Hubert Rodarie, le président de l'Association française des investisseurs institutionnels, prône l’investissement de long terme, le rapprochement avec les entreprises et la maîtrise de l'innovation financière.
Franklin Resources, maison mère du gestionnaire américain coté Franklin Templeton, a publié, ce lundi, ses résultats pour le dernier trimestre 2022. La firme affiche un résultat net ajusté de 262,4 millions de dollars en repli de 33% sur le trimestre et de 53% par rapport au dernier trimestre 2021. Les encours sous gestion de Franklin Templeton ont fondu de 12% sur un an ressortant à 1.388 milliards de dollars (1.275 milliards d’euros) à fin décembre 2022. Ils ont cependant progressé de 7% (+90,3 milliards de dollars) sur le seul dernier trimestre 2022. Cette hausse provient d’un effet de marché positif de 48,8 milliards de dollars, de l’ajout d’encours de 34,9 milliards de dollars suite à l’acquisition du gestionnaire alternatif Alcentra et d’une collecte nette sur le monétaire de 17,5 milliards de dollars.En revanche, sur les fonds de long-terme, des rachats nets de 10,9 milliards de dollars ont été enregistrés entre septembre et décembre 2022, portant à 62,8 milliards de dollars la décollecte nette totale l’année dernière. «Alors que les sorties nettes à long terme se sont élevées à 10,9 milliards de dollars pour le trimestre, nous avons été heureux d’observer le niveau le plus élevé d’entrées nettes depuis plus de dix ans dans les stratégies de gestion de trésorerie, qui ont été stimulées par la demande institutionnelle pour des actifs à faible risque dans cet environnement de marché incertain et ont contribué à générer des entrées nettes totales de 6,6 milliards de dollars. Les flux ont également été positifs dans des domaines de croissance clés, notamment dans nos trois plus grands gestionnaires alternatifs, Benefit Street Partners, Clarion Partners et Lexington Partners, ainsi que dans des stratégies multi-actifs, des ETF et Canvas, notre plateforme de solutions d’indexation personnalisée», a commenté Jenny Johnson, présidente et directrice générale de Franklin Resources. Avec l’acquisition d’Alcentra, les encours de la gestion alternative de Franklin atteignent 257 milliards de dollars, représentant 19% des encours totaux du gestionnaire américain.
La Banque Postale Asset Management (LBP AM) et sa filiale Tocqueville Finance ont annoncé ce 30 janvier avoir réalisé une collecte nette de plus de deux milliards d’euros en 2022. Les encours sous gestion s'élevaient fin décembre à 56 milliards d’euros. En 2021, la filiale de La Banque Postale avait collecté 3 milliards d’euros. Ses encours s'établissaient à 60 milliards, soit un recul l’an dernier de près de 7% qui reste contenu par rapport à la baisse généralisée des marchés. La collecte 2022 s’est divisée quasiment à parts égales entre les clients institutionnels et le segment de la distribution. Les premiers ont notamment choisi des fonds à impact, classés article 9, que sur les actifs cotés, ainsi que des stratégies actions et convertibles ISR via plusieurs appels d’offres. « En 2023, notre priorité continuera de porter sur la concrétisation de nos engagements en faveur d’une transition juste, le développement de nouvelles expertises au service de nos clients et notre diversification géographique», commente Emmanuelle Mourey, présidente du directoire de LBP AM,
Warburg Pincus a déclaré à l’agence Reuters qu’il avait amassé 15,4 milliards de dollars pour son dernier fonds phare de capital-investissement mondial, ce qui rapproche l’américain de son objectif de collecter 16 milliards de dollars auprès des investisseurs pour ce fonds, Warburg Pincus Global Growth 14. Ce fonds est le plus important de l’histoire de la société. Fondée en 1966, Warburg Pincus est l’une des plus anciennes sociétés de capital-investissement. Dirigée par son directeur général, Chip Kaye, la société gère 85 milliards de dollars d’actifs répartis dans les secteurs de la technologie, des services aux entreprises, de l’immobilier et de la santé sur le continent américain, en Europe et en Asie.
Le thème de l'éco-blanchiment (greenwashing) des fonds d’investissement durables demeure une préoccupation majeure dans l’industrie de la gestion d’actifs. Qu’il s’agisse d’amendes infligées par les régulateurs, d’enquêtes et de perquisitions voire de simples soupçons, l’image verte et vertueuse que les gérants tentent de bâtir pour leur gamme de fonds durables s’en retrouve salie durablement. DWS, Goldman Sachs, BNY Mellon en ont fait les frais tout comme BNP Paribas dans l'émission Cash Investigation diffusée jeudi dernier sur France 2.
BlackRock a fortement augmenté ses dépenses de plaidoyer aux Etats-Unis l’an dernier, alors que la société a été attaquée sur son utilisation des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance dans ses investissements, rapporte le Financial Times. Le groupe a dévoilé avoir dépensé 2,38 millions de dollars en 2022 pour des actions de lobbying fédéral, soit une hausse de 63 % par rapport à 2021. Il s’est aussi adjoint cinq lobbyistes enregistrés au Texas et deux en Floride, alors qu’il n’en disposait pas en 2020 dans ces Etats. Ces deux Etats ont critiqué les sociétés de gestion employant des critères ESG. Fidelity et Invesco sont les deux sociétés ayant le plus dépensé en matière de lobbying avec 2,4 millions de dollars et 4,92 millions de dollars.
Un total de 307 fonds européens ont été déclassés de l’article 9 à l’article 8 au dernier trimestre 2022, ce qui représente 175 milliards d’euros d’actifs, soit 40 % de la catégorie de l’article 9, selon les dernières données de Morningstar. D’autres reclassements sont attendus au fur et à mesure du traitement des nouveaux prospectus. Amundi est la société qui affiche l’encours de fonds déclassés le plus important, avec 34,2 milliards d’euros pour 51 fonds. BlackRock arrive deuxième, avec 26,4 milliards d’euros pour 16 fonds. Viennent ensuite Handelsbanken (16,1 milliards d’euros pour 7 fonds), BNP Paribas (13,2 milliards d’euros pour 26 fonds) et Pictet (12,9 milliards d’euros pour 4 fonds). La reclassification de fonds article 9 en 8 a concerné à 90 % des fonds actions, sachant que 79 % des fonds article 9 étaient des fonds actions avant les changements. Parallèlement, 41 % des fonds article 9 qui ont été reclassés en article 8 étaient des fonds passifs, la quasi-totalité étant des ETF et des fonds indiciels suivant des indices «Paris-aligned» ou transition climatique. Une poignée de fonds passifs thématiques ou sectoriels a aussi fait l’objet d’un reclassement, dont le iShares Global Clean Energy ETF, le iShares Smart City Infrastructure ETF, le BNP Paribas Easy ECPI Circular Economy Leaders, le BNP Paribas Easy ECPI Global ESG Hydrogen Economy ainsi que le Lyxor Corporate Green Bond (DR) ETF, «ce qui peut surprendre», note Morningstar. Des interrogations sur les green bonds Côté gestion active, la grande majorité des déclassements a concerné des stratégies diversifiées actions et obligations, mais aussi quelques fonds thématiques ou sectoriels, comme le Allianz Smart Energy, Allianz Sustainable Health Evolution, CPR Invest Food For Generations et EdR Sicav – Tech Impact. Un fonds d’obligations vertes a aussi été touché: le Amundi Emerging Markets Green Bond. Tous les autres fonds de green bonds sont restés article 9, même si un débat émerge sur la place de ces instruments dans les portefeuilles article 9 compte tenu de la nature de certains émetteurs, qui peuvent être des sociétés de utilities avec des activités fossiles. La vague de changements a bouleversé le classement des fonds article 9. Le plus gros est désormais un fonds de Nordea, le Nordea 1 Global Climate and Environment Fund, avec 9,5 milliards d’euros, devant le Pictet Water (8 milliards) et le Pictet Global Environmental Opportunities (7,3 milliards). Ce mouvement massif a fait chuter la part de marché des fonds article 9. En septembre, le nombre de fonds article 9 était de 1.080. Suite aux déclassements, ils n’étaient plus que 891 mi-janvier pour environ 277 milliards d’euros. La part de marché a donc chuté de 4,3 % à 3,2 %. En revanche, les fonds article 8 ont bondi de 8.459 à 9.717 fonds, passant à 34,6 % de part de marché. Le total des encours des fonds article 8 et 9 ressortaient fin décembre à 4.600 milliards d’euros.
La société de gestion japonaise Nikko Asset Management vient de nouer un partenariat avec Selinca AV, un tierce partie marketeur (TPM) espagnol. Le TPM distribuera la gamme de fonds Ucits de Nikko AM auprès des investisseurs institutionnels espagnols et italiens. Cette société compte parmi ses clients OFI AM, Principal, Evli, et PGIM Fixed Income.
Edmond de Rothschild REIM a annoncé ce 27 janvier la nomination d’Arnaud Benoit en tant que gérant d’investissement Europe. Basé à Londres, il participera au développement des club deals et des offres de comptes séparés. Il sera notamment chargé de rechercher des opportunités et de rationaliser la capitalisation des transactions individuelles avec des capitaux transfrontaliers pour la branche REIM d’Edmond de Rothschild. Il arrive de la société de capital-investissement londonienne Resolution Property. Auparavant, il a débuté sa carrière chez AEW Europe à Londres (ex-Curzon).
Vanguard a annoncé le 26 janvier le lancement d’un fonds obligataire multisectoriel géré activement. Dénommé Vanguard Multi-Sector Income Bond Fund, le véhicule est géré par l'équipé Vanguard Fixed Income Group, dirigée par Sara Devereux, global head of Vanguard Fixed Income Group. Le fonds investira principalement dans des obligations d’entreprises américaines, sur les segments de l’investment grade et du high yield, ainsi que sur des obligations émergentes de toute qualité de crédit.
La société de gestion espagnole Renta 4 Gestora a lancé un fonds de capital-risque sur les futures pépites du football avec l’aide de l’ancien footballeur Esteban Granero, rapporte le journal Expansión. Le fonds de capital-risque, Prometheus Sports SCR, prévoit de lever 15 millions d’euros dans le but de financer la carrière professionnelle de 300 jeunes footballeurs de plus de 18 ans. En échange, le fonds récupérera entre 5% et 20% de leurs revenus obtenus dans leur carrière future de footballeurs professionnels, détaille Expansión. Les joueurs dont la carrière sera financée seront originaires d’Amérique latine et d’Afrique et il est attendu de ces jeunes footballeurs qu’ils soient transférés tôt ou tard dans des clubs professionnels, notamment en Europe. Le rendement annualisé espéré du fonds, dont la durée de vie s’étend sur 15 ans, est de 10 à 15%. Esteban Granero, ex-joueur du Real Madrid et de la Real Sociedad, travaillera avec l’agence d’agents de joueurs Best of You dans le cadre de ce fonds.
Un groupe de travail international sur la trade finance a été lancé, ce vendredi, par des gestionnaires d’actifs et des acteurs de la trade finance. Ce terme se réfère à l’ensemble des techniques et de solutions bancaires visant à financer le commerce international. Le groupe de travail, établi à Singapour, soutiendra le développement de cette classe d’actifs et ambitionne de booster le rôle des prêteurs alternatifs sur ce segment. Ses initiatives seront consolidées au sein de l’Alternative Credit Council, association qui regroupe les gérants de dette privée et qui est affiliée à l’association des gestionnaires d’actifs alternatifs (AIMA). Dans un communiqué, Sammy Fong, directeur général du gérant de dette privée singapourien Eastvine Capital, estime qu’il existe une demande croissance pour le financement alternatif du commerce international en raison de la diminution du financement par les prêteurs traditionnels. Selon lui, «les conditions actuelles du marché financier encouragent également les investisseurs».
Entre le 19 et le 25 janvier, les fonds actions ont collecté 13,9 milliards de dollars (12,8 milliards d’euros) nets, selon le «Flow show», le rapport hebdomadaire des flux dans les fonds d’investissements mondiaux publié vendredi par BofA Global Research. Les fonds obligataires ont reçu 12,2 milliards de dollars. A l’opposé, les fonds monétaires affichent une décollecte nette de 2,3 milliards. En actions, les flux se sont une nouvelle fois majoritairement dirigés vers les fonds pays émergents, avec +7,9 milliards de dollars (+10,2 milliards la semaine précédente). Les fonds d’actions européennes confirment leur bonne santé retrouvée, avec une seconde semaine de collecte positive. Ils ont récolté quelque 3,4 milliards de dollars, tandis que les fonds d’actions japonaises ont rendu 1,2 milliard de dollars. Enfin, la collecte hebdomadaire des fonds d’actions américaines a été quasi-nulle, équilibrée entre les sorties et les entrées d’argent. Dans l’obligataire, les fonds de dettes d’entreprises « investment grade » dominent toujours, avec 7,2 milliards de dollars collectés. Ils sont suivis par les fonds de dettes émergentes (+3,8 milliards) et les fonds de dettes souveraines au nominal (+2,6 milliards).
Depuis l'entrée en vigueur du Règlement général sur la protection des données (RGPD) en 2018, la gardienne des données personnelles a multiplié les sanctions de taille contre entreprises et administrations.
Les investisseurs sont à nouveau positifs sur les fonds actions et obligataires. Entre le 19 et le 25 janvier, les fonds actions ont collecté 13,9 milliards de dollars (12,8 milliards d’euros) nets, selon le «Flow show», le rapport hebdomadaire des flux dans les fonds d’investissements mondiaux réalisé par BofA Global Research. Les fonds obligataires ont, eux, reçu 12,2 milliards de dollars. A l’opposé, les fonds monétaires affichent une décollecte nette de 2,3 milliards. En actions, les flux se sont une nouvelle fois majoritairement dirigés vers les fonds pays émergents, avec +7,9 milliards de dollars (+10,2 milliards la semaine précédente). Les fonds d’actions européennes confirment leur bonne santé retrouvée, avec une seconde semaine de collecte positive, avec +3,4 milliards de dollars, tandis que les fonds d’actions japonaises ont rendu 1,2 milliard. Enfin, la collecte hebdomadaire des fonds d’actions américaines a été quasi-nulle, équilibrée entre les sortie et les entrées d’argent. Parmi les rares flux importants de cette dernière région, les fonds de grandes capitalisations américaines ont reçu 2,6 milliards de dollars nets, tandis que les fonds croissance ont rendu 1,5 milliard, et ceux du secteur de la santé 1,8 milliard. Dans l’obligataire, les fonds de dettes d’entreprises investment grade dominent encore et toujours, avec 7,2 milliards de dollars collectés. Ils sont suivis par les fonds de dettes émergentes (+3,8 milliards) et les fonds de dettes souveraines au nominal (+2,6 milliards). Les fonds de dettes d’entreprises notées «high yield» ont, eux, rendu 0,6 milliard de dollars.
Entre le 19 et le 25 janvier, les fonds actions ont collecté 13,9 milliards de dollars (12,8 milliards d’euros) nets, selon le « Flow show », le rapport hebdomadaire des flux dans les fonds d’investissements mondiaux réalisé par BofA Global Research. Les fonds obligataires ont, eux, reçu 12,2 milliards de dollars. A l’opposé, les fonds monétaires affichent une décollecte nette de 2,3 milliards.
Vanguard a enregistré des souscriptions nettes de 151 milliards de dollars en 2022, soit moitié moins que les 299,4 milliards levés l’année précédente, rapporte le Financial Times, citant des données fournies par le groupe. Les actifs totaux gérés par Vanguard ont décliné de 1.200 milliards de dollars pour s’établir à 7.200 milliards fin décembre.
Le groupe d’investissement Eurazeo a annoncé jeudi dans un communiqué avoir levé 3,1 milliards d’euros en 2022 auprès d’investisseurs tiers, au travers de ses différentes sociétés de gestion. Cette performance ressort en ligne avec la prévision de 3 milliards d’euros auparavant fournie. «Le programme de levées 2022 était principalement composé de fonds poursuivant les collectes initiées avec succès en 2021, notamment dans les stratégies ‘Small-mid buyout, Venture et Private Debt’», a précisé Eurazeo. Celui-ci a en outre collecté l’an dernier plus de 800 millions d’euros auprès d’investisseurs particuliers, un montant qui représente un quart de ses levées totales sur la période et qui a progressé de 46% par rapport à 2021.
Blackstonea publié jeudi unbénéfice distribuable en chute de 43,5% à1,3 milliard de dollars au quatrième trimestre 2022. Le plus grand gestionnaire mondial d’actifs alternatifs n’a pu réaliser autant de plus-values que par le passé en raison du plongeon du volume de fusions-acquisitions. Il a aussi subi l’impact des difficultés de son fonds immobilier grand public, dont il avait dû geler les retraits fin 2022. L’entreprise a dû faire face à une augmentation des rachats de son fonds phare, le Real Estate Income Trust (Breit), qui contribue pour environ 17 % à ses bénéfices. A l’occasion d’une conférence téléphonique, les dirigeants du groupe auraient indiqué par ailleurs que Blackstone fait face à plus de 5 milliards de demandes de rachats pour une autre série de fonds immobiliers, rapporte le Financial Times. Blackstone Property Partners (BPP), une offre immobilière pour les grands institutionnels, est confrontée à des demandes de remboursement correspondant à 7 % de ses 73 milliards de dollars de valeur liquidative. BPP se compose d’une dizaine de fonds que Blackstone utilise pour investir dans l’immobilier. Les demandes de rachats n’ont pas été honorées, car les poches concernées exigent une entrée d’argent nouveau avant. La situation est différente de celle du fonds Breit, qui a été touché par des rachats de la part de riches investisseurs inquiets de la santé du marché immobilier. Les turbulences des marchés financiers ont en outre pesé sur les performances trimestrielles. Ses fonds immobiliers opportunistes et corese sont dépréciés de 2 % et de 1,5 %, respectivement. Malgré tout, le groupe a vu ses encours progresser de 11% sur un an à 975 milliards de dollars, juste en-deçà de l’objectif de 1.000 milliards qu’il s'était fixé pour fin 2022. Il a annoncé, la semaine dernière, la levée d’un fonds secondaire en private equity de plus de 22 milliards de dollars, record mondial dans cette catégorie.
La société de gestion française Amundi a écopé d’une double amende pour un montant total de 190.000 euros pour retards dans le paiement des factures de ses fournisseurs. Ces amendes, plutôt rares dans la gestion d’actifs, ont été prononcées par la Direction régionale et de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités (DRIEETS) d’Ile de France. Selon un communiqué, la constatation de ces retards a été effectuée dans le cadre d’une enquête lancée par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) sur le respect des règles du code de commerce en matière de délais de paiement. Le 12 décembre 2022, une première amende de 30.000 euros a été infligée à Amundi pour des retards dans le règlement de factures imputables à Lyxor AM, rachetée par le gestionnaire d’actifs début 2021 et absorbée définitivement en juin 2022. Amundi a été sanctionné d’une deuxième amende de 160.000 euros en date du 25 janvier 2023. «L’amende susmentionnée se rapporte à des manquements commis pendant une période antérieure à la situation d’urgence sanitaire consécutive à l’épidémie du Covid-19», précise cependant la DGCCRF. Sollicité, Amundi n’a pas souhaité faire de commentaire. Ces amendes visent parfois aussi d’autres grands groupes financiers. Par exemple, Abeille Assurances et ses filiales ont écopé, en janvier, d’amendes d’une valeur cumulée de 397.000 euros pour des retards de paiement de factures imputables à la société Aviva France, devenu Abeille Assurances.
L’Américain T. Rowe Price faisait toujours partie du club des gestionnaires d’actifs comptant plus de 1.000 milliards de dollars d’encours sous gestion à fin décembre 2022. La firme a enregistré l’une des plus grosses baisses d’actifs de l’industrie. Ses encours ont diminué de 24,5% l’année dernière, ressortant à 1.274 milliards de dollars (1.169 milliards d’euros), selon ses résultats pour le quatrième trimestre 2022 publiés ce jeudi. Le dernier trimestre a permis à T. Rowe Price de sauver quelque peu les meubles puisque ses encours ont augmenté de 44,7 milliards de dollars grâce à un effet de marché favorable de 61,8 milliards de dollars. Le gestionnaire a décollecté 17,1 milliards de dollars net sur la période, portant à 61,7 milliards de dollars le montant des rachats nets sur l’année 2022. Les stratégies actions de la société de gestion, en particulier les fonds actions américaines de large capitalisation et au style croissance, ont souffert (-14,3 milliards de dollars de décollecte au 4T-22 et -72,7 milliards sur l’année). «Pour enrayer ce déclin et protéger nos capacités d’investissement dans des initiatives stratégiques, nous nous sommes focalisés sur la maîtrise de nos dépenses en réduisant le recours à des tierces-parties, en ralentissant d’abord le rythme des embauches pour finalement diminuer nos effectifs de 2%», a commenté Rob Sharps, président et directeur général de T. Rowe Price. Le résultat net ajusté imputable à T. Rowe Price est de 399,6 millions de dollars pour le quatrième trimestre 2022 (-45,8% par rapport au 4T-21) et de 1,86 milliard de dollars pour l’année (-37,7% sur un an glissant).
Le régulateur américain des marchés financiers, Securities & Exchange Commission, poursuit devant un tribunal de Floride le hedge fund Guss Capital et son fondateur Jack C. Ridall pour avoir supposément commis une fraude impliquant de faux audits et de fausses lettres d’avocats. Jack Ridall et Guss Capital ont levé 750.000 dollars auprès d’au moins quatre investisseurs depuis décembre 2020 pour investir dans un fonds long/short privé. Or, ces 750.000 dollars n’ont jamais été investis. Selon la plainte de la SEC, plus de 75% de cette somme ont été dépensés par Jack Ridall pour s’offrir des voitures de luxe, des dîners de haute gastronomie, des bijoux et pour faire des virées shopping à Miami Beach. Les investisseurs n’y ont vu que du feu puisque le hedge fund produisait des faux audits de KPMG attestant que Jack Ridall gérait 101 millions de dollars d’encours et des fausses lettres du cabinet d’avocats K&L Gates qui mentaient sur les profits des investisseurs. La femme de Jack Ridall est également poursuivie pour avoir supposément reçu, sans raison légitime, plus de 94.000 dollars provenant des fonds levés auprès des investisseurs.
Après 29 mois d’attente, les investisseurs bloqués dans les fonds cantonnés de H2O AM ont enfin reçu un premier remboursement. Un pas important de la part de la société de gestion de Bruno Crastes, qui va sans doute devoir malgré tout affronter plusieurs procès au civil. Les porteurs de parts de «side pockets» ont reçu un courrier la semaine dernière leur détaillant les modalités de versement de la somme récemment collectée auprès de Tennor. H2O AM, qui gérait 11,6 milliards à fin décembre 2022, a effectué les versements ce 25 janvier en cash à destination des porteurs de parts de fonds cantonnés. « L’opération est, d’un point de vue comptable (et non pas fiscal), similaire au versement d’un dividende», précise H2O AM dans l’un de ces courriers que Newsmanagers a pu consulter. Le montant global de la somme versée aux investisseurs bloqués n’a cependant pas été officialisé. H2O AM avait annoncé au début du mois de janvier une réduction de 250 millions d’euros du nominal de la dette first super senior secured note (FSSSN), un titre qui avait permis de restructurer en mai 2021 pour 1,45 milliard d’euros de créances d’entreprises liées au groupe Tennor, la holding de l’homme d’affaires allemand Lars Windhorst. L’enjeu restait de savoir si cette somme allait être entièrement perçue par les détenteurs de parts de fonds cantonnés. Il semblerait que la société de gestion n’ait versé qu’un peu plus de la moitié des 250 millions d’euros. Les fonds étant cantonnés et en liquidation, leurs valeurs liquidatives ont baissé du montant des sommes versées. En utilisant les données publiées sur le site internet de H2O AM, on peut estimer le montant total perçu par plusieurs fonds cantonnés. Celui du fonds cantonné d’Allegro serait d’un peu moins de 31,7 millions d’euros, soit environ 10,8% de la valorisation initiale du fonds cantonné en octobre 2020, pour une part retail en euro (la plus classique pour les investisseurs particuliers français). Pour la poche cantonnée du fonds Adagio, le versement s’élèverait, selon nos calculs, à 18,4 millions d’euros (6,5% de la valorisation initiale), et pour celle de Moderato, 4,1 millions d’euros (4%). Le versement pour la side pocket de Multistratégie serait de 5,4 millions d’euros, selon sa lettre aux porteurs. Cela correspondrait à 5,9% de la valorisation initiale d’une part institutionnelle en euros. Enfin, H2O AM aurait versé 81,5 millions d’euros à la poche cantonnée de Multibonds (soit 10% de la valorisation initiale), et rien à celle de Vivace, selon un tweet du blogger et consultant Philippe Maupas, qui conseille par ailleurs l’association d’investisseurs Collectif Porteurs H2O. Ses chiffres pour les autres fonds diffèrent légèrement des nôtres. Par ailleurs, les niveaux de remboursement par rapport aux valorisations initiales varient également marginalement entre les différentes parts (retail, super retail, institutionnelle, couvertures en devises…) au sein d’un même fonds cantonné. #H2Ogate : «Suite à un remboursement partiel de la FSSSN fin décembre 2022, son nominal sera donc réduit de €250 millions.» Le communiqué H2O du 3 janvier était obscur à souhait. D’après mes calculs, ce sont 144 millions € qui ont été remboursés aux side-pockets le 25 janvier. pic.twitter.com/3EVJSdIIkf — AlphaBetaBlog (@AlphaBetaBlogFR) January 26, 2023 La somme hypothétique de ces cinq versements, un peu moins de 142 millions d’euros (144 millions selon les données de Philippe Maupas), semble bien éloignée des 250 millions annoncés début janvier. Interrogé sur ce différentiel d’un peu plus de 100 millions d’euros, H2O AM n’a pas répondu.
Blackstone a publié jeudi un bénéfice distribuable en chute de 43,5% à 1,3 milliard de dollars au quatrième trimestre 2022. Le plus grand gestionnaire mondial d’actifs alternatifs n’a pu réaliser autant de plus-values que par le passé en raison du plongeon du volume de fusions-acquisitions. Il a aussi subi l’impact des difficultés de son fonds immobilier grand public, dont il avait dû geler les retraits fin 2022. L’entreprise a dû faire face à une augmentation des rachats de son fonds phare, le Real Estate Income Trust (BREIT), qui contribue pour environ 17 % à ses bénéfices. Les turbulences des marchés financiers ont en outre pesé sur les performances trimestrielles des fonds de Blackstone. Ses fonds immobiliers opportunistes et core se sont dépréciés de 2 % et de 1,5 %, respectivement. Malgré tout, le groupe a vu ses encours progresser de 11% sur un an à 975 milliards de dollars, juste en-deçà de l’objectif de 1.000 milliards qu’il s'était fixé pour fin 2022. Il a annoncé, la semaine dernière, la levée d’un fonds secondaire en private equity de plus de 22 milliards de dollars, record mondial dans cette catégorie.
Amundi a dévoilé un nouvel ETF sur les obligations d’entreprises libellées en euros qui réplique un indice climatique PAB (Paris-Aligned Benchmark). Ce produit est le résultat d’un changement d’indice et de nom du Lyxor ESG Euro Corporate Bond (DR) UCITS ETF depuis le 11 janvier. L’ETF Amundi EUR Corporate Bond Climate Net Zero Ambition PAB Ucits réplique désormais l’indice Bloomberg MSCI Euro Corporate Paris Aligned Green Tilted. «Avec des frais courants de 0,14 % et plus de 900 millions d’euros d’encours sous gestion, il s’agit de l’ETF le plus compétitif sur cette exposition et parmi les plus larges disponibles sur le marché», indique Amundi dans un communiqué de presse. L’indice suivi par l’ETF fournit une exposition aux obligations d’entreprises libellées en euros de qualité investment grade, applique des filtres d’exclusion ESG stricts pour les entreprises impliquées dans des activités controversées et est conçu pour être conforme aux critères des indices climatiques PAB (Paris-Aligned Benchmark) de l’Union Européenne, afin d’atteindre la neutralité carbone d’ici 2050 et limiter ainsi le réchauffement climatique moyen à 1,5°C. L’indice répliqué par ce nouvel ETF suit une trajectoire de décarbonation absolue de 7 % par an et intègre une réduction immédiate de 50 % de l’intensité carbone par rapport à l’univers d’investissement initial. De plus, l’indice surpondère les obligations vertes afin de favoriser les entreprises ayant des besoins de financement pour des projets environnementaux.
Au cours d’une année difficile, les fonds commercialisés en Italie sont parvenus à se maintenir dans le vert, avec des souscriptions nettes de 9,3 milliards d’euros, montrent les dernières statistiques d’Assogestioni, l’association italienne des professionnels de la gestion. On est loin toutefois des 64,7 milliards d’euros enregistrés en 2021. La collecte a été tirée par les fonds actions, qui ont drainé 21 milliards d’euros (contre 31,7 milliards en 2021). Les fonds monétaires ont attiré 6,4 milliards d’euros (-383 millions en 2021) et les fonds diversifiés 4,4 milliards (23,2 milliards en 2021). En revanche, les fonds obligataires ont vu sortir 16,7 milliards d’euros (contre +12,4 milliards en 2021) et les fonds flexibles, 5,7 milliards d’euros. A fin décembre, les encours des fonds ouverts ressortaient à 1.031 milliards d’euros, en retrait par rapport aux 1.263 milliards d’euros de la fin 2021. En 2022, les fonds fermés ont attiré 6,1 milliards d’euros et les gestions sous mandat 4,2 milliards d’euros. Les encours incluant ces gestions ressortent à 2,215 milliards d’euros, contre 2.582 milliards d’euros fin 2021.