Quatre des principaux gestionnaires de fonds monétaires en Europe ont indiqué au Financial Times qu’ils cherchent des moyens de répercuter les taux d’intérêt à court terme négatifs aux investisseurs, ce qui va se traduire par des pertes pour ces derniers. Cela pourrait passer par une modification des prospectus et des statuts des fonds selon Jonathan Curry, CIO mondial pour les fonds monétaires de HSBC Global Asset Management. Les quatre gestionnaires de fonds interrogés par le FT indiquent que le tournant a été la baisse des taux de la BCE en juillet.
La nette progression des marchés d’actions sur le vieux Continent au mois d’août n’aura pas laminé la gestion active, il s’en faut. Dans les deux mandats actions d’amLeague – zone euro et Europe – plusieurs sociétés de gestion font mieux, et parfois nettement, que l’indicateur de référence même si, logiquement, les portefeuilles battus restent majoritaires dans les trois mandats purs actions (Euro, Europe et Global Equities). En fait, la surprise porte sur les résultats eux-mêmes d’un mandat à l’autre. Ainsi, la performance moyenne est égale à 3,6 % pour le mandat actions «zone euro», tombe à 1,95 % dans le cadre du mandat actions Europe et se fixe à 0,13 % pour le mandat Global Equities... Au sein du mandat actions «zone euro», les sociétés de gestion affichant une surexposition au marché, via un indicateur beta supérieur à un, caracolent en tête. Six d’entre elles (sur dix-sept) battent l’indice Eurostoxx net return (+4,08 %). Avec un gain de 5,58 % et l’un des meilleurs ratios d’information sur les trois mois précédents (+3,32), le portefeuille d’Invesco AM occupe la première place suivi par celui de Mandarine Gestion (+4,90 %) et de Dexia AM (+4,71 %). La différence de classement s’explique aussi par le choix de valeurs des gérants, sachant que sur les trois derniers mois, la contribution du «stock picking» a été positive pour Invesco AM et négative pour les deux portefeuilles suivants. En bas de tableau, tous les portefeuilles affichent une sous-exposition au marché avec de surcroît des choix de valeurs plus ou moins judicieux. Aux dernières places figurent des gestions typées value et quantitatives «prudentes": Aberdeen AM (+1,53 %) derrière SwissLife (+2,66 %), Somangest (+2,80 %) et Tobam (+2,81 %). Les sociétés de gestion figurant dans le mandat Europe offrent des performances moins élevées globalement. Et l'écart de 5,86 points de pourcentage entre le premier et le dernier est plus importante que dans le mandat de la zone euro (3,75 points de pourcentage). Néanmoins, neuf portefeuilles battent l’indice Stoxx 600 net return (+2,12 %), onze n’y étant pas parvenus. En tête, Mandarine Gestion (+4,64 %) profite de sa forte exposition au marché - avec un beta 1,36 – devant Federal Finance (+4,23 %) et Bestinver (+3,76 %). Des profils value plus ou moins marqués, mais dont le choix de valeurs sur les trois derniers mois ont tous été négatifs.Aux dernières places, deux sociétés de gestion ont enregistré des pertes : La Française AM (-1,22 %) et SwissLife AM (-0,21 %). Sur trois mois, La Française AM a été nettement pénalisée par son choix de valeurs, en dépit de sa surexposition au marché. La gestion de SwissLife AM a surtout été nettement sous exposée au marché (beta de 0,55). Enfin; le mandat «Global Equities» se singularise par de modestes performances, avec un indice Stoxx 1800 net return en hausse de 0,13 %. Du côté des sociétés de gestion, l'écart ne dépasse pas 3,4 points de pourcentage mais pas moins de sept portefeuilles sur quatorze sont dans le rouge. EdRAM arrive en tête (0,99 %) devant Petercam (0,68 %) et AllianceBerstein (0,42 %). L’exposition au marché au cours des trois derniers mois est peu ou prou proche de 1 pour ces portefeuilles, dont celui de Petercam affiche également un choix de valeurs positif.Enfin, en bas de tableau; figurent trois adeptes de la gestion quantitative : Theam (-1,46 %), SwissLife AM (-1,56 %) et Ossiam (-2,41 %). Avec cette fois une exposition au marché proche de 0,5...
Le gestionnaire Apollo Global Management a annoncé le 4 septembre avoir racheté les activités de crédit à la consommation détenues par la banque Citigroup en Espagne, sans préciser le montant de l’opération.Cette unité comprend plus de 130.000 comptes, répartis en quelque 265 millions d’euros de prêts rentables et 280 millions d’euros de prêts non performants, précise le groupe dans un communiqué. La gestion des prêts sera transférée à Avant, une plateforme de services de cartes de crédit et de prêts aux consommateurs basée à Madrid et détenue par Apollo depuis 2011.Apollo est devenu un investisseur important dans les portefeuilles européens de prêts illiquides et non performants dont se séparent les institutions financières, ayant réalisé 26 opérations représentant environ 8 milliards de prêts ces quatre dernières années, souligne le groupe.Les actifs sous gestion d’Apollo s'élevaient au 30 juin à 105 milliards de dollars, en hausse de 46% par rapport à fin juin 2011. Une augmentation liée à la croissance du segment «marché des capitaux» qui a plus que doublé sur douze mois à 56,1 milliards de dollars. Les actifs sous gestion générateurs de commissions s’inscrivaient à 77,4 milliards de dollars au 30 juin contre 48,9 milliards de dollars un an plus tôt. Une évolution, là aussi, due en partie à la croissance du segment «marchés des capitaux».
Hartwig Rosipal, qui était CEO du pôle de gestion institutionnelle chez NordLB, après avoir été chez Pioneer Investments et Allianz/Dresdner, rejoint Threadneedle Allemagne en tant qu’institutional sales director, rapporte Fondsprofessionell. Subordonné à Werner Kolitsch, directeur général de Threadneedle Deutschland, le nouvel arrivant sera plus particulièrement chargé de développer la clientèle de grands institutionnels et du suivi de leurs consultants.
Mathias Müller a pris au 1er septembre la tête du nouveau pôle «distribution retail Allemagne» chez Allianz Global Investors (AGI) à Francfort, regroupant ainsi dans une seule structure la responsabilité de tous les canaux par lesquels le gestionnaire touche les particuliers en Allemagne.Jusqu'à présent, l’intéressé était responsable du suivi des réseaux Commerzbank et Allianz. Désormais, il reprend aussi la tutelle de la distribution par d’autres banques et au travers d’intermédiaires financiers, qui était de la compétence de Nina Klingspor. Cette dernière a rejoint Allianz SE à Munich où elle a pris les fonctions de co-directeur de cabinet du président du directoire, Michael Diekmann.Mathias Müller est désormais directement subordonné à James Dilworth, directeur général d’AGI pour l’Europe.
L’espagnol Telefónica a lancé un réseau international de fonds de capital-risque dans le domaine de la technologie, Amérigo, auquel il s’engage à fournir 300 millions d’euros, rapporte Funds People. Le gestionnaire alternatif Cygnus AM se verra confier l’un de ces fonds, l’Amérigo Innvierte Spain Technologies.Le programme Amérigo est soutenu par les gouvernements espagnol, colombien, brésilien et chilien.
Allianz Real Estate annonce avoir racheté à Gecina l’immeuble de bureaux loué en totalité au groupe de presse l’Express-Roularta, situé au 23-29 rue de Châteaudun dans le 9e arrondissement de Paris. Les deux sociétés ont décidé de ne pas divulguer le prix de vente, précise un communiqué. L’immeuble en question a été construit en 1995 et compte une surface totale de 15.000 m2 et 131 places de parking.
Onze ETF obligataires de iShares ont été récemment admis à commercialisation en France. Il s’agit notamment du iShares Markit iBoxx $ High Yield Capped Bond, qui a déjà drainé 540 millions d’euros et des huit ETF de govies européens (Allemagne, Autriche, Belgique, Espagne, Finlande, France, Italie et Pays-Bas) annoncés il y a quatre mois (lire Newsmanagers du 11 mai) et qui répliquent des indices Barclays et sont chargés à 0,20 %.iShares va aussi distribuer en France les ETF iShares Morningstar $ Emerging Markets Corporate Bond (*) et iShares Barclays Capital EM Asia Local Govt Capped Bond (**).(*) IE00B6TLBW47 ; TFE : 0,50 %(**) IE00B6QGFW01 ; TFE : 0,50 %
A l’instar d’Axa, Oddo souhaite se développer sur le marché de la retraite. Après Fipavie Retraite Garantie qui affiche plus de 80 millions d’euros de collecte, l'établissement propose une nouvelle solution d'épargne, Fipavie Expertises revenus à vie. «Il s’agit d’une nouvelle génération de contrats à destination d'épargnants qui sont confrontés à des marchés financiers compliqués, à la baisse de rentabilité des supports en euros et à une prise de conscience progressive des risques que présentent les supports en euro», a expliqué le 4 septembre Bertrand Sance, directeur associé de Oddo & Cie, à l’occasion d’une présentation.A la différence des contrats de variable annuities classiques, la nouvelle offre ne présente pas l’inconvénient de la gestion sous contrainte. «Cette nouvelle génération de contrats permet d’utiliser tous les supports dans le cadre d’une gestion classique», explique Bertrand Sance. Elle propose de nombreuses options qui peuvent être associées. Il est par exemple possible de choisir simultanément l’option «Gestion Libre» et un programme d’arbitrages automatiques», précise Bertrand Sance.Ce contrat présente une option spécifique, Fipavie Expertises Option Revenus à Vie qui permet notamment de bénéficier d’une rente viagère, à la date déterminée lors de la mise en place de la garantie optionnelle «Revenus à Vie».Oddo déclinera toutes les possibilités de cette nouvelle offre à l’occasion du salon Patrimonia fin septembre. Bertrand Sance espère ainsi donner un coup de pouce à la collecte plutôt poussive actuellement. Bertrand Sance évoque une «lègère progression» de la collecte grâce aux fonds datés, dont l’encours s'élève à quelque 1 milliard d’euros, et aux produits de participation aux bénéfices, mais sinon il n’y a pas de demande sur les actions. Pour les CGP, confrontés à une «baisse significative» des souscriptions, «la collecte est très dure sur tous les placements financiers», constate Bertrand Sance qui relève l’accueil très favorable d’ores et déjà réservé à la nouvelle offre…
Axa Investment Managers a recruté Peter von Albertini au poste de responsable commercial. Il était auparavant en charge de la distribution pour l’Allemagne de l’Union Bancaire Privée (UBP), précise Finews.
Au premier semestre, le suisse Partners Group a réalisé un bénéfice net de 121 millions de francs contre 108 millions pour la période correspondante de l’an dernier. Quant au bénéfice net ajusté des variations de valeurs sur produits dérivés, il s’est inscrit à 125 millions de francs contre 113 millions.Les souscriptions nettes sont ressorties à 2,4 milliards d’euros contre 2,1 milliards (et 3 milliards au premier semestre 2010) ; de ce fait, Partners Group confirme son objectif d’une collecte nette de 4-5 milliards d’euros sur l’ensemble de 2012. Au 30 juin, l’encours se situait à 27,1 milliards d’euros contre 22,8 milliards un an plus tôt et l’encours moyen durant le premier semestre s’est inscrit à 25,8 milliards d’euros contre 21,7 milliards.Sur ce total, le private equity représentait 18,8 milliards d’euros, le private real estate, 3,7 milliards, le private debt, 2,7 milliards et le private infrastructure 1,7 milliard. L’encours des filiales du groupe représentait pour sa part 0,7 milliard d’euros.
Le groupe bancaire tessinois BSI, spécialisé dans la gestion de fortune et qui appartient à l’assureur italien Generali, a annoncé avec ses résultats du premier semestre la création d’une filiale de gestion de fortune qui porte le nom de Patrimony 1873 (1873 étant la date de fondation de BSI) et qui a obtenu son agrément d’exploitation de la Finma début août.Patrimony 1873 sera un centre de compétence indépendant s’adressant à une clientèle exigeante focalisée sur la préservation et l’administration de patrimoines complexes et diversifiés internationalement. Elle offre des services de gestion de fortune de reporting consolidé et de gestion globale du risque tant aux particuliers qu’aux investisseurs institutionnels, aux caisses de retraite et aux family offices.Parallèlement, la BSI fait état pour le premier semestre d’une progression de 7% de sa collecte nette à 2,7 milliards de francs suisses. Les actifs sous gestion s’inscrivaient fin juin à 81,5 milliards de francs, en hausse de 4,9% par rapport à fin décembre 2011.BSI a dégagé au premier semestre un bénéfice net de 42,6 millions de francs, en hausse de 32,5% par rapport à la période correspondante de 2011.
Antonis Samaras, le Premier ministre grec, va rencontrer Mario Draghi, président de la Banque centrale européenne (BCE) la semaine prochaine à Francfort, ont annoncé les services du chef du gouvernement. La rencontre aura lieu le 11 septembre.
Le Premier ministre britannique a remanié mardi le gouvernement britannique dans l’espoir de faire taire les voix dissidentes à sa droite et de redresser une popularité en berne pour cause de récession. David Cameron a toutefois gardé à leur poste deux ministres-clés : le chancelier de l’Echiquier, George Osborne, pourtant impopulaire, et le chef de la diplomatie britannique, le secrétaire au Foreign Office William Hague.
Le président du Conseil italien Mario Monti a estimé que l’Union européenne devait prendre des mesures afin de faire baisser les rendements obligataires de pays injustement pénalisés par les marchés. Les institutions européennes ont maintenant reconnu que pour certains pays «faire nos devoirs était nécessaire mais pas suffisant», a-t-il ajouté lors d’une conférence de presse conjointe avec François Hollande.
Contre toute attente, les dépenses de construction aux Etats-Unis ont reculé en juillet, accusant même leur plus forte baisse en un an, en raison d’une diminution aussi bien dans le secteur public que privé, selon des données publiées par le département du Commerce. Ces dépenses ont reculé de 0,9% en juillet, à un rythme annualisé de 834,4 milliards de dollars. Il s’agit d’un premier recul depuis mars, qui intervient après la hausse confirmée de 0,4% en juin.
Le ministre des Finances allemand Wolfgang Schäuble a réaffirmé à son homologue grec Yannis Stournaras, lors d’une rencontre mardi, qu’Athènes devait mettre en œuvre la totalité des réformes auxquelles le pays s’est engagé afin de recevoir une nouvelle tranche d’aide de ses créanciers internationaux. La décision de verser ou non une aide supplémentaire à Athènes sera prise en fonction du rapport de la «troïka», a-t-il en outre rappelé.
La croissance du secteur manufacturier américain est restée faible le mois dernier. L’indice ISM pour le secteur manufacturier est ressorti à 49,6 en août contre 49,8 en juillet. BNP Paribas souligne des «détails préoccupants». «Le rebond des prix du pétrole agit comme un frein additionnel, alors qu’il semble que les entreprises soient confrontées à une remontée involontaire de leurs stocks liée à la faiblesse de la demande», estime Alexandra Estiot, économiste US.
Les prix à la production ont augmenté davantage que prévu en juillet malgré la récession économique, la hausse des prix de l'énergie compliquant la tâche de la Banque centrale européenne (BCE) de maîtrise de l’inflation. Ces prix ont augmenté de 0,4% en juillet après une baisse de 0,5% en juin, montrent les chiffres publiés mardi par Eurostat, alors que les économistes interrogés par Reuters anticipaient de 0,2%.
La Grèce a adjugé mardi pour 1,137 milliard d’euros de bons à six mois et profité d’une baisse du rendement par rapport à une opération précédente organisée en août, a fait savoir l’organisme de gestion de la dette grecque. Le taux de rendement à été de 4,54% contre 4,68% le 7 août, et le ratio de couverture est ressorti lui en légère baisse à 1,95 contre 2,06 précédemment.
Pendant les six premiers mois de 2012, les SCPI ont collecté au total 1,242 milliard d’euros (montant en hausse de 29 % par rapport à la première moitié de 2011), un nouveau record historique mesuré au 30 juin de l’exercice, souligne le communiqué. La collecte des SCPI se situe désormais dans un rythme qui s’est nettement accru à partir de 2010. Les augmentations de capital ont été essentiellement le fait des « SCPI d’immobilier d’entreprise » (+ 37,5% par rapport au premier semestre 2011) qui représentent plus de 98% du total. En revanche, les « SCPI logement » sont en fort recul (-74 % par rapport à la première moitié de 2011).
La Banque de Réserve d’Australie a annoncé mardi qu’elle ne modifiait pas son principal taux directeur, qui reste donc à 3,5%, estimant que les précédentes baisses de taux n’avaient pas encore pleinement produit leurs effets. Elle admet toutefois que les perspectives économiques de la Chine, principal marché à l’exportation de l’Australie, apparaissent plus incertaines.
L'économie suisse s’est contractée contre toute attente au deuxième trimestre, le poids de la crise en zone euro pesant sur les exportations et justifiant une nouvelle fois la politique de plafonnement du franc. Pour la première fois en neuf mois, le produit intérieur brut a diminué, enregistrant un recul de 0,1% d’avril à juin par rapport aux trois premiers mois de l’année alors que les analystes anticipaient en moyenne une croissance de 0,2%. Au premier trimestre, l'économie suisse avait progressé de 0,5%.
Les rendements à 2 ans de l’Espagne ont atteint leur plus bas niveau en 3 mois mardi, à 3,05%, en baisse de 33 points de base. Les taux à 2 ans italiens suivaient le même mouvement, à 2,34% (-21 pb). Les courbes des taux des deux pays continuent leur processus de repentification, avec un écart 2-10 ans de 353 pb pour l’Espagne. Les promesses d’une intervention de la BCE sur la partie courte de la courbe nourrissent le mouvement. Lundi soir, devant les députés européens, le président de la BCE Mario Draghi a laissé entendre que la banque centrale pourrait racheter des titres d’une maturité allant jusqu'à 3 ans, un peu au-delà de ce qu’anticipaient certains opérateurs de marché. Des détails sur ce programme sont espérés jeudi.
Sur les 12.000 fonds transfrontières commercialisés en Europe, seulement 430 dépassent le millliard d’euros d’encours, relève Fitch, un handicap pour les sociétés de gestion. Ces fonds étendards sont l’apanage des acteurs anglo-saxons, sauf chez les spécialistes comme Carmignac.