La décision de la Banque nationale suisse d’abandonner le cours plancher du franc suisse pourrait se traduire par un départ des hedge funds et sociétés de gestion de Suisse si le franc continue de se renforcer, estiment des chasseurs de têtes interrogés par le Financial Times fund management. La vigueur du franc équivaut à une baisse des rémunérations pour les hedge funds et les sociétés de gestion qui se sont installés en Suisse et sont rémunérés dans une devise étrangère comme le dollar ou la livre. Selon Leo Meggitt, associé de Forster Chase, société de recrutement, « de nombreuses personnes cherchaient déjà à quitter la Suisse à la fin de l’année et cela va accentuer le mouvement ».
La banque Julius Bär n’a pas subi de conséquence négative, après la décision jeudi dernier de la Banque nationale suisse (BNS) d’abandonner le cours plancher, a-t-elle indiqué le 19 janvier. Le groupe a été en mesure de faire face à «l'énorme volatilité» sur les marchés. Ses fonds propres et l’excédent en capitaux de l'établissement n’ont pas souffert."Julius Baer a été en mesure de faire face efficacement à l'énorme volatilité et aux volumes, après la décision de la Banque nationale suisse», précise le gestionnaire de fortune dans un communiqué. La banque n’a notamment pas subi de perte en niveau du négoce sur les deux jours suivant l’annonce de l’institut d'émission.L'établissement zurichois va néanmoins mettre en place «rapidement des mesures appropriées pour défendre la profitabilité du groupe face au renforcement du franc suisse», a-t-il ajouté. De plus amples détails seront dévoilés le 2 février, lors de la présentation des résultats 2014.
La plus ancienne banque privée allemande, Berenberg Bank, n’est plus seulement le gestionnaire de fortune d’antan. La banque emploie désormais 250 personnes dans les activités traditionnelles de banque privée mais 320 dans ses nouvelles activités de banque d’investissement, rapporte le quotidien Die Welt. Depuis 2004, les effectifs ont été multipliés par trois à 1.250. Sur ce total, plus de 200 collaborateurs sont installés à Londres, 40 aux Etats-Unis et un peu plus de 90 à Francfort. Les dirigeants de la banque estiment que la seule gestion de fortune ne peut pas permettre à l'établissement de se développer, dans un environnement réglementaire de plus en plus contraignant et de taux toujours très bas.
Le gestionnaire d’actifs espagnol Mutuactivos, filiale de Mutua Madrileña, vient d’enregistrer son premier fonds actions au Luxembourg, une démarche qui doit lui permettre d’accélérer son expansion à l’international, rapporte Cotizalia. Baptisé Mutuafondo España Lux, ce nouveau véhicule doit permettre à la société de gestion de se positionner comme un spécialiste des valeurs espagnoles auprès des investisseurs institutionnels étrangers. Le fonds est lancé sous la structure de maître-nourricier, le fonds Mutuafondo España, lancé en février 2009, jouant le rôle de fonds maître, précise le site d’information espagnol. Avec ce lancement, la société de gestion espagnole entend bien accélérer son développement. Déjà, entre 2008 et 2014, elle est parvenue à doubler la taille de ses encours, passant de de 2 milliards d’euros d’actifs sous gestion en 2008 à 4,18 milliards d’euros fin 2014, selon des données d’Inverco, l’association espagnole de la gestion d’actifs.
Eliza Pepper, jusque-là responsable de la sélection de fonds «offshore» chez Itau Asset Management (Itau AM), a quitté la société de gestion brésilienne au sein de laquelle elle travaillait depuis sept ans, révèle Citywire Global. Si la date effective de son départ n’a pas été dévoilée, son remplaçant potentiel, à savoir Jeff Lombardi, a déjà rejoint le bureau de New York du groupe brésilien, précise le site d’information britannique. Jeff Lombardi est l’ancien responsable des gérants de portefeuille de banque privée de Citi.
Douglas Braunstein, un ancien directeur financier de J.P. Morgan Chase & Co., et James Woolery, président élu de la société d’avocats Cadwalader, Wickersham & Taft et ancien deal maker chez J.P. Morgan, prévoient de lancer mardi un hedge fund activiste, rapporte le Wall Street Journal, citant des sources proches du dossier. Ce fonds se voudra coopératif avec les directions des sociétés dans lesquelles il investit, une approche différente de celle, habituellement plus combattive, des autres activistes. D’ailleurs, le hedge fund a obtenu le soutien financier de plusieurs directeurs généraux d’entreprises. Les deux associés détiendraient ainsi environ 250 millions de dollars grâce à l’apport d’un groupe de 14 actuels et anciens CEO et à leurs propres investissements.
Les OPC non monétaires s’inscrivaient au mois de novembre à 1.008,7 milliards d’euros en données non consolidées, selon des statistiques communiquées par la Banque de France. Les flux de souscriptions nettes sont légèrement négatifs en novembre (-1,8 milliard en données cvs), sauf pour les fonds obligations (+0,2 milliard d’euros). La décollecte des OPC non monétaires est un peu plus marquée pour les fonds mixtes (-0,9 milliard) que pour les fonds actions (-0,6 milliard). Toutefois, la progression des valeurs liquidatives, en particulier des fonds actions (+3,6 %), porte l’encours des fonds non monétaires à son plus haut depuis décembre 2007. Les OPC monétaires ont terminé le mois de novembre à 289,3 milliards d’euros en données consolidées. En données corrigées des effets saisonniers, la collecte nette du mois de novembre est très légèrement négative (-0,1 milliard). Sur un an, les retraits atteignent -8,5 milliards, soit 2,9 % de l’encours à fin novembre 2013.
Groupama Asset Management a annoncé, lundi 19 janvier, la nomination effective au 6 janvier 2015 d’Hubert Le Lourd au poste de directeur des activités supports. L’intéressé, qui arrive en provenance de Generali Investments, remplace ainsi Serge Mervaud. Dans le cadre de ses fonctions, Hubert Le Lourd est chargé de la direction des systèmes d’information, de la direction des opérations ainsi que des moyens généraux. A ce titre, il sera tout particulièrement mobilisé sur le projet d’évolution du système d‘information de la société de gestion.Hubert Le Lourd, 45 ans, était depuis 1998 en fonction au sein du Groupe Generali occupant successivement les postes de responsable organisation systèmes d’information chez Generali Investments France jusqu’en 2007 puis de global head of IT au sein de la maison mère Generali Investments à Milan.
Pierre-René Lemas, le directeur général de la Caisse des dépôts et consignations (CDC), doit annoncer, courant janvier, son choix pour la tête de la nouvelle direction des investissements, rapporte L’Agefi. A son arrivée en juin 2014, le responsable n’avait pu que constater la grande hétérogénéité de ses structures. Les métiers seront désormais exercés par l'établissement public Caisse des dépôts, et la filialisation deviendra l’exception plutôt que la règle, seulement si l’existence d’une structure juridique séparée se justifie. Plusieurs filiales devraient donc être internalisées, comme CDC Infrastructure, CDC Numérique ou encore CDC Climat, affectée par l'échec du marché du carbone.
Le fonds de pension californien Calpers a l’intention de réduire de plus des deux tiers le nombre de gestionnaires de capital investissement qu’il utilise, pour parvenir à 120 ou moins, a déclaré son directeur des investissements, Ted Eliopoulos, au Financial Times. Le nombre final de sociétés avec lesquelles il travaille pourrait même être inférieur à 100. Le fonds de pension envisage par ailleurs de s’allier avec d’autres investisseurs sur certaines stratégies afin de négocier de meilleures conditions d’investissement. L’objectif de ces deux initiatives est de réduire les coûts.
WisdomTree fait ses débuts en Italie avec le lancement de ses premiers ETF à la Bourse de Milan, rapporte Bluerating. Cette société basée à New York a acquis Boost, un émetteur déjà présent en Europe, en 2014. WisdomTree lance ainsi six ETF fondamentaux (dividendes) centrés sur les sociétés des marchés émergents, d’Europe, et des Etats-Unis, avec pour chaque zone un fonds petites capitalisations et grandes capitalisations.
DNCA va bientôt pouvoir distribuer ses fonds en Italie par le biais de Banca Patrimoni, anticipe Enrico Trassinelli, managing director de la société de gestion française, dans un entretien à Bluerating. D’autres accords de distribution seront signés en 2015 dans la Péninsule. Le dirigeant indique aussi que la gamme sera élargie, notamment avec un nouveau fonds total return européen et un fonds diversifié prudent mondial. Dans le même temps, DNCA Miuri et DNCA Europe Growth seront lancés en Italie.
Janus Capital International vient de nommer Dario Carfizzi en tant que nouveau directeur commercial pour l’Europe méridionale, rapporte Bluerating, citant un communiqué de la société de gestion. L’intéressé vient de Groupama Asset Management où il était responsable de la clientèle institutionnelle et retail italienne et de la Suisse italienne. Chez Janus, Dario Carfizzi travaillera en coopération avec Andrea Cardone, responsable pour l’Europe méridionale. Il sera basé à Milan.
BNP Paribas Investment Partners a nommé Andrea Succo comme nouveau responsable de la distribution externe pour l’Italie, rapporte Bluerating. Il remplace Matthieu David, qui a récemment quitté la société de gestion française. Responsable adjoint de la distribution externe pour l’Italie depuis le 1er juillet 2014, Andrea Succo a été pendant trois ans responsable wholesale Italie de BNP Paribas IP. Précédemment, il a travaillé chez Fortis Investments à Bruxelles et à Milan.
Neuf des principales sociétés de gestion dans le monde vont lancer une plate-forme d’échange privée pour les actions appelé Luminex, a appris le Financial Times. Le projet est emmené par Fidelity, qui détiendra 60 % du dark pool. Les autres participants, que sont BlackRock, Capital Group, MFS, Invesco T Rowe Price, JPMorgan Asset Management, State Street et Bank of New York Mellon, auront chacun 4,9 %. Cette plate-forme, conçue uniquement pour les très grosses transactions actions, est une réponse à la fragmentation des négociations actions qui crée de la frustration pour les grandes sociétés buyside.
Le 19 janvier, la Commission européenne, en partenariat avec la Banque européenne d’investissement (BEI), a lancé fi-compass, un nouveau service de conseil consacré aux instruments financiers liés aux fonds structurels et d’investissement européens.Ce service fait partie de la plateforme de conseil «guichet unique» qui constituera un élément important du Plan d’investissement de l’Union. La mise en place du plan d’investissement progresse rapidement. Cinquante jours à peine après l’annonce par le président Juncker d’un projet d’offensive de l’Union européenne (UE) en faveur de l’investissement, la Commission a déjà présenté une proposition législative concernant le Fonds européen pour les investissements stratégiques (EFSI), afin de mobiliser au moins 315 milliards d’euros à des fins d’investissement public et privé à travers l’UE. Avec le lancement de fi-compass, la Commission et la BEI avancent à grands pas vers la mise en œuvre du second pilier du plan d’investissement de l’Union, afin que les ressources disponibles soient effectivement investies dans l'économie. Ce second pilier vise à renforcer l’assistance technique (grâce à une plateforme de conseil qui offre aux promoteurs publics et privés tout le soutien technique et financier nécessaire) et à garantir la transparence pour les investisseurs. Une réserve de projets viables fondée sur le principe de transparence sera constituée avec la BEI plus tard dans le courant l’année.La nouvelle plateforme fi-compass sera présentée lors d’une conférence de deux jours (les 19 et 20 janvier), en présence de Jyrki Katainen, vice-président pour l’emploi, la croissance et la compétitivité, de Corina Creţu, commissaire européenne chargée de la politique régionale, et de Wilhelm Molterer, vice-président de la BEI. Cette conférence à haut niveau réunira les États membres et les régions pour leur permettre d'échanger leurs expériences et meilleures pratiques en matière de conception et d’utilisation de ces instruments.A la veille de cette présentation, le vice-président Jyrki Katainen a déclaré: «L’argent ne manque pas, mais les investisseurs affirment avoir besoin de projets bien structurés et d’un accès à une information claire pour rétablir le lien entre le financement d’investissements et une réserve de projets fiables. Nous voulons avancer rapidement pour mettre en place une plateforme technique qui servira de guichet unique et proposera conseil et soutien aux investisseurs potentiels. Le lancement de fi-compass est un pas important dans la bonne direction.»Cette plateforme sera un élément important pour permettre aux États membres d’utiliser les instruments financiers dans le cadre des Fonds ESI, étant donné que la politique de cohésion jouera un rôle central dans la réalisation des objectifs du plan d’investissement, en termes d’investissements stratégiques et fructueux, de création d’emplois et de croissance durable. Le plan d’investissement se fixe pour objectif de doubler le recours aux instruments financiers pendant la période 2014-2020. Leur utilisation permettra d’accroître le retour sur investissement de chaque euro investi dans les États membres. Fi-compass, mis en place par la Commission européenne et la BEI, a pour but de mieux équiper les autorités de gestion et les parties prenantes qui travaillent avec ces instruments financiers, et de renforcer leur expertise.
La Banque Degroof, Petercam et leurs actionnaires de référence ont signé un protocole d’accord le lundi 19 janvier 2015 en vue d’une fusion, indique mardi un communiqué. Le nouvel ensemble, présent à la fois dans la banque privée, la gestion institutionnelle et la banque d’investissement, affiche 47 milliards d’euros d’actifs sous gestion. Il se positionne comme le troisième acteur de la banque privée en Belgique (et le premier indépendant) et revendique la place de numéro un de la gestion pour les fonds de pension. «Le nouveau groupe disposera d’une présence significative à l’international, notamment au Luxembourg et en France», où il s'était rapproché d’Aforge Finance en 2008.
La demande de prêts des entreprises de la zone euro a augmenté au quatrième trimestre 2014 et elle devrait continuer de progresser au cours des trois premiers mois de 2015, indique mardi l’enquête trimestrielle de la Banque centrale européenne (BCE) sur la distribution du crédit bancaire. Les banques interrogées ont aussi constaté une hausse de la demande des prêts immobiliers sur la période octobre-décembre et s’attendent à une nouvelle progression lors du premier trimestre 2015. En parallèle, les banques ont à nouveau assoupli les conditions d’octroi de crédits aux entreprises et aux ménages lors du quatrième trimestre 2014 et cette tendance devrait se poursuivre sur les trois mois suivants. L’enquête a été menée auprès de 137 banques entre le 8 décembre et le 30 décembre.
Le moral des investisseurs et analystes allemands mesuré par l’institut Zew a progressé en janvier pour le troisième mois consécutif avec la chute des cours du pétrole et l’affaiblissement de l’euro. L’indice Zew a bondi à 48,4, son plus haut niveau depuis février 2014, après 34,9 en décembre. Ce résultat est supérieur au consensus Reuters, qui était de 40,0.
La croissance économique chinoise s’est maintenue à 7,3% sur un an au quatrième trimestre, un chiffre légèrement supérieur aux attentes mais qui reste néanmoins à un plus bas depuis la crise financière mondiale de 2007-2009. Selon des données publiées mardi par la Bureau national des statistiques, le produit intérieur brut (PIB) a augmenté de 7,4% sur l’ensemble de 2014, sous l’objectif de 7,5% fixé par le gouvernement et taux de croissance le plus faible depuis 24 ans. Les économistes avaient anticipé une croissance revenue à 7,2% sur les trois derniers mois de l’année dernière, contre 7,3% au troisième trimestre.
IG Metall, le principal syndicat allemand, a déclaré lundi que le patronat devait réagir rapidement à sa revendication d’une hausse des salaires de 5,5%, sous peine de risquer une grève nationale à partir de fin janvier. Selon le syndicat, l’inflation proche de zéro en Allemagne justifie une telle revalorisation car elle pourrait éviter au pays une spirale déflationniste en soutenant la consommation. Le deuxième cycle de négociations se terminera le 28 janvier.
L'économie russe subira une contraction de 4,8% cette année, a annoncé lundi la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd). «Si le pétrole baisse encore beaucoup, les pressions sur le secteur financier et la liquidité de l'économie russe s’en verront accrues, avec des répercussions sensibles pour l’Europe de l’Est, le Caucase et l’Asie centrale», commente Hans Peter Lankes, chef économiste par intérim de la Berd.
La chute des cours pétroliers débouchera sur une faible hausse des prix de détail cette année en Allemagne, a déclaré la Bundesbank lundi, précisant qu’elle abaisserait sa prévision d’inflation de 2015. «Le taux d’inflation doit être fortement corrigé vers le bas», explique-t-elle dans son rapport mensuel.
Un amendement présenté notamment par le rapporteur général de la loi Macron sur la croissance et l’activité Richard Ferrand supprime une contribution spécifique qui pesait sur les employeurs abondant des plans d’épargne retraite collectif (Perco). La fraction des abondements des employeurs supérieure à 2.300 euros par an et par salarié est assujettie à une contribution spécifique patronale, affectée au Fonds de solidarité vieillesse (FSV), au taux de 8,2%, et dont le rendement s’élève à 7 millions d’euros seulement. «Cette taxe génère des effets désincitatifs au développement du Perco puisqu’elle bloque les abondements des employeurs tout en constituant une recette limitée pour les finances publiques», indiquent les motivations de l’amendement. Les conclusions des travaux du Conseil d’orientation de la participation, de l’intéressement, de l’épargne salariale et de l’actionnariat salarié (Copiesas) plaidaient en ce sens.
La chancelière Angela Merkel a averti les membres de la zone euro sur les effets du lancement par la BCE d’un plan d’achats de titres sur les marchés. «Il faut éviter qu’une mesure prise par la BCE, dans quelque domaine que ce soit, se traduise par l’impression que ce qui est nécessaire en matière budgétaire et en matière de compétitivité peut être relégué au second plan», a-t-elle déclaré devant un parterre d’hommes d’affaires réunis à Francfort.
Le ministre des finances Joachim Levy a indiqué à la presse hier soir que le gouvernement allait accroître les taxes sur le carburant (en restaurant la «taxe Cide»), le crédit aux particuliers, les importations et va également modifier la manière dont il ponctionne les cosmétiques. L’ensemble de ces mesures représentera plus de 20 milliards de reais (6,5 milliards d’euros).
L'imminence d'un QE de la BCE a conduit la banque centrale danoise à baisser ses taux par surprise, quelques jours après que la Suisse a préféré jeter l'éponge.