La société de gestion américaine Franklin Templeton vient d’annoncer la nomination de Christy Tan au rang de stratégiste d’investissement pour l’Asie Pacifique au sein de Franklin Templeton Institute. Basée à Singapour, elle sera chargée de la direction de la recherche macroéconomique, thématique et de l’investissement à travers les diverses classes d’actifs dans cette région. Au sein de ce poste nouvellement créé, elle sera rattachée à Stephen Dover, stratégiste en chef et directeur du Franklin Templeton Institute. Christy Tan arrive de National Australia Bank, où elle était directrice de la stratégie et de la recherche depuis 2014. Auparavant, elle a travaillé chez Bank of America Merrill Lynch en tant que spécialiste pour les devises et les obligations locales entre 2005 et 2014. Elle y a été responsable de la réalisation des prévisions macroéconomiques et des analyses des économies asiatiques. Franklin Templeton gérait 1450 milliards de dollars d’encours sous gestion au 31 mars 2022.
La société de gestion Brookfield Asset Management vient de lever 15 milliards de dollars pour un fonds de transition énergétique, dénommé Brookfield Global Transition Fund. Avec cette collecte record, il s’agit du plus grand fonds de capital investissement au niveau mondial dédié à la transition vers une économie bas carbone. Ce capital provient d’investisseurs institutionnels, clients fortunés ainsi que de la trésorerie de Brookfield. Ce dernier est le plus grand investisseur de ce fonds. Brookfield Global Transition Fund sera co-géré par Mark Carney, vice-président et directeur de l’investissement de transition, et Connor Teskey, directeur général de Brookfield Renewable. Il s’agit du premier fonds à impact de la société de gestion canadienne. Ce fonds investira dans la transformation des industries polluantes ainsi que dans le développement et l’accessibilité de l’énergie propre. Ce véhicule a déjà déployé 2,5 milliards de dollars dans des développeurs américains et allemands d’énergie solaire et de batteries et dans le développement de la technologie du captage et stockage du carbone. L’activité d’énergie renouvelable de Brookfield gérait 65 milliards de dollars d’actifs sous gestion. La maison mère Brookfield AM disposait 725 milliards de dollars d’encours sous gestion.
Breega s’ancre davantage dans le paysage du venture capital. Le groupe de capital investissement français, cofondé en 2013 par Ben Marrel, François Paulus et Maximilien Bacot, a bouclé la levée de son deuxième fonds Venture de 250 millions d’euros, annonce-t-il ce jeudi. Et un an après avoir annoncé le closing de son troisième fondsà 110 millions d’euros. Il s’agit de la quatrième levée de fonds en sept ans pour Breega, qui double ses actifs sous gestion, pour atteindre «un demi-milliard d’euros sous gestion», indique-t-il dans son communiqué. Jusqu’à présent, le gestionnairesoutenait 70 start-up dans sept pays. Pour ce nouveau tour de table, «la totalité des investisseurs principaux, venus du corporate, de la banque et de l’assurance, ont remis au pot», précise à L’Agefi Ben Marrel, cofondateur et CEO de Breega. Y figure notamment la banque d’investissement publique Bpifrance. S’y sont ajoutés des nouveaux-venus qui ne souhaitent pas donner leurs noms. Ce nouveau fonds servira à financer, en série A et au-delà, des start-up européennes à forte croissance, notamment les fintechs, insurtechs et jeunes pousses autour du Web3. Avec ce véhicule, Breega investira dans «20 à 25 sociétés supplémentaires». «Nous mettrons des tickets de 3 à 10 millions d’euros, en gardant la capacité à réinvestir dans les projets les plus prometteurs», poursuit Ben Marrel. Avec ce nouveau fonds, Breega a déjà investi dans Mila (insurtech française), Keebo (fintech britannique de lutte antifraude au paiement), Ukio (entreprise espagnole de proptech services immobiliers), ainsi que dans Thirdfort (entreprise britannique d’antiblanchiment et sécurité de paiement). Un autre deal espagnol doit être bouclé. Déjà avec son fonds venture numéro un, Breega avait investi dans plusieurs fintechs et insurtechs françaises, telles que iBanFirst, Libeo, Lemonway et Trustpair. En outre, Breega, actuellement basé à Londres et à Paris, compte développer son activité en Espagne. Il ouvre un nouveau bureau à Barcelone, dirigé par Isabelle Gallo, associée et récemment nommée Head of european venture. Une implantation en Espagne offre des perspectives «dans l’écosystème des start-up ibériques, qui peuvent se développer en Europe, mais aussi aux Etats-Unis, et en plus, en Amérique latine», souligne Ben Marrel.
Le groupe Edmond de Rothschild a annoncé la nomination d’Hervé Ordioni en qualité de CEO de la banque privée internationale et membre du comité exécutif groupe. Dans le cadre de ses nouvelles fonctions, Hervé Ordion supervisera les activités de banque privée suisse, monégasque, dubaïote, israélienne et anglaise ainsi que les activités de Wealth Solutions, Wealth Planning et GFI. Par ailleurs, Yves Stein, CEO de Edmond de Rothschild Europe à Luxembourg et de ses succursales, et Renzo Evangelista, CEO de Edmond de Rothschild France, responsable de la banque privée France, des lignes de métier Corporate Finance et courtage en assurance, rejoignent le comité exécutif groupe à partir du 1er juillet. Compte tenu de ces évolutions, Michel Longhini, responsable banque privée groupe, a décidé de quitter la banque.
Le tierce partie marketeur MyFunds Office vient de signer un accord avec VinaCapital Fund Management JSC pour commercialiser le fonds Ucits VCG Partners Vietnam Fund. Ce partenariat englobe l’ensemble du marché français des investisseurs professionnels. VinaCapital est une société de gestion de portefeuille vietnamienne, qui compte 4 milliards de dollars d’actifs sous gestion sur toute la gamme des classes d’actifs traditionnels et alternatives, y compris les actions cotées, les actions privées, le capital-risque, les titres à revenu fixe et l’immobilier. Le fonds en question a été lancé en juillet 2015 et domicilié au Luxembourg. Il se concentre sur l’identification de sociétés à la croissance rapide et dotées d’équipes de direction solides avec une approche d’investissement bottom-up.
Alphajet Fair Investors vient de lancer le fonds actionsAlphajet Global Impact360, une stratégie qui va investir dans les entreprises qui ont le plus d’impact sur les 17 Objectifs de développement durable (ODD) des Nations unies. Le fonds, géré parYassine Oussana, est classé article 9 selon la réglementation européenne SFDR. Il investit dans les moyennes et grandes capitalisations et à pour indice leMSCI ACWI ESG. L’alignement sur les ODD sera calculé avec un outil propriétaire dénommé Impact360 La méthode se gestion repose sur cinq critères financiers :growth, momentum, quality, sentiment de marché et valorisation. Elle exclut notamment les sociétés qui ne respectent pas les Droits de l’Homme, qui appartiennent aux secteurs des armes controversées, au tabac, à l’alcool, aux jeux d’argent, au nucléaire, au charbon et au gaz / pétrole non conventionnels, et à toute entreprise placée sur la liste d’exclusion du conseil d'éthique de la Banque de Norvège.
NextStage AM va commercialiser un nouveau fonds de capital investissement (FPCI) baptisé «NextStage Capital Entrepreneur II». Ce véhicule fait suite au premier FPCI NextStage Capital Entrepreneur, composante du programme d’investissement «Championnes», labellisé Relance, d’une taille de 135 millions d’euros qui a été souscrit par plus de 115 entrepreneurs-investisseurs. Par ailleurs, à la fin mai 2022, le programme d’investissement Championnes avait déjà déployé près de 55% des fonds levés. Le FPCI NextStage Capital Entrepreneur II est destiné aux grands investisseurs privés et est éligible au dispositif d’apport cession 150-0 B ter. Il pourra être souscrit jusqu’au 31 décembre 2023. Il vise à investir dans des entreprises non cotées majoritairement françaises en forte croissance, au business model éprouvé et générant entre 5 et 500 millions d’euros de chiffre d’affaires. Ces entreprises évolueront dans trois grandes thématiques : le digital, la santé intelligente, et l’innovation environnementale. Le FPCI aura une durée de vie de sept ans prorogeable trois fois un an.
Le gestionnaire d’actifs français BNP Paribas Asset Management a nommé Pedro Santuy au sein de son équipe de ventes pour la péninsule ibérique basée à Madrid. L’intéressé aura pour mission de développer les ventes de BNP PAM sur la gestion passive dans la région. Il sera rattaché à Sol Hurado de Mendoza, directrice générale de BNP PAM pour la péninsule ibérique. Avant de rejoindre le gestionnaire français, Pedro Santuy a travaillé chez Refinitiv comme directeur des ventes auprès des gérants d’actifs et des banques d’investissement dans la péninsule ibérique et en Italie. Il a également été en charge du développement de l’activité de Legal & General IM en Espagne et au Portugal et a travaillé comme gérant de fonds actions pour la firme britannique. Auparavant, il avait exercé les fonctions de responsable mondial de la gestion ETF chez BBVA AM et de gérant de fonds garantis chez Gesmadrid.
Julie Koo, qui était jusqu’alors directrice des ventes pour la région Asie-Pacifique au sein de la banque privée de Citi, vient de se voir attribuer un nouveau rôle, rapporte Citywire Asia. Elle a été promue responsable mondiale des solutions de gérants d’actifs tiers pour Citi Global Wealth Investments au sein de Citi Investment Management. Julie Koo sera responsable des relations avec les gérants de fonds externes ainsi que des ventes et du marketing à l’international. Elle continuera d'être basée à Hong Kong et évoluera sous les ordres de Rob Jasminski, responsable mondial de Citi Investment Management. Elle a précédemment travaillé chez UBS AM, HSBC GAM et Fidelity.
Le bâtiment emblématique de la rue Bergère qui abrite les activités d’asset management de BNP Paribas devrait bientôt changer de locataire. Selon les informations de Newsmanagers, la société s’apprête à déménager ses équipes à Nanterre pour les baser au sein du campus Odyssée du groupe. L’information a été confirmée par la société de gestion qui précise que le déménagement aura lieu à l’automne 2022 et concerne environ 1.000 salariés. «Dans le cadre de ce projet, qui tient également compte de l’accélération du digital et du télétravail engendrée par la pandémie, BNPP AM prévoit de créer pour ses équipes des bureaux bénéficiant pleinement des nouveaux modes de travail et de collaboration, permettant les meilleures interactions avec ses clients, commente la société auprès de NewsManagers. Capitalisant pleinement sur ces« new ways of working », ce projet permettra de développer un environnement encore mieux adapté à la digitalisation, plus flexible pour les collaborateurs, tout en poursuivant la réduction de l’empreinte environnementale du siège de la société.Ce projet a fait l’objet d’une consultation des élus de notre CSE». Le devenir de l’immeuble de la rue Bergère n’est pas connu officiellement pour le moment. La banque aurait vendu le bâtiment, historique siège du Comptoir National d’Escompte de Paris, ancêtre de BNP Paribas, en 2019 à LaSalle Investment Management pour quelque 600 millions d’euros, selon un article de CFNews Immo à l'époque. L’immeuble occupe une surface de30 000 mètres carrés.
La société de gestion française Amundi renforce sa représentation auprès des institutions européennes avec le recrutement d’Aurélie Cassou. L’intéressée a annoncé, sur le réseau social LinkedIn, son arrivée chez Amundi au poste de responsable des affaires européennes. Aurélie Cassou évoluait depuis plus de 11 ans comme conseillère senior sur les affaires européennes au sein de l’association luxembourgeoise de fonds d’investissement (Alfi) et de l’association du secteur bancaire luxembourgeois (ABBL).Elle a démarré sa carrière comme consultante sur les affaires européennes en matière de services financiers chez Fleishman-Hillard en 2009. Sollicité sur le rôle exact et les futures missions d’Aurélie Cassou, Amundi n’avait pas répondu aux questions de NewsManagers au moment de la publication de cet article.
La directrice pour l’Europe continentale des Principles for Responsible Investment (PRI), Marie Luchet, vient de rejoindre le consultant américain ACA, spécialisé dans l’ESG pour les services financiers, comme managing director du conseil ESG pour l’Europe. Marie Luchet a travaillé pour les PRI pendant près de six ans, originellement comme responsable France et Europe du Sud. Auparavant, elle a dirigé le département d’investissement responsable et d’intégration ESG chez Ecofi (2010-2016), et comme analyste senior ESG chez CM-CIC Market Solutions (2006-2008). Elle a commencé sa carrière dans le droit environnemental chez PSA Peugeot Citroën.
Dès le 2 août, les distributeurs devront demander aux épargnants leurs préférences en matière de durabilité. A la clé, des conséquences en cascade pour les sociétés de gestion.
La lutte contre l’écoblanchiment et l’affaire DWS poussent les gérants à revisiter leur communication autour du caractère extra-financier de leurs fonds.
C’est le montant, en euros, levé par EcoVadis, jeune pousse spécialiste d’évaluation et d’accompagnement des entreprises en développement durable. Le tour de table était conduit par Astorg et BeyondNetZero et inclut GIC Private Limited basé à Singapour et Princeville Capital. CVC, Partech et Bain & Company sont également au capital. GP Bullhound conseillait la société. La collecte doit lui permettre de développer ses outils technologiques et d’accélérer sa croissance – 50 % d’augmentation du chiffre d’affaires dans les douze derniers mois – à l’international ou via des acquisitions.
Bruxelles prévoit des sanctions à l’encontre des partenaires portant atteinte à l’environnement ou aux droits de l'homme, mais l’initiative se limite aux futurs accords bilatéraux.
Le géant européen de la gestion d'actifs prévoit de distribuer 3 milliards d'euros de dividendes d'ici 2025 et se laisse une enveloppe de 2 milliards pour des acquisitions.
Le gouverneur de la Banque de France a confirmé que le rendement du livret réglementé augmentera le 1er août prochain. Les taux du LDDS et du Livret d’épargne populaire sont aussi concernés.
L’ Assemblée générale de la CNCGP qui s’est tenue le 20 juin 2022 a élu Julien Séraqui pour un deuxième mandat de trois ans la présidence de l’association, ainsi que le conseil d’administration. La nouvelle gouvernance élue par les adhérents de la Chambre est composée de François Auvillain, Yves Mazin, Karen Fiol, Virginie Tricoit, Aude Plus-Valard, Pierre Guedj, Charles-Henri Pignol, Alain Iteney, Jean-Luc Delsol, Grégoire Bourgeois, Jean-Luc Abert, Pascale Baussant, Sandrine Genet, Hélène Barraud-Ousset, Meyer Azogui et Vincent Couroyer.
La société de gestion privée Philippe Hottinguer Gestion vient de lancer son premier fonds classé article 9 selon la réglementation SFDR. Dénommé Abacus Green Deal, il va investir dans des actions cotées de petites, moyennes et grandes entreprises de l’Union européenne dont lesactivités sont liées au développement durableet à latransition écologique et énergétique. La gestion a été confiée au directeur des investissements Edwin Faure, qui appliquera une approche de stock picking. Coté ESG, «le fonds adopte des exclusions normatives et sectoriellesafin d’éviter l’investissement dans des modèles à haut potentiel d’impact négatif et de controverse», indique la société sur une page internet dédiée. Il appliquera également une approche ESG «Best-in-Class», les entreprises ciblées devant disposer d’une notation ESG supérieure à celle de son indice de référence (Eurostoxx NR), une intensité des émissions inférieure à celle de son indice et un taux de couverture d’analyse supérieure à 90%. Le fonds sera officiellement lancé ce 30 juin.
BNY Mellon vient de recruter Peter Peterburs pour diriger l’activité commerciale wholesale en Allemagne, a appris Das Investment. L’intéressé était directeur commercial pour l’Allemagne du Nord chez Jupiter AM depuis neuf ans. Auparavant, il a été responsable de la région du nord de l’Allemagne au sein de l'équipe commerciale de BlackRock (2007-2013), et a également travaillé chez J.P. Morgan Asset Management
Dans un entretien à Novethic, Philippe Zaouati le directeur général de Mirova, indique que Paris Europlace veut faire disparaître l’initiative Finance for Tomorrow au sein d’un futur Institut de la finance durable, dans lequel les émetteurs vont jouer un rôle de premier plan. Finance for Tomorrow avait été lancé en 2017 pour faire rayonner la finance durable française au sein d’un mouvement en plein essor, rappelle Novethic, et le dirigeant de Mirova en avait été le président pendant deux ans. Il alerte sur les conséquences de ce changement de cap annoncé la semaine dernière en conseil d’administration et pris «sans égards pour la gouvernance de Finance for Tomorrow, pourtant inscrite dans les statuts de Paris Europlace». Selon lui, le projet prévu par Paris Europlace et qui s’inscrit dans les recommandations formulées par Yves Perrier, président d’Amundi, dans un rapport publié en mars, «ressemble à une reprise en main, sans pour autant reposer sur une critique documentée de l’existant». Paris Europlace aurait rejeté le projet de transformer Finance for Tomorrow en une fondation, porté par son actuel président Thierry Déau et le bureau de l’initiative. Novethic précise dans un autre article que le nouvel institut de la finance durable sera officiellement annoncé le 12 juillet aux Rencontres annuelles de Paris Europlace. Il doit être opérationnel en 2023 et sera présidé par un dirigeant industriel. Selon l’article, alors que plusieurs assemblées générales de grandes entreprises ont fait la une des médias sur des résolutions «Say on Climate», les émetteurs semblent vouloir mieux contrôler le mouvement de la finance durable.
WRM Group, une société de gestion au centre d’un investissement malheureux du Vatican sur le marché immobilier de Londres, a porté plainte contre Credit Suisse au Luxembourg, rapporte le Financial Times. Elle accuse la banque suisse de ne pas avoir dévoilé que l’argent venait de dons destinés à des personnes en difficulté. La plainte concerne aussi l’administrateur de fonds Citco. Raffaele Mincione, le fondateur de WRM Group, fait l’objet de poursuites pénales au Vatican pour son rôle dans lequel les actifs de Peter’s Pence, un pôle du Vatican qui gère des dons, ont été utilisés pour acquérir 60 Sloane Avenue, un bâtiment situé dans le quartier Knightsbridge de Londres. Credit Suisse indique qu’il va se défendre contre cette plainte, qu’il estime infondée.
Le gestionnaire d’actifs français Amundi a dévoilé ce mercredi les objectifs de son plan moyen terme à horizon 2025. La filiale du groupe Crédit Agricole, qui a récemment dépassé les 2.000 milliards d’euros d’encours sous gestion, vise une croissance annuelle moyenne du résultat net ajusté de 5% sur la période 2022-2025, hors opérations de croissance externe. L’objectif est similaire à celui de son plan moyen terme 2018-2022, dont la croissance annuelle moyenne du résultat net ajusté a finalement atteint 7%. Les trois quarts de cette croissance espérée par Amundi entre 2022 et 2025 devraient provenir du développement d’activités cœur de gestion d’actifs et le reste du développement d’activités dont Amundi Technology, sa plateforme d’investissement Alto et la plateforme de distribution de fonds B2B Fund Channel. Amundi annonce aussi qu’il maintiendra son taux minimum de distribution du dividende ordinaire à 65% - soit environ 3 milliards d’euros de dividendes ordinaires cumulés attendus entre 2022 et 2025 – sans se fixer de plafond maximum. Le gestionnaire se laisse ainsi la «flexibilité» de rendre un capital excédentaire attendu de 2 milliards d’euros d’ici 2025 à travers une distribution exceptionnelle si jamais il ne trouve pas d’opportunité de croissance externe, cohérente avec ses critères d’acquisition, à financer. Lors d’une présentation du plan à la presse ce mardi, la directrice générale d’Amundi, Valérie Baudson, s’est montrée confiante sur la réalisation de ces objectifs malgré les mois «difficiles» à venir. En dépit d’un modèle «efficace et rentable» vanté par sa directrice générale, la firme a vu son cours à la Bourse de Paris baisser de plus de 31% depuis le début de l’année. «Le cours a beaucoup baissé à cause du contexte géopolitique et économique. Nous sommes un peu déçus car il ne reflète pas toute la valeur et la résilience du modèle d’Amundi», a analysé Nicolas Calcoen, directeur général délégué d’Amundi. Expansion tous azimuts Pour affirmer sa pleine valeur et alimenter sa croissance à moyen terme, Amundi entend se renforcer sur tous les aspects tant en termes d’implantation géographique que d’expertises, de services et de clientèles. En matière de territoires, la société de gestion veut «amplifier» son leadership en Europe où elle compte «explorer davantage son potentiel de croissance», consolider sa position aux Etats-Unis et être un acteur de premier plan en Asie, région dans laquelle elle vise toujours 500 milliards d’euros d’encours sous gestion en 2025 (contre 372 milliards d’euros fin 2021). «Nous sommes loin d’être leaders partout en Europe, notamment en Allemagne et en Europe du Nord», a concédé Valérie Baudson. Evoquant l’Asie, elle a indiqué qu’Amundi continuera de capitaliser sur sa plateforme globale pour les pays les plus «internationalisés» de la région comme le Japon ou Singapour. En Chine et en Inde, les joint-ventures avec les partenaires locaux (BOC Wealth Management et Agricultural Bank of China en Chine, SBI en Inde) resteront des canaux de développement privilégiés. L’introduction en bourse de SBIFunds Management Private Limited, la joint-venture indienne d’Amundi avec SBI, est par ailleurs toujours prévue pour 2022 mais l’environnement actuel n’est pas favorable à une telle opération, souligne Valérie Baudson. La firme surveille aussi «en permanence» la situation géopolitique en Chine (les tensions sino-américaines liées à Taïwan) mais évoque un risque «limité à ses capitaux propres, étant une activité d’investissement et non de financement». Quant aux marchés tels que la Malaisie ou la Thaïlande, une réflexion est en cours sur le développement de la présence locale d’Amundi. Attentes climatiques En parallèle, Amundi veut croître sur tous ses segments de clientèle, notamment celui des distributeurs tiers. Le gestionnaire se fixe un objectif de 400 milliards d’euros d’encours à 2025 sur ce segment (contre 324 milliards à fin 2021) et l’ambition de figurer dans le top 5 mondial des partenaires stratégiques, via des partenariats sur-mesure. Côté produits, Amundi table notamment sur une hausse de 50% de ses encours dans la gestion passive d’ici à 2025 par rapport à septembre 2021 (282 milliards d’encours, ndlr) et souhaite jouer les premiers rôles dans l’accessibilité des particuliers aux stratégies d’actifs réels avec 90 milliards d’euros d’encours visés en 2025 (contre 63 milliards fin 2021). Amundi mise entre autres sur les fonds d’investissement de long-terme européens Eltif. Amundi sera également très attendu en matière d’engagements climatiques d’ici à 2025. La firme, qui avait présenté ses ambitions à horizon 2025 dans ce domaine en décembre 2021, a vu sa résolution Say on Climate être soutenue à 97% lors de sa dernière assemblée générale en mai. Parmi ses objectifs, Amundi veut dialoguer avec un millier d’entreprises supplémentaires sur le climat et renforcer son offre d’investissement responsable sur tous ses produits et services. Cela passera par la création d’une gamme «transition net zéro» et un objectif de 20 milliards d’euros d’encours en investissements à impact. Valérie Baudson s’est dite «très confiante et sereine dans l’intégrité des process ESG et dans la robustesse des analyses et outils de gestion de risque ESG d’Amundi» en réponse à une question sur les déboires en matière de finance durable de son concurrent allemand DWS. Critères d’acquisition Enfin, Amundi veut devenir «un fournisseur de premier plan de technologie et de service sur toute la chaîne de valeur de l’épargne». Il compte donc faire bondir les revenus d’Amundi Technology de 36 millions d’euros en 2021 à 150 millions d’euros en 2025. Le gestionnaire a aussi pour ambition de développer sa plateforme de distribution de fonds B2B, Fund Channel, via entre autres un nouveau partenariat commercial et industriel avec Caceis. Son objectif est d’atteindre plus de 600 milliards d’euros d’actifs distribués en 2025 (contre 330 milliards à fin 2021). Pour se développer, le gestionnaire d’actifs, qui vient de digérer l’intégration du fournisseur d’ETF Lyxor début juin, s’appuiera aussi sur sa politique de croissance externe. Grand consolidateur de la gestion d’actifs en Europe, Amundi s’impose néanmoins certains critères pour de nouvelles acquisitions. Celles-ci devront accélérer la croissance organique, être cohérentes avec les priorités stratégiques de la firme. Elles devront aussi comporter un risque d’exécution limité et afficher un retour sur investissement supérieur à 10% dans les trois ans, synergies comprises.
David Taylor, l’ancien directeur général de Procter & Gamble, rejoint Clayton Dubilier & Rise en tant que senior operating officer, selon le Wall Street Journal. L’intéressé avait démissionné de son poste de CEO du groupe de biens de consommation en novembre dernier après une carrière de plus de 40 ans, mais il restait président exécutif. Il cédera ce rôle à Jon Moeller, son successeur, avant de commencer chez CD&R le 1er juillet.
Lefournisseur de produits indiciels cotés ProSharesa annoncé, mardi, le lancement d’un ETF (exchange trade fund) à la Bourse de Toronto permettant de parier à la baisse sur le prix du bitcoin. Le cryptoactif est repasséce week-end sous les 20.000 dollars pour la première fois depuis décembre 2020. En octobre dernier, il avait été un des premiers grands fournisseurs a proposer un tel produit financier sur la reine des crypto-monnaies, dont le cours était alors au-dessus des 60.000 dollars. ProShares gère 50 milliards de dollars (47,4 milliards d’euros) d’encours sous la forme d’ETF.