BlackRock Real Assets a annoncé avoir finalisé la première clôture de son fonds Global Renewable Power III (GRP III), pour un montant d’un milliard de dollars. Cette levée de fonds a été réalisée auprès de 35 investisseurs institutionnels situés en Amérique du Nord, en Europe et en Asie.
La société de capital investissement PAI Partners et Kirkbi, la holding de la famille danoise Kirk Kristiansen qui détient le groupe Lego, ont annoncé avoir acquis Armacell, spécialiste des mousses pour l’isolation. En rachetant les parts que détenait Blackstone dans la société, PAI en devient l’actionnaire majoritaire, tandis que Kirkbi, déjà présent au capital, renforce sa position. Selon des sources citées par Bloomberg, l’opération valoriserait la société à 1,4 milliards d’euros, incluant la dette.
Très discrète depuis sa création en 2013, la société de conseil Efires fait désormais partie de l’univers de l’investissement responsable. Véronique Le Heup et Nadia Tihdaini, deux anciennes collaboratrices de Natixis AM,avaient alors lancé Efires, avec l’ambition de fournir un accompagnement sur-mesure de conseil en investissement responsable à des sociétés de gestion et des investisseurs institutionnels dont l’impact ESG est significatif grâce au poids de leurs encours leur donnant un levier d’influence majeur sur les entreprises. Pour y parvenir, elles s’étaient fixées l’objectif ambitieux d’atteindre 500 milliards d’euros d’encours conseillés ou diagnostiqués en ESG d’ici à fin 2020 et ont d’ores et déjà dépassé cet objectif fin 2019 avec plus de 750 milliards d’euros d’encours couverts en cumulé depuis la création en 2013. Et de nombreuses références sur le marché de la finance responsable à l’instar d’Edmond de Rothschild Asset Management, Préfon Retraite, Natixis Investment Managers et ses affiliés, Idinvest Partners, Truffle Capital, La Financière de l’Echiquier ou encore Tobam. « Servir d'étincelle au lancement d’une dynamique de conviction et d’impact de la part de nos clients afin qu’ils s’engagent durablement dans l’investissement responsable : telle est notre raison d'être depuis l’origine. Une approche contributive à la résolution des enjeux de viabilité économique et d'équilibres sociaux / environnementaux étroitement entremêlés », commentent les deux associées, citées dans un communiqué.
Les filiales de gestion d’actifs de JPMorgan et de China Merchant Bank (CMB) ont annoncé ce 4 décembre avoir noué un partenariat stratégique sur le marché chinois. L’américain est désormais un «fournisseur privilégié» de produits d’investissement de la China Merchant Bank Wealth Management, tant sur les véhicules onshores qu’offshores. Le partenariat comprend également le développement commun de produits, le partage de connaissances, et de la collaboration technologique, ce qui inclura une fintech. JPMorgan AM est la première société étrangère a avoir profité, cet été, de la récente possibilité de détenir majoritairement une société de gestion en Chine. Elle a, pour ce faire, dépassé les 50% de capitaux au sein de la joint-venture China International Fund Management, créée en 2004 avec la Shanghai International Trust.
Le groupe bancaire EFG International a assuré ce 4 décembreque la décision du Tribunal administratif fédéral (TAF) publiée la veille concernant le recours contre un verdict de l’Autorité de surveillance des marchés financiers (Finma) déposé par BSI n’aura aucun impact sur ses résultats. Le 23 mai 2016, le gendarme des marchés avait épingléla banque privée, reprise depuis et complètement intégrée dans son homologue zurichoise,pour des manquements à ses obligations en matière de surveillance dans le scandale lié au fonds souverain malaisien 1MDB entre 2011 et 2015. Les jugesont confirmé la violation des dispositions de surveillance de la part de BSI mais ont cassé un volet de la décision de la Finma portant sur la restitution de 95 millions de francs confisqués en 2016, demandant au gendarme des marchés de revoir sa copie. Quelle que soit l’issue de cette nouvelle analyse, les résultats financiers du groupe zurichois n’en seront pas affectés. «Le prix d’achat final pour l’acquisition de BSI par EFG prévoyait une provision correspondante», soulignel’établissement dans un communiqué, précisant que «toute modification du montant à restituer serait neutre sur les résultats».
La Française Real Estate Managers (REM) a annoncé ce 4 décembre l’acquisition d’immeuble de bureaux auprès de BMG. Entièrement loué, le bien se situe à l’ouest de Bordeaux au sein du parc tertiaire Cadéra Nord. Livré en septembre 2017, il comprend 4.650m² et bénéficie également de deux terrasses au 3ème étage et de 185 emplacements de stationnement, dont 43 en sous-sol. Cette acquisition a été réalisée pour le compte de l’OPCI Grand Public, LF OPSIS Patrimoine. Dans cette opération, La Française REM a été conseillé par l’office notarial Allez et Associés et le cabinet Jeantet ; le groupe BMG a été conseillé par l’office notarial de l’Estuaire et CBRE Bordeaux. L’acquisition a été partiellement financée par la banque Palatine.
Le fournisseur d’ETF Tabula Investment Management a annoncé ce 4 décembre la nomination de Robin Grant au poste de directeur financier. Il sera ainsi responsable de la gestion financière de l’entreprise et de ses obligations de conformité. Robin Grant arrive de Quantmetrics Capital Management, où il était depuis 2016 le directeur des opérations. Il fut auparavant directeur des opérations chez Fairwater Capital, RS Platou Asset Management, et Nectar Capital. Il a également travaillé chez Lombard Odier Darier Hentsch & Cie, PriceWaterhouseCoopers aux Bermudes, et GLG, dont GLG Multi-Manager Investments, la division fonds de fonds de GLG Partners.
Schroders supprime des centaines d’emplois dans le monde face aux difficultés du secteur, rapporte Bloomberg, citant des sources proches du dossier. La société britannique, qui gère environ 450 milliards de livres, élimine des postes depuis plusieurs semaines, selon ces sources qui ont demandé à rester anonymes. Ces réductions vont concerner environ 5 % des effectifs de la société, soit au moins 200 emplois, selon l’une de ces sources. «Nous avons un certain nombre d’initiatives au sein du groupe pour parvenir à de plus grandes efficiences et dégager de la croissance», indique la société par e-mail. «Cela inclut de réaligner nos ressources qui nous permettent de continuer à investir là où nous voyons des opportunités de croissance dans des domaines comme les actifs privés et la gestion de fortune».
La Cour suprême du canton de Zurich a rendu un jugement dans le cadre de la querelle juridique autour de fonds de l’ex-RDA dans laquelle Julius Baer est impliquée. Le Tribunal fédéral avait admis en partie un recours de l’Office allemand des questions de réunification (BvS) et renvoyé le cas devant la justice du canton. Le tribunal zurichois a admis la plainte de BvS contre Julius Baer portant sur un montant de près de 97 millions de francs plus les intérêts courus depuis 2009, a indiqué Julius Baer dans un communiqué publié ce 4 décembre. La banque suisseva, à titre préventif, provisionner 153 millions de francs mais aussi faire appelcontre le nouveau jugementau Tribunal fédéral. BvS (anciennement Treuhandanstalt Berlin) tente depuis des années de mettre la main sur des sommes d’argent qui avaient été mises de côté par des membres du parti au pouvoir en RDA. Au cas où Julius Baer devrait finalement verser l’argent à BvS, la somme définitive sera réclamée en remboursement à UBS. Dans sa plainte, BvS faisait valoir que Julius Baer, en tant que successeur de l’ancienne banque Cantrade, avait effectué des paiements sur le compte d’une société est-allemande. Mais Julius Baer souligne avoirrepris Cantrade en 2005, par le biaisdu rachat de la banque Ehinger & Armand von Ernst à UBS et a donc toujours contesté les allégationsde BvS.
Le wagon-lit est de retour ! Cet ingénieur de Siemens (photo) désigne du doigt les plans d’un nouveau train de nuit dont la fabrication débutera le 16 décembre. L’autrichien OeBB en a commandé 13 au constructeur allemand, une première en Europe occidentale depuis plus de 15 ans. Sur la décennie écoulée, les lignes de nuit internationales avaient en effet fermé les unes après les autres, comme le Paris-Rome de Trenitalia en 2015 : pas assez rentables, trop complexes à faire fonctionner en raison de réglementations nationales divergentes. Mais l’opprobre désormais jeté sur les voyages en avion, trop polluants, redonne une nouvelle jeunesse à la locomotion. Les taux de fréquentation sont en hausse, et les compagnies nationales suédoises et italiennes s’apprêtent à emboîter le pas de leur concurrent viennois.
La banque privée UOB, filiale de l’un des plus grands établissements singapouriens, cultive le goût du risque. La banque n’a pas hésité a recommander à ses clients de se désinvestir du hedge fund Bridgewater, en raison d’une contreperformance jugée aux limites du concevable (-6 % entre janvier et août). Mais la recommandation ne s’est pas s’arrêtée là, puisque UOB a enjoint à sa clientèle d’orienter ses flux vers... H2O. « Ils sont tout simplement incroyables ! », s’émeut le responsable des investissements, évoquant l’équipe emmenée par Bruno Crastes (photo). Qu’importent les révélations du FT, les résultats sont là : H2O MultiBonds délivre 34,7 % de performance depuis janvier. De quoi investir les yeux fermés.
C’est le repli significatif du résultat d’exploitation des sociétés de gestion d’actifs françaises de 2018 par rapport à 2017, selon les statistiques de l’Autorité des marchés financiers (AMF). Cette évolution négative est liée à l’augmentation des charges d’exploitation observée sur la même période (+3,7 % à 12,3 milliards d’euros), alors que le produit d’exploitation reste quasiment stable, à 15,4 milliards. Les charges ne cessent de croître, de +33,3 % depuis six ans, précise l’étude.
Il existe plus de fonds gérés par des hommes prénommés David qu’il n’y a de gérantes au Royaume-Uni, selon des chiffres de Morningstar. Les femmes ont pour le moment perdu le combat contre les hommes et même uniquement contre les David. Sur 1.496 fonds ouverts au Royaume-Uni, 108 sont pilotés par des gérants appelés David ou Dave, soit 7,2 % des fonds alors que seulement 105 fonds ont une femme à leur tête. Morningstar a également étudié la récurrence des prénoms dans la gestion de fonds. Si les David et les Dave sont les plus en vogue, James arrive deuxième. Viennent ensuite Paul, Richard et Andrew…
Londres n’a plus le vent en poupe. Plusieurs sociétés de gestion ont récemment largué les amarres de la capitale du Royaume-Uni et leurs dirigeants ont jeté l’ancre en Europe continentale, constate le Financial Times. C’est le cas pour les maîtres d’équipages d’Allianz Global Investors, Axa Investment Managers et DWS. Le Brexit n’est pas la seule raison qui pousse les CEO de la gestion d’actifs à mettre les voiles. Les vents contraires multiples qui touchent le secteur conduisent également les maisons mères à se poser des questions difficiles sur l’avenir de leurs sociétés de gestion. En localisant leurs dirigeants plus près de chez elles, elles peuvent veiller au grain et exercer un plus grand contrôle sur la direction future de l’activité.
La société de gestion néerlandaise Aegon Asset Management a annoncé son intention d’intégrer ses activités européenne et américaine. L’ensemble représente 339 milliards d’euros d’actifs. La mise en place d’une organisation mondiale passera par la suppression des comités exécutifs régionaux et la création d’un comité de direction mondial dirigé par Bas NieuweWeme, le directeur général monde d’Aegon AM, arrivé en mai dernier. Les équipes de distribution et d’exploitation seront également gérées de manière coordonnée. La nouvelle organisation aboutira aussi à la disparition des marques Kames Capital et TKPI en 2020, au profit d’Aegon Asset Management.
M&G Investments a annoncé ce 4 décembre avoir suspendu dans la journée les retraits du fonds M&G Property Portfolio, ainsi que les retraits sur son fonds nourricier. Dans un courrier adressé aux porteurs de parts, la société invoque d’importants retraits au sein du véhicule, qu’elle ne peut honorer dans l’immédiat. Un montant qui s'élève à près d’un milliard de livres ces 12 derniers mois, sur les 2,5 milliards d’encours sous gestion, selon des données Morningstar. La déterioration des conditions de marché, née principalement du Brexit selon M&G, empêche l'équipe de vendre correctement les biens en portefeuille dans l’optique de satisfaire les demandes de retraits. Le niveau de cash se situe actuellement à environ 12,5% des encours, souligne Morningstar, dans un article du 4 décembre. Cette suspension semble être partie pour durer, la firme n’ayant aucun horizon à ce sujet. Une analyse mensuelle de la situation sera effectuée afin de décider si la liquidité du fonds est à nouveau suffisante. Néanmoins, dans un geste commercial, M&G va baisser ses frais de gestion de 30%. Le fonds possède environ 90 biens commerciaux, dont des bureaux et des centres commerciaux.
Le hedge fund Devet Capital ferme après cinq ans seulement d’existence, rapporte Financial News. La société avait été lancée par Irene Perdomo et Leonardo Marroni avec 29 millions de dollars mi-2014. Les encours avaient augmenté à plus de 100 millions de dollars quatre ans plus tard. Le duo a désormais rejoint Gresham Investment Management en tant que managing directors au sein de GreshamQuant, la division recherche systématique de la société. Devet avait attiré l’attention pour ses coûts d’exploitation très faibles, qui lui avaient valu d’être surnommé «le hedge fund le moins cher du monde», rappelle le journal.
Le fonds Mandarine Active de Mandarine Gestion a reçu le label allemand FNG-Siegel. Ce label est un standard de qualité pour les fonds d’investissement responsables au sein des pays germanophones. Sa particularité consiste à exclure les entreprises qui font plus de 5% de leur chiffre d’affaires dans le nucléaire et le charbon, ou encore, celles qui violent les principes du Pacte Mondial de l’ONU. Le fonds a obtenu la note de qualité de 2 étoiles. Mandarine Gestion a une succursale à Francfort regroupant deux personnes. Mandarine Active détient en outre le label ISR de l’Etat français depuis janvier 2018, ainsi que l’écolabel autrichien, obtenu en juillet dernier. Le fonds sélectionne les sociétés de la zone euro offrant la capacité à réconcilier préoccupations actionnariale et sociétale dans leur stratégie de développement et utilisant l’action sociétale comme vecteur de croissance et de pérennité.
Mirabaud Asset Management a annoncé l’obtention du label ISR pour sa solution d’investissement en actions françaises, Mirabaud - Equities France. C’est la première fois qu’un fonds de l'établissement reçoit un label ISR. Le pôle gestion d’actifs de la banque genevoise rappelle dans un communiqué, qu’il avait nommé Hamid Amoura à la tête de l’équipe d’Investissement Socialement Responsable (ISR) en septembre 2018, et qu’il a poursuivi l’intégration des critères ESG dans la philosophie et le processus de ses différentes solutions d’investissement. Mirabaud AM avait également signé les Principes des Nations unies en faveur de l’investissement responsable (PRI) en 2010.