Julius Baer ferme son bureau au Panama après l’arrestation et la condamnation aux Etats-Unis d’un ancien employé de la banque dans le pays d’Amérique centrale pour blanchiment d’argent, rapporte le Financial Times. La banque privée, qui gère environ 40 milliards de dollars en Amérique latine, a indiqué de sortir du Panama et du Pérou. Il a décidé de se concentrer sur les marchés les plus gros et à plus forte croissance comme le Brésil où il a racheté Reliance ne début d’année.
Lombard Odier Investment Managers va procéder à la fusion de deux fonds actions européennes, LO Selection European Equities (91,57 millions d’euros d’encours à fin septembre 2018) et LO Funds - Europe All Cap Leaders, lancé en septembre dernier et dont le but est de surperformer le MSCI Europe en investissant au minimum 75% de ses actifs dans des sociétés dont le siège se situe au sein de l’espace économique européen. Le fonds est donc éligible au PEA en France.La fusion sera effective en date du 5 novembre. Dans une lettre aux actionnaires envoyé fin septembre, Lombard Odier Investment Managers explique que la décision de la fusion a été prise dans le contexte de larestructuration de la gamme des produits gérés par la société de gestion en vue d’assurer une rationalisation de l’offre de produits d’investissement en tenant compte des capacités de distribution des fonds en question. Le gérant argue que le réseau de distribution est bien plus important pour la gamme LO Funds que LO Selection. La société ajoute que «le potentiel de nouveaux investissements dans l’OPCVM absorbant devrait lui permettre de bénéficier d’une plus importante diversification des investisseurs et, par conséquent, d’un ratio de détention plus faible des clients, ce qui devrait améliorer la pérennité de l’OPCVM absorbant.»
Mardi 23 octobre, Credit Suisse a annoncé l’intégration au sein de son directoire d’Anke Bridge Haux, responsable digitalisation et produits, et Robert Wagner, nouveau COO des affaires suisses qui remplacera la COO actuelle, Dagmar Maria Kamber Borens. Cette dernière a décidé d’assumer de nouvelles responsabilités en dehors du Credit Suisse en raison du changement structurel dans le domaine COO annoncé aujourd’hui. Ces changements entreront en vigueur le 1er novembre prochain. Dans ses nouvelles fonctions, Robert Wagner assumera notamment la responsabilité des domaines IT et Opérations ainsi que d’autres fonctions d'état-major.Dans un communiqué, la banque privée suisse indique que «le domaine de la numérisation sera nouvellement représenté au sein du directoire compte tenu de son importance stratégique en Suisse». Anke Bridge Haux travaille pour Credit Suisse depuis 2011. Avant d’exercer sa fonction actuelle, elle a occupé différents postes dans le domaine trading & sales; elle a ensuite repris la direction de core banking solutions. Auparavant, elle a travaillé à différentes positions dans les affaires de gestion de fortune et de banque d’investissement sur la place financière suisse. Anke Bridge Haux est titulaire d’un Master en finance et économie de l’Université de Saint-Gall et a effectué le programme GMP Executive MBA de la Harvard Business School à Boston. Elle dirige en outre la Commission spécialisée numérisation de l’association suisse des banquiers.Robert Wagner a rejoint Credit Suisse en juin 2009, où il a d’abord été chief of staff et responsable advisory & sales pour le secteur d’activité private clients Switzerland. Avant sa carrière au Credit Suisse, il a travaillé 20 ans chez UBS, dont 10 ans en tant que relationship manager et responsable d'équipe dans le domaine international corporate banking à New York, et plus récemment en tant que chef d'état-major wealth management & business banking Suisse. Robert Wagner est titulaire d’un Master en droit de l’Université de Zurich. Il a effectué le Columbia senior executive program à l’Université de Columbia en 2003 ainsi que l’advanced management program à la Harvard Business School de Boston en 2014.
Retour à la normale pour le personnel d’UBS. Le groupe suisse autorise ses employés à voyager librement en Chine et les activités dans l’Empire du Milieu suivent normalement leurs cours, a indiqué ce 23 octobre UBS. Ces derniers jours, plusieurs médias avaient fait écho de restrictions au voyage dans ce pays suite à l’arrestation d’une employée à l’aéroport de Pékin pour avoir enfreint la réglementation chinoise interdisant la promotion et la vente auprès de clients chinois de produits financiers transfrontaliers. «Nous permettons à l’ensemble de nos employés de voyager librement vers et au départ du pays, et l’activité suit son cours normal en Chine», a précisé UBS dans une prise de position envoyée aux agences de presse.UBS ajoute disposer «depuis 30 ans d’une solide franchise en Chine et demeurer pleinement engagée à développer davantage (ses) activités en Chine continentale». Le groupe UBS dispose en Chine d’une licence bancaire complète et gère dans l’Empire du Milieu environ 380 milliards de dollars. Le numéro un bancaire helvétique est le premier gestionnaire de fortune en Chine, devant Citigroup, Credit Suisse, HSBC et Julius Bär, selon Reuters.
La société de gestion espagnole Ibercaja Gestión a lancé un fonds d’obligations, Ibercaja Renta Fija2022, ciblant un rendement similaire à celui de la dette publique italienne, rapporte le site spécialisé Funds People.Le fonds investira au moins 70% de ses actifs dans la dette émise par le gouvernement italien arrivant à échéance le 15 septembre 2022 ou dans les six mois précédant cette date. La duration moyenne du portefeuille avoisinera les 3,9 ans et diminuera à l’approche de la date fatidique.Miguel López Ferrero, directeur technique à Ibercaja Gestión, indique que l'économie italienne ne se trouve pas dans une situation idéale actuellement, faisant référence aux politiques «populistes» de la coalition au pouvoir qui peut engendrer une augmentation du risque de détérioration des comptes publics italiens et peser sur le moral des investisseurs. Selon la firme espagnole, le marché réagit de manière excessive à la situation politique italienne.
La Banque Postale Asset Management a décidé d’amender l’objectifde gestion du fonds LBPAM Actions Euro Large Cap, qui devra à partir du 25 octobre, respecter un écart de suivi de 4% maximum avec son indice – MSCI EMU Net Return EUR – sur un horizon annuel. Des stratégies quantitatives seront implémentées et les décisions prises par le gérant s’appuyant sur les résultats de ce modèle quantitatif. Ces stratégies s’apparentent à des moteurs de performances pour LBPAM qui les regroupe en trois catégories: l’allocation des valeurs via une approche multi-critères qui tend à favoriser les titres avec des caractéristiques financières et fondamentales solides; le niveau d’exposition aux actions de la zone euro via un ajustement systématique reposant sur un modèle de suivi de tendance et le niveau d’exposition du fonds aux marchés actions européennes. Par ailleurs, la prise en compte de critères ESG sera supprimée de la stratégie d’investissement.
Tikehau Capital rachète le fonds de référence du secteur aéronautique français, ACE Management, et en confie la présidence à Marwan Lahoud, l’ex-directeur de la stratégie d’Airbus, rapporte le quotidien Les Echos. Le mariage a été scellé début 2018 lorsque ACE – qui gère 440 millions d’euros d’actifs – a levé un nouveau fonds de cybersécurité. Parti avec 50 millions de francs il y a vingt-cinq ans, ACE Management a largement contribué à remodeler et renforcer le tissu industriel aéronautique français. Ses trois véhicules d’investissement ont accompagné le développement d’une centaine de PME et d’ETI aéronautiques. ACE est également très actif dans la défense, le maritime et la cyerbersécurité. « Le secteur aéronautique, qui concentre les deux tiers de nos fonds, double de taille tous les quinze ans et les PME croissent à une vitesse encore plus rapide. D’ici cinq ans, ACE Management devrait avoir doublé, voire triplé, de taille », annonce aux Echos Marwan Lahoud, qui prend la présidence du conseil de surveillance. Dans un premier temps, ACE va poursuivre la levée de fonds dans la cybersécurité (150 millions d’euros, dont 40 millions apportés par Tikehau) et de fonds régionaux dédiés à la transformation digitale des entreprises de l’aéronautique et de la défense. Tikehau Capital n’aura eu à débourser pour ACE que 6,5 millions d’euros, dont une partie en titres.
La boutique londonienne Fulcrum Asset Management a annoncé, le 18 octobre dernier, la nomination de Akio Ohtshuka en tant que conseiller senior afin de fournir à l’entreprise des conseils stratégiques sur le marché de la gestion d’actifs au Japon.Akio Ohtshuka est actuellement conseiller exécutif au sein de la banque japonaise Sumitomo Mitsui Trust Bank. Il travaille pour ce groupe depuis avril 1976 et a occupé plusieurs fonctions dont celles de directeur exécutif et président de Sumitomo Mitsui Trust Asset Management entre 2015 et 2017.Le directeur exécutif de Fulcrum, Andrew Stevens, a déclaré que la réputation, l’expérience et la compréhension du marché de la gestion d’actifs japonais seront précieuses étant donné que la boutique cherche à conquérir ce marché.Les actifs sous gestion de Fulcrum s'élèvent à 5,1 milliards de livres.
Le hedge fund macro EDL Capital, basé à Londres, va fermer ses bureaux dans la capitale britannique pour s’installer en Suisse, rapporte l’agence Reuters. Le fonds créé en 2015 par Edouard de Langlade gère environ 780 millions de dollars. Selon des données de HSBC, le fonds Global Opportunities d’EDL Capital affiche des performances de 3% sur l’année au 5 octobre et de 6% en 2017, à comparer à un recul de 3,3% sur l’année à fin septembre et à un gain de 2,2% en 2017 pour un hedge fund macro classique.
Les actifs sous gestion de St James’s Place ont passé la barre des 100 milliards de livres au terme des neuf premiers mois au 30 septembre, selon le dernier rapport intérimaire de la société de gestion. Les actifs gérés ont progressé sur la période de 17% pour atteindre 100,6 milliards de livres grâce à des entrées nettes de 7,7 milliards de livres, en hausse de 15% par rapport à la collecte des neuf premiers mois de l’année précédente.Le portefeuille d’actions britanniques a reflué à 18,7 milliards de livres contre 19,5 milliards de livres à fin septembre 2017 mais les actions américaines totalisaient 21,8 milliards de livres au terme de la période sous revue contre 18,8 milliards de livres un an plus tôt et l’obligataire affichait un encours de 19,5 milliards de livres, en hausse de 4,5 milliards de livres sur un an.
Candriam a promu Derek Brander au poste de responsable de la distribution au Royaume-Uni dans le courant du mois d’octobre, a appris NewsManagers à partir du profil LinkedIn de l’intéressé. Il remplace ainsi Chris Davies qui a récemment rejoint Russell Investments (lire NewsManagers du 18 octobre 2018). Derek Brander officiait précédemment en qualité de directeur du segment « wholesale » au Royaume-Uni, poste qu’il occupait depuis janvier 2016. Avant cela, il a travaillé chez Natixis Global Associates International, GLG Partners, SGAM, Aegon on encore First State Investments.
Le secret était déjà largement éventé. Ce mardi 23 octobre, le gestionnaire d’actifs britannique Schroders et Lloyds Banking Group ont officiellement annoncé la conclusion d’un partenariat stratégique en vue de créer une coentreprise « de premier plan dans la gestion de fortune ». Le nouvel ensemble associera l’expertise de Schroders en matière d’investissement et de gestion de fortune et ses compétences technologiques à l’importante base de clients de Lloyds, sa distribution multicanal et ses compétences numériques, selon un communiqué.Dans le cadre de l’accord conclu, Lloyds détiendra 50,1% du capital de la coentreprise, le solde de 49,9% restant dans les mains de Schroders. En outre, Lloyds va transférer dans cette structure environ 13 milliards de livres d’actifs ainsi que des conseillers associés provenant de ses activités existantes de gestion de patrimoine. « Un accord de parrainage sera également mis en place pour permettre aux clients de Lloyds de bénéficier de l’offre de cette nouvelle entité », précisent les deux partenaires. Lloyds recevra également un investissement financier pouvant aller jusqu’à 19,9% dans la « holding » chapeautant l’activité de gestion de fortune britannique de Schroders. « Cela permettra aux clients très fortunés de Lloyds d’avoir accès aux principales solutions de gestion de patrimoine de Cazenove Capital », filiale de Schroders, selon un communiqué. De fait, « ce partenariat permettra à Lloyds d’offrir les services spécialisés de gestion des investissements de Cazenove Capital aux organisations caritatives et aux family offices ». Enfin, Lloyds apportera environ 400 millions de livres d’actifs sous gestion provenant de ses clients privés existants à l’activité de gestion de fortune de Schroders au Royaume-Uni.En parallèle, Schroders sera chargé de gérer activement environ 80 milliards de dollars d’actifs liés à Scottish Widows aux activité d’assurances et de gestion de fortune de Lloyds. Ce montant inclut les 13 millions de livres qui seront transférés à la coentreprise ainsi que les 400 millions de livres qui seront apportés à l’activité de gestion de fortune britannique de Schroders, soulignent les deux sociétés. Ce mandat est attribué pour une période d’au moins cinq ans. « La gestion des 67 milliards de livres d’actifs liés aux activités d’assurance de Scottish Widows commencera à la conclusion du processus d’arbitrage en cours avec Standard Life Aberdeen ou, au plus tard, à l’expiration du contrat prévu en mars 2022 », précisent Schroders et Lloyds.Les deux partenaires se sont également mis d’accord pour travailler ensemble et « développer éventuellement d’autres opportunités stratégiques, dont des services d’investissement et de conseil à destination des clients particuliers de Lloyds, pour lesquels Schroders pourrait fournir des services de gestion active ». La nouvelle coentreprise devrait démarrer ses activités d’ici à la fin du premier semestre 2019, sous réserve de l’obtention des autorisations nécessaires. Elle sera dirigée par une équipe constituée de membres des deux sociétés. Antonio Lorenzo, directeur général de Scottish Widows et directeur de l’assurance et de la gestion de fortune de Lloyds, occupera le fauteuil de président de la structure. James Rainbow, co-responsable des intermédiaires britanniques chez Schroders, officiera en tant que directeur général.
PGIM Investments étend son réseau de distribution européenavec l’ajout d’une équipe dédiée à l’Allemagne. Thiemo Volkholz et Cvjetko Zecevic, respectivement vice-président et assistant vice-président, seront basés à Francfort et auront à charge de promouvoir les expertises de gestion d’actifs de PGIM auprès des banques et des intermédiaires financiers allemands. Thiemo Volkholz et Cvjetko Zecevic travaillaient chez Capital Group, où le premier était directeur exécutif responsable des relations avec les banques, gestionnaires de fortunes et multi-family offices tandis que le second était associé au développement de l’activité de Capital Group en Allemagne auprès des intermédiaires financiers et des institutionnels. PGIM Investments est le distributeur de fonds de PGIM qui gère 1 000 milliards de dollars pour Prudential. La société envisage d’ajouter deux autres équipes régionales en Europe d’ici début 2019. Thiemo Volkholz et Cvjetko Zecevic rapporteront à Kimberly LaPointe, vice-présidente exécutive et responsable des comptes internationaux. La gamme de fonds Ucits domiciliée en Irlande de PGIM Investments, PGIM Funds, totalisait 3 milliards d’euros d’actifs sous gestion en date du 30 août 2018.
Résultats en demi-teinte pour Deutsche Bank. Dans ses activités d’asset management, logées chez DWS, les actifs sous gestion se sont accrus de 2 milliards d’euros pour atteindre 694 milliards d’euros, a indiqué ce matin le groupe bancaire allemand à l’occasion de la publication de ses résultats intérimaires. Cette évolution est due à la bonne tenue des marchés et à un effet devises positif qui ont permis de largement compenser les sorties nettes, indique un communiqué sans plus de précisions. Le groupe relève toutefois que sur les neuf premiers mois de l’année, DWS a enregistré la deuxième plus forte collecte d’ETF sur le marché européen et détient une part de marché de 14,5%, selon les données d’ETFGI. En outre, les trois fonds immobiliers ouverts de la gamme «Grundbesitz» ont pour la première fois passé la barre des 10 milliards d’euros.Cela dit, les revenus du troisième trimestre se sont inscrits en baisse de 10% sur un an à 567 millions d’euros, en raison pour l’essentiel d’indemnités d’assurance pour un montant de 52 millions d’euros liées à un fonds immobilier. Sans cette dépense exceptionnelle, les revenus sont stables tant par rapport au trimestre précédent que par rapport au troisième trimestre 2017. Le bénéfice avant impôts ressort à 143 millions d’euros, en fort recul par rapport à l’année précédente (197 millions d’euros) mais en hausse de quelque 50 millions d’euros par rapport au deuxième trimestre 2018.Au niveau du groupe, le bénéfice avant impôts s’est inscrit à 506 millions d’euros contre 933 millions d’euros un an plus tôt et le résultat net à 229 millions d’euros contre 649 millions d’euros, les revenus diminuant de 9% à 6,2 milliards d’euros. Sur les neuf premiers mois de l’année, les revenus ont reflué de 5% à 19,7 milliards d’euros et le résultat avant impôts recule de 1 milliard d’euros à 1,6 milliard d’euros tandis que le bénéfice net chute à 750 millions d’euros contre 1,7 milliard d’euros l’année précédente. La banque estime toutefois être sur la bonne voie pour atteindre ses objectifs à court terme de réduction des coûts et des effectifs.
Le gérant d’actifs britannique Merian Global Investors (anciennement Old Mutual Global Investors) a signé un protocole d’accord avec Ping An Asset Management (Hong Kong) détenue par l’assureur chinois China Ping An Insurance Overseas.Le mémorandum marque le début d’un nouveau partenariat stratégique entre les deux acteurs, qui collaborent déjà depuis mars 2018 avec la délégation par Merian Global Investors de la gestion du fonds Merian China Equity à Ping An Asset Management (Hong Kong).Les deux sociétés exploreront ensemble les opportunités de distribution et de marketing de fonds ainsi que dans le conseil en investissements.Richard Buxton, directeur général de Merian Global Investors, a déclaré qu’accroître la présence de l’entreprise en Asie faisait partie des objectifs stratégiques. Hoi Tung, président de Ping An Insurance Overseas, a déclaré que ce partenariat était le commencement d’une transformation de la société en un réel tiers gérant.
BlackRock a dévoilé une série d’ETF incluant les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG). La nouvelle gamme Sustainable Core comprend six ETF (iShares MSCI World ESG Screened Ucits ETF, iShares MSCI Japan ESG Screened Ucits ETF, iShares MSCI Emerging Markets IMI ESG Screened Ucits ETF,iShares MSCI Europe ESG Screened Ucits ETF, iShares MSCI EMU ESG Screened Ucits ETF, iShares MSCI USA ESG Screened Ucits ETF). Ceux-ci viennent s’ajouter aux quinze ETF ESG déjà existants sous le format Ucits.Cette nouvelle série d’ETF suit les indices MSCI qui excluent les secteurs de l’armement, du tabac, du charbon thermique et des sables bitumineux ainsi que les entreprises violant les principes du Pacte Mondial des Nations Unies.Philippe Hildebrand, vice-président de BlackRock, voit un mouvement croissant d’investisseurs voulant aligner leurs décisions d’investissement avec leurs valeurs et croyances. Selon lui, les investisseurs comprendront mieux les risques ESG et les opportunités auxquels ils se trouvent exposés à travers une transparence accrue sur le profil de soutenabilité de leurs portefeuilles. Le gérant américain prévoit que les actifs des ETF iShares respectant les critères ESG atteindront les 400 milliards de dollars d’ici 2028. Ils seraient d’environ 25 milliards de dollars actuellement. Aussi BlackRock prédit-il que la part des ETF dans l’univers ESG pourrait grimper à 21% d’ici 2028 contre 3% aujourd’hui.
Le fonds d’investissement public saoudien (PIF) a acheté hier des actions via des institutions locales, pour empêcher un krach de la Bourse de Riyad, selon Reuters. Ses actifs sont estimés à plus de 250 milliards de dollars (218 milliards d’euros). Les investisseurs se désengagent dans la crainte d’une dégradation des relations entre l’Arabie saoudite et l’Occident, après la disparition du journaliste et opposant Jamal Khashoggi à Istanbul le 2 octobre, reconnue par Riyad samedi dernier, après deux semaines de déni. Le Tadawul, l’indice boursier saoudien, a reculé de plus de 4% depuis le début octobre. Des fonds institutionnels, sur instruction du PIF, ont acheté pour environ cinq milliards de riyals (1,16 milliard d’euros) d’actions pendant la seule semaine dernière. L’indice saoudien a perdu jusqu'à 7% pendant la séance du 14 octobre.
La filiale de gestion d'Axa veut supprimer 90 postes. Elle propose une indemnité de rupture de contrat pouvant aller jusqu'à 21 mois de salaire et bonus.
Carmignac lance le fonds Carmignac Portfolio Patrimoine Europe qui élargit son offre de produits destinés aux épargnants de long terme. Ce fonds «investit au moins la moitié de ses actifs dans les obligations» européennes, et «entre 0 et 50%» en actions du continent. Il sera co-géré par Mark Denham, responsable de la gestion actions européennes et gérant de Carmignac Portfolio Grande Europe, et Keith Ney, gérant du fond amiral Carmignac Sécurité. A ce jour, il est enregistré en France, au Luxembourg, en Autriche, en Belgique, en Espagne, en Allemagne et en Italie. Première boutique indépendante française de gestion d’actifs, Carmignac gérait 54 milliards d’euros d’actifs au 31 juillet.
La première ministre britannique Theresa May, qui cherche à apaiser les tensions concernant sa stratégie pour le Brexit, rencontrera aujourd’hui les députés de son Parti conservateur à la Chambre des communes. Elle participera à une réunion du Comité 1922, le groupe parlementaire du Parti conservateur aux Communes. A un peu plus de cinq mois du départ de la Grande-Bretagne de l’UE, les négociations sur le Brexit se sont enlisées en raison d’un désaccord sur la question de la frontière entre Irlande et Irlande du Nord. La Première ministre britannique pense pouvoir décrocher un accord sur le Brexit qui obtiendra le soutien du parlement.
Les entreprises du secteur industriel français ont consacré 1,4 milliard d’euros à des investissements ou des études pour protéger l’environnement en 2016, soit 13% de moins qu’en 2015, selon une étude publiée hier par l’Insee. Les investissements, qui constituent l’essentiel de la dépense (80%) ont chuté de 17%, après des baisses de 2% en 2015 et 3% en 2014. Or les financements consacrés aux études ont augmenté de 5% d’une année sur l’autre. Quatre secteurs concentrent 69% des dépenses: l'énergie (397 millions d’euros), la chimie (219 millions), l’agroalimentaire (206 millions) et la métallurgie (133 millions). Ce repli pourrait en partie s’expliquer par la fin de cycles d’investissement antipollution dans certaines grandes entreprises, dans un contexte de législation environnementale inchangée.
Bruno Le Maire a lancé hier un appel à la mobilisation des Européens pour conclure un accord d’ici la fin de l’année sur la taxation des géants du numérique tels que Google, Amazon, Facebook et Apple (Gafa), alors que plusieurs Etats membres de l’Union sont encore réticents vis-à -vis d’un projet qui requiert l’unanimité. La France, à l’origine du projet de taxation, souhaite qu’un accord soit trouvé d’ici la fin de la présidence autrichienne de l’Union, si possible lors du sommet des ministres des Finances du 2 novembre, et avant les élections européennes de mai 2019. Ce projet prévoit une taxe transitoire de 3% sur le chiffre d’affaires des entreprises du numérique au chiffre d’affaires annuel supérieur à 750 millions d’euros au niveau mondial.
Les deux groupes britanniques ont signé un double accord qui renforce le poids de Schroders dans l’asset management et celui de Lloyds dans la gestion privée.
Au troisième trimestre, les encours en gestion directe ont fondu de 21% après l’arrêt des fonds ARBF et une décollecte de 5,3 milliards de francs suisses.
Kevin Brady, législateur-clé du Parti Républicain spécialisé dans la politique fiscale américaine, a déclaré hier devant la Chambre des représentants, qu’il travaillait pour la Maison-Blanche et le Trésor à développer un nouveau plan de réduction d’impôt de 10% destiné aux classes moyennes, que le président Trump a commencé à vanter ce week-end. Il a indiqué que ce plan devrait être présenté ces prochaines semaines, voire avant si les Républicains conservent la majorité à la Chambre et au Sénat à l’issue des élections de mi-mandat, qui se tiennent le 6 novembre.
L’Asset Owners Disclosure Project (AODP) révèle que seulement 13% de l'épargne gérée collectivement par les 100 plus grands fonds de pension publics du monde fait l’objet d’une évaluation officielle de son exposition aux risques liés au climat. Par conséquent, quelque 9 800 milliards de dollars (8 600 milliards d’euros) sont non protégés des chocs économiques du réchauffement climatique. «Compte tenu de la pertinence financière des risques et opportunités liés au climat, comme indiqué clairement dans la récente alerte au climat des scientifiques des Nations Unies, cela expose près de 90% des actifs gérés pour le compte de millions d'épargnants dans le monde à des pertes potentielles à long terme», souligne l’AODP. Selon l’ONG, membre de l’organisation d’investissement responsable ShareAction, les fonds de pension sont les investisseurs les plus conscients des risques associés aux investissements dans les combustibles fossiles. Cependant, cette prise de conscience ne semble pas encore s'être traduite en action, puisque 85% des fonds n’ont toujours pas de politique formelle d’exclusion du charbon thermique. Parmi les engagements formels pris par les fonds de pension, ceux liés aux combustibles fossiles sont parmi les moins populaires, contrairement à l’engagement dans les entreprises,qui occupe la premier place des engagements. Un engagement insuffisant Il a été constaté que 50% des fonds de pension s’engageaient sous différentes formes avec des entreprises dont l’activité était fortement liée au carbone. Cependant, malgré la reconnaissance du risque réglementaire et de transition que représentent les investissements dans les énergies fossiles, ces efforts se concentrent principalement sur l’amélioration de la divulgation, plutôt que sur l’action. En outre, les résultats indiquent un «écart d’escalade», avec seulement une minorité de fonds de pension (18%) renforçant leurs engagements en cas d'échec, par exemple en utilisant des votes lors des assemblées générale, en coparentant des résolutions clés sur le climat ou en fixant des objectifs limités dans le temps . Avec près de 200 pays ayant ratifié l’Accord de Paris, 10% seulement des plus grandes caisses de retraite publiques se sont officiellement engagées à aligner leurs portefeuilles sur les objectifs de l’Accord de Paris, y compris l’AP7 suédois et le Varma finlandais. 25% des fonds ont développé diverses formes de politiques officielles liées au climat, tandis que 65% d’entre eux n’ont pas de politique, ni une politique ESG ou d’investissement responsable qui ne contient aucune référence spécifique au changement climatique. «Il est encourageant de constater que près d’un cinquième des fonds de pension réalisent déjà une analyse de scénario climatique dans leurs portefeuilles d’investissement, devançant les recommandations de la TCFD publiées l’année dernière, et 10% supplémentaires réfléchissent à mettre en oeuvre leur approche», note l’AODP. Le groupe d’investissement responsable a récemment publié un classement mondial de ces fonds de pension publics sur leurs performances climatiques globales et a constaté que les fonds européens menaient le peloton tandis que trois fonds britanniques obtenaient des résultats décevants. AB.
Engagement actionnarial, exclusion, vote, lobbying institutionnel... Dans le cadre de sa participation aux Couronnes Instit Invest, Matthias Seewald, directeur des investissements d'Allianz France détaille les actions de la compagnie d'assurance en matière de prise en compte des critères ESG. L'occasion également de faire un état des lieux sur la position de l'institution en matière d'impact investing.
Le fonds d’investissement public saoudien (PIF) a acheté des actions par le biais d’institutions locales, pour empêcher un krach de la Bourse de Riyad, ont indiqué à Reuters des sources au fait de la situation. Les investisseurs étrangers ont vendu 1,07 milliard d’actions saoudiennes la semaine dernière, soit l’un des plus importants mouvements vendeurs depuis que le marché boursier local s’est ouvert aux achats directs de non-résidents en 2015.