Arrivé en 2013 pour lancer la réorganisation de Groupama Asset Management, Philippe Setbon semble proche de l’issue. Sa feuille de route était pourtant dense : moderniser et surtout adapter la structure de Groupama AM afin de suivre les changements de périmètres de sa maison-mère, en fait son premier client, Groupama. Le groupe mutualiste d’assurance avait été terriblement affecté par la crise financière et a dû céder progressivement plusieurs de ses filiales. Des rumeurs couraient d’ailleurs sur celle de gestion d’actifs. « Nous avons fait beaucoup avec notre maison-mère pour positionner Groupama AM comme une entité rentable au service de la stratégie du groupe », rappelle cependant Philippe Setbon, écartant sans le dire tout risque de cession par son actionnaire. « Nous avons mis en place un plan d’économie de coûts, élargi notre gamme et notre offre de solutions à la fois pour Groupama et pour les clients externes, travaillé sur la performance de nos fonds, modernisé notre système informatique, amélioré notre service clients et diversifié nos efforts commerciaux sur la clientèle de distribution », énumère avec enthousiasme l’ancien directeur général de Generali Investments Europe. Les efforts semblent avoir payé : le coefficient d’exploitation (le rapport entre les charges d’exploitation et les revenus) a baissé de 10 points entre 2013 et fin 2015 pour atteindre environ 70%. Mais tout n’est pas terminé, notamment sur le système d’information qui ne devrait pas être entièrement installé avant deux ans. Le rétablissement n’a pas empêché aussi des accrocs. « Nous avons perdu quelques mandats ces dernières années qui ont ralenti notre progression sur les encours. En 2016, cependant, la dynamique est très positive », assure le dirigeant. La société de gestion vient d’ailleurs tout juste de remporter un mandat de 1 milliard d’euros en Italie auprès du fonds de pension Cometa. Avant cette annonce, elle avait aussi dévoilé un chiffre record d’encours, dépassant pour la première fois les 100 milliards d’euros. Entre janvier et août, la collecte hors groupe s’est établie à 4,5 milliards d’euros. Même si elle a surtout concerné des produits monétaires (3,6 milliards d’euros), la rentabilité n’en aurait pas été affectée grâce à l’effet compensateur des souscriptions sur les produits de long terme. « Nous avons déjà atteint le niveau de collecte et de revenus que nous souhaitions pour la fin de l’année », précise Philippe Setbon. Allégé, il estime que le groupe est désormais «prêt à courir plus vite», une expression dont il a fait son leitmotiv.
L’Union Bancaire Privée (UBP) a recruté Benjamin Schapiro en qualité de gérant de portefeuille senior et cogérant de l’équipe obligations convertibles Europe basée à Paris.L’intéressé vient de La Financière de l’Echiquier, où il assumait les fonctions de gérant de portefeuille et de cogérant de la franchise de convertibles de la société depuis début 2013, lorsque cette dernière a racheté Acropole Asset Management. Il a commencé sa carrière en 2010 chez BNP Paribas Investment Partners au sein de l’équipe en charge des stratégies de convertibles.Chez UBP, Benjamin Schapiro travaillera aux côtés de Raphaël di Marzio, responsable des stratégies de convertibles Europe, l’objectif étant de renforcer la gestion des fonds ouverts et mandats européens de l’UBP.Ce recrutement intervient après l’arrivée de Cristina Jarrin un peu plus tôt cette année, laquelle a contribué à accroître l’expertise de l’UBP sur le segment des convertibles globales.« L’équipe obligations convertibles de l’UBP se compose aujourd’hui de onze collaborateurs entièrement dédiés, ce qui en fait l’une des plus importantes au niveau mondial. Avec près de 4 milliards de francs suisses sous gestion dans les convertibles, l’UBP occupe une position de leader à l’échelle européenne », commente Jean-Edouard Reymond, responsable de la gestion en obligations convertibles à l’UBP.
InfraVia Capital Partners (« InfraVia ») annonce le closing de InfraVia European Fund III (« InfraVia III ») avec un total d’engagement de 1 milliard d’euros. « Le fonds a dépassé son objectif initial de 750 millions d’euros avec une large diversité d’investisseurs institutionnels venant d’Europe, d’Amérique du Nord, d’Asie et du Moyen Orient », indique dans un communiqué la société affiliée au groupe OFI. FIRSTavenue a travaillé comme agent de placement exclusif pour les investisseurs non français.InfraVia European Fund III développe une stratégie d’investissement centrée sur le marché infrastructure midcap Europe core, et investit sur le spectre complet des infrastructures, y compris le transport, l’énergie et les télécoms. À ce jour, InfraVia III a déjà investi dans deux actifs d’infrastructures : Alkion Terminals aux Pays-Bas et NGD au Royaume-Uni.« Nous sommes ravis de renforcer notre relation avec nos investisseurs existants qui ont largement investi dans ce nouveau fonds et nous sommes très contents d’avoir élargi notre base de clients dans le monde », déclare Vincent Levita, fondateur et président d’InfraVia.
L’assureur allemand Allianz et International Finance Corporation (IFC), membre du groupe de la Banque Mondiale, ont signé un partenariat afin d’investir conjointement dans les projets d’infrastructures dans les pays émergents. Cette alliance s’inscrit dans le cadre du programme « Managed Co-Lending Portfolio » d’IFC. En vertu de cet accord, Allianz a l’intention de réaliser un investissement de 500 millions de dollars qui seront co-investis aux côtés du financement en dette d’IFC. L’équipe de dette infrastructure d’Allianz Global Investors (AllianzGI) a structuré l’opération et assurera la gestion du fonds pour le compte des investisseurs. Pour sa part, IFC assurera l’origination, la structuration et l’administration des prêts pour le compte du fonds. Dans le cadre de cette alliance, AllianzGI a mis en place un fonds de dette infrastructure qui co-investira avec IFC dans un portefeuille de prêts. Ces prêts seront alloués par la filiale de la Banque Mondiale à des projets d’infrastructures dans les marchés émergents en fonction d’une série de critères définis.
Le Government Pension Investment Fund au Japon a lancé la division «Stewardship & ESG» le 1er octobre au sein de son département Public Market Investment. La division, créée en mars dernier, s’appelait jusqu'à présent « Stewardship Enhancement Group ». Elle est dirigée par Hiroshi Komori, senior director du département.« Nous pensons qu’il est approprié et essentiel pour le GPIF en tant que fonds de pension d’accroître les rendements sur le long terme pour les bénéficiaires des retraites en favorisant la croissance durable des entreprises dans lesquelles le fonds est investi ». Le GPIF ajoute avoir signé les PRI (Principles for responsible investment) en septembre 2015 et vouloir renforcer la compréhension des principes de l’investissement responsable au Japon.
Pictet Asset Management exploite jusqu’au bout le concept des fonds thématiques. Selon Citywire, la société de gestion d’origine suisse lance un fonds reprenant les meilleures idées de ses équipes actions thématiques. Le fonds, Pictet Global Thematic Opportunities, sera géré par Gertjan van der Geer et Hans-Peter Portner, responsable des actions thématiques. La nouvelle stratégie est une extension de celle de Pictet-Global Megatrends, un portefeuille de 4 milliards de dollars équipondéré sur neuf thèmes d’investissement, également géré par Hans-Peter Portner. Les fonds thématiques couvrent les forces sociales, démographiques, environnementales et technologiques qui façonnent le monde. Le fonds est enregistré à la vente en France, en Autriche, en Allemagne, au Royaume-Uni, au Liechtenstein, au Luxembourg, aux Pays-Bas et en Norvège.
La société de gestion alternative Altin a annoncé une modification de ses lignes directrices en matière de placements et va parallèlement mettre un terme à l’accord de conseils en placements avec Alternative Asset Advisors. Dans un communiqué publié le 5 octobre, Altin précise que les nouvelles règles augmentent la flexibilité au niveau des décisions d’investissement. Elle entre en vigueur avec effet immédiat. Le contrat de conseils en placements entre Alternative Asset Advisors et ALTIN (CAYMAN) LTD prend fin à compter du 30 octobre.Le groupe d’actionnaires majoritaires réuni autour d’Alpine Select et Absolute Invest (groupe Alpine) a par ailleurs informé Altin qu’il détenait, au 4 octobre, une participation de 68,37% dans la société. Le groupe avait pris une première participation dans Altin, de 50,01%, en avril dernier.
Le groupe fintech Avaloq veut s’ouvrir aux développeurs pour poursuivre toujours plus loin son développement de solutions bancaires digitales, rapporte L’Agefi suisse. Développeurs freelance, start-up, sociétés de fintech et banques de toute taille vont pouvoir innover conjointement en utilisant le portail dédié developer.avaloq.com. Cette communauté pourra ainsi commercialiser des technologies innovantes et partager ses résultats avec le réseau Avaloq dans son ensemble, qui comprend 450 banques et gestionnaires privés à travers le monde. Le portail autorisera un accès à des éléments logiciels et documentaires, dont des interfaces de programmation (API) et des structures logicielles pour construire des interfaces utilisateur, jusqu’ici uniquement accessibles aux clients d’Avaloq.
Le gérant de fortune indépendant genevois Prime Partners s’attaque à un nouveau type de clientèle – les institutionnels ou semi-institutionnels – auxquels il propose désormais un service de conseil personnalisé, rapporte le quotidien Le Temps. Cette évolution fait suite à l’arrivée, début janvier 2016, de François Savary. L’ancien responsable des investissements de la Banque Reyl est aujourd’hui le directeur adjoint de la société de gestion installée à Genève. Fondé en 1998 par six anciens de la Société de Banque Suisse, Prime Partners gère désormais quelque 2,7 milliards de francs pour une trentaine de collaborateurs. Comme prévu, François Savary a été nommé «partenaire» au début du mois d’avril, si bien que la société compte aujourd’hui vingt actionnaires. Les prochaines étapes pour Prime Partners seront l’ouverture d’un bureau de conseil au Portugal, pour se garantir un accès au marché européen et se rapprocher des clients brésiliens, ainsi que l’assujettissement à une surveillance de la Finma.
A l’occasion de la publication de son livre « Investir à long terme », Francisco Garcia Paramés, ancien gérant star de Bestinver, a annoncé que sa nouvelle société de gestion devrait être opérationnelle au début de l’année 2017, rapporte le site spécialisé Funds People. L’intéressé n’a toutefois pas souhaité dévoiler le nom de sa nouvelle structure qu’il va créer ex-nihilo. Francisco Garcia Paramés a précisé que sa société de gestion disposera de deux stratégies d’investissement : l’une dédiée aux actions espagnoles et l’autre dédiée aux actions internationales avec un accent tout particulier mis sur l’Europe. Ses stratégies prendront initialement la forme de fonds communs de placement même si le gérant a l’intention de les dupliquer ultérieurement dans des fonds de pensions. Sa boutique, basée en Espagne, comptera une dizaine d’analystes et de professionnels de l’investissement.
Comgest, qui fête ses 30 ans cette année, gère 500 millions d’euros pour le compte d’investisseurs italiens, a indiqué Gabriella Berglund, responsable de la société de gestion pour le marché italien, au cours d’une conférence de presse à Milan suivie par Bluerating. La société de gestion gère 20,7 milliards d’euros au 30 juin 2016. Pour Gabriella Berglund, « l’Italie est un pays stratégique pour le développement européen de Comgest ».
La Financial Conduct Authority (FCA) propose, dans le cadre de nouvelles règles soumises à consultation, que les sociétés de gestion aient le devoir de dévoiler les coûts de transactions aux fonds de pension qui, directement ou indirectement, investissent dans leurs fonds. Le régulateur britannique suggère aussi que les sociétés de gestion fournissent la répartition des coûts de transactions sur demande.A l’heure actuelle, les comités de gouvernance et les administrateurs des fonds de pension sont tenus de demander et d’établir un rapport sur les coûts de transactions, dans la mesure du possible, mais les sociétés de gestion n’ont pas l’obligation de dévoiler entièrement ces coûts sous une forme standardisée.Ces projets de nouvelles règles sont censés apporter plus de cohérence dans la manière de publier les coûts de transactions et de donner aux organes de gouvernance l’assurance que l’information qui leur est fournie contient une évaluation complète des coûts. Pour s’assurer de la cohérence des informations sur le marché, la FCA propose aussi que le calcul utilise une méthodologie pour évaluer les coûts de transactions, appelé le « slippage cost ». Cela consiste à comparer le prix auquel une transaction a été en effet exécutée avec le prix lorsque l’ordre de faire la transaction est entré sur le marché. Les sociétés qui ne fourniront pas d’informations sur les coûts de transactions pour les actifs d’un fonds de pension devront le préciser à l’organe de gouvernance en expliquant pourquoi il n’a pas été possible de fournir l’information.La consultation est ouverte jusqu’au 4 janvier.
Le gestionnaire d’actifs britannique Kames Capital a annoncé, ce 5 octobre, la nomination de Richard Peacock en qualité de « investment manager » au sein de son équipe dédiée à la gestion immobilière basée à Londres. L’intéressé prendra officiellement ses fonctions en décembre 2016. Dans le cadre de ses fonctions, il va être cogérant du fonds Kames Property Income, aux côtés de David Wise, « investment director » au sein de la société de gestion. Richard Peacock remplacera Alex Walker qui quittera la société fin décembre 2016 pour prendre un congé sabbatique, après avoir passé 8 années chez Kames Capital.Richard Peacock rejoint Kames Capital en provenance d’Aviva Investors où il travaillait depuis 2005, dernièrement en tant que gérant de fonds en charge du véhicule Aviva Investors Pensions Ltd, un fonds immobilier ouvert de 1,2 milliard de livres dédié aux régimes de retraite et aux fonds de pension.
Dans une rare interview au Financial Times, Alan Howard, le fondateur milliardaire de Brevan Howard, affirme qu’il ne fermera pas son hedge fund, malgré plusieurs années de pertes et de rachats. Il reconnaît avoir laissé trop grossir son fonds phare, qu’il gère personnellement, à 27 milliards de dollars. Cela a rendu difficile sa capacité à dégager des rendements. Le fonds principal de Brevan a perdu de l’argent deux années de suite et se trouve en territoire négatif depuis le début 2016. Ses encours sont désormais de 14,5 milliards de dollars. « Lorsque nous renouerons avec la performance, nous refuserons d’atteindre à nouveau cette taille dans le fonds principal ». Ces derniers mois, il a assuré aux investisseurs que le fonds sera plafonné à 15 milliards de dollars.
L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) pourrait en cas de besoin réduire sa production de pétrole lors de sa réunion de novembre à Vienne d’encore 1% par rapport à ce qui a été décidé lors de la réunion qui s’est tenue à Alger le mois dernier, a affirmé le ministre algérien en charge de l'énergie, Nouredine Bouterfa lors d’un entretien télévisé. «Nous évaluerons l'état du marché à Vienne à la fin du mois et si 700.000 barils n’apparaissent pas suffisants, nous irons plus loin. Maintenant que l’Opep est unie et parle d’une seule voix, tout est beaucoup plus simple et si nous devons réduire [la production] d'1%, nous la réduirons d'1%», a déclaré le ministre.
Le gouvernement allemand prévoit des baisses d’impôts pouvant atteindre 6 milliards d’euros en 2017 et 2018, a fait savoir ce matin la chancelière Angela Merkel. Celle-ci a souligné que ces allègements fiscaux étaient rendus possibles par la bonne santé économique et la discipline budgétaire de l’Allemagne. «La bonne situation budgétaire a un effet positif. Nous allons pouvoir mettre en oeuvre un petit allègement fiscal, qui s'élèvera à 6 milliards d’euros en 2017 et 2018», a-t-elle déclaré.
Samsung Electronics a fait savoir ce matin qu’il étudierait avec intérêt les propositions de restructuration formulées hier par le fonds spéculatif américain Elliott Management. Celui-ci juge le géant technologique sud-coréen sous-évalué en Bourse et réclame la distribution d’un dividende spécial de 30.000 milliards de wons (24 milliards d’euros). Le fonds demande plusieurs changements et notamment une scission en deux sociétés, une qui ferait office de holding de tête et l’autre qui regrouperait les activités opérationnelles et serait cotée sur le Nasdaq à New York. L’offensive de l’investisseur activiste a fait gagner jusqu'à 5% à l’action Samsung Electronics à la Bourse de Séoul, avec à la clé un nouveau record, avant une clôture en hausse de 4,45%.
Le français Amundi a soumis une offre d’environ 4 milliards d’euros pour reprendre Pioneer Investments, la filiale de gestion d’actifs d’UniCredit que la banque cherche à vendre dans le cadre de sa revue stratégique, selon deux sources proches du dossier citées par Reuters. Celles-ci confirment une information de la presse italienne.
La cotation de Gentif était suspendue ce matin à la Bourse de Paris, à la demande de la société, selon un porte-parole d’Euronext. La société de biopharmacie, spécialisée dans les maladies métaboliques et inflammatoires de la sphère hépato-gastro-entérologique, a annoncé hier une augmentation de capital via un placement privé réservé aux investisseurs.
La société de gestion issue d’Ofi a largement dépassé son objectif initial. Elle cible des investissements dans le midmarket européen, qu’elle juge moins concurrentiel.
L’encours des crédits aux particuliers a progressé de 4% en France sur les douze mois à fin août, un rythme supérieur à celui de fin juillet (+3,7%), selon les données brutes publiées par la Banque de France. La croissance des crédits à l’habitat s’est accélérée (+3,7 après +3,3%), tandis que la croissance des crédits à la consommation reste très dynamique (+5,6% après +5,7%). La production de nouveaux crédits à l’habitat a accentué sa hausse (23 milliards, un nouveau record, après 21,2 milliards en juin) en raison de l’accélération des renégociations, qui ont représenté 49,9% du total (43,9% en juillet), à la faveur de la baisse des taux d’intérêt.
La Commission européenne décidera d’ici la fin de l’année si elle s'écarte ou non de la ligne de l’IASB (l’organisme de normalisation comptable international) au sujet de l’application de l’IFRS 9 par les assureurs dont la maison mère est une banque. Les assureurs «purs» ont en effet obtenu que son entrée en vigueur soit repoussée à 2021, afin de tomber en même temps que l’IFRS 4 sur les contrats d’assurance. L’IASB n’a pas accordé ce délai aux bancassureurs. De sources proches, la Commission n’exclut pas de s'écarter de la ligne de l’IASB, comme le lui demandent les banques françaises. Elle s’apprête à demander un avis à l’European Financial Reporting Advisory Group (Efrag), qui la conseille pour la reprise des normes internationales, à ce sujet.
Les stocks de pétrole brut ont encore reculé la semaine dernière aux Etats-Unis, leur cinquième baisse hebdomadaire consécutive, a annoncé l’Agence américaine d’information sur l'énergie (EIA). Les stocks de brut ont diminué de 3 millions de barils à 499,74 millions alors que les économistes attendaient en moyenne une hausse de 2,6 millons. Les stocks d’essence ont augmenté de 222.000 barils, mais cette hausse est moindre que celle de 702.000 que prévoyaient les économistes. Le taux d’utilisation des raffineries a reculé de 1,8 point à 88,3%.
La Banque centrale européenne (BCE) ne voit pas de risque de crise bancaire dans la zone euro malgré quelques «cas individuels», a déclaré Ignazio Angeloni, l’un des responsables du Mécanisme de surveillance unique (MSU), l’organe de supervision bancaire de la BCE. L’environnement de taux bas et l’accumulation de créances douteuses alimentent les craintes, aggravées par l’amende de 14 milliards de dollars que risque Deutsche Bank aux Etats-Unis. «Il existe des instruments de supervision et financiers pour traiter les situations particulières. Nous ne voyons pas les préconditions d’une crise systémique», indique Ignazio Angeloni. La BCE s’efforce de permettre aux banques de se débarrasser de 900 milliards d’euros de créances douteuses héritées de la crise financière. Ignazio Angeloni a reconnu que ce processus prendrait du temps mais qu’il fallait le lancer sans délai.
Les pays producteurs de pétrole de l’Opep et non-membres du cartel prévoient de tenir une réunion informelle à Istanbul du 8 au 13 octobre, a déclaré le ministre algérien de l’Energie, Nouredine Bouterfa, à la chaîne télévision locale Ennahar. Il s’agira de discuter de la mise en oeuvre de l’accord de limitation de la production conclu entre membres de l’Opep à Alger le mois dernier.
La chancelière allemande Angela Merkel a estimé hier, lors d’un colloque organisé par la fédération des exportateurs BGA, que l’Union européenne et les Etats-Unis devaient poursuivre aussi longtemps que possible les négociations sur le traité de libre-échange transatlantique (TTIP), en dépit de l’hostilité suscitée par le projet dans de nombreux pays européens. Pour Angela Merkel, un accord pourrait permettre d'«écrire un nouveau chapitre de l’histoire de la mondialisation». Les négociateurs européens et américains ont déclaré par le passé espérer pouvoir poursuivre les discussions au moins jusqu'à l’entrée en fonctions du successeur de Barack Obama à la présidence des Etats-Unis, fin janvier.
Le conseil municipal de Chicago a décidé hier de ne plus recourir aux services de Wells Fargo pendant un an en raison du scandale des comptes fantômes ouverts par la banque américaine. La banque a perçu 19,5 millions de dollars de commissions de la ville depuis 2005. La Californie a suspendu la semaine dernière ses relations commerciales avec Wells Fargo pendant 12 mois, tandis que l’Illinois a annoncé des restrictions.
L ‘inflation semble s’accélérer aux Etats-Unis, ce qui devrait inciter la Réserve fédérale (Fed) à relever plus rapidement les taux d’intérêt, a déclaré hier le président de la Fed de Richmond, Jeffrey Lacker. La hausse des prix à la consommation est inférieure à l’objectif de 2% de la Fed depuis plus de quatre ans, mais certains responsables de la politique monétaire américaine ont jugé qu’un taux de chômage à 4,9% est suffisamment faible pour exercer une pression sur les salaires. «Il y a des signes que l’inflation s’accélère», a-t-il dit à l’université Marshall à Huntington, en Virginie occidentale. Jeffrey Lacker ne vote pas au comité de politique monétaire cette année, mais il argumente en faveur d’une hausse sensible des taux pour prévenir une inflation trop forte à l’avenir.
Dans des décisions distinctes, le juge du district de Manhattan Valerie Caproni a estimé que les investisseurs sur les marchés de l’or et de l’argent étaient en droit de mener la plupart de leurs poursuites à l’encontre de banques accusées d’avoir manipulé les cours de ces deux métaux précieux. Dans le cas de l’or, Barclays, Bank of Nova Scotia, HSBC et la Société Générale sont concernées. Deutsche Bank, également citée, a pour sa part obtenu un règlement amiable en avril dernier. Les manipulations auraient eu cours entre 2004 et 2013. Pour l’argent, il s’agit de ScotiaBank et de HSBC. En revanche, la banque suisse UBS a été mise hors de cause.