En couronnes, l’encours du Government Pension Fund - Global, l’ex Fonds pétrolier, a augmenté à 2.275 milliards (environ 257 milliards d’euros) fin décembre contre 2.019 milliards un an plus tôt, grâce à la hausse des recettes pétrolières et à la faiblesse de la couronne, dont la contribution positive a été respectivement de 384 milliards et de 506 milliards tandis que les moins-values sur le portefeuille, de 23,3 %, ont amputé les actifs sous gestion de 633 milliards (72 milliards d’euros). Les pertes ont été d’environ 40 % sur le portefeuille d’actions et de 0,5 % sur celui d’obligations.L’allocation aux actions a été augmentée à 50 % contre 40 % et elle continuera d'être accrue pour atteindre 60 %, comme décidé en 2007. Au total, le fonds détient des titres de 7.900 entreprises étrangères, les lignes les plus lourdes étant Shell (15,2 milliards de couronnes) et Nestlé (14,9 milliards). Dans l’obligataire, le plus important poste est celui des Schätze de l’Etat fédéral allemand avec près de 95 milliards de couronnes.
David Gagnon, directeur au transition management group de Lehman Brothers puis vice president chez Nomura International, a été embauché comme director of transition strategy chez Barclays Global Investors (BGI) à Londres sous la responsabilité de Lachlan French, head of transitions, Europe & Asie (ex Japan), rapporte Professional Pensions.
Dans son allocation d’actifs, Société Générale Asset Management (SGAM) se montre particulièrement précautionneuse vu les incertitudes liées au fait que la crise actuelle n’est pas que financière, mais touche dans le fond la confiance des agents, comme le remarquait mercredi matin Eric Turjeman, directeur des gestions actions.Cela explique par exemple que, neutre sur les actions à fin 2008, le gestionnaire est désormais «significativement sous-pondéré» sur cette classe d’actifs (de 10-15 points de pourcentage dans un portefeuille équilibré), à la fois pour des considérations tactiques, de timing de marché, et stratégiques, la forte augmentation de la volatilité impliquant de se montrer plus défensif, explique Frank Leroy, directeur de l’activité solutions d’investissement. Dans la poche actions, SGAM privilégie toutefois les titres américains et européens hors zone euro. D’autre part, même si la gestion des obligations convertibles (OC) est logée dans l'équipe crédit, ce type d’instrument est actuellement utilisé vu des valorisations attrayantes (volatilité faible au regard des volatilités implicites des actions) en substitution des actions, pour mieux capter la prime de risque crédit. De fait, afin de dégager de la place pour les OC, SGAM réduit de manière correspondante par arbitrage son exposition aux actions, indique Franck Leroy. En matière de taux, l’allocation est neutre en duration, avec un biais de prudence. Néanmoins, SGAM se met «en position de pente», autrement dit : elle profite de la pentification qui s’est matérialisée sur le marché entre le 2 et le 10 ans et surpondère à présent l'échéance 10 ans. Sur le crédit court, le gestionnaire «commence à construire une position» ; la liquidité est acceptable sur les échéances courtes, le spread est très important sur des signatures de qualité présentant ainsi un risque minime fort correctement rétribuée, et la volatilité s’avère faible. Sur les changes, qui sont (re)devenus une classe d’actifs de plein droit, la volatilité s’est installée quand la crise a commencé à toucher la sphère réelle, comme le note Eric Brard, directeur de la gestion taux. On constate une forte performance des stratégies de tendance et SGAM «joue» ce segment par le biais d’un fonds multistratégies spécialisé. Cela posé, Michala Marcussen, directeur de la stratégie et de la recherche économique, considère que les trois grandes monnaies, euro, dollar et yen, sont actuellement proches de leur valeur d'équilibre, mais que l’avenir est suffisamment flou pour qu’il soit impossible d’exclure un dérapage sensible d’un côté ou de l’autre par rapport au dollar. Ce dollar étant réputé dangereux, il peut être intéressant de délaisser les «grands cross (rates)» et de s’intéresser au devises secondaires comme le forint, le won ou le peso mexicain, voire aux monnaies «matières premières» que sont les dollars australien et canadien. Quant à l’or, Michala Marcussen juge le sujet intéressant, mais ne croit pas qu’il puisse être l’actif-miracle que l’on dit. A son avis, et au cours actuel du dollar, 800 dollars l’once paraissent la bonne valeur d'équilibre sur le long terme ; le métal jaune est donc en ce montant un peu surévalué.
Selon Le Temps, le rapport annuel 2008 d"UBS témoigne de la profonde mutation de la banque. Alors que dans son rapport annuel de 2006, UBS disait opérer comme «une banque unique, avec un modèle d"affaires intégré», et citait parmi ses c?urs de métier «la banque d"affaires et le négoce de titres», le groupe évacue désormais le modèle intégré, et rappelle qu"UBS se concentre sur ses trois métiers phares, la gestion privée, la gestion institutionnelle et la banque d"affaires, en écartant le négoce de titres.
Le conseil des ministres du 11 mars a examiné le projet de loi ratifiant l"ordonnance du 8 décembre 2008 transposant la directive 2006/43/CE du 17 mai 2006 et relative aux commissaires aux comptes (ministère de la justice). L"ordonnance ratifiée, prise sur le fondement de la loi du 3 juillet 2008 portant diverses dispositions d"adaptation du droit des sociétés au droit communautaire, a parachevé la transposition de la directive du 17 mai 2006, en précisant les prérogatives du Haut Conseil du commissariat aux comptes en matière de contrôle et de coopération internationale et en prévoyant l"application de conditions plus rigoureuses au contrôle légal des comptes des entreprises les plus sensibles (sociétés cotées, établissements de crédit, entreprises d"assurance).
Selon Les Echos, les personnalités auditionnées hier par la commission des Lois du Sénat sur la rémunération des dirigeants ont toutes demandé aux parlementaires, avant de légiférer, de patienter que le code de bonne conduite édicté il y a maintenant cinq mois par le Medef et l’Association française des entreprises privées (Afep) produise ses effets. Le président de l’AMF a annoncé qu’il produirait un bilan «de principe» en juillet du code du Medef.
CalPERS, et plusieurs fonds de pension américains pesant au total plus de 900 milliards de dollars d’actifs, se sont associés selon Les Echos pour réclamer davantage de régulation. Leurs demandes sont résumés en cinq principes. Ils visent à «accroître la transparence, renforcer l’indépendance des régulateurs, donner plus grande importance à la voix de l’actionnaire, identifier en amont les sujets qui pourraient poser des risques aux marchés financiers et préserver la liberté des investisseurs institutionnels dans leurs choix d’investissement», précise le quotidien.
Le premier ministre de Jersey, Terry Le Sueur, a signé mardi 10 mars à Londres un accord d'échange d’informations fiscales avec le Trésor britannique alors que s’intensifie l’offensive contre les paradis fiscaux. Jersey doit passer des accords du même type avec la France et l’Irlande. Des négociations sont en cours avec l’Espagne et l’Italie. Jersey a déjà signé des accords similaires avec les Etats-Unis, les Pays-Bas, l’Allemagne et les pays scandinaves. L’accord entrera en vigueur lorsque seront bouclées les différentes procédures de ratification en vigueur.
Venkatraman Anantha-Nageswaran (connu sous le nom de #Dr Van#) a été nommé avec effet immédiat chief investment officer de Bank Julius Baer, fonction qu’il exercera tout en conservant son rôle de CIO régional pour l’Asie-Pacifique qu’il exerce depuis 2006. Il est subordonné à Boris F. J. Collardi, CEO Investment Solutions Group de Banque Julius Baer.
A mercredi, la proportion de clients de banque privée du Santander sinistrés dans l’affaire Madoff au travers du fonds Optimal Strategic US Equity ont accepté l’offre de dédommagement qui leur a été faite par la banque, rapporte Cinco Días. En revanche, les clients institutionnels du Santander, auxquels il n’a été proposé aucune compensation, réclament un milliard d’euros au Santander devant un tribunal de Miami, selon le cabinet d’avocats Labaton Sucharow.
Selon Ignites Europe du 11 mars, HSBC Global Asset Management va se lancer de manière autonome en Suisse. Actuellement, la société est rattachée à la banque privée. Un bureau sera ouvert à Genève dans les deux prochains mois, selon Heinz Hofmann, patron du bureau de Zurich de HSBC GAM.
Selon Le Temps, la commission présidée par le prix Nobel américain, une initiative onusienne parallèle au G20, chargée de faire des recommandations pour sortir de la crise, s"intéresse également aux pratiques des places onshore. «Nous ne regarderons pas que les centres offshore comme ce sera probablement le cas au Sommet du G20. Il sera facile pour ce dernier d"accuser des pays qui ne seront pas représentés à Londres et qui ne pourront pas se défendre. Pour notre part, nous parlerons aussi de centres onshore qui sont tout aussi secrets et opaques», a indiqué hier à Genève Joseph Stiglitz qui estime que «nous ne pouvons pas, en Europe ou aux Etats-Unis, faire des discours décriant la corruption alors que nos places financières encouragent la fuite de capitaux». L"économiste américain juge par ailleurs les plans de relance déjà annoncés «largement insuffisants».
Le Banco Sabadell a bouclé l’audit des actifs de son fonds immobilier Sabadell BS Inmobiliario qui se traduit par une dépréciation de 4,9 %, soit moins que les 7,5 % accusés de son côté par le portefeuille du Santander Banif Inmobiliario, rapporte Expansión. Le BS Inmobiliario est le troisième par importance des fonds immobiliers espagnols avec un encours de 960 millions d’euros.
Les OPCVM réguliers de la gamme Crédit Agricole Asset Management (CAAM) se trouvent actuellement en phase de filtrage ESG (environnemental, social et gouvernance), a indiqué mardi Patrick Simeon, responsable de la gestion monétaire. Les premiers résultats #font ressortir une bonne adéquation entre la composition des portefeuilles et les critères établis par IDEAM#, la société du groupe qui produit l’analyse extra-financière des émetteurs. L’un de ces OPCVM présente #un actif plus particulèrement adapté à ces critères# tandis qu'à son passif, #la grande majorité des porteurs, ou de leurs réprésentants, témoigne d’un réel intérêt pour une gestion intégrant ce concept#. Ce genre de produit semble en effet devoir intéresser une clientèle assez variée d’institutionnels, d’entreprises, de caisses de retraite et de structures associatives clientes des réseaux Crédit Agricole et LCL.
Après des retraits de clients estimés à 20 % des encours totaux au deuxième semestre 2008, les hedge funds devraient encore rembourser 15 à 30 % en 2009, estime Le Temps. Pour Simon Davies, président de Threadneedle, une des causes de ces retraits est la dépendance des fonds alternatifs envers les banques privées qui les ajoutent à leurs portefeuilles de fonds de fonds. #Les gérants liquides comme nous finissent par recevoir toutes les demandes de rédemptions, pour compenser les gels des autres fonds#, explique-t-il au quotidien suisse. #En conséquence, Simon Davies prévoit que les gérants alternatifs chercheront à moins dépendre des fonds de fonds des banques pour capter de nouveaux flux de clientèle», ajoute le Temps.
#Le monétaire régulier est devenu un segment d’excellence en matière de gestion et CAAM fait clairement partie des gagnants dans cet environnement où #la liquidité et la sécurité priment sur la performance stricto sensu#, a déclaré mardi Pascal Blanqué, directeur de la gestion de CAAM Group.Actuellement, les actifs gérés dans la gamme d’OPCVM monétaires réguliers de Crédit Agricole Asset Management (CAAM) atteint environ 64 milliards d’euros contre 40,18 milliards au début de la crise, fin juin 2007, ce qui représente un gonflement de plus de 59,7 %, ont indiqué Thierry Darmon, directeur adjoint de la gestion taux euro et crédit ainsi que Patrick Simeon, responsable de la gestion monétaire. A fin 2007, l’encours se situait à 62,69 milliards.A fin février, sur -à l'époque- 63,41 milliards, cette masse se ventilait, par degrés #d’offensivité# croissante, en 10,26 % de produits souverains zone euro, 18,69 % de #AAA# (emprunts d’Etat zone euro et titres corporate et bancaires rating supérieur à BBB et échéances courtes), 25,07 % de crédit intermédiaire (les mêmes plus des ABS #AAA# qui sont une poche en extinction), 27,94 % de crédit (comme le crédit intermédiaire plus du crédit BBB à maturité courte) et 18,03 % de #crédit +# (comme le crédit, plus du crédit BBB avec une maturité plus longue). La gamme comporte 26 fonds maîtres et 24 fonds nourriciers.L'équipe des monétaires réguliers comprend six gérants qui peuvent compter notamment sur l’appui de 15 analystes crédit et sur la surveillance d’une direction des risques qui fixe les limites de maturité et d’investissement. Depuis fin juin 2007, la vie moyenne des principaux OPCVM monétaires de la gamme a été réduite sensiblement pour les trois catégories les plus offensives (crédit intermédiaire, crédit et crédit +) ; elle est ainsi revenue pour la variante #crédit +# de plus de 250 jours à un peu plus de 100 jours.En février, l'écart de performance mensuelle annualisée vis-à-vis de l’Eonia OIS évolue entre - 10 points de base pour les fonds d’emprunts d’Etat zone euro et + 72 pb pour la catégorie #crédit +#.
Financière de Champlain se lance dans le non coté avec Champlain Innovation, un FCPI ISF centré sur le développement durable, thème sur lequel la société de gestion est spécialisée. Deux thématiques d"investissement prioritaires ont été retenues pour ce produit : la préservation de l"environnement et la santé. Concrètement, 60 % minimum du portefeuille seront investis dans des PME européennes innovantes éligibles et 40 % maximum dans des fonds monétaires euros.Pour ce nouveau produit, dont elle est le promoteur, Financière de Champlain s’est associée avec le groupe Siparex, spécialisé dans le private equity. L’objectif commun des deux sociétés, au travers de ce FCPI, #est de promouvoir l"innovation au service d"une croissance durable#, souligne Barthélémy Renaudin, gérant à la Financière de Champlain et responsable du projet non coté de la société de gestion. #Nous avons une expertise dans le développement durable que nous avons souhaité mettre en application sur une nouvelle classe d’actifs en nous appuyant sur l"expertise de Siparex dans le non coté#, ajoute-t-il, précisant que d’autres projets pourraient voir le jour dans les années à venir. C’est surtout la conjoncture actuelle qui a décidé Financière de Champlain à franchir le cap. #Les sociétés innovantes souffrent aujourd"hui de réels problèmes de financement et nous étions d"ailleurs régulièrement contactés sans pouvoir répondre. Quand les crédits bancaires se tarissent et que les marchés privilégient la liquidité, le private equity redevient le mode de financement privilégié. Aux Etats-Unis, comme en Europe, les technologies propres sont au coeur des politiques de relance et que les niveaux de valorisation de ces sociétés deviennent attrayants. Le FCPI Champlain Innovation pourra ainsi se positionner en bas de cycle pour profiter à plein de la reprise économique#, explique Barthélémy Renaudin. L'équipe de Financière de Champlain prévoit de lever une dizaine de millions d’euros sur le FCPI, qui peut être souscrit jusqu’au 25 mai. Distribué principalement par certaines banques privées et par les conseillers en gestion de patrimoine, le FCPI Champlain Innovation est accessible à partir d’un investissement de 2.000 euros.
Selon le site Boursorama, citant Reuters, BNP Paribas ne gardera «probablement pas» le nom de Fortis si elle parvient à acquérir le groupe bancaire belge, a déclaré mercredi matin le président de la banque française Michel Pébereau sur la radio BFM.
Le Handeslblatt indique que la LGT Bank de la famille princière du Liechtenstein a vendu sa filiale de fiducie LGT Treuhand, qui a été à l’origine du scandale fiscal en Allemagne, à First Advisory Group, derrière lequel on trouve l’avocat Herbert Batliner, connu comme protagoniste dans plusieurs procédures entamées par la justice de plusieurs pays.
Après avoir affiché un bénéfice net de 18,7 millions de livres pour 2007, F&C Asset Management a accusé pour l’an dernier une perte nette de 50,5 millions de livres, imputable entre autres à une dépréciation d’actifs (impairment charge) de 48,3 millions liée aux contrats de gestion résultant de la fusion de F&C avec ISIS Asset Management en 2004 et de l’acquisition de RSAI Investments en 2002. Le bénéfice sous-jacent ressort à 38,3 millions de livres contre 50,2 millions et le chiffre d’affaires net à 229,9 millions contre 264,5 millions. F&C maintient son dividende inchangé à un total de 6 pence par action ordinaire.A fin décembre, les actifs sous gestion représentaient 98,6 milliards de livres contre 103,6 milliards douze mois plus tôt. Le CEO Alain Grisay a indiqué que les entrées institutionnelles ont représenté 2,4 milliards de livres l’an dernier. Les souscriptions nettes enregistrées par les fonds de type Sicav ont opéré un bond en avant de 102 % à 225 millions de livres.
Les clients de Safra Group se sont vu proposer une compensation pour l"argent qu"ils ont perdu dans la fraude orchestrée par Bernard Madoff Investment Securities, rapporte le Financial Times. Safra Group nie avoir été proactif dans la commercialisation de fonds Madoff. Mais des investisseurs et leurs avocats ont déclaré au FT que les représentants de Safra aux Etats-Unis et en Europe avaient activement commercialisé un fonds appelé Zeus Partners Limites à des clients en Amérique latine.
Olympia Capital Management va se doter dans le courant de cette année d’une structure à directoire et conseil de surveillance. Une évolution de la gouvernance qui permettra à Marc Landeau, fondateur et directeur des investissements de la société de gestion alternative, de passer la main en douceur.La société sera dirigée par ce nouveau directoire, composé de trois personnes. Il s’agit de Laurent Dupeyron, directeur général délégué en charge du développement commercial, du marketing et de la création de nouveaux produits, appelé à devenir directeur général, de Guido Bolliger, co-directeur des investissements, qui sera nommé directeur des investissements, et d’Arnaud Beyssen, directeur financier. Marc Landeau restera présent avec un siège au conseil de surveillance.En 2006-2007, le fondateur d’Olympia avait déjà tenté d’organiser sa succession, avec à l'époque Kostas Iordanidis et Matteo Perruccio (lire article du 05/04/2007). Mais les deux hommes ont successivement quitté la société. Guido Bolliger a ainsi pris la suite de Kostas Iordanidis dès son départ mi-2008, tandis que Laurent Dupeyron a remplacé en septembre dernier Matteo Perruccio, parti début 2008. L’an dernier, alors qu’elle célébrait ses 20 ans, Olympia a vu ses encours revenir de 6 milliards de dollars à 4 milliards, principalement en raison de l’effet marché. Les rachats ont surtout porté sur la gamme offshore, précise Olivier Lazar, directeur général délégué. Dans ce contexte difficile, les embauches et les salaires ont été gelés. Pour l’avenir, Olympia continue bien sûr de croire en la gestion alternative et prépare une offre adaptée aux nouvelles exigences des investisseurs. Ainsi, différents produits seront créés en fonction des critères de liquidités. #Nous aurons d’un côté des hedge funds très liquides et remplis de produits liquides et de l’autre des fonds sur des opportunités particulières mais qui seront peu liquides#. Autre grande tendance : le sur-mesure avec la montée en puissance des mandats.
Selon IPE.com, le Fonds de réserve pour les retraites recherche toujours une société de gestion pour un mandat de 800 millions d"euros en actions américaines, après avoir choisi sept gestionnaires pour des mandats en actions pour un montant de 2,3 milliards d"euros.
Le 5 février 2009, la Commission des sanctions de l"Autorité des marchés financiers (AMF) a prononcé une sanction pécuniaire de 10.000 euros à l"encontre d"une société de gestion dont le nom n"est pas dévoilé."La principale question posée par cette affaire était relative à l"application des articles 231-38 et 231-40 du règlement général de l"AMF qui prévoient des obligations de déclaration lorsqu"une offre publique d"acquisition est en cours : l"article 231-38 prévoit que les personnes ayant acquis depuis le début de l"opération 0,50 % du capital de la société visée doivent, aussi longtemps qu’elles détiennent cette quantité de titres, "(?) déclarer chaque jour, après la séance de négociation, les opérations d’achat et de vente qu’elles ont effectuées sur les titres concernés par l’offre» ; et l"article 231-40 du règlement général de l’AMF dispose que : «Toute personne ou entité qui vient à accroître le nombre de titres ou des droits de vote qu’elle possède d’au moins 2 % du nombre total de titres ou des droits de vote de la société visée (?) est tenue de publier immédiatement les objectifs qu’elle a l’intention de poursuivre au regard de l’offre en cours». Plus précisément, la question à trancher était celle de savoir à qui incombent ces obligations lorsque les opérations sont faites pour le compte d"une SICAV», précise le communiqué de presse diffusé le 10 mars. «Dans le cas qui lui était soumis, la SICAV était gérée par une société de gestion qui, par une convention de sous délégation de gestion financière, avait confié la gestion des actifs de la SICAV à la société X en tant que «gestionnaire financier». La Commission des sanctions a relevé que si les droits de vote attachés aux titres en portefeuille étaient exercés par la société de gestion selon les stipulations de la convention, la sous délégation qu"elle avait donnée à la société X conférait à celle-ci l"entier pouvoir de décider seule : des investissements et désinvestissements à réaliser sur les actifs qui lui étaient confiés, de choisir les titres composant le portefeuille ainsi que les investissements et désinvestissements, et, de passer les ordres de bourse correspondants», poursuit l"AMF. Elle en a déduit que les opérations auxquelles la société X procédait pour la SICAV en tant que «gestionnaire financier» devaient être prises en compte pour l"application par ce «gestionnaire financier» des articles 231-38 et 231-40 du règlement général de l"AMF. La décision peut faire l"objet d"un recours.
Selon Les Echos, la commission des Finances de l’Assemblée nationale, qui examinait le collectif budgétaire hier après-midi, a adopté un amendement, défendu par Gilles Carrez (UMP) et Didier Migaud (PS), pour encourager les banques à clarifier leurs relations avec les paradis fiscaux. Les banques réclamant la garantie de l’Etat devront conclure une convention dans laquelle elles préciseront la manière dont elles exercent leur activité dans ces paradis fiscaux. A court terme, la mesure ne concernerait que l’Andorre, Monaco et le Liechtenstein, les seuls à figurer dans la liste noire de l’OCDE. Mais celle-ci pourrait être étendue prochainement, ce qui rendrait la mesure plus contraignante.
Selon Le Temps, la demande américaine d"identifier les titulaires de comptes en liquide d"UBS promet un nouveau casse-tête juridique. Sur les sommes en question, quelque 27 milliards, plus de 6 milliards seraient des fonds en déshérence, classés sous l"acronyme NALO (Narichtenlos). Selon un ancien cadre de la banque interrogé par Le Temps, les titulaires des comptes en liquide visés par la nouvelle procédure étaient souvent d"anciens expatriés ayant gardé un bas de laine en Suisse. Ces clients n"ont pas jugé utile de déclarer cet argent à leur retour, craignant une situation inextricable.
Dans un entretien à L"Agefi suisse, Adolf E. Real, président de l"Association des banques du Liechtenstein et CEO de VP Bank, estime que l"aide judiciaire en cas d"évasion fiscale est irréversible et un pas que la Principauté se devait de franchir. «Et je pars du principe qu"à l"avenir, dans nos relations avec l"Union européenne, les mêmes règles de base prévaudront qu"avec les Etats-Unis actuellement, au bénéfice desquels une aide judiciaire et juridique peut maintenant être accordée tant en matière de soustraction ou d"évasion que de fraude fiscale», déclare-t-il au quotidien.