’actifs et se prépare pour l’international.
L’application de l’article 173 de la loi de transition énergétique a poussé le groupe Humanis à mettre en place une mesure de l’empreinte carbone sur les obligations d’entreprise et d’Etat. « La mesure sera intégrée systématiquement pour pouvoir piloter l’objectif de réduction. Nous devrions finaliser cette opération en 2018 », indique Grégory Schneider-Maunoury, responsable ISR du groupe spécialisé dans la protection sociale. Le groupe porte aussi l’ambition de rendre sa gestion totalement ISR. « Nous souhaitons une appropriation par les gérants délégataires et une mise en place progressive et consciente de cette gestion. Actuellement, 45% des encours de la société de gestion sont ISR », affirme Grégory Schneider-Maunoury. Le groupe souhaite que sa gestion ISR réponde clairement à des objectifs réels comme la transition énergétique, l’épuisement des ressources, le recyclage des déchets… Pour cela, Humanis a l’intention de décliner ses fonds d’obligations vertes en thématiques, comme les déchets, l’eau, le changement climatique. Par ailleurs, le groupe Humanis s’est engagé dans la création d’un fonds d’obligations vertes en 2015. Le groupe a investi 35 millions d’euros dans ce support. Cet investissement a permis d’éviter 50.000 tonnes de CO2.
Nouvelle floraison pour le fonds Marguerite. La KfW, la banque publique d’investissement allemande, a annoncé ce 30 novembre le lancement du fonds d’infrastructures Marguerite II, un fonds d’infrastructures qui s’inscrit dans la continuité du fonds Marguerite 2020 pour l'énergie, le changement climatique et les infrastructures, lancé en 2010. Comme dans sa première version, le fonds compte parmi ses promoteurs, outre la Banque européenne d’investissement (BEI), plusieurs établissements publics nationaux, à savoir la polonaise Bank Gospodarstwa Krajowego (BGK), la française Caisse des Dépôts (CDC), l’italienne Cassa depositi e prestiti (CDP), l’allemande Kreditanstalt für Wiederaufbau (KfW) et l’espagnole Instituto de Crédito Oficial (ICO).Le fonds dispose d’ores et déjà d’engagements à hauteur de plus de 700 millions d’euros qui devraient investis dans les énergies renouvelables, l'énergie, les transports et les infrastructures digitales. Plus précisément, la BEI investira 200 millions d’euros, dont 100 millions d’euros garantis par le fonds européen pour les investissement stratégiques (FEIS, ou EFSI). Les cinq établissements publics nationaux investiront chacun 100 millions d’euros. Comme son prédécesseur, Marguerite II investira en priorité dans le «greenfield».Un communiqué souligne que le fonds Marguerite est désormais totalement investi. Plus de 700 millions d’euros de capitaux ont été engagés dans 20 projets d’investissement dans une douzaine d’Etats membres.
Le fonds souverain norvégien l’avait dit. En avril dernier, le fonds pétrolier avait averti dans une prise de position qu’il souhaitait que les entreprises mettent un frein aux rémunérations excessives et opaques des dirigeants. Depuis la publication de cette mise en garde, le fonds norvégien est passé aux travaux pratiques avec des votes négatifs sur les projets de rémunération d’Alphabet, la holding de Google, de Noble Corp, la société spécialisée dans l’exploration offshore, ou encore du géant des télécommunications Liberty Global, rapporte l’agence Bloomberg. Le fonds ne dispose pas encore de statistiques agrégées sur l’ensemble de ses votes mais compte bien les rendre publics à l’occasion de la publication, en février prochain, de son rapport annuel sur l’investissement responsable.Dans sa prise de position d’avril dernier, le fonds souverain invite notamment les entreprises à faire en sorte qu’une «proportion substantielle» de leur rémunération annuelle soit proposée sous forme d’actions de l’entreprise bloquées pour au moins cinq ans, de préférence dix ans. Les pratiques en matière de rémunération devraient également être simples et la transparence devrait être la règle sur le total des rémunérations. Le fonds norvégien, dont les actifs ont récemment franchi la barre des 1.000 milliards de dollars d’actifs sous gestion, détient des participations équivalent à 1,5% en moyenne dans les sociétés cotées à travers le monde.
Le fonds de pension californien CalPERS ( California Public Employees’ Retirement System) a annoncé ce 30 novembre une prise de participation de 80% dans la société Rocky Caney Holdings LLC, qui détient deux fermes éoliennes, Caney River à Elk County, dans l'état du Kansas, et Rocky Ridge dans l’Etat de l’Oklahoma. Cette acquisition s’inscrit dans le cadre du programme du fonds de pension dédié aux investissements dans les actifs réels. Le vendeur était Enel Green Power North America, une société du groupe Enel qui conserve une participation minoritaire de 20%.L’opération a été réalisée par Gulf Pacific Power LLC, un partenariat entre CalPERS et Harbert Management Corporation. Il s’agit du deuxième investissement réalisé par Gulf Pacific Power pour le compte du fonds de pension. Le montant de la transaction n’a pas été divulgué. Les actifs sous gestion du fonds de pension californien s'élèvent actuellement à environ 344 milliards de dollars.
TCW vient de signer un deuxième accord avec un réseau de conseillers financiers en Italie, rapporte Bluerating. Après CheBanca!, la société de gestion mondiale vient de s’allier à FinecoBank pour la distribution de quatre fonds de sa gamme : MetWest Total Return Bond Fund, MetWest Unconstrained Bond Fund, TCW Emerging Markets Income Fund et TCW Emerging Markets Local Currency Income.
Investec Asset Management renforce son équipe italienne avec l’arrivée d’Andrea Panfili en tant que directeur commercial, rapporte Bluerating. L’intéressé vient de Capital Strategies Partners, où il était responsable de l’activité institutionnelle pour l’Italie et le Tessin. Précédemment, il était responsable du marketing et des ventes d’Anthilia Capital Partners. Il s’est aussi occupé de la distribution sur le marché italien pour Morgan Stanley Investment Management. Au début de sa carrière, il a également travaillé pour AllianceBernstein et Eurizon Capital. Chez Investec, Andrea Panfili se concentrera sur les institutionnels et les acheteurs de fonds aux côté de Sarah Pastore, également directeur commercial. Elena Baccani, sales manager, s’occupe de la distribution. L’équipe est coordonnée par Gianluca Maione, en tant que country head.
Banca Generali prévoit de réorganiser ses réseaux autour de la nouvelle marque « Banca Generali Private » et de trois départements, rapporte Bluerating, citant Il Sole 24 Ore. Le premier département concerne le réseau des conseillers financiers, qui représente environ 13 % des encours et concerne les professionnels jeunes et en croissance avec des portefeuilles jusqu’à 15 millions d’euros. Le deuxième département couvre les banquiers privés, qui représentent 53 % des encours de la banque. Cela concerne un millier de professionnels qui ont un portefeuille moyen de 30 millions d’euros. Enfin, le dernier département est celui de la gestion de fortune. Il regroupe plus de 200 profils qui gèrent 34 % des encours avec des portefeuilles moyens autour de 80 millions d’euros. La banque a 87 % de ses encours, soit environ 46 milliards d’euros sur 56,8 milliards, qui relèvent des conseillers privés.
Le groupe suédois SEB a indiqué que le fonds SEB High Yield sera désormais soumis à un filtre ESG, c’est-à-dire des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance. A compter du 12 décembre, le fonds changera de nom pour devenir le SEB Sustainable High Yield Fund afin de mieux refléter la nouvelle stratégie.Le fonds pourra s’exposer à des sociétés affichant un score ESG élevé mais il pratiquera également l’exclusion, en s’interdisant d’investir dans certaines sociétés spécialisées dans les armements ou ne respectant pas les droits humains ou encore dérivant plus de 5% de leur chiffre d’affaires de la production de boissons alcoolisées.
La voie est libre pour le déploiement de la nouvelle initiative d’Acofi Gestion, le fonds LF Prédirec Immo 5. Acofi Gestion a en effet annoncé ce 30 novembre avoir bouclé le programme d’investissement de son quatrième fonds de prêts immobilier : LF Prédirec Immo 4. Une créance acquise en novembre est venue compléter le portefeuille et le porter à 413 millions d’euros, qui correspond au montant des souscriptions collectées. Par le réinvestissement de remboursements anticipés, l’équipe de gestion aura déployé plus de 500 millions d’euros dans sept pays. « Nous sommes heureux de pouvoir clôturer le déploiement du Fonds 4 en acquérant une créance aux Pays-Bas, avec un sponsor extrêmement professionnel et un portefeuille de 4 actifs de qualité. Nous finissons ainsi de mettre au travail les capitaux que les investisseurs nous ont confiés entre 2015 et 2016 », précise Christophe Murciani, directeur des fonds de prêts immobiliers et responsable de l’équipe de gestion. Le portefeuille de prêts est adossé à différentes typologies d’actifs immobiliers en France et sur les grands marchés liquides européens, principalement des bureaux, du commerce ou de l’hôtellerie. Ainsi, les équipes d’Acofi Gestion auront constitué le portefeuille en un peu plus de 24 mois pour plus de 500 millions d’euros avec un couple rendement risque attractif, meilleur qu’attendu initialement, avec un ratio de levier (loan to value) moyen pondéré de 57%, 12 créances réparties sur 7 pays en Europe (France, Pays-Bas, Belgique, Allemagne, Italie, Autriche et Espagne) et une marge brute sur Euribor de 230 points de base.
Apax Partners et Altamir ont confirmé ce 30 novembre leur soutien à l’acquisition d’Aricent annoncée le même jour par Altran Technologies, leur engagement à voter en faveur de l’augmentation de capital lors de l’Assemblée Générale Extraordinaire des actionnaires et leur intention de participer à l’augmentation de capital au pro-rata de leur participation dans le capital de la société. «L’acquisition de la société américaine Aricent est une opération transformante qui va permettre à Altran de confirmer sa position de leader mondial incontesté du conseil en innovation et ingénierie avancée», souligne un communiqué d’Apax Partners. Apax Partners et Altamir, qui soutiennent la stratégie d’Altran depuis 2008, détiennent 8,4% du capital d’Altran au travers du holding Altrafin Participations.
Ils s’y préparent depuis deux ou trois ans. Les dirigeants de BNP Paribas Wealth Management considèrent avec sérénité l’entrée en vigueur, le 3 janvier 2018, de la directive européenne MIFID II qui complète celle de 2007 et qui va contribuer au développement d’une nouvelle relation avec le client investisseur. Compte tenu de sa taille, le paquebot de la banque privée BNP Paribas Wealth Management va poursuivre son développement sans envisager de participer activement au mouvement de consolidation aiguillonné par la nouvelle réglementation. «Nous avons la taille critique et nous affichons une croissance organique assez forte. Nous allons poursuivre dans cette voie et capitaliser sur la proximité avec la clientèle que nous donnent nos réseaux d’agences un peu partout dans le monde», a indiqué Sofia Merlo, co-CEO BNP Paribas Wealth Management, le 30 novembre à Paris à l’occasion d’un point de presse.Une croissance organique qui se retrouve dans les chiffres avec des progressions des encours très régulières depuis plusieurs années, à deux chiffres en Asie, de 5% à 6% outre-Atlantique et de l’ordre de 4% en Europe. Les actifs sous gestion sont ainsi passés de 244 milliards d’euros fin 2011 à 344 milliards d’euros fin 2016. Et la trajectoire reste bien orientée puisqu’en septembre 2017, les encours s’inscrivent à 358 milliards d’euros. «Nous développons un métier stratégique pour le groupe. L’acquisition de nouveaux clients est au centre de notre activité et avec MIFID II, l’amélioration des services devrait nous y aider», a souligné Sofia Merlo.Dans ce contexte très favorable, BNP Paribas Wealth Management a opté en quelque sorte pour le changement dans la continuité. A la différence de certains acteurs, la société de gestion continuera d’accompagner l’ensemble de ses clients, qu’ils aient opté pour la gestion déléguée, le conseil personnalisé ou encore l’exécution. Les tickets d’entrée n’ont d’ailleurs pas été modifiés : 250.000 euros dans tous les pays où le soutien du réseau est disponible, comme en France, en Italie ou en Belgique, à 5 millions d’euros en Asie où bien entendu le maillage n’est pas le même et à 25 millions d’euros pour les très gros clients avec un «setup» adapté. La mise en oeuvre de MIFID II sera adaptée en fonction des spécificités des différents marchés et elle sera aussi l’occasion de proposer une offre plus personnalisée en fonction des attentes des clients et en utilisant toutes les ressources du digital. Essentielle en banque privée, l’entrée en relation avec le client fait l’objet d’une digitalisation en règle. Autrement dit, la signature électronique devrait pouvoir entrer en vigueur vers la fin de l’année ou au début de 2018 et remplacer le fastidieux exercice du paraphage. Cela dit, la situation est différente selon les pays, par exemple en Allemagne, où la digitalisation est beaucoup plus avancée grâce au savoir-faire de Consorsbank. BNP Paribas Wealth Management travaille aussi à l'élaboration de nouveaux modèles de services digitaux qui devraient être disponibles d’ici à fin 2018. Dans la banque privée de base, la mise en place de solutions de conseil automatisé (robot -conseiller) est à l'étude en partenariat avec BNP Paribas Asset Management qui a racheté récemment Gambit.Mais la transformation digitale, très importante par exemple en gestion déléguée, une activité où les interactions avec le client sont probablement les plus nombreuses, ne sera pas non plus un impératif catégorique. «Tout ne sera pas digital. Tout ce qui était possible avant restera possible après. Nous proposons un modèle de relation plus digitale mais pas forcément 100% digitale. En banque privée, le conseil avec une relation physique reste prédominant. Tous les clients ne sont pas agiles», a nuancé Olivier Maugarny, responsable offre et marketing chez BNP Paribas Wealth Management.Reste la problématique de la tarification. Sofia Merlo, qui n’a pas souhaité communiquer sur le sujet des coûts, reconnaît que la suppression des rétrocessions entraîne de facto une restructuration de la grille tarifaire. Avec des solutions qui peuvent varier d’un pays à l’autre. La Belgique a opté pour la commission unique, englobant la commission de gestion globale et les frais de transaction, tandis que le client français conserve le modèle existant. Le changement dans la continuité...