Un groupe de hedge funds a demandé à un juge britannique de forcer la Bourse des métaux de Londres (London Metal Exchange ou LME) à leur remettre des transcriptions de conversations téléphoniques et de réunions concernant la décision du LME d’annuler plusieurs transactions sur le nickel en mars dernier, rapporte Reuters. Le groupe inclut AQR Capital Management, Winton Capital, Capstone Investment Advisors, Flow Traders et DRW Commodities. Les transactions annulées par le LME étaient valorisées à plusieurs milliards de dollars alors que le prix du nickel avait flambé de 250% les 7 et 8 mars 2022. Selon l’avocat Paul McGrath, qui défend les intérêts des hedge funds dans ce litige et cité par Reuters, les documents demandés pourraient aider à déterminer si l’action du LME a été influencée par la relation entre le milliardaire Xiang Guangda, propriétaire du producteur de nickel THG, et le propriétaire du LME, la Bourse de Hong Kong. THG avait essuyé de lourdes pertes sur ses positions à découvert en raison de la forte hausse du prix de la tonne de nickel. La Bourse des métaux de Londres avait déjà indiqué qu’elle avait cherché à éviter un événement similaire à l’effondrement de Lehman Brothers. Outre ce recours devant un juge britannique, le LME fait aussi l’objet de plaintes séparées émanant du hedge fund américain Elliott Associates et de Jane Street Global Trading, qui réclament respectivement 456 millions et 15,3 millions de dollars au LME.
La Société Générale a annoncé le 20 décembre la nomination de Bertrand Cozzarolo au poste de directeur de sa banque privée SG Private Banking, à compter du 1er février. Il remplacera Patrick Folléa, «qui a décidé de faire valoir ses droits à la retraite et de relever de nouveaux défis en dehors de l’industrie bancaire», selon un communiqué du groupe. Bertrand Cozzarolo, actuellement directeur commercial et marketing de la banque de détail Société Générale en France, sera rattaché à Sébastien Proto, DG adjoint du groupe. Cette évolution de gouvernance s’accompagne de la nomination d’Olivier Paccalin et Mathieu Vedrenne en tant que directeurs adjoints de Société Générale Private Banking. Chacun conserve ses responsabilités respectivement de directeur commercial et solutions et de directeur de la banque privée en France.
La plateforme de gestion d’actifs iM Global Partner a annoncé lundi l’acquisition d’une part minoritaire au capital de Berkshire Asset Management. Cette société de gestion américaine créée en 1986 est spécialisée dans une stratégie croissance portant sur les dividendes des actions américaines. Elle gérait près de 4 milliards de dollars (3,75 milliards d’euros) d’encours à fin octobre 2022. Berkshire AM est le neuvième partenaire d’iM Global Partner, plateforme cofondée et dirigée par Philippe Couvrecelle, qui apportera son concours à la distribution de la stratégie la boutique américaine.
La Société Générale a annoncé le 20 décembre la nomination de Bertrand Cozzarolo au poste de directeur de sa banque privée SG Private Banking, à compter du 1er février. Il remplaceraPatrick Folléa, «qui a décidé de faire valoir ses droits à la retraite et de relever de nouveaux défis en dehors de l’industrie bancaire», selon un communiqué du groupe. Bertrand Cozzarolo, actuellement directeur commercial et marketing de la banque de détail Société Générale en France, sera rattaché à Sébastien Proto, DG adjoint du groupe. Cette évolution de gouvernance s’accompagne de la nomination d’Olivier Paccalin et Mathieu Vedrenne en tant que directeurs adjoints de Société Générale Private Banking. Chacun conserve ses responsabilités respectivement de directeur commercial et solutions et de directeur de la banque privée en France.
Pictet Wealth Management a nommé, ce lundi, Verena Gross en qualité de responsable pour la Suisse alémanique. Elle prendra ses fonctions le 1er juillet 2023 en remplacement de Victor Aemi qui déménagera à Singapour pour prendre les rênes de Pictet Wealth Management en Asie. Verena Gross évolue au sein de la firme helvétique depuis 13 ans après avoir couvert le segment des clients ultra-fortunés en Suisse et en Europe pour Goldman Sachs. Elle a également travaillé pour UniCredit Banca MedioCredito et PricewaterhouseCoopers. Outre Verena Gross, Pictet WM a promu Michael Syz au poste de responsable adjoint du marché suisse-allemand après avoir rejoint l’entreprise en 2001. Il avait précédemment travaillé chez Schroders dans la banque privée et Citibank dans la banque d’investissement.
La vague de rétrogradations de classifications de fonds liées à l’entrée en vigueur du niveau 2 du règlement européen sur la publication d’informations en matière de durabilité dans le secteur des services financiers (SFDR), au 1er janvier 2023, se poursuit. La Française Asset Management a annoncé, ce mardi, avoir reclassé son fonds Carbon Impact Income dans la catégorie Article 8 au lieu de la catégorie Article 9. Les dernières règles de la Commission européenne complétant SFDR (le « CDR ») imposent désormais aux fonds Article 9 de réaliser 100% d’investissements durables. Le gestionnaire explique que le fonds ne pourra pas répondre à ces caractéristiques à compter du 1er janvier 2023. Le régime de divulgation des fonds Article 8 sous SFDR s’applique aux fonds promouvant des caractéristiques environnementales, sociales ou de gouvernance (ESG). Le fonds Carbon Impact Income comptait un peu moins de 9 millions d’euros d’encours sous gestion au 16 décembre 2022.
Chasser le naturel, il revient au galop. Le dernier baromètre de l’épargne et de l’investissement de l’Autorité des marchés financiers (AMF), représentatif de 2.000 personnes, met des mots sur les intentions d’investissement des épargnants de l’Hexagone. L’appétit des Français pour la Bourse est en recul. Et ce malgré un regain d’intérêt durant la crise sanitaire, moment où les marchés étaient à leur apogée. Dans ce contexte économique incertain, 58 % des Français ne sont pas prêts à accepter plus de risques sur une partie de leurs placements, contre 49 % un an plus tôt. Après une nette augmentation en 2021, les intentions d’investir en actions dans les 12 prochains mois diminuent de six points et retombent au niveau de 2019, à 19 %. Ce fléchissement se vérifie surtout chez les plus de 55 ans, plus frileux (12%), mais aussi chez les moins de 25 ans, qui restent toutefois la tranche d’âge la plus enthousiaste (30 %). Néanmoins, la perception de l’investissement en Bourse reste positive dans l’état d’esprit des Français qui sont 47% à estimer que les placements en actions ont été performants ces cinq dernières années.
Les investisseurs ont retiré 13,2 milliards de dollars nets des fonds ESG en actions, obligations et mixtes cette année à fin novembre, selon les données de Refining Lipper, soit la première décollecte nette depuis 2011. Cependant, les fonds non ESG ont également subi des retraits, perdant 420 milliards de dollars au cours des 11 premiers mois de 2022. Le total des actifs nets gérés par les fonds ESG a baissé de 29 % jusqu'à présent en 2022, contre une baisse de 21 % pour les actifs des fonds non ESG.
Credit Suisse recrute un ancien d’UBS au poste de trésorier du groupe. Claude Moser prendrases fonctions le 21 décembre et sera basé en Suisse, selon une note interne consultée par Bloomberg. Il rapporteraau directeur financier Dixit Joshi.Claude Moser rejointCredit Suisse après avoir travaillé chez Orbit36 Risk Finance Solutions, une société de conseil en gestion dont il est le vice-président depuis 2021. Ila auparavant passé 30 ans chez UBS, où il occupait dernièrement le poste de responsable mondial de la gestion actif/passif.
Newton Investment Management, affilié de BNY Mellon, a annoncé le décès de Suzanne Hutchins, gérante de portefeuille et responsable de la stratégie Real Return. Elle avait passé près de 30 ans au sein du groupe BNY Mellon.
Vanguard a annoncé que RS Investments ne gérerait plus son fonds Vanguard Mid-Cap Growth de 3,1 milliards de dollars d’encours. La part gérée par cette société de gestion, environ 20 % des actifs du fonds, sera confiée à Frontier Capital Management, une société qui gère déjà une poche du fonds. Après ce changement, Frontier pilotera environ 60 % des encours du fonds et Wellington Management Company continuera à s’occuper de 40 % du fonds.
La société de gestion française Groupama Asset Management a récemment indiqué qu’elle allait facturer, à partir du 1er janvier 2023, les prestations de recherche aux porteurs de parts de ses fonds sur les obligations convertibles. Les fonds Groupama Convertibles, G Fund European Convertible Bonds et G Fund Global Convertible Bonds sont concernés. Le gestionnaire explique que cette facturation des prestations de recherche externe vise àaméliorer la qualité, la capacité de suivi ainsi que la finesse d’analyse de l’univers d’investissement des convertibles. «Ces prestations, compléments indispensables pour pérenniser la qualité de la gestion de Groupama AM permettront de débloquer des moyens pour développer une recherche dédiée aux convertibles», ajoute la société de gestion dans un avis aux porteurs de parts des fonds concernés.
La styliste britannique Stella McCartney et LVMH se sont associés pour créer et financer un fonds de venture capital climat de 200 millions de dollars, rapporte le Financial Times. Ce fonds, appelé Collab SOS, sera géré par la société de gestion new-yorkaise Collaborative Fund. Le fonds se concentre sur les start-ups dans le domaine des matériaux de mode, de l’énergie et de la chaîne de d’approvisionnement qui sont susceptibles d’avoir un bénéfice environnemental et dégager un profit. Le fonds ne concerne pas que le secteur de la mode. L’idée, outre les investissements, serait que LVMH devienne client des sociétés en portefeuille.
La société Suisse Bellevue a recruté une équipe de trois personnes spécialisées en private equity secondaire de Partners Group. Elle se compose de Steven Kroese, Lars Honegger et Chris Davies, tous trois nommés managing partner et membres de l’équipe d’investissements marchés privés de Bellevue. Ces recrutements doivent permettre à Bellevue d’élargir le spectre de ses activités dans le non coté. Cela se traduira par le lancement d’un véhicule d’investissement secondaire début 2023.
Unit Trust of India Asset Management Co (UTI AMC), huitième plus gros gérant d’actifs indien, a vu son cours bondir ce lundi après qu’un article du quotidien The Economic Times of India a fait mention de pourparlers visant à finaliser la vente d’une part majoritaire du capital du gestionnaire au groupe industriel indien Tata. Le journal évoquait des discussions exclusives avec quatre entités financières détenues par le gouvernement local - Punjab National Bank, Life Insurance Corporation of India, State Bank of India et Bank of Baroda - pour acquérir environ 45% du capital d’UTI AMC, qui compte aussi la société de gestion américaine T. Rowe Price parmi ses actionnaires à hauteur de 23%. The Economic Times of India évoquait une possible fusion de la gestion d’actifs de Tata, Tata AMC, avec UTI AMCpour créer ce qui pourrait devenir le quatrième plus gros gestionnaire d’actifs du pays à l’issue de la transaction. Cependant, UTI AMC a nié toute discussion dans un document transmis à la Bourse indienne. De son côté, Tata a aussi démenti les informations du quotidien indien. En 2018, Sandrine Hadrys, responsable Europe d’UTI International, filiale de distribution des fonds d’UTI AMC, s'était exprimée surle développement de la firme sur les marchés francophones dans un entretien à NewsManagers.
Les premiers stress tests de l’Eiopa sur les fonds de pension professionnels font état de fortes vulnérabilités. 255 milliards d'euros de valeur sont menacés.
Chasser le naturel, il revient au galop. Le dernier baromètre de l’épargne et de l’investissement de l’Autorité des marchés financiers (AMF), représentatif de 2.000 personnes, met des mots sur les intentions d’investissement des épargnants de l’Hexagone. L’appétit des Français pour la Bourse est en recul. Et ce malgré un regain d’intérêt durant la crise sanitaire, moment où les marchés étaient à leur apogée. Dans ce contexte économique incertain, 58 % des Français ne sont pas prêts à accepter plus de risques sur une partie de leurs placements, contre 49 % un an plus tôt. Après une nette augmentation en 2021, les intentions d’investir en actions dans les 12 prochains mois diminuent de six points et retombent au niveau de 2019, à 19 %. Ce fléchissement se vérifie surtout chez les plus de 55 ans, plus frileux (12%), mais aussi chez les moins de 25 ans, qui restent toutefois la tranche d’âge la plus enthousiaste (30 %). Néanmoins, la perception de l’investissement en Bourse reste positive dans l’état d’esprit des Français qui sont 47% à estimer que les placements en actions ont été performants ces cinq dernières années.
La plateforme de gestion d’actifs iM Global Partner a annoncé, ce lundi, l’acquisition d’une part minoritaire dans le capital de Berkshire Asset Management. Cette société de gestion américaine a été établie en 1986 et est basée à Wilkes-Barre dans l’Etat de Pennsylvanie. Elle s’est spécialisée sur une stratégie croissance portant sur les dividendes des actions américaines. Berkshire AM est le neuvième partenaire d’iM Global Partner, plateforme cofondée et dirigée par Philippe Couvrecelle, qui apportera son concours à la distribution de la stratégie de Berkshire AM. La boutique américaine gérait près de 4 milliards de dollars d’encours fin octobre 2022.
Valéria Faure-Muntian, ex-député Renaissance bien connue des intermédiaires pour avoir porté la réforme du courtage en assurance et du courtage en opérations de banque et en services de paiement, débarque à l’Anacofi, la plus importante association professionnelle des entreprises de courtage et conseil en banque, finance et assurance. David Charlet, président de l’Anacofi, a annoncé son arrivée prévue début janvieren tant que déléguée généralelors du Grand débat annuel de l’association. Anticipant les critiques relatives à un potentielconflit d’intérêts alors que la réforme du courtage se met en ordre de marche, il a souligné que laHaute autorité pour la transparence de la vie publique ne s'était pas prononcé contre cette nomination.
Credit Suisse a fourni des financements à Greensill Capital pour créer sa société d’assurance maison, plusieurs semaines après que le principal assureur de la société de supply-chain finance refuse de renouveler son contrat, rapporte le Financial Times. La perte du contrat d’assurance a été l’une des principales raisons qui ont précipité la chute de Greensill. Credit Suisse, qui avait des liens étroits avec Greensill, a fourni un prêt de 140 millions de dollars à la société en octobre 2020, moins de cinq mois avant sa faillite. Des documents que le FT a pu consulter montrent qu’une partie de ce prêt devait servir à créer une «société d’assurance captive».
Dufas, l’association néerlandaise de la gestion d’actifs, a nommé Hester Borrie en tant que vice-présidente. La responsable clients de NN Investment Partners et co-directrice des clients institutionnels Europe, Moyen-Orient, Afrique de Goldman Sachs AM rejoindra le directoire de Dufas à compter du 1er janvier 2023.Il est actuellement présidé par Ronald Wuijster, directeur général d’APG Asset Management, et compte un vice-président en la personne de Jaap Westerling, directeur d’Optimix Asset Management. Le directoire de Dufas compte neuf autres membres : Karin van Baardwijk, directrice générale de Robeco;Barbara Bakker,directrice générale d’Aegon Asset Management Netherlands;Monique Donders, directrice générale de BlackRock Netherlands;Erik van Houwelingen,directeur général deKempen; Geraldine Leegwater, responsable de la gestion et membre du comité exécutif de PGGM; Jacco Maters,directeur général d’Anthos Fund & Asset Management; Jan Lodewijk Roebroek,directeur général deBNP Paribas Asset Management Netherlands;Martijn Rozemuller,directeur général deVanEck Europe etJacob de Wit, président du conseil d’administration d’Achmea Investment Management.
La Banque Wormser Frères, qui vient de racheter la société de gestion Finance SA, a recruté Caroline Balderacchi pour diriger ses équipes commerciales auprès des clients de banque privée. Elle travaillait depuis près de quinze ans à la Banque Hottinguer, dont elle était dernièrement directrice de la clientèle privée et présidente du fonds de dotation interne « Entreprendre pour demain ».
Dans un communiqué publié ce mercredi 14 décembre, le gestionnaire d’actifs américain Gramercy Funds Management, spécialisé sur les marchés émergents, s’est réjoui d’une récente «victoire» sur le plan judiciaire. Celle-ci a été obtenue le 6 décembre face au gouvernement péruvien devant le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (Cirdi), tribunal d’arbitrage lié à la Banque mondiale. Le différend, porté devant l’instance en 2016, portait sur l’investissement de Gramercy dans des obligations liées à la réforme agraire au Pérou. Le Cirdi a estimé que le ministère de l’économie péruvien avait établi une formule de paiement et un processus de compensation des détenteurs des dites obligations «arbitraires et injustes», ne respectant pas les instructions pourtant données par la plus haute cour constitutionnelle du Pérou. Le tribunal a estimé que ces procédés étaient établis de manière à minimiser les montants à payer aux détenteurs des obligations. Aussi le gouvernement péruvien a-t-il enfreint un accord de libre-échange qui lie le pays aux Etats-Unis, la dette liée à la réforme agraire pouvant être considérée comme une forme de dette publique péruvienne protégée par ce traité. Ainsi, au lieu de recevoir 861.000 dollars comme le prévoyait le gouvernement péruvien dans un décret de 2014, Gramercy va recevoir environ 100 millions de dollars en guise de dommages selon la décision rendue par le Cirdi début décembre. A cette somme s’appliquera un intérêt composé de 7,22% jusqu’à ce que le paiement soit intégralement effectué. Gramercy réclamait 1,8 milliard de dollars dans ce litige.
Nordea Wealth Management vient de recruter Gunnela Hahn en tant que spécialiste senior ESG, selon un post sur LinkedIn. Elle sera basée à Stockholm. Gunnela Hahn arrive de l’investisseur institutionnel suédois Church of Sweden, où elle était directrice de l’investissement responsable et de la gouvernance depuis 2008. Elle y était responsable du développement produits durables avec les gérants externes. Auparavant, elle a été analyste senior investissement responsable pour Folksam et KPA Asset Management de 2000 à 2007. Au début de sa carrière, elle a travaillé comme consultante pour la société de protection de l’environnement suédoise.
La société de gestion suédoise Öhman Fonder a recruté Erik Durhan en tant que responsable de la gouvernance et du développement durable. L’intéressé était responsable de la gouvernance chez Nordea Fonder. Avant cela, il était responsable de la communication. Il a une formation de journaliste économique et d’analyste financier.
Le premier ministre arménien Nikol Pashinyan, mardi 13 décembre, a reçu une délégation de la société de gestion Amundi conduite par Bernard de Witt. La firme dispose d’une joint-venture dans le pays,Amundi-ACBA Asset Management, établie avec le groupe bancairearménien ACBA - Crédit Agricole Bank. Une réforme des retraites est en cours en Arménie, sujet a été discuté par les deux parties, qui ont aussi échangé sur le développement du marché financier local et des projets conjoints.
Andera Partners vient d’annoncer l’ouverture de son bureau italien à Milan, après dix ans de présence sur ce marché. Il s’agit de son troisième bureau hors de France, après Munich et Anvers. La société de gestion parisienne en capital-investissement a nommé Maurizio Bottinelli en tant que conseiller senior. Il sera chargé d’épauler l’équipe d’Andera MidCap en Italie. Il a travaillé par le passé chez Clessidra comme directeur général et responsable de l’équipe d’investissement, et dans le bureau milanais d’Apax Partners.
Cinq ans après avoir vendu sa gestion d’actifs à Amundi, UniCredit amorce un retour dans ce domaine. La banque italienne, dirigée par Andrea Orcel depuis 2021, a confié au groupe financier italien Azimut la création d’une société de gestion qu’elle pourra acquérir dans cinq ans au plus tard. Les deux partenaires ont annoncé vendredi 16 décembre avoir signé une lettre d’intention qui prévoit la création par Azimut d’une société de gestion irlandaise qui concevra des produits d’investissement, dont des fonds, lesquels seront distribués dans les réseaux d’UniCredit en Italie sur une base non exclusive. Les premiers fonds verront le jour au second semestre 2023 et toucheront 7 millions de clients. La société de gestion issue de l’accord sera dans un premier temps intégralement détenue et gérée de manière indépendante par Azimut. Mais UniCredit bénéficie d’une option pour acquérir une participation majoritaire dans la société irlandaise dans les cinq ans qui viennent, voire plus tôt en cas de «circonstances particulières» non précisées. «En cas d’exercice de l’option d’achat, UniCredit pourra compter sur sa propre usine de produits à haute valeur ajoutée, qui s’ajoutera à la plate-forme onemarkets Fund et aux autres entités de gestion d’actifs qui font déjà partie du groupe, reconstruisant de manière sélective des composantes de la chaîne de valeur de la gestion d’actifs en Italie et dans le groupe», indique un communiqué d’UniCredit. Interrogée par NewsManagers sur la taille de la future société, une porte-parole d’Azimut répond qu’une équipe en ligne avec les exigences réglementaires sera créée. Elle se composera donc d’un CIO, CEO, de gérants et de personnes en charge des risques. « Et nous prévoyons d’attirer dans cette nouvelle usine de produits de nouveaux talents de la gestion d’actifs », précise-t-elle. Quant à la gamme de produits qui seront développés, ils « concerneront le spectre des fonds Ucits, avec des stratégies allant des actions aux obligations, en passant par les fonds diversifiés, les fonds thématiques, les PIR, etc. Il s’agira de fonds qui tireront parti de l’expertise de notre gestion d’actifs mondilae, qui comprend plus de 170 gérants de portefeuille et analystes dans 18 pays, et qui nous permet d’opérer en temps réel sur les différents marchés », ajoute la représentante d’Azimut. Vers une renégociation de l’accord avec Amundi ? «Ces accords n’ont aucun impact sur les partenariats existants d’UniCredit, qui sont complétés par des capacités internes de fabrication de produits tirant parti de la plateforme onemarkets Fund récemment lancée», souligne un communiqué. Toutefois, cela pourrait remettre en cause l’accord de distribution qu’UniCredit avait noué avec Amundi, lorsque la société de gestion française avait racheté sa filiale Pioneer en 2017, vendue par le prédécesseur d’Andrea Orcel, Jean-Pierre Mustier. En septembre 2021, Bloomberg avait déjà écrit qu’UniCredit souhaitait renégocier ce contrat, qui court jusqu’en 2027 Interrogé sur les implications de l’option d’achat sur le partenariat avec Amundi, Andrea Orcel, le directeur général d’UniCredit n’a pas exclu que la banque italienne puisse chercher d’autres partenaires après 2027, lors d’une conférence de presse. «Cet accord donne à UniCredit l’occasion de réinternaliser une partie fondamentale de notre activité de gestion d’actifs», a indiqué le dirigeant. Pour les analystes de JPMorgan, l’accord est un signe clair qu’UniCredit envisage de rapatrier certaines de ses capacités de gestion d’actifs en interne, «ce qui pourrait entraîner un ralentissement des volumes pour Amundi dans les réseaux UniCredit à plus long terme». Ils notent que le réseau UniCredit n’est qu’une partie de son activité de détail, qui est «en pleine croissance». Selon leurs estimations, les réseaux UniCredit représentent environ 20% des encours sous gestion de détail et environ 7% des encours sous gestion d’Amundi, et environ 17% des frais de gestion du groupe. «Il est important de noter que la gamme de produits d’Amundi est plus large que celle d’Azimut, Amundi ayant une expertise dans toutes les classes d’actifs actifs, ainsi qu’une gamme complète de produits d’actifs réels et de très fortes capacités passives». « Les accords de distribution liant Amundi et Unicredit ne sont pas exclusifs, il est donc naturel qu’Unicredit travaille également avec d’autres partenaires au sein d’une architecture ouverte », a commenté une porte-parole d’Amundi, contactée par NewsManagers. « L’accord annoncé aujourd’hui entre Unicredit et Azimut ne remet pas en question les accords de distribution entre Unicredit et Amundi, qui courent jusqu’en juillet 2027, et qui affichent une dynamique commerciale résiliente. Amundi, 1er gérant européen avec des positions fortes en Italie (numéro 3 du marché) et dans le top 10 mondial des gérants d’actifs, demeure le partenaire privilégié d’Unicredit dans la gestion d’actifs », ajoute-t-elle. Il s’agit en revanche d’une belle opération pour Azimut, l’un des rares acteurs indépendants de la gestion d’actifs en Italie. Cotée en Bourse, la société affiche 55,4 milliards d’euros d’encours sous gestion et 86,9 milliards d’euros sous administration à fin novembre. Elle s’est beaucoup développé l’international ces dernières années, principalement dans les marchés émergents et aux Etats-Unis, à coup d’acquisitions de petites sociétés de gestion ou réseaux de distribution, si bien que 50 % de ses clients sont basés à l’étranger. Avec UniCredit, la société se réoriente en partie en Italie. « Dans sa phase initiale, nous ne nous attendons pas à ce que les encours sous gestion soient importants, mais il est légitime de supposer qu’au fil du temps ils pourraient devenir significatifs, compte tenu de l’ampleur de la portée d’UniCredit, qui compte aujourd’hui 7 millions de clients en Italie », a déclaré la porte-parole d’Azimut.