Citant une étude menée auprès des gestionnaires de fortune à travers le monde par le consultant Scorpio Partnership et le groupe de pression Listed Private Equity, le quotidien souligne le désamour des investisseurs particuliers aisés pour les hedge funds depuis la crise de 2008. Sur six mois à fin novembre, leur allocation en gestion alternative a chuté de 23 points à 35%. Preqin souligne que 61% de l’actif des hedge funds est désormais détenu par des institutionnels, contre 45% avant la crise. Ce qui n’est pas pour déplaire à un responsable de l’activité de prime brokerage d’une banque américaine pour qui cette évolution permet une «meilleure qualité» du secteur.
Les Bourses ont bouclé leur semaine la plus brillante en trois ans dans l’espoir d’une réponse décisive à la crise de la zone euro. Mais pour que le rendez-vous de vendredi soit un succès, bien des étapes devront d’ici là être franchies. Le première est la plus critique : Nicolas Sarkozy et Angela Merkel se retrouvent aujourd’hui pour arrêter les propositions qu’ils ont promises à leurs partenaires. Or leurs approches du rôle qui doit rester dévolu à la souveraineté des Etats diffèrent. Pour l’Allemagne, la Cour de Justice européenne doit avoir le pouvoir de condamner les Etats infidèles à leurs engagements et les sanctions être automatiques. Sur ces points, Paris rechigne. Et quand Berlin veut investir la Commission de pouvoirs importants, Paris insiste sur celui du Conseil européen. Lundi, l’actualité sera aussi italienne, puisque Mario Monti dévoilera son programme de redressement. Enfin jeudi, la BCE entrera en scène. Une baisse des taux est plausible mais Mario Draghi devra surtout préciser sa pensée sur les armes que la BCE tient en réserve pour soutenir les politiques si ceux-ci prennent les engagements budgétaires forts qu’il appelle de ses vœux. Vendredi enfin aura lieu le grand rendez-vous. Unité de lieu, Bruxelles, unité de temps, une journée, unité d’action, le sort de la zone euro : les trois règles du théâtre classique seront réunies. A l’Europe de trouver les réponses pour que le dénouement ne soit pas une tragédie.
Les prix à la production ont progressé de 0,1% en octobre, soit moins qu’attendu (consensus +0,2%), la hausse des coûts de l'énergie étant compensée par une baisse des prix des biens intermédiaires, montrent les statistiques d’Eurostat. Les prix à la production ont augmenté en rythme annuel de 5,5%, comme attendu par le marché et après 5,8% en septembre.
La crise de la dette dans la zone euro ne pourra pas être résolue du jour au lendemain, a déclaré vendredi la chancelière allemande, plaidant pour des réformes institutionnelles en profondeur et l’inscription dans les traités européens de règles budgétaires plus strictes. « Il n’y a pas de solution miracle. Il n’y a pas de solution facile et rapide», a-t-elle dit au Bundestag, la chambre des députés allemande. Angela Merkel a salué la réussite de la monnaie unique, estimant qu’ «en dépit de toutes les turbulences récentes, l’euro s’est affirmé». «Il est stable, il est plus stable que l'était le deutschemark», a-t-elle ajouté. «Il n’y a pas d’alternative à une modification des traités européens ou, à la rigueur, à un accord sur de nouveaux traités. Nous allons à Bruxelles dans le but de promouvoir une modification des traités. C’est-à -dire avec la volonté d'éviter une division entre les pays de la zone euro et les Etats non membres de la zone euro», a-t-elle expliqué aux députés allemands.
L’Autorité bancaire européenne (ABE) a décidé de ne pas durcir les critères des tests de résistance auxquels seront soumis les principaux établissements financiers européens, ce qui aurait pu conduire à une augmentation de leurs besoins de fonds propres. Les besoins de capitaux supplémentaires des cinq banques allemandes concernées (Commerzbank, Deutsche Bank, LBBW, NordLB et DZ Bank) sont désormais estimés à environ 10 milliards d’euros. Ce nouveau chiffre est supérieur à celui de 5,2 milliards évoqué en octobre mais n’atteint pas les estimations les plus élevées évoquées ces dernières semaines en cas de durcissement des critères des tests. Le président de l’Autorité, Andrea Enria, a demandé aux banques de soumettre avant Noël à leur autorité de tutelle nationale un projet détaillé de renforcement de leurs fonds propres. Les banques allemandes - qu’elles soient privées, publiques ou coopératives - lui ont adressé une lettre commune pour lui demander un délai supplémentaire, en suggérant la date du 13 janvier.
Investec Asset Management va prochainement lancer un fonds marchés émergents multi classes d’actifs, l’Investec GSF Emerging Markets Multi-Asset Fund. Ce produit, géré par Philip Saunders, responsable des investissements globaux multi-actifs, et John Stopfort, co-responsable de l’obligataire, réunira les compétences de la société de gestion en matière d’actions et de dette émergentes. Géré avec une allocation d’actifs flexible, il pourra être investi en actions, en obligations libellées en devises locales et en devises dites fortes, mais aussi dans les matières premières et les pays frontières. Investec AM gère 83 milliards de dollars, dont la moitié en marchés émergents. Ses capacités Global Multi-Asset représentent 13 milliards de dollars, dont les deux tiers en marchés émergents.
Début 2012, Alcentra Limited, l’une des boutiques de BNY Mellon Asset Management, compte lancer le Alcentra European Floating Rate Income Fund qui sera enregistré à Guernesey. Ce sera un fonds fermé coté sur le marché principal du London Stock Exchange.Le portefeuille sera principalement investi en dette senior garantie et en obligations à taux variable senior garanties émises par des sociétés européennes. L’objectif consiste à générer un dividende trimestriel sur la base de 5,5 % par an pour la première année suivant l’investissement de l’ensemble de la collecte (Alcentra vise 150 millions de livres). Il est prévu qu’une proportion «significative» du portefeuille sera acquise à un prix inférieure au pair, ce qui permettra de générer des plus-values. Le fonds n’utilisera pas d’effet de levier.Alcentra, qui compte investir au minimum 10 millions d’euros avec ses filiales dans ce nouveau fonds, précise que des parts en livres sterling et en euros seront disponibles dès le lancement, si les investisseurs en manifestent le désir. Le portefeuille se composera d’une soixantaine de lignes couvrant 15 secteurs, avec un plafond de 5 % pour un seul émetteur.La commission de gestion est fixée à 0,7 %.
Un groupe de hedge funds américains menace le gouvernement irlandais de porter plainte, au cas où ce dernier mettrait à exécution son projet d’imputer des pertes pouvant aller jusqu'à 100% sur les obligations subordonnées de Bank of Ireland que les fonds détiennent. Les obligations détenues par les fonds alternatifs, dont Appaloosa Management, représentent autour de 300 millions de dollars, indique le Fianncial Times.
Le groupe JP Morgan a annoncé le 1er décembre une extension de ses services de conservation et de prime brokerage à sa clientèle européenne de hedge funds par le biais d’une plate-forme intégrée.La plate-forme «Prime Custody» facilite notamment les mouvements de titres entre comptes de conservation et de prime brokerage et permet un reporting consolidé.
Deutsche Bank et Omega Advisors se sont associés pour lancer un hedge funds long/short actions conforme au cadre Ucits sur la plate-forme dbalternatives, rapporte Citywire. Appelé DB Platinum Omega, le fonds sera géré par le milliardaire Leon Cooperman.
La banque israélienne Leumi a bouclé l’acquisition la banque privée genevoise Safdié, rapporte L’Agefi suisse. La transaction se monte à 143 millions de francs. L’institut israélien intégrera les activités de la banque Safdié dans sa filiale Leumi Suisse au début de l’année prochaine, dès qu’elle aura obtenu les autorisations nécessaires. Au terme de la fusion, le siège de la banque Leumi Suisse sera transféré de Zurich à Genève. La banque Safdié avait été créée en 1960 par la famille du même nom qui en était actionnaire jusqu’ici. A fin 2010, ses actifs sous gestion s’inscrivaient à 3 milliards de francs.
Goldilocks, le fonds suisse dédié à l’or et aux devises, est désormais accessible aux investisseurs sur une base permanente, rapporte Hedge Week. Lancé en janvier 2010, ce fonds, conseillé par Insch Capital Management, était à l’origine fermé.Sur les onze premiers mois de l’année, le fonds a dégagé une performance de 9,66% et de 11,01% sur les douze derniers mois.
Depuis 2006, Lombard Odier a développé des expertises bien ciblées pour s’adapter aux turbulences des marchés et de la demande. A présent, la maison suisse (113 milliards d’euros d’encours, dont 27,2 milliards pour l’institutionnel) ressort de l’anonymat médiatique, après avoir renforcé ses équipes en attirant des talents. Elle va désormais effectuer ainsi une présentation par mois de stratégies et/ou de produits à Paris, a annoncé Frédéric Cruzel (ex-SGAM) qui a rejoint le bureau de Paris en juin comme responsable de la clientèle institutionnelle et directeur de la clientèle française. Désormais, l'équipe commerciale en France compte trois personnes.Parmi les trois stratégies qui «fonctionnent» le mieux actuellement figure celle de l’obligataire et des devises émergentes avec le LO Funds - Emerging Local Currencies and Bonds (lire Newsmanagers du 21 mars 2011 et du 25 mai 2010), dont l’encours est retombé à 650 millions de dollars après avoir atteint 800 millions, mais uniquement à cause de prises de bénéfices par les souscripteurs. Le fonds repose sur le nouveau concept d’indice intelligent qui consiste à diminuer la pondération des émetteurs au fur et à mesure que leur dette augmente. Il s’agit de fournir au client à la fois sécurité, liquidités et rendement en misant notamment sur les pays émergents «solides» comme la Chine ou le Brésil, notamment.La deuxième stratégie porteuse est celle des obligations convertibles, qui pèse 4 milliards de dollars, avec notamment un fonds mondial et un fonds asiatique. L'équipe «Obligations convertibles» a été renforcée de deux gérants analystes.Enfin, Lombard Odier constate une montée en puissance du concept de «risk parity», mis en oeuvre par l'équipe de Jean-Louis Nakamura. Il s’agit d’une stratégie de diversification qui pondère l’allocation d’actifs en fonction du risque au lieu de se borner à un schéma classique de répartition 70/30 entre obligations et actions.
Selon Mutual Fund Wire, qui relaie Bloomberg, il y aurait quatre candidats repreneurs pour le pôle gestion d’actifs (hors DWS en Europe) que la Deutsche Bank envisage de céder. Il s’agirait d’Ameriprise, d’Invesco, de New York Life et de Principal. Récemment, une autre publication citait aussi Aberdeen BlackRock, BNY Mellon, JPMorgan et State Street….
Le gestionnaire d’actifs japonais Nikko Asset Management renonce à entrer en Bourse de Tokyo le 15 décembre du fait de la forte volatilité des marchés, rapporte L’Agefi. Selon l’actionnaire quasi-exclusif de Nikko AM, Sumitomo Mitsui Trust Holdings, la société attend un environnement plus favorable.
La société de gestion américaine Eaton Vance a enregistré au quatrième trimestre de son exercice à fin octobre une décollecte nette de 2,7 milliards de dollars. C’est la première fois depuis 22 trimestres que Eaton Vance termine un trimestre sur des rachats nets.Sur l’ensemble de l’exercice à fin octobre, Eaton Vance réalise toutefois une collecte nette de 3,9 milliards de dollars.
Le 29 novembre, la Commission des valeurs (CSRC) a délivré sa licence d’exploitation à la 69ème société de gestion chinoise, Essence FMC.Cette société, qui a obtenu également une licence pour gérer des comptes «ségrégués», est capitalisée à 200 millions de yuans. Elle est contrôlée à 49 % par Essence Securities, à 36 % par Minmetals Investment et à 15 % par China Guangdong Nuclear GFC.Le directeur général sera Wang Lianzhi, vice-président d’Essence Securities, rapporte Z-Ben Advisors.
La China Construction Bank (CCB) a choisi BNY Mellon Asset Servicing comme conservateur international du nouveau fonds QDII (qualified domestic institutional investor) lancé en Chine par Fortune SG Fund Management Co le 29 septembre. La CCB est pour sa part le conservateur local de ce fonds.Fortune SG est une coentreprise de Hwabao Trust (filiale du groupe Baosteel) et de Lyxor Asset Management (groupe Société Générale).Le fonds concerné, le Fortune SG S&P Oil & Gas Exploration & Production Select Industry Index Fund, est le troisième fonds QDII lancé par Fortune SG et le second à utiliser les services de BNY Mellon en tant que conservateur international, après le Fortune SG Overseas Growth Equity Fund (depuis mai 2008).Cette année, BNY Mellon AS a obtenu cinq mandats de conservation internationale pour des fonds QDII.
The asset management firm Kames Capital, formerly known as Aegon Asset Management, will soon be opening an office in Hong Kong, Asian Investor reports. With this in mind, Kames has appointed James Cooper as head of development for Asian activities. Kames is initially planning to develop its presence serving Asian clients in its strong areas, such as bonds, real estate and multi-asset class products. Cooper, who had previously worked at a consulting firm, will construct an Asian team in the next 12 to 18 months, including the installation of local managers. Kames Capital, whose assets under management totalled GBP47bn as of the end of September, has nearly 250 employees.
The JP Morgan group on 1 December announced that it is extending its custody and prime brokerage services to European hedge fund clients, via an integrated platform. The Prime Custody platform will facilitate the movement of securities between custody and prime brokerage accounts, and allows for consolidated reporting.
The Manhattan prosecutor’s office has accused Michael Balboa of ordering two of his colleagues to artificially inflate the value of a Nigerian government warrant, the Wall Street Journal reports. At the time (January-October 2008), Balboa was managing director of the London-based Millennium Global Investments.
Deutsche Bank and Omega Advisors have teamed up to launch a long/short equity hedge fund that complies with the UCITS directive for its db alternatives platform, Citywire reoprts. The product, entitled DB Platinum Omega, will be managed by the billionaire Leon Cooperman.
Goldilocks, the Swiss fund dedicated to gold and currencies, is now available to investors on a permanent basis, Hedge Week reports. The fund, launched in January 2010, is advised by Insch Capital Management; it had originally been closed. In the first eleven months of the year, the fund has earned returns of 9.66%, and 11.01% in the past twelve months.