Olivier Grolleau, responsable de la gestion diversifiée à la CRPN, à la rédaction de www.institinvest.com : Notre allocation stratégique cible 5% de gestion diversifiée. Nous sommes actuellement en-dessous (3,3%) mais pas par choix. Nous montons en effet en puissance progressivement en investissant régulièrement (en private equity notamment). Cette poche comprend d’une part, un pôle d’OPCVM aux normes UCITS contenant des fonds flexibles et des fonds de rendement absolu, et d’autre part, du non coté c’est-à-dire du private equity et des infrastructures. Idéalement, je pense qu’il serait pertinent d’avoir 3% de non coté et 2% d’OPCVM diversifiés. Nos investissements dans le private equity jouent un rôle de plus en plus important d’amortisseur par rapport à la volatilité des marchés financiers. Sur le long terme, ils dégagent généralement une performance supérieure à celle des marchés financiers avec une volatilité plus faible et offrent ainsi un couple rendement/risque meilleur que celui des marchés actions. De plus, si autrefois les acteurs en private equity avaient tendance à utiliser tous les moyens pour dégager de la rentabilité, aujourd’hui ils ne sont plus dans cette logique extrême et jouent beaucoup plus un rôle d’accompagnateur du management dans le développement ou la transmission de l’entreprise. Ce positionnement est efficace et nous offre, en plus de notre mission morale de financement de l'économie, un retour sur investissement très intéressant.
En contrepartie d’une baisse effective du taux d’imposition sur les sociétés, la coalition gouvernementale envisage de restreindre les possibilités de report déficitaire, en réduisant la durée maximale de 9 ans actuellement en vigueur. Tokyo songe aussi à diminuer le niveau d’exemption de la taxe sur les dividendes provenant de filiales.
La croissance du secteur manufacturier américain a fortement ralenti en janvier, tombant à son plus bas niveau en huit mois. L’indice ISM est ressorti à 51,3, un chiffre nettement inférieur à son niveau de décembre (56,5) comme aux attentes des économistes interrogés par Reuters, qui le donnaient en moyenne à 56,0. La composante des commandes nouvelles a chuté le mois dernier à 51,2 contre 64,4 en décembre, le plus fort décrochage mensuel en 33 ans.
La Française et le britannique Forum Partners annoncent l’acquisition Cushman & Wakefield Investors (CWI), l’activité de gestion d’actifs du courtier en immobilier. Ils contrôlent respectivement 66,6% et 33,3% de la cible. Rebaptisé La Française Forum (LFF) Real Estate Partners, la société constituera le joint-venture que les deux protagonistes entendaient créer, suite à leur rapprochement entamé en septembre 2013: à cette occasion, La Française avait pris une participation de 25% dans Forum Partners, à travers une augmentation de capital. L’opération permet aux deux partenaires de gagner trois ans sur leur projet de coopération. CWI gère 1,2 milliard de dollars dans l’immobilier commercial pour le compte d’investisseurs européens et asiatiques.
Début d’année promoteur pour la gestion d’actifs espagnole. Selon les premières statistiques publiées par VDOS Stochastics et dévoilées par Funds People, les fonds espagnols ont vu leurs encours progresser de 4,2 milliards d’euros ou 2,66 % sur les trois premières semaines de janvier. Depuis le début de l’année, la collecte nette s’élève à 3,1 milliards d’euros. Les actifs sous gestion totaux ressortent ainsi 162,8 milliards d’euros à l’issue des trois premières semaines de janvier.
La gestion d’actifs des grandes banques espagnoles affiche une santé florissante. L’an dernier, Santander a ainsi enregistré une croissance de 4,6 % des actifs sous gestion de ses fonds communs de placement pour atteindre 93,3 milliards d’euros, contre 89,1 milliards fin 2012. Sur le seul marché espagnol, ses encours ont augmenté de près de 29 % pour ressortir à 29,7 milliards d’euros.InverCaixa, la filiale de gestion d’actifs de CaixBank, n’est pas en reste. En 2013, ses actifs sous gestion ont ainsi connu une hausse de 22,4 %, atteignant près de 28 milliards d’euros. Enfin, BBVA a fait état d’une croissance de 16,6 % des encours de ses fonds commun de placement en Espagne, s’affichant ainsi à 22,3 milliards d’euros fin 2013 contre 19,1 milliards d’euros fin 2012. A l’international, les fonds communs de placement et autres compagnies d’investissement affichent un encours de 21,2 milliards d’euros fin 2013, en recul de 4,8 % sur un an.
Natixis Global Asset Management a lancé une version Ucits de son fonds Global Emerging Bond, est en mesure de révéler Citywire. Le fonds, qui fait désormais partie de la Sicav luxembourgeoise de Natixis, n’était jusqu’ici accessible qu’aux investisseurs français. La stratégie, lancée en octobre 2011, est pilotée par Sébastien Thenard et Brigitte Le Bris.
Aberdeen Asset Management a prévenu les investisseurs qu’un escroc utilise son nom et son ancien logo pour tenter d’arnaquer le public, rapporte Fund Web. Dans son avertissement, la société de gestion précise que l’homme contacte ses victimes potentielles par le biais d’e-mails et leur propose de faux accords de bail. Afin d’asseoir sa crédibilité, l’escroc s’est créé un profil LinkedIn dans lequel il affirme être salarié d’Aberdeen.
Vanguard vient de lancer le fond Global Short-Term Bond Index qui complète sa gamme de trackers obligataires, révèle FT Adviser. Il s’agit du douzième véhicule de ce genre lancé par la société de gestion.Ce nouveau fonds suit l’indice Barclays Global Aggregate 1-5 Years ex-US MBS Float Adjusted Bond et il est géré sur la base d’une couverture pour limiter la volatilité des changes. Le véhicule investira dans un large univers de titres à l’échelle mondiale, incluant des obligations d’Etat, d’entreprise investment grade mais aussi des titres hypothécaires (ex-US mortgage-backed securities).
Doug Shaw, le responsable de la clientèle des œuvres caritatives au Royaume-Uni chez BlackRock, a démissionné, a appris Financial News. L’intéressé avait publiquement défendu les hedge funds pendant la crise financière.
La société de gestion quantitative 80 Capital LLP, dirigée par un ancien responsable quantitatif de la Deutsche Bank, Philippe Azoulay, a décidé d’ouvrir sa stratégie Helium aux investisseurs externes en raison des bons résultats enregistrés au cours des 23 derniers mois et de l’apport d’un capital de démarrage substantiel, selon un communiqué publié le 3 février. 80 Capital a obtenu 50 millions de dollars de la Deutsche Bank. «Un soutien institutionnel jamais vu qui témoigne de la force de cette stratégie», indique Philippe Azoulay, cité dans le communiqué. La stratégie a dégagé sur les 23 mois depuis février 2012 une surperformance moyenne annualisée d’environ 10% par rapport aux principaux indices de managed futures dans un environnement difficile pour la classe d’actifs. Selon le communiqué, Helium divise l’univers du trading en différents groupes de contrats de futures, à partir desquels des combinaisons de contrats sont filtrées puis systématiquement analysées pour déterminer des signaux de trading. Cette approche permet ainsi de générer de l’alpha à partir des déformations de corrélation et des mouvements de prix. La plupart des fonds quantitatifs établissent des positions à partir de critères tels que le nombre d'écarts type au-delà d’un certain seuil. Une approche qui peut déboucher sur des surpondérations sans robustesse statistique qui peuvent rapidement perdre de la valeur. Helium utilise en revanche des techniques qui visent à éliminer le risque d’exposition à une chute soudaine.
Une équipe de neuf personnes du défunt bureau de Londres de SAC Capital Advisors ont rejoint la société de hedge funds Moore Capital Management (12,1 milliards de dollars), rapporte Financial News. Il s’agit des gérants Israa Al Bayaa, Nicholas Aldridge, Arjun Menon, Alexi Papaconstantinou, Bramen Singanayagam, Martin Stapleton et Louis Villa, et des analystes Atallah Estephan et Rahil Kuchiera.
Wisdom Tree, société de gestion américaine spécialisée dans les ETF, se lance en Europe via l’acquisition d’une participation de 75 % dans Boost, fournisseur d’ETP basé à Londres.La firme américaine va investir 20 millions de dollars sur quatre ans pour financer la création d’une plate-forme et d’une activité européennes qui seront dirigées par Hector McNeil et Nik Bienkowski, les fondateurs de Boost, qui ont également occupé des postes à responsabilité chez ETF Securities.Par le biais de cette plate-forme, WisdomTree compte lancer une gamme d’ETF au format européen (Ucits) sous sa propre marque. La société continuera aussi à gérer et faire grandir la gamme d’ETP de Boost.WisdomTree détiendra 75 % de la nouvelle structure, WisdomTree Europe, tandis que le reliquat sera aux mains des actionnaires de Boost. Dans quatre ans, la société américaine compte acquérir la totalité du capital pour un montant qui dépendra notamment des encours de l’activité européenne.Avec 34 milliards de dollars d’encours, WisdomTree est le cinquième fournisseur d’ETF aux Etats-Unis et le huitième à l’échelle mondiale. La société aligne une gamme de 61 ETF sur les actions, l’obligataire, les devises et l’alternatif.
Deux grands hedge funds new-yorkais spécialisés sur les actions ont annoncé qu’ils fermaient leurs portes après avoir enregistré de fortes performances au cours du rally de 2013. Ainsi, Scout Capital Management (6,7 milliards de dollars) et Joho Capital (5 milliards de dollars) ont séparément annoncé à leurs investisseurs qu’ils allaient les rembourser, selon des lettres lues par The Wall Street Journal.Robert Karr, qui a fondé Joho en 1996, indique entre autres qu’il souhaite passer davantage de temps avec sa famille. Il continuera à investir via son family office et conservera une partie du personnel de la société.La fermeture de Scout est liée à des divergences entre les fondateurs.
Franklin Resources, la maison mère de Franklin Templeton Investments, a fait état d’un bénéfice en hausse de 17 % à l’issue de son premier trimestre fiscal, clos au 31 décembre 2013. La progression du résultat net est de 19 % par rapport au trimestre précédent clos fin septembre 2013. Au cours des trois derniers mois, la société de gestion américaine a ainsi réalisé 603,8 millions de dollars de profits, contre 516,1 millions de dollars sur un an. Ses revenues s’établissent à 2,1 milliards de dollars à la fin de son premier trimestre, en croissance de 6 % par rapport au trimestre précédent et de 11 % sur un an. A fin décembre 2013, ses actifs sous gestion s’élèvent à 879,1 milliards de dollars, en progression de 34,4 milliards ou de 4 % par rapport au trimestre précédent. Cette croissance est exclusivement tirée par un effet de marché positif de 36 milliard de dollars, sa collecte nette sur le trimestre étant nulle. Sur un an, ses encours ont augmenté de 97,3 milliards de dollars, soit une croissance annuelle de 12 %, portés par 77,3 milliards de dollars d’effet de marché et par 24 milliards de dollars de souscriptions nettes.
Neptune prévoit de fermer le fonds Monthly Income, rapporte Investment Week. Le portefeuille, géré par le directeur général de Neptune Robin Geffen, a enregistré une demande plus faible que prévu et sa petite taille n’est plus viable. La société de gestion va également fermer le fonds UK Higher Income, géré par George Boyd-Bowman. Enfin, elle va supprimer les classes de parts « income » de plusieurs autres fonds.
Deutsche Bank a recruté Barbara Rupf Bee, directeur général de Renaissance, en vue d’améliorer les ventes de ses fonds, rapporte le Financial Times fund management. L’intéressée devient responsable de la distribution de Deutsche Asset & Wealth Management pour l’Europe, l’Afrique et le Moyen-Orient. Elle supervisera 400 personnes environ dans l’équipe commerciale EAMO, représentant 600 milliards d’euros sur les 931 milliards d’encours sous gestion de la société.
Déjà partenaires dans le cadre d’un contrat de distribution, les deux agences de notation indépendantes oekom research et GES ont décidé d'étendre leur partenariat à l’analyse des entreprises, selon un communiqué publié le 31 janvier.Après avoir mené à bien un projet pilote dans le courant de 2013, oekom research et GES sont ainsi convenus d’unir leurs forces dans le domaine de la recherche actions. Dans le cadre de leur coopération stratégique, GES va soutenir oekom research dans la mise en place de la division oekom Corporate Ratings. L’univers analysé totalisera 3.500 entreprises. Actuellement, 77 analystes au total travaillent dans les deux maisons, dont 44 chez oekom research.GES entend de son côté utiliser les travaux oekom Corporate Ratings pour son activité d’engagement.
L’agence Reuters qui cite une source proche du dossier a indiqué, vendredi 31 janvier, que le fonds d’investissement KKR a signé un accord lui permettant de prendre une participation d’environ 10% dans le club de football allemand du Hertha Berlin, pour un montant d’environ soixante millions d’euros.
Loomis, Sayles & Company vient de recruter Brian Hess en tant que stratégiste obligataire sur les marchés mondiaux dans son équipe discrétionnaire. L’intéressé vient de Brandywine Global Investment Management, une société de Legg Mason, où il était gérant de portefeuilles.Brian Hess étudiera les opportunités d’investissement sur les marchés développés hors Etats-Unis et les marchés émergents. Il travaillera sous la direction d’Elaine Stokes et Matt Eagon, co-responsables de l’équipe discrétionnaire.
L’Agefi rapporte que la société de gestion Alto Invest va lancer cette semaine FCP Nova Europe, un fonds à liquidité quotidienne qui investit sur les PME et ETI innovantes européennes cotées. Le nouveau véhicule vise des PME capitalisant jusqu'à 600 millions d’euros. Nova Europe cible en Europe de l’Ouest environ 10% des 4.000 sociétés éligibles au PEA PME, dont la moitié est, selon la société de gestion, peu suivie par les analystes.Nova Europe vise d’abord les particuliers et les family offices, puis les institutionnels. A long terme, le fonds pourrait dépasser les 100 millions d’euros, indique Alto Invest.
La société de gestion américaine Legg Mason a annoncé, vendredi 31 janvier, que ses actifs sous gestion s’élèvent à 679,5 milliards de dollars à l’issue de son troisième trimestre fiscal clos au 31 décembre 2013, soit une progression de 3,6 % par rapport au trimestre précédent et de 4,7 % sur un an. Cette croissance a été tirée à la fois par un effet de marché très positif, d’environ 13,6 milliards d’euros, et une collecte nette de 9,9 milliards de dollars. Dans le détail, Legg Mason a enregistré 9,9 milliards de dollars de souscriptions nettes dans ses stratégies liquides et 700 millions de dollars de flux nets positifs dans l’obligataire (fixed income) tandis que les actions ont subi 700 millions de dollars de rachats. A l’issue de son troisième trimestre, la société de gestion américaine a réalisé 720,1 millions de dollars de revenus, en progression de 7,5 % par rapport au trimestre précédent et de 6,9 % par rapport au 31 décembre 2012. Son bénéfice net trimestriel ressort à 81,7 millions de dollars, en recul de 5,3 % par rapport au trimestre précédent mais en nette amélioration par rapport à la perte de 453,9 millions de dollars enregistrée au 31 décembre 2012.
Muzinich & Co poursuit sa marche en avant. Le bureau de Paris de la société de gestion – qui couvre la France, la Suisse francophone, le Luxembourg, la Belgique et Monaco – a engrangé en 2013 une collecte nette de 1,2 milliard de dollars. Cette performance lui permet d’afficher désormais «un encours de 6 milliards de dollars à fin 2013, indique à NewsManagers Eric Pictet, directeur général du bureau de Paris de Muzinich & Co. La France représente à elle seule 2,5 milliards de dollars d’actifs sous gestion, soit 40 % de la zone d’Europe francophone.» Une vaste région au sein de laquelle le gestionnaire d’actif compte aujourd’hui 160 clients actifs.Cette bonne dynamique s’en ressent au niveau de l’ensemble du groupe. «A l’échelle mondiale, nos souscriptions nettes dans les fonds UCITS s’élèvent à 4,9 milliards de dollars en 2013, portant ainsi nos encours à 19 milliards de dollars dans les fonds UCITS, et à 26 milliards de dollars au global», précise Eric Pictet.Muzinich & Co n’entend pas s’arrêter en si bon chemin. Historiquement spécialisée dans le high yield, la société entend désormais «couvrir tout le spectre du corporate credit», selon Eric Pictet. Pour y parvenir et ainsi accélérer son développement, Muzinich & Co va donc redoubler d’efforts pour diversifier et élargir sa gamme de produits. En ligne de mire, le développement de son offre «absolute return obligataire». De fait, «notre fonds Global Tactical Credit (GTC) vient d’être agréé par L’AMF, annonce Eric Pictet. Nous allons mettre davantage l’accent sur l’absolute return avec le GTC et le Long Short Credit Yield, sans oublier l’Emerging Market Short Duration et nos produits traditionnels. Avoir une gamme la plus élargie possible dans notre spécialité du ‘corporate credit’ est un enjeu important.»Dans cette même logique, Munizich & Co entend continuer à creuser son sillon sur le terrain des «loans», domaine dans lequel la société affiche déjà 1 milliard de dollars d’encours dans ses différents portefeuilles et dispose aussi de deux véhicules dédiés représentant plus de 100 millions de dollars. «Notre objectif est de montrer que nous sommes de bons gérants sur les loans car c’est un marché qui va se développer et il est de mieux en mieux compris par les institutionnels et notamment les assureurs», estime Eric Pictet.Enfin, Muzinich & Co pousse également ses pions dans son activité historique de mandats. «Nous avons ainsi gagné en France un mandat de 150 millions d’euros sur du high yield courte duration en 2013», se réjouit Eric Pictet. Un succès qui pourrait en appeler d’autres.
Sur son site, Natixis AM a indiqué, vendredi 31 janvier, qu’au sein de la sicav luxembourgeoise Mirova Funds, il a été procédé, le 16 décembre 2013, à la fusion absorption par le compartiment Mirova Europe Life Quality, du fonds de droit français Mirova Europe Life Quality.
Banca Leonardo a vu ses encours sous gestion ressortir à 7 milliards d’euros pour son activité gestion de fortune, grâce à des souscriptions nettes de la clientèle privée d’environ 500 millions d’euros. La banque, qui a récemment recruté Michel Cicurel, vise désormais 10 milliards d’euros d’encours pour la fin 2014.
Comgest compte lancer deux nouveaux fonds en Italie, explique à Bluerating Gabriella Berglung, responsable de l’Italie de la boutique française. Il s’agit des fonds Comgest Growth Greater Europe Opportunities et Comgest Growth World, investis respectivement sur les actions européennes et les actions mondiales. Ils viennent s’ajouter à la gamme de sept fonds déjà commercialisés dans la Péninsule. Ces produits sont disponibles via des partenariats avec Banca Ifigest, Banca IPIBI, FinecoBank, Fundstore, Skandia, Unicasim et Zurich Life Assurance.
Selon des données d’EPFR Global, les investisseurs ont retiré 9,1 milliards de dollars des fonds d’actions et d’obligations des marchés émergents dans la semaine arrêtée au 29 janvier. Dans le détail, les fonds actions émergents ont ainsi enregistré des retraits de 6,3 milliards de dollars, soit un niveau de sorties hebdomadaires comparable à ceux d’août 2011 ou de mai 2013 lors des premières allusions de la Réserve fédérale américaine (Fed) à son «tapering». Depuis le début de l’année, les rachats sur les fonds actions émergents ont atteint 11,5 milliards de dollars. Pour leur part, les fonds obligataires ont subi 2,7 milliards de dollars de retraits hebdomadaires.
A l’approche de la fin du mois de janvier, les turbulences sur les marchés émergents ont entraîné des retraits massifs de la part des investisseurs institutionnels, jamais vu depuis près de trois ans. Depuis plusieurs jours, plusieurs pays émergents ont vu leur monnaie plonger sur fond de reflux des capitaux étrangers et de doutes croissants des investisseurs sur la solidité de ces économies. Une tendance aggravée par le retour à la normale amorcée par la Fed.Les institutionnels ont délaissé en priorité les fonds actions tout en allégeant leurs allocations dans l’obligataire émergent et les actions américaines dans des proportions significatives. Ils ont par ailleurs investi dans les fonds d’actions japonaises et européennes ainsi que les fonds diversifiés et immobiliers.Les fonds d’actions dans leur ensemble ont subi une décollecte nette de 10,4 milliards de dollars durant la semaine au 29 janvier, selon les statistiques communiquées par EPFR Global. Les fonds obligataires et les fonds monétaires ont terminé la semaine sur des décollectes de respectivement 1,88 milliard de dollars et 11,53 milliards de dollars.Sur les 6,33 milliards de dollars sortis des fonds d’actions émergentes, 5 milliards l’ont été par les investisseurs institutionnels, qui se sont allégés sur toutes les grandes catégories émergentes, Global, région EMEA (Europe, Moyen-Orient et Afrique), Amérique latine et Asie hors Japon.Dans ce contexte de désaffection pour la zone émergente, le FMI s’est dit favorable à la veille du week-end à une action «urgente» dans certains pays émergents déstabilisés par des récentes turbulences monétaires, tout en appelant les banques centrales à la «vigilance» à travers le globe."Les turbulences soulignent (...) dans certains cas la nécessité d’une action urgente pour améliorer les fondamentaux (économiques des pays) et la crédibilité de leurs politiques», a indiqué dans un communiqué le Fonds monétaire international, sans toutefois désigner précisément de pays."Même s’il est difficile de désigner un seul déclencheur (...), les turbulences mettent en évidence les situations difficiles auxquelles plusieurs pays sont confrontés du fait d’un resserrement des conditions financières extérieures, d’une croissance plus lente et de prix des matières premières moins élevés», explique le Fonds.Le FMI note toutefois que certaines banques centrales (Turquie et Afrique du Sud notamment) ont répondu «énergiquement» en relevant leurs principaux taux directeurs pour retenir les capitaux étrangers. Plus globalement, l’institution appelle l’ensemble des banques centrales à rester «vigilantes» sur les besoins de liquidités des pays dans le monde afin d'éviter qu’une économie se trouve à court de financement.