Un point d’étape pour mieux appréhender la gestion alternative. Dans le cadre de ses groupes de travail, l’Association française des investisseurs institutionnels (Af2i) avait publié le 26 janvier son «Guide des investissements en gestion alternative et due diligences opérationnelles». La version 2016 du Guide se veut une mise à jour de la première édition et souhaite dresser un portrait de la gestion d’actifs en Europe. Avec un encours de 2.850 milliards de dollars à fin 2014, l’industrie de la gestion alternative vit un développement fort et croît de plus de 10 % par an. Malgré cette montée en puissance, « ce type de gestion fait l’objet de critiques récurrentes sur sa performance, son niveau de frais et son manque de transparence », constate l’Af2i. La gestion alternative doit s’adapter à un environnement règlementaire de plus en plus contraignant pour elle. Le guide relève un certain nombre de grandes tendances en 2015. « L’alignement d’intérêts entre l’investisseur et la société de gestion est désormais au centre des réflexions », constate le Guide. Ce dernier note une cohérence entre les frais de gestion et les dépenses opérationnelles et une évolution dans les modalités de détermination des commissions de performance. Plus généralement, a souligné Francis Weber, vice-président en charge du groupe de travail à l’Af2i, on constate une baisse sensible des frais fixes avec une moyenne observée de 1,53 % (1,4 % pour les fonds Ucits) et la mise en place de mécanismes de high water mark. Il semble que les investisseurs aient été entendus. Dans un contexte de taux bas, la volonté de voir leurs frais de gestion réduits était très forte.
AEW Europe, un des leaders du conseil en investissement immobilier en Europe, a annoncé la nomination de Sébastien Znaty au poste de head of residential asset management pour la France. A ce poste, l’intéressé sera en charge de la définition et de la mise en œuvre de la stratégie de valorisation des immeubles en gestion, tout en soutenant les initiatives visant à développer de nouveaux produits dédiés au secteur résidentiel. Basé à Paris, il est rattaché à Jean-Philippe Gaudin, head of asset management France.Sébastien Znaty a acquis son expérience au sein de structures telles qu’Archon Group France et ING REIM. Avant de rejoindre AEW Europe, il a passé 10 ans chez CBRE Global Investors France au poste de Senior Transaction Manager où il a mis en œuvre sa connaissance de la gestion de patrimoine, en particulier dans le domaine de l’immobilier résidentiel. Sébastien Znaty est titulaire d’un DESS Ingénierie Immobilière de J.J. Granelle et d’une Maîtrise de Sciences Economiques option finance de l’Université Paris XII.
Russ Koesterich a rejoint l'équipe responsable de son fonds d’allocation international après avoir quitté ses fonctions de «global chief investment strategist», rapporte le site spécialisé Citywire. Russ Koesterich sera responsable de l’allocation pour cette stratégie tandis que les gérants principaux seront Dan Chamby, Aldo Roldan et Dennis Stattman.Le fonds BlackRock Global Allocation a été lancé pour les investisseurs américains en 1989 et affiche actuellement des encours de 48,5 milliards de dollars. Un fonds au format Ucits réplique cette stratégie depuis 1997. Les actifs sous gestion du fonds, également piloté par le trio Chamby, Roldan et Stattman, s'élèvent à 21 milliards de dollars.
Les fonds de long terme (hors monétaires) commercialisés en Europe ont accusé en février des rachats nets de 24,5 milliards d’euros, montrent les dernières statistiques de Thomson Reuters Lipper. C’est moins que les 42,6 milliards d’euros de janvier, mais cela reste à un niveau élevé. Comme le mois dernier, les fonds obligataires ont accusé la plus forte décollecte, avec 11,5 milliards d’euros, juste devant les fonds actions (-8,4 milliards d’euros) et les fonds diversifiés (-5,8 milliards d’euros). Dans la lignée de janvier, les fonds alternatifs Ucits ont été ceux qui ont enregistré la plus forte collecte, à 1,1 milliard d’euros, devant les fonds immobiliers (600 millions) et les fonds matières premières (300 millions). Les fonds monétaires ont quant à eux enregistré des souscriptions nettes de 2,8 milliards d’euros.BlackRock est la société de gestion à avoir enregistré la plus forte collecte en ce mois de février difficile, avec des souscriptions nettes de 5,39 milliards d’euros, loin devant Generali (2,86 milliards d’euros) et Legal & General (2,72 milliards d’euros). A noter la présence de trois français dans le top 10 de février, avec Agicam en cinquième position (1,35 milliard d’euros), Groupama (880 millions d’euros) et Banque de Financement et de Trésorerie (660 millions d’euros). Enfin, le classement des meilleures ventes de fonds en Europe en février est dominé par MMA II – European Muti Credit BI (CHF Hedged), devant Schroder ISF European Alpha Abs Return A Acc et UBS (CH) Inst Fd – Bonds CHF Inland U-X. Comme le souligne Thomson Reuters Lipper, le classement ne reflète pas l’évolution globale du secteur en février, puisque les fonds obligataires et les fonds actions sont les seuls représentés dans le top 10, qui draine 5,1 milliards d’euros.
Carmignac fait son retour dans le classement des 10 principales marques de gestion d’actifs en Europe publié par Fund Buyer Focus. Déclassé l’an dernier à la 11e place, la société de gestion parisienne gagne deux places et se retrouve à la 9è position du tableau, établi à partir d’entretiens menés avec 1.000 sélectionneurs de fonds en Europe.Parmi les grands perdants en notoriété cette année, Aberdeen est la seule société de gestion à être sortie du top 10, se retrouvant cette année à la 13è place. En difficulté, la société de gestion écossaise a posté en janvier son 11e trimestre consécutif de rachats nets. Pimco, qui avait subi le même sort l’an dernier en passant à la 11e place, tombe au 17e rang cette année.En dehors de la sortie d’Aberdeen, le classement n’a pas énormément évolué depuis celui de 2015. Les six sociétés les plus citées sont les mêmes que l’an dernier, à savoir BlackRock, JPMorgan, Fidelity, Franklin Templeton, M&G Investment et Schroders. Invesco obtient la 7e place en gagnant une place, suivi de Deutsche AM qui perd une position. Dixième, Pictet cède une place au classement."L’incertitude économique et les marchés financiers chahutés ont poussé les investisseurs européens à se tourner vers les sociétés de gestion qu’ils connaissent et quileur inspirent confiance», souligne l'étude de Fund Buyer Focus. Cela est plus favorable aux grandes marques de l’asset management et au leaders du secteur. BlackRock, le géant américain numéro un depuis plusieurs années, distance de plus en plus les maisons concurrentes, ajoute Diana Mackay, directrice de Fund Buyer Focus.
La banque d’investissement italienne Equita Sim, dirigée par Alessandro Profumo, a annoncé le premier closing de son fonds fermé de dette privée italienne Equita Private Debt Fund. Le fonds a obtenu le soutien de nombreux investisseurs institutionnels italiens, dont le Fondo Italiano d’Investimento, pour un montant total de 66 millions d’euros. La levée de fonds se poursuivra dans les prochains mois aussi bien en Italie qu’à l’étranger. L’objectif est d’atteindre 150 millions d’euros.Le fonds, créé sous forme de SIF-Sicav luxembourgeoise en coopération avec la société de gestion luxembourgeoise Lemanik Asset Management, est réservé aux investisseurs institutionnels italiens et étrangers. Il est dédié aux investissements dans des instruments financiers émis par des entreprises industrielles italiennes de taille moyenne, fortement compétitives, exportatrices et affichant une bonne rentabilité.Le fonds pourra investir soit en dette (senior et subordonnée), soit en capital, avec des échéances allant de 4 à 7 ans. La gestion opérationnelle du fonds a été confiée à Paolo Pendenza, Nicolo Sagramoso et Bekim Krasniqi. La direction d’Equita sera aussi impliquée.
Neuberger Berman a signé un partenariat avec la banque privée italienne Fideuram – Intesa Sanpaolo Private Banking. Grâce à cet accord, les fonds coordonnés de la société de gestion américaine seront disponibles par le biais des réseaux de Fideuram et Sanpaolo Invest. La gamme de Neuberger Berman, qui sera accessible à plus de 50.000 banquiers privés de Fideuram et Sanpaolo Invest, comprend les fonds domiciliés en Irlande qui vont du marché actions à l’obligataire en passant par les stratégies alternatives liquides. « Il s’agit d’une étape clé dans notre stratégie de développement en Italie », commente Dik Van Lomwel, responsabel EMEA et Amérique latine de Neuberger Berman.
Nordea vient de recruter Katja Bergqvist en tant que responsable Savings and Wealth Offerings, au sein de Nordea Wealth Management, rapporte Realtid.se. L’intéressée travaillait depuis 1989 au sein de Handelsbanken. Dernièrement, elle était présidente de Handelsbanken Fonder.
Goldman Sachs a décidé de fermer son site de Genève et de regrouper ses activités à Zurich, a indiqué un porte-parole de la banque au site spécialisé finews. Cette mesure devrait permettre d’améliorer la rentabilité des activités en Suisse. Environ 18 collaborateurs seront affectés par cette décision. La banque leur proposera de nouvelles affectations à Zurich ou ailleurs, précise-t-on.Goldman Sachs, qui est installée à Zurich depuis 1974, n’est pas la première grande banque américaine à délaisser Genève. Merrill Lynch et Morgan Stanley ont également mis fin à leur présence à Genève ces dernières années. En 2012, Merrill Lynch, à l’occasion de la vente de ses activités de banque privée à Julius Baer. Il y a deux ans, Morgan Stanley lors de la cession de ses activités de banque privée à J. Safra Sarasin. Parmi les banques américaines, seules Goldman Sachs et J.P. Morgan proposent encore des services de banque privée en Suisse.
Le fournisseur d’ETF Source et Risk Based Investment Solutions Ltd (“RBIS”), une filière détenue entièrement par Rothschild & Co, ont annoncé le 21 mars que le fonds Source R Equal Risk European Equity UCITS ETF est désormais disponible en euros sur SIX Swiss Exchange. C’est le premier ETF qui permet un accès aux stratégies d’investissement RBIS fondées sur une approche par les risques. L’ETF cherche à fournir une exposition large aux actions européennes avec un niveau de risque moins élevé que les indices traditionnels pondérés par la capitalisation boursière, permettant ainsi une meilleure performance ajustée du risque. L’indice est construit en évaluant la volatilité individuelle des 250 titres les plus importants parmi 18 pays européens, de même que la corrélation entre les titres, et enlève systématiquement 50% des titres qui sont les plus risqués. Les 125 titres restants sont pondérés afin que leur contribution marginale au risque soit égale. L’indice est revu tous les trimestres et rebalancé tous les mois.Pour l’instant les résultats ont été très encourageants. L’ETF Source a surperformé l’indice MSCI Europe de 5,2% depuis son lancement sur le London Stock Exchange en janvier 2015. De plus, il a réalisé cette performance en affichant une volatilité moins élevée que son indice de référence.
La société de gestion suisse Fisch Asset Management (Fisch AM), spécialisée dans les obligations convertibles, a recruté Robert Kock au poste de gérant de portefeuille afin de renforcer son équipe dédiée à la gestion multi classes d’actifs, rapporte Citywire Selector. L’intéressé supervisera deux fonds, à savoir le FISCH MultiAsset Manta et le FISCH MultiAsset MantaPlus. Avant rejoindre Fisch AM, Robert Koch travaillait chez Volksbank Invest KAG à Vienne, en Autriche, en tant que gérant de portefeuille pour des solutions multi classes d’actifs.
p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 120%; } Comgest posted assets under management of EUR20.8bn in 2015, for “a new end-of-year record,” a statement from the French asset management firm released in Italy states. Total inflows for the year (including those coming from manadtes) came to over EUR1bn, 20% of it coming from Italian investors. Comgest states that inflows were highly diversified.
p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 120%; } Convictions Asset Management (Convictions AM) has announced the appointment of Pierre Hervé to the position of director of management. Hervé had previously been head of structuring investment processes, quantitative research and risk controlling at the asset management firm. Hervé will retain these duties, the asset management firm says in a statement. As part of the announcement, “a modelled approach to financial markets founded on developments made since his arrival at Convictions Asset Management has been introduced into the global management process at the firm, in complement to judgemental vision and tactical technique,” Convictions AM says. Hervé is also chairman of Advanced Fund Analysis, an independent consulting firm founded by him in 2003, in which Convictions AM will purchase a stake, the asset management firm announces.
Janus Capital Group will be launching four themed ETFs based on health, well-being and diet: the Long-Term Care ETF, for care for the elderly, the Health and Fitness ETF, for health and fitness, the Obesity ETF, for treatment and care for obesite, and the Organics ETF, for demand for organic products. The asset management firm has filed applications with the Securities and Exchange Commission. If it is granted permission by the regulator, the ETFs will be launched on about 31 March 2016.
Long-term mutual funds (excluding money market funds) on sale in Europe faced net outflows of EUR24.5bn during February, the most recent statistics from Thomson Reuters Lipper reveal. Bond funds were the asset type with the highest net outflows, bettered somewhat by equity funds (-EUR8.4 bn), mixed-asset funds (-EUR5.8 bn), and “other” funds (-EUR0.8 bn). On the other side of the table alternative UCITS funds (+EUR1.1 bn) saw the highest net inflows, followed by real estate products (+EUR0.6 bn) and commodity funds (+EUR0.3 bn). Money market funds, for their part, enjoyed net inflows of EUR2.8bn.BlackRock, with net sales of EUR5.4 bn, was the best selling individual long-term fund for February, ahead of Generali (+EUR2.9 bn) and Legal & General (+EUR2.7 bn).Lastly, the rankings of the best funds in Europe in February were dominated by MMA II – European Credit BI (CHF Hedged), followed by Schroder ISF European Alpha Abs Return A Acc et UBS (CH) Inst Fd – Bonds CHF Inland U-X. As Thomson Reuters Lipper indicates, these rankings do not reflect the global evolution of the sector in February, as bond and equity funds only are represented in the top 10, which gathered EUR5.1bn.
EFAMA strongly supports actions to deepen the European single market for retail financial products and services, and address its remaining barriers, for consumers and businesses to make full use of it.Alexander Schindler, President of EFAMA, said: “Investment funds – UCITS in particular – are the best possible example to date of a well-functioning EU single market for financial services, and UCITS is often cited as a successful story to find inspiration from”. The share of funds distributed on a cross-border basis in Europe is regularly increasing and stood at 42% of total European investment fund assets in 2014 (from 29% at the end of 2004).The UCITS cross-border distribution is working well, yet there is still room for improvement. EFAMA has identified a number of obstacles that are still hindering the cross-border distribution of investment funds. This mostly stems from the absence of an EU regulatory framework in certain areas, goldplating of EU legislation, fragmented marketing rules or discriminatory withholding of tax by EU Member States.This should be addressed to further reinforce the merits of UCITS as a true cross-border financial product. In this sense, EFAMA is strongly in favour of building on the UCITS success factors and replicate these in other sectors, most notably in the area of personal pensions. EFAMA has long advocated for the creation of an EU personal pension product as a solution to overcome the fragmentation of personal pension markets in the EU. Peter de Proft, Director General of EFAMA, commented: “We feel very strongly about the need to address the current fragmentation of the market for retirement savings. This has to be done in order to foster portability, economies of scale to lower costs and generate better returns to consumers, and also to enhance transparency, competition and innovation. The creation of a standardised Pan-European Personal Pension product (PEPP) would allow progressing in that direction“.The response to the Green Paper is also the opportunity for EFAMA to support the important work done by EIOPA on the PEPP, which would coexist with existing personal pension products and would be used on a voluntary basis. EFAMA equally welcomes the broader debate about digitalisation and its impact on the retail markets launched by the Green Paper. The trend towards greater digitalisation of financial services promises to bring another dimension to the way fund products are to be marketed and sold.
p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 120%; } The CEO of Julius Baer, Boris Collardi, in 2015 earned a salary of CHF6.2m, up 7.6% year on year. The fixed portion of pay remained more or less stable, falling from CHF1.44m to CHF1.42m, according to information contained in the activity report published on 21 March. The increase in total pay for the head of Julius Baer is due to the Equity Performance Plan, introduced in the 2015 fiscal year, the Swiss group says. The variable part of Collardi’s pay increased by more than 35% to CHF2.73m. The EPP allocation for the year 2016 will be reduced by 8.2% year on year. The board of directors as a whole earned CHF17.19m, a total down 8% year on year. Provisions to pay the American program are the reason for this decline. The chairman of the board of directors, Daniel Sauter, earned CHF1.05m (-4.5%), and the supervisory body overall made CHF2.73m (-3.5%).
Neuberger Berman has signed a partnership with the Italian private bank Fideuram – Intesa Sanpaolo Private Banking. Through this agreement, UCITS funds from the US asset management firm will be available via the networks of Fideuram and Sanpaolo Invest. The range from Neuberger Berman, which will be available to more than 50,000 private bankers at Fideuram and Sanpaolo Invest, includes funds based in Ireland, including equities, bonds, and alternative liquid strategies. “This is a key step in our development strategy in Italy», says Dik Van Lomwel, head for EMEA and Latin America at Neuberger Berman.
Basé sur l’outil d’analyse Style Analytics développé par EuroPerformance, l’Alpha League Table permet de distinguer le talent relatif à la gestion active (alpha) des autres composantes de la performance, liées au marché (beta). Et de récompenser les sociétés de gestion pour leur capacité à créer de l’alpha dans leur gestion « actions ». Le calcul de l’alpha, c’est-à-dire de la surperformance obtenue par le gérant par rapport aux rendements « normaux » que lui procurent des expositions à des risques de marchés et de styles, suppose que soient déterminées précisément les expositions aux risques (les betas). Le benchmark représentatif des risques réellement pris par le gérant est déterminé en analysant les rendements du fonds par une régression multi-indicielle sur les styles (méthode « Return Based Style Analysis » du prix Nobel Willam Sharpe).
Pour créer de l’alpha, fallait-il plutôt se revendiquer d’une gestion « value », une gestion « growth » ou une gestion orientée vers les petites et moyennes capitalisations ? Par rapport à la précédente édition, le style de gestion « gagnant » a évolué, révèle EuroPerformance - a SIX Company, quand bien même ce dernier varie d’une zone géographique à l’autre. Pour les fonds des catégories Actions France et Actions Europe, les meilleurs ont vraisemblablement accentué le poids des petites et moyennes capitalisations. Ensuite, sur la France, l’arbitrage pour ces fonds s’est réalisé au détriment de la value, tandis qu’en Europe, l’opération s’est faite au détriment des valeurs de croissance. Pour leur part, les fonds Actions zone euro continuent de présenter une sensibilité relativement équilibrée aux différents styles.
L’Alpha League Table 2016 est un excellent cru pour les sociétés de gestions spécialisées indépendantes ou non. Et elles ont leur pré-carré pour mettre en évidence leurs capacités de gestion. Ainsi, au sein des catégories Actions France, Actions zone euro et Actions Europe figurent 45% de leurs fonds alpha supplémentaires sur un an. Les gestions internationales ont aussi gagné du terrain cette année : près de 20% des fonds alpha gérés par ces asset managers appartiennent à la catégorie Actions Internationales, contre une part de 13% l’an passé. Du côté des valeurs Asie, l’offre de fonds gagnants progresse également, mais elle conserve une part relative de 15% du total des fonds alpha. Particulièrement difficiles à appréhender ces dernières années, les marchés Emergents n’ont pas permis à ce type de sociétés de gestion de présenter plus de 10% de fonds gagnants.
Les gérants ont nettement redressé la barre en 2015 ! Alors que l’on recensait 215 fonds Alpha lors de l’édition précédente de l’Alpha League Table, marquant une baisse de plus de 15 % par rapport aux résultats obtenus un an plus tôt, pas moins de 283 fonds Actions ont délivré un alpha positif pour cette nouvelle édition. Soit une progression de plus de 30 %. Une satisfaction évidente compte tenu des multiples heurts boursiers enregistrés durant l’année, avec aussi quelques surprises à la clé concernant les zones d’investissement les plus favorables à la création d’alpha. Ainsi, la population des fonds alpha investis sur les valeurs Asie représente une part peu ou prou de 17%, comparable à l’an dernier. Même constat pour les fonds investis sur les Marchés Emergents, dont la proportion globale de 9% des fonds alpha de cette étude est en légère progression. Pourtant, ces deux populations compte un grand nombre de fonds alpha en plus – avec une progression de plus de 70% pour les émergents. Finalement, la catégorie qui a le plus contribué à la production d’alpha reste celle des Actions Internationales. Non seulement la population de fonds alpha a doublé mais leur poids est passé dans l’ensemble à 13 % contre 7% l’année dernière. Et encore ne tient-on pas compte des fonds « Sectoriels Monde » qui porteraient la part des fonds alpha à l’international à 17% du total de l’étude. Quoi qu’il en soit, ce sont sur leurs marchés d’actions domestiques que les gestionnaires s’illustrent en plus grand nombre. Les catégories Actions France, Actions zone euro et Actions Europe, regroupent 48 % des fonds de cette étude. Mais leur part diminue. « Si l’on additionne les fonds Sectoriels et les gestions ciblées sur un pays en particulier, cette proportion des fonds alpha « domestique » atteint 53%, contre 61% l’an passé», indique Europerformance. A noter enfin que très peu de gestions sont parvenues à s’illustrer sur les marchés d’actions nord-américains – hormis deux réseaux bancaires et un spécialiste indépendant. Les fonds alpha de cette catégorie représentent une part de 3,5% du total des fonds alpha de cette étude.
Satisfaction de mise cette année pour la gestion active. En dépit des pièges sur les marchés d’actions, de la chute des marchés chinois et indiens ou de la forte remontée de la volatilité des marchés développés au cours du second semestre, les sociétés de gestion françaises ayant crée de la surperformance sur leurs fonds actions ont été beaucoup plus nombreuses lors de cette dixième édition de l’Alpha League Table élaboré par EuroPerformance - a SIX Company que lors de la précédente édition. Non seulement 32 gestionnaires hexagonaux ont reçu une note contre vingt-quatre un an plus tôt, mais la population des fonds alpha de ce palmarès a également bondi. De +32% précisément par rapport à l’an dernier mettant un terme à trois années consécutives de tassement des surperformances. Toutes catégories géographiques confondues, l’alpha délivré par les gérants actions des sociétés de ce palmarès atteint le niveau moyen de 1,88%, soit 22 points de base de plus, indique l’étude. En outre, la fréquence d’obtention de l’alpha et de diffusion sur une bonne partie des gammes des gestionnaires a également progressé sur un an. Elle passe en moyenne à 34,97%, contre un score de 28,57% lors de la précédente édition.
Dans une série de courriers adressés à la Commission européenne, l’Autorité européenne des marchés financiers (Esma) indique sa volonté de s’atteler sans tarder à la production d’une opinion en réponse aux amendements demandés par Bruxelles, sous réserve qu’elle ne reçoive pas de contre-ordre d’ici au 29 mars. Trois points clés de la directive MIF 2 sont concernés : la taille des positions qu’un intervenant peut détenir sur les marchés de matières premières, la transparence du marché obligataire et les types de transactions sur matières premières qui n’entreront pas dans le champ de la directive.
Dans un rapport publié cette nuit, l’agence de notation Moody’s estime que l’incertitude résultant d’un Brexit serait négative en terme de crédit pour les sociétés basées au Royaume-Uni. Les entreprises britanniques et étrangères pourraient limiter les investissements jusqu'à ce que l’incertitude soit dissipée. «Il est probable qu’il faille au moins deux ans pour que le traité de l’UE cesse de s’appliquer si le Royaume-Uni décide de sortir et la négociation d’accords alternatifs serait un processus complexe», souligne Moody’s.
L’organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) attend un rebond «modéré» des prix du pétrole même si l’Iran ne participe pas à un accord sur le gel de la production. Quinze à seize pays doivent participer à ces discussions sur le gel à Doha le 17 avril, a indiqué lundi le secrétaire général de l’Opep. L’Iran a certaines «conditions» liées à sa production et il leur reviendra de décider s’ils participent à l’accord ou s’ils choisissent de le rejoindre à une date ultérieur, a ajouté Abdalla El-Badri.
L’excédent des comptes courants a diminué en janvier et les flux d’investissement entrants ont baissé, a expliqué lundi la Banque centrale européenne (BCE). L’excédent courant ajusté du bloc a été de 25,4 milliards d’euros en janvier, contre un chiffre révisé de 28,6 milliards d’euros en décembre. Les investissements directs et de portefeuilles non ajustés ont généré un flux entrant de 45,6 milliards d’euros, en baisse par rapport aux 89,3 milliards entrés un mois plus tôt.
La confiance du consommateur en zone euro a baissé en mars, à un niveau inférieur aux estimations les plus pessimistes, montre une première estimation publiée lundi par la Commission européenne. La confiance du consommateur dans les 19 pays partageant l’euro a baissé de 0,9 point à -9,7 en version «flash». Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne un chiffre de 8,3 et les estimations s'échelonnaient entre -7,0 et -9,5.