La commissaire aux Services financiers, Mairead McGuinness, veut interdire les rétrocessions versées aux distributeurs de produits d'épargne, ce à quoi Berlin s'oppose. Chaque camp affûte ses arguments dans ce débat central pour l'industrie financière.
Andrew Bailey, le gouverneur de la Banque d’Angleterre, a critiqué les projets du gouvernement d’assouplir les règles de solvabilité applicables au secteur de l’assurance. «Je ne pense pas, toutes choses égales par ailleurs, que cela pose un risque à la stabilité financière, mais c’est un risque pour les porteurs de police» a déclaré le banquier central lors d’une audition devant une commission parlementaire. Andrew Bailey a notamment cité l’exemple d’Equitable Life, compagnie d’assurance vie fondée en 1762, et qui avait dû cesser ses activités en 2000 faute de pouvoir honorer les promesses faites à ses clients. Fin 2022, Londres a présenté un projet de réforme de la réglementation financière pour justifier l’intérêt du Brexit: ce package prévoit notamment d’assouplir la réglementation Solvabilité 2 des assureurs britanniques, hérités de l’Union européenne, afin de débloquer des milliards de livres d’investissement vers l'économie.
Schroders vient d’obtenir le feu vert du régulateur chinois afin d’établir une société de gestion détenue à 100% par le gérant britannique (wholly foreign-owned enterprise) en Chine continentale. La China Securities Regulatory Commission a accordé son autorisation le 13 janvier, selon un communiqué de presse. «Il s’agit d’une étape clé de notre expansion globale dans le pays», a expliqué Lieven Debruyne, directeur mondial de la distribution chez Schroders. La joint-venture dénommée Schroders BOCOM Wealth Management a reçu l’approbation réglementaire pour le démarrage de l’activité et la licence d’exploitation en février 2022, pour offrir ses services d’investissement multi-actifs à des clients privés via un partenaire local. Ce dernier est le Bank of Communication Wealth Management. Schroders a ouvert son premier bureau représentatif à Shanghai en 1994. La société de gestion travaille avec les investisseurs institutionnels et individuels afin de leur permettre d’accéder des investissements offshores à travers des programmes QDII (Qualified Domestic Institutional Investor) et MRF (Mutual Recognition of Funds). La grande course vers la Chine s’intensifie dans le sillage de l’assouplissement des règles concernant la présence des sociétés de gestion étrangères. Neuberger Berman a reçu l’autorisation d’ouvrir son activité des fonds pour des particuliers le mois dernier tandis que Fidelity International vient d’acquérir une licence pour commercialiser des OPCVM, selon Reuters.
Virginie Maisonneuve, la directrice mondiale des investissements actions d’Allianz Global Investors, est la nouvelle invitée de Haute Fréquence, le podcast de L'Agefi dédié aux parcours inspirants dans la finance.
Newton Investment Management, une filiale de BNY Mellon Investment Management, vient d’annoncer la promotion des gérants Andy Warwick et Aron Pataki en tant que co-responsables de l’équipe d’investissement de sa stratégie Real Return. Ces changements font suite au décès de Suzanne Hutchins, gérante de portefeuille et responsable de la stratégie Real Return, le 13 décembre 2022. La société de gestion a assuré qu’il n’y aurait aucune modification du processus d’investissement de cette stratégie, selon un communiqué de presse. Philip Shucksmith et Matt Brown conservent leurs responsabilités en tant que co-gérants de la stratégie Sustainable Real Return. Andy Warwick travaille chez Newton IM depuis 2018. Auparavant, il travaillait chez BlackRock comme managing director et gérant au sein de l’équipe multi-actifs pendant près de 13 ans. Il y était responsable pour la gestion des mandats absolute return et relative return. Il a également été trader de dérivés actions chez Merrill Lynch Investment Managers de 1997 à 1999. Aron Pataki, pour sa part, travaille chez Newton IM depuis 2006 comme gérant dans cette équipe. Il a auparavant occupé le poste d’analyste quantitatif senior chez Lacima Group de 2001 à 2006. La stratégie Real Return comptait 11,9 milliards de livres au 30 septembre 2022.
Après une année 2022 «complexe» et de «transition» pour les investisseurs, Larry Fink, cofondateur et patron de BlackRock, prévoit une année 2023 où inflation et croissance économique resteront au coeur des préoccupations. Cela n’a pas empêché son équipe de direction de se prêter au jeu des prévisions stratégiques pour 2023 face aux analystes qui les interrogeaient à l’occasion de la publication des résultats 2022 du groupe américain. Après une collecte record sur les ETF obligataires en 2022, les dirigeants de BlackRock estiment que la plateforme fixed income dotée de 2.500 milliards de dollars d’encours fera partie de nouveau des moteurs de croissance pour le groupe cette année. «Pour la première fois depuis des années, les assureurs et les fonds de pension, peuvent enfin retrouver du rendement sur les marchés sans avoir à prendre trop de duration ou de risques de crédit ", commente le directeur financier Gary Shedlin. Pour lui, une bonne part du retour des investisseurs sur l’obligataire continuera de se faire via les ETF. Le dirigeant s’attend à ce que l’industrie des ETF atteigne les 15.000 milliards de dollars d’encours dans les prochaines années «avec iShares menant la croissance, comme il l’a fait en 2022". Le potentiel parait important puisque les ETF aux Etats-Unis ne représentent encore seulement que 2,3% de la valorisation totale du marché, a-t-il souligné. Sur les marchés privés, Gary Shedlin insiste sur les infrastructures, en particulier celles liées aux énergies renouvelables notamment dans le cadre du plan infrastructures voté aux Etats-Unis. Il a cité à titre d’exemple l’accord passé avec AT&T qui a débouché sur la création d’une co-entreprise dans la fibre optique, et indique que d’autres opérations de même type sont à venir avec d’autres grands groupes, notamment dans les infrastructures renouvelables. La dette privée fera aussi partie des moteur de croissance «en raison d’un retrait des financements sur les marchés cotés». Concernant enfin la décision récente de BlackRock de supprimer 500 postes, Gary Shedlin a expliqué que cette restructuration de la taille et de la forme des équipes permettrait de «libérer des capacités d’investissement pour nos initiatives de croissance les plus importantes». Il prévoit à ce stade que les effectifs du groupe «soient globalement stables en 2023".
BlackRock prend une participation minoritaire dans Human Interest, un fournisseur de plans de retraite 401(k), rapporte le Wall Street Journal. Les deux entreprises n’ont pas précisé l’ampleur de la participation. Anne Ackerley, qui dirige le pôle retraite de BlackRock, indique que cette participation est la première incursion de la société de gestion dans le secteur des 401(k).
Les hedge funds investissant dans des entreprises à croissance rapides, cotées et non cotées, ont perdu des dizaines de milliards de dollars pour le compte de leurs clients en 2022. Cela n’empêche pas le lancement de nombreux autres fonds «crossover», observe le Wall Street Journal. Mala Gaonkar, ancienne directrice des co-investissements de Lone Pine Capital, a lancé son fonds crossover basé à New York, SurgoCap Partners, le 3 janvier, avec 1,8 milliard de dollars, selon des sources proches du dossier. Patrick Fu, qui codirigeait le hedge fund de Sequoia jusqu’en octobre 2021, cherche à lever jusqu’à 1 milliard de dollars pour son fonds crossover Dandelion Capital Management, situé à Los Angeles. Dandelion doit se lancer au troisième trimestre. Kristov Paulus, un investisseur de Whale Rock Capital Management, prévoit de créer Kultura Capital Management à San Francisco au second semestre.
BNY Mellon a annoncé vendredi une baisse de 38% de son bénéfice au quatrième trimestre 2022, à 509 millions de dollars (473 millions d’euros). Le bénéfice sous-jacent de ses activités poursuivies s’est élevé à 0,63 dollars, contre 1,01 dollar un an plus tôt. La banque américaine a souligné que la hausse de 246 millions de dollars de ses coûts globaux sur le trimestre écoulé était principalement due à des indemnités de départ. Selon des sources de presse concordantes, elle s’apprête à licencier environ 1.500 salariés cette année, soit près de 3% de ses des effectifs totaux qui s’élevaient à 51.700 personnes à fin décembre 2022. Les suppressions d’emplois prévues concerneraient principalement des postes de management. BNY Mellon a par ailleurs déclaré qu’elle comptait poursuivre sa stratégie dans les actifs numériques malgré l’effondrement de FTX et les turbulences actuelles sur les marchés de la cryptographie.
Le groupe financier américain JPMorgan a présenté des encours sous gestion de 2.766 milliards de dollars au 31 décembre 2022 pour son activité de gestion d’actifs lors de la publication de ses résultats, vendredi 13 janvier. Les encours sont répartis comme suit : 751 milliards de dollars gérés pour des clients de banque privée, 1.252 milliards de dollars gérés pour le compte d’institutionnels et 763 milliards de dollars à travers les fonds d’investissement. Si les encours en gestion d’actifs de JPMorgan rebondissent de 5,7% par rapport au troisième trimestre 2022, ils chutent de 11,1% sur l’année 2022. Ses résultats suggèrent une collecte de 43 milliards de dollars au quatrième trimestre 2022, majoritairement sur les produits monétaires/cash. Sur l’année 2022, la décollecte en gestion d’actifs se monte à 8 milliards de dollars tandis que les encours ont également subi un effet de marché négatif de 339 milliards de dollars.
Credit Suisse vient de recruter Scott Ikuss pour gérer le fonds Credit Suisse Commodity Return Strategy Fund. Il travaillera en tandem avec Christopher Burton, qui gère le fonds depuis 2003. Scott Ikuss arrive de DWS, où il gérait pour un milliard de dollars d’encours de stratégies sur le secteur des matières premières depuis six ans. Il est entré à la Deutsche Bank à la fin de ses études en 2007.
Rive Private Investment, société d’investissement spécialisée dans les actifs réels, vient de recruter Philippe Taillardat comme responsable des relations investisseurs. L’intéressé est l’ancien responsable de la multigestion infrastructure chez Amundi Private Equity Funds (2007-2010), et ancien co-responsable des investissements européens en infrastructures non cotées chez First Sentier Investors (2011-2017). Il est associé-fondateur du cabinet Oaksley Conseil depuis 2018.
La société de distribution américaine Edward Jones Investments vient de recruter Maggie Hoy comme analyste sénior en sélection de gérants. L’intéressée arrive du consultant américain Verus, spécialisé sur les investisseurs institutionnels, où elle était responsable des marchés publics depuis six ans. Par le passé, elle a notamment été sélectionneuse de gérant chez Wells Fargo (2014-2016). Edward Jones Investments conseille 1.700 milliards de dollars d’encours pour 8 millions de clients particuliers et PME aux USA et au Canada.
La société de gestion américaine Franklin Templeton vient d’annoncer l’ouverture prochaine de son bureau à Jeonju en Corée du sud lors du premier semestre de 2023. Il s’agit d’un bureau de liaison afin de renforcer sa relation et sa coopération avec le National Pension Service of Korea (NPS). Franklin Templeton gère les actifs de NPS depuis 2001. Ce local dédié à l’investisseur institutionnel coréen fournira des services de liaison, dont de la recherche marché et de l’analyse. En Corée du Sud, Franklin Templeton compte déjà un bureau à Séoul, ouvert en 1997. Ce bureau comprend des équipes commerciales et d’investissement. La société de gestion a également démarré une joint-venture dénommée Templeton Hana Asset Management dans cette région avec Hana Financial Group en 2006. Elle compte également un partenariat stratégique avec Woori Asset Management depuis 2021. Franklin Templeton affichait 1.400 milliards de dollars d’encours sous gestion au 30 novembre 2022.
La société de gestion Qantara Asset Management, co-fondée par James Kuate et Alain William, est agréé définitivement comme société de gestion de portefeuille par l’Autorité des marchés financiers (AMF) depuis le 3 janvier 2023, constate NewsManagers. Le gestionnaire, qui se spécialise sur la dette souveraine africaine et souhaite «établir un pont entre l’Afrique et les marchés financiers», avait exposé ses plans à NewsManagers en octobre dernier.
La société de services aux fonds d’investissement et gestionnaires d’actifs Apex Group vient de racheter Pacific Fund Systems (PFS), éditeur de logiciels utilisés pour la comptabilité et le reporting de fonds d’investissement ouverts et fermés, tant traditionnels qu’alternatifs. Etablie au Royaume-Uni depuis 1999, la société PFS a été acquise par Apex auprès de ses co-fondateurs et Pollen Street Capital. Les solutions de PFS sont utilisées par une centaine de clients gérant plus de 1.000 milliards de dollars d’encours en cumulé.
Le FC Lorient, club de football de Ligue 1 (première division française), a officialisé, ce vendredi, l’entrée à son capital de l’investisseur américain Bill Foley, déjà propriétaire du club de football anglais Bournemouth depuis mi-décembre 2022. L'équipe bretonne, dont l’actionnaire majoritaire est le président-fondateur du gestionnaire d’actifs Chenavari, Loïc Féry, a signé un partenariat stratégique avec Black Knight Football and Entertainment (BKFE), entreprise spécialisée dans le sport dirigée par Bill Foley. Ainsi, BKFE et la société cotée Cannae Holdings, également dirigée par Bill Foley, deviendront actionnaires minoritaires du FC Lorient dans les semaines qui viennent. Cette arrivée s’accompagnera d’une augmentation de capital. Avant d’investir au FC Lorient, Bill Foley avait été pressenti pour accompagner John Textor dans le récent rachat de l’Olympique Lyonnais, autre club de Ligue 1.
Exclusif - Les fonds actionnaires et le management du gérant d'actifs, qu'Altarea avait renoncé à racheter au lendemain de la guerre en Ukraine, veulent faire un exemple.
L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a nommé vendredi sa nouvelle chef économiste, dix mois après le départ de Laurence Boone. Elle désigne, à compter du 2 mai 2023, Clare Lombardelli à ce poste. Cette Britannique, titulaire d’un master en économie de la London School of Economics and Political Science et diplômée de l’Université d’Oxford, est jusqu’ici membre du conseil d’administration exécutif du Trésor britannique depuis 2015. L’OCDE a également trouvé une successeure à Pascal Saint-Amans sur les épineux dossiers fiscaux internationaux. Le départ chez Brunswick de ce spécialiste de la fiscalité, avait été annoncé en septembre dernier. A compter du 3 avril 2023, Manal Corwin deviendra directrice du Centre de politique et d’administration fiscales de l’OCDE. De nationalité américaine, Manal Corwin est actuellement associée responsable du bureau fiscal national et directrice principale du conseil d’administration de KPMG aux Etats-Unis.
La société de gestion américaine affiche 8.594 milliards de dollars d’encours au 31 décembre 2022, au-dessus des chiffres du troisième trimestre mais en baisse de 14% sur un an.
La société de gestion américaine BlackRock comptait 8.594 milliards de dollars d’encours (7.951 milliards d’euros) au 31 décembre 2022, a indiqué le groupe à l’occasion de la publication de ses résultats vendredi 13 janvier. Ils sont en retrait de 14% par rapport aux 10.010 milliards de dollars de fin 2021. En 2022, la firme a subi un effet de marché négatif total estimé à 1.502 milliards de dollars couplé à un effet devises négatif de 213 milliards. Dans cette année compliquée, le quatrième trimestre aura été de loin le plus positif, les encours du gestionnaire américain ayant rebondi de 8%, repassant la barre des 8.000 milliards de dollars d’encours après être passé en-dessous lors du trimestre précédent (7.961 milliards). BlackRock a enregistré une collecte nette de 113,7 milliards de dollars sur la période, portant à 306,6 milliards sa collecte pour l’année 2022 (contre 540 milliards en 2021). Si la firme a engrangé 146 milliards de dollars d’entrées nettes sur les fonds de long-terme (393 milliards de dollars sur l’ensemble de 2022) dont 61% l’ont été sur des fonds indiciels cotés (ETF), elle a observé des sorties nettes de 32 milliards sur la gestion monétaire (-77 milliards pour tout 2022). iShares, la branche ETF de BlackRock, a collecté 220 milliards de dollars en 2022, ce qui représente 70% de la collecte nette totale de la société de gestion américaine l’an dernier. " iShares a pris la tête du secteur mondial des ETF avec 220 milliards de dollars d’entrées nettes, y compris des flux records vers les ETF obligataires», commente Larry Fink, le cofondateur et directeur général de BlackRock, faisant par là allusion au fait qu’il repasse devant son challenger Vanguard. La plateforme de marchés privés du gestionnaire a, elle, levé 35 milliards de dollars l’an dernier, notamment dans la dette privée et l’infrastructure. Décollecte sur le segment des particuliers Côté clients, même si BlackRock est chahuté par les fonds de pension de certains Etats américains conservateurs, il collecte tout de même 192 milliards de dollars en 2022 sur le segment institutionnel dont 71 au dernier trimestre. En revanche, il décollecte de 20 milliards de dollars sur le segment des particuliers (-15 milliards au quatrième trimestre). Dans un communiqué, Larry Fink s’est satisfait d’une collecte nette sur les trois régions – Amériques, Europe, Asie-Pacifique – sur lesquels le gestionnaire est présent. Il a également souligné l’année record pour les ventes de sa plateforme de gestion de risque Aladdin. Le chiffre d’affaires des services technologiques de BlackRock, qui inclut Aladdin, s’établit à 1,36 milliard de dollars pour 2022 (contre 1,28 milliard pour 2021) dont 353 millions pour le quatrième trimestre 2022. Au niveau du groupe, le résultat net annuel s'établit à un peu plus de 5 milliards de dollars, en retrait de 12% sur un an. «Il s’agit de notre deuxième meilleur résultat historique après celui de 2021", a souligné le directeur financier sur le départ Gary S. Shedlin lors d’une conférence téléphonique. Les revenus reculent de 8% à 17,8 milliards avec une marge opérationnelle moyenne en retrait à 35,7% contre 38,5% l’année précédente. BlackRock, qui s’apprête à supprimer 500 emplois, évoque également, dans ses résultats, une dépense de restructuration de 91 millions de dollars «liée à une initiative visant à modifier la taille et la forme de la force de travail pour l’aligner davantage avec les priorités stratégiquesde la société».
L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a nommé sa nouvelle chef économiste, dix mois après le départ de Laurence Boone. Elle désigne, à compter du 2 mai 2023, Clare Lombardelli à ce poste.
Les investisseurs parient à nouveau sur les fonds obligataires, principalement sur la dette d’entreprise, et cela quel que soit le niveau de risque. Entre le 5 et le 11 janvier, les fonds obligataires ont reçu 17,5 milliards de dollars (16,1 milliards d’euros) de flux nets, contre 7,2 milliards pour les fonds actions, et 8,3 milliards pour les fonds monétaires, selon «Flow show», le rapport hebdomadaire des flux dans les fonds d’investissements mondiaux par BofA Global Research. L’univers obligataire a notamment collecté sur les fonds de dettes d’entreprises les mieux notées (" investment grade»), avec +10,4 milliards de dollars. Les investisseurs ont également privilégié les stratégies de dettes d’entreprises de haut rendement (" high yield») avec +2 milliards, de dettes municipales (+2,1 milliards), et de dettes émergentes (1,4 milliard). Les fonds de dettes souveraines ont agrégé pour leur part 0,2 milliard de dollar de collecte. Une fois n’est pas coutume, en actions, les fonds communs de placements traditionnels ont davantage collecté que les fonds indiciels cotés (ETF, Exchange Traded Fund). Les premiers ont attiré 5 milliards de dollars, contre 2,2 milliards pour les seconds. Les stratégies couvrant les Etats-Unis ont rendu 2,6 milliards de dollars. Les retraits se sont faits principalement sur les fonds value (-1,7 milliard de dollars), croissance (-1,3 milliard), grandes capitalisations et tech (-1 milliard chacun). Dans le reste du monde, les fonds d’actions émergentes ont reçu 2,2 milliards de dollars de flux, et ceux sur le Japon 1,1 milliard. Les fonds d’actions européennes ont enregistré leur 48ème semaine de décollecte d’affilée avec -0,5 milliard de dollars.
La société de gestion américaine BlackRock affiche 8.594 milliards de dollars d’encours au 31 décembre 2022, au dessus des chiffres du troisième trimestre mais en baisse de 14% sur un an.
La Banque Postale Asset Management (LBPAM) a reclassé huit des 15 fonds qui avaient été classés article 9, y compris son fonds ISR sur les droits de l’homme, rapport Cytiwire qui se base sur des éléments de Morningstar. Il ont été reclassés en article 8 soit un niveau d’exigence un peu moins élevé selon la réglementation relative à la publication d’informations durables SFDR. Selon Morningstar, les fonds reclassés intègrent LBPAM Responsable Actions Euro, LBPAM ISR Pro Actions Euro, LBPAM SRI Human Rights et LBPAM ISR Actions Europe Monde. Dans une communication postée discrètement sur son site Internet en décembre, La Banque postale AM indiquait que «cette approche prudente a été préférée à l’abaissement du niveau d’exigence de la définition des investissements durables, qui aurait pu permettre de répondre aux attentes du règlement de niveau 2 pour les produits Article 9, mais que nous jugeons contraire à nos engagements». Interrogé par NewsManagers, l'établissement a refusé d’indiquer la liste précise des fonds concernés.
Malgré la chute des marchés, la collecte des ETF s’est une nouvelle fois montrée robuste en 2022 sans toutefois dépasser le record de 2021, montrent les chiffres compilés par le cabinet d'étude spécialisé ETFGI. Les fonds cotés indiciels ont ainsi attiré l’an dernier en net 856 milliards de dollars de souscriptions, permettant au segment de terminer 2022 sur un encours global de 9.230 milliards de dollars. L’année précédente, ils avaient attiré plus de 1.200 milliards et dépassé fin 2021 les 10.260 milliards d’encours, un record historique. La baisse des encours est donc d’environ 10% sur un an, mais la collecte s’est affaissée de tout de même près d’un tiers. Le segment mondial des ETF comptait 11.119 produits, avec 22.860 cotations, provenant de 671 fournisseurs sur 81 bourses cotées dans 64 pays à fin décembre. Décembre 2022 a été un mois positif en matière de souscriptions nettes avec 69 milliards au niveau mondial, mais les encours ont baissé de 2,7% par rapport à fin novembre 2022. Source : ETFGI Par zone géographique, les Etats-Unis sont évidemment toujours à la pointe en raison de la taille de leur marché. La collecte nette annuelle s’y est élevée sur l’année à 607 milliards de dollars soit plus de 70% de la collecte mondiale. Avec 6.710 milliards de dollars d’encours, leur marché représentait 72% du segment mondial des ETF fin 2022. En décembre, la collecte s’est affichée positive de 45 milliards de dollars. Par classe d’actifs, les ETF/ETP actions ont enregistré les plus importantes souscriptions mondiales sur l’année. La collecte nette pour 2022 s’est en effet élevée à 479,59 milliards de dollars, soit presque deux fois moins que les 909,35 milliards de dollars d’entrées nettes enregistrées par les produits actions en 2021, indique encore ETFGI. Les ETF/ETP obligataires ont recueilli 238,21 milliards de dollars de souscriptions nettes, quasiment au même niveau qu’en 2021. Les ETF/ETP de matières premières ont enregistré des sorties nettes de 16,38 milliards de dollars en 2022, soit plus que les sorties nettes de 10,18 milliards de dollars enregistrées par les produits de matières premières en 2021. Enfin, les ETF/ETP gérés de manière active ont attiré des flux nets de 121,91 milliards de dollars sur l’année, inférieurs aux 131,08 milliards de dollars enregistrés en 2021. Coté produits, l’ETF qui a recueilli le plus grand flux net individuel en 2022 au niveau mondial est le iShares Core U.S. Aggregate Bond (AGG), avec 2,78 milliards de dollars, suivi du Vanguard Total Stock Market (VTI), avec 2,53 milliards de dollars, selon les données d’ETFGI. Ces deux fonds sont basés aux États-Unis.
Swiss Life Asset Managers a annoncé jeudi avoir bouclé la vente d’un portefeuille de commerce en France composé de 26 actifs et qui arrivait à échéance. Créé en 2009, le club deal - destiné à une clientèle d’institutionnels français - spécialisé en actifs commerciaux était composé à son lancement d’un portefeuille de commerces alimentaires. Un deuxième portefeuille de commerces alimentaires et de galeries commerciales était venu compléter le fonds deux ans plus tard pour le porter à 160 millions d’euros d’actifs. Depuis 2018, le fonds s’était recentré sur l’alimentaire et avait mis en vente ses galeries commerciales.
La banque d’investissement Alantra a annoncé jeudi un partenariat avec le développeur Solarig ainsi qu’avec les fonds d’infrastructures Amundi Transition Energétique et Reichmuth pour lancer un véhicule d’investissement photovoltaïque de 1,9 gigawatts. Solarig apportera plus de 50 centrales en Europe du Sud, qui atteindront progressivement le statut «prêt-à-construire» au cours des 18 prochains mois. Une plateforme d’investissement a été mise en place pour acquérir les centrales du portefeuille et investir 1,7 milliard d’euros dans le secteur. Amundi et Reichmuth engageront au total jusqu'à 265 millions d’euros dans ce projet.
Tom Slater, gérant de l’un des fonds phare de Baillie Gifford, a reconnu que 2022 était «une année qui rend humble» après que la société de gestion a perdu plus de 14 milliards de dollars sur ses participations dans Tesla et Shopify, rapporte le Financial Times. Lors d’une conférence à Londres, il a déclaré que c’était une erreur de présumer que les changements des habitudes des consommateurs pendant la pandémie dureraient. Et ils ont été lents à reconnaître l’importance de l’effondrement des relations sino-américaines. La perte sur Tesla s’est montée à 8 milliards de dollars et celle sur Shopify à 6 milliards. Jusqu’en 2019, Baillie Gifford était le plus gros actionnaire de Tesla derrière Elon Musk, détenant environ 8 %. Depuis sa participation a été réduite à moins de 1 %. Baillie Gifford gère 228 milliards de livres.