L’activité manufacturière de la zone euro a connu une accélération en août et les commandes à l’exportation ont enregistré leur croissance la plus marquée depuis février 2011, d’après les indices PMI publiés vendredi. L’indice des directeurs d’achats (PMI) IHS Markit a été de 57,4 en août, conformément à l’estimation flash, contre 56,6 en juillet. Il égale son niveau de juin, qui était le plus élevé depuis avril 2011. Le sous-indice des commandes à l’exportation s’inscrit à un pic de six ans et demi de 58,5, confirmant l’estimation flash, contre 56,8 en juillet, et ce même si l’euro affiche une hausse de plus de 12% face au dollar cette année. La hausse des prix des facteurs de production est la plus forte depuis mai et celle des prix à la production est plus prononcée que le mois dernier.
Le Produit intérieur brut (PIB) de la Grèce a augmenté pour le deuxième trimestre consécutif sur la période avril-juin, a annoncé vendredi Elstat, l’institut national de la statistique, qui a revu en hausse la croissance du premier trimestre, également à 0,5%. La croissance du PIB est ressortie à 0,5% au deuxième trimestre par rapport aux trois mois précédents, en données corrigées des variations saisonnières. La croissance est ressortie à 0,8% sur un an sur la période contre 0,4% au premier trimestre.
Les prix à la consommation ont augmenté plus que prévu en août dans la zone euro et l’inflation dite de base, une mesure suivie de près par la Banque centrale européenne (BCE), est restée stable par rapport au mois précédent, quand elle avait atteint son niveau le plus élevé depuis pratiquement quatre ans.
Le sentiment économique dans la zone euro a atteint son «plus haut niveau depuis plus de dix ans» en août, porté par une confiance croissante dans l’industrie et les services, a annoncé hier la Commission européenne. Son indicateur, qui regroupe le climat des affaires et la confiance des ménages, a progressé à 111,9 en août, contre 111,3 en juillet. L’amélioration la plus importante du sentiment économique a été enregistrée en Italie, suivie par la France et l’Espagne, signe que la reprise économique se propage en Europe. En Allemagne et aux Pays-Bas, le moral des entreprises et des ménages a toutefois légèrement baissé.
Les salaires négociés en Allemagne ont augmenté de 3,8% en moyenne au deuxième trimestre par rapport au premier, un chiffre prometteur pour les dépenses des ménages de la première économie d’Europe. Les salaires négociés, qui incluent les primes exceptionnelles, les bonus annuels et les versements rétroactifs, affichent leur plus nette progression depuis le début de la compilation de ces statistiques en 2011, précise l’Office fédéral de la statistique, après une hausse de 2,8% au premier trimestre. Compte-tenu d’une inflation, actuellement à 1,7%, nettement inférieure à l'évolution des salaires, le pouvoir d’achat des Allemands va augmenter, ce qui devrait doper la consommation.
Le sentiment économique dans la zone euro a atteint son «plus haut niveau depuis plus de dix ans» en août, porté par une confiance croissante dans l’industrie et les services, a annoncé la Commission européenne mercredi. Son indicateur du sentiment économique, qui regroupe le climat des affaires et la confiance des ménages, a progressé à 111,9 en août, contre 111,3 en juillet. Il s’agit du niveau le plus élevé depuis juillet 2007.
La croissance économique de la Grèce devrait être proche de 2% cette année, soit un peu plus que la dernière prévision du gouvernement, a déclaré hier le Premier ministre. «Les projections voulant que 2017 s’achève sur un taux de croissance proche de 2% seront confirmées», a déclaré Alexis Tsipras, avant d’ajouter que le taux de chômage, actuellement de 21,7%, devait repasser sous le seuil des 20% au cours de l’année prochaine. Le Premier ministre a également confirmé qu’une nouvelle banque publique de développement, chargée de financer les PME, verrait le jour au premier trimestre 2018.
La croissance économique de la Grèce devrait être proche des 2% cette année, soit un peu plus que la dernière prévision du gouvernement, a déclaré ce matin le Premier ministre du pays. «Les projections voulant que 2017 s’achève sur un taux de croissance proche de 2% seront confirmées», a ainsi indiqué Alexis Tsipras, avant d’ajouter que le taux de chômage, qui est actuellement de 21,7%, devait repasser sous le seuil des 20% au cours de l’année prochaine. Le Premier ministre a également déclaré qu’une nouvelle banque publique de développement, chargée de financer les PME, verrait le jour au premier trimestre 2018.
Le moral des ménages allemands s’est encore amélioré en septembre, montre une enquête de l’institut GfK publiée mardi, ce qui conforte le scénario d’une croissance de la première économie de la zone euro qui restera soutenue par la consommation au second semestre. L’indice de l’institut GfK de Nuremberg est ressorti pour le mois prochain à 10,9, le neuvième mois consécutif de hausse et marque un nouveau plus haut depuis octobre 2001. Les économistes interrogés par Reuters s’attendaient à un indice inchangé par rapport au mois précédent à 10,8, qui constituait un sommet de près de 16 ans.
La Roumanie pourrait rejoindre la zone euro en 2022, quand auront augmenté les revenus de la frange la plus pauvre de sa population, a déclaré hier le ministre des Affaires étrangères Teodor Melescanu dans une interview. La Roumanie, qui compte 21,4 millions d’habitants, devrait afficher cette année une croissance de 5,5 ou 5,6%, selon Teodor Melescanu, mais le pays est aussi l’un des plus pauvres de l’Union. La zone euro compte 19 membres, le dernier en date étant la Lituanie qui a adopté la monnaie unique en 2015.
La Roumanie pourrait intégrer la zone euro en 2022, quand auront augmenté les revenus de la frange la plus pauvre de sa population, déclare le ministre des Affaires étrangères Teodor Melescanu dans une interview publiée lundi. La Roumanie, qui compte 21,4 millions d’habitants, devrait afficher cette année une croissance de 5,5 ou 5,6%, selon Teodor Melescanu, mais le pays est aussi l’un des plus pauvres de l’Union.
Le scandale des œufs contaminés au fipronil a coûté 33 millions d’euros aux éleveurs de poules néerlandais, estime l’université de Wageningen dans une étude menée à la demande du ministère néerlandais des Affaires économiques. L’estimation, qui inclut l’abattage des poules et d’autres mesures prises par les éleveurs, a été présentée hier au Parlement des Pays-Bas avant un débat sur la gestion de la crise. Des millions d'œufs néerlandais et de produits alimentaires contenant des œufs ont en outre été rappelés dans de nombreux pays européens et jusqu’en Asie. Le coût de ces rappels n’est pas pris en compte dans l’estimation présentée par l’université de Wageningen.
Le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, souhaite réformer le Mécanisme européen de stabilité (MES), le fonds d’urgence de la zone euro, afin de lui permettre de jouer un rôle plus important dans la prévention des crises, a déclaré hier une porte-parole du ministère. Elle confirmait ainsi en partie les informations du quotidien Bild selon lesquelles le ministre compte présenter après les élections législatives allemandes du 24 septembre un projet visant notamment à autoriser les pays de la zone euro à puiser dans le fonds afin de relancer l’investissement en période de récession. Une telle évolution n’affranchirait pas les Etats membres de l’obligation de mener à bien des réformes, ni d’assumer les risques et la responsabilité liés à leurs décisions politiques, a-t-elle précisé.
La France, l’Allemagne et l’Italie ont demandé à la Commission européenne de renforcer les règles autorisant les pays de l’Union européenne à bloquer l’achat d’entreprises européennes par des sociétés étrangères, rapportaient deux quotidiens italiens hier. Les trois pays font référence à des prérogatives permettant d’interdire ou au moins de fixer des conditions à tout prétendant «qui suit des règles impropres au marché et ne respectant pas celles de la réciprocité en matière d’acquisition», écrivent Il Sole 24 Ore et La Stampa. Le document de dix pages dévoilé par la presse italienne stipule que les prérogatives européennes seraient renforcées pour toute entreprise ciblée considérée comme stratégique et dans le cas d’OPA financées par des fonds ou organismes publics.
Le moral des investisseurs allemands s’est assombri pour le troisième mois consécutif en août, ce qui laisse supposer que les marchés anticipent un ralentissement de la première économie européenne dans les mois à venir. L’indice ZEW de l’institut d'études de Mannheim a livré hier un indice du sentiment économique de 10 contre 17,5 en juillet, nettement inférieur en outre au consensus qui le donnait à 15. Le sous-indice mesurant l'évaluation de la situation économique faite par les investisseurs a lui progressé à 86,7 contre 86,4 le mois dernier, alors que le consensus le donnait en recul à 85,5.
La croissance de l’Allemagne pourrait aller au-delà des attentes cette année grâce à une production industrielle, des exportations et une consommation exceptionnellement dynamiques, écrit la Bundesbank (Buba) dans son rapport mensuel publié hier. «Des indices du sentiment des ménages et des entreprises exceptionnellement positifs et un carnet de commandes industriel pléthorique laissent penser que l'économie allemande continuera à gagner de l'élan durant le trimestre en cours, observe la Buba. L'économie allemande pourrait même croître plus cette année qu’on ne le pensait dans les projections de juin.» La banque centrale allemande anticipait jusqu’alors une croissance de 1,9% cette année, sur la base de données ajustées des effets calendaires.
Les prix producteurs ont augmenté de 0,2% en juillet, une hausse supérieure aux attentes, après avoir été stables le mois précédent, selon les données publiées vendredi par Destatis. Sur un an, la hausse ralentit à +2,3% après +2,4% en juin. Les économistes prévoyaient en moyenne une hausse de 0,1% sur le mois et une progression de 2,2% sur un an.