L’Italie a connu au premier trimestre une croissance modeste, conforme aux attentes et toujours inférieure à celle de la plupart de ses partenaires de la zone euro, montrent les données publiées hier par l’institut national de la statistique (Istat). Le produit intérieur brut (PIB) italien a augmenté de 0,2% par rapport aux trois mois précédents, comme au dernier trimestre 2016. Sur un an, la croissance s’est établie à 0,8% au premier trimestre contre 1,0% au trimestre précédent. L’Istat a précisé que l’activité à fin mars avait été soutenue par la demande intérieure mais freinée par les échanges commerciaux.
La Grèce songe à lancer dès juillet son premier emprunt souverain depuis 2014, soit avant l’arrivée à échéance, mi-2018, de son dernier programme d’aide international. «Nous envisageons de remplacer un emprunt à cinq ans émis en 2014 par un nouvel emprunt à cinq ans, avec peut-être la possibilité de lever un peu plus que le précédent», a dit hier à Reuters un haut fonctionnaire du gouvernement grec. L’emprunt de 2014 était de 3 milliards d’euros. La décision dépendra des créanciers internationaux et de ce qu’ils diront sur la manière de restructurer une dette atteignant 179% du PIB.
La Grèce envisage de lancer dès juillet son premier emprunt souverain depuis trois ans, soit avant l’arrivée à échéance, mi-2018, de son dernier programme d’aide international, selon des sources proches du dossier citées par Reuters. La Grèce avait émis deux emprunts en 2014, un an avant une crise qui s'était caractérisée, entre autres choses, par un bras de fer entre ses bailleurs de fonds et un gouvernement de gauche nouvellement élu qui entendait en finir avec l’austérité qui avait accompagné deux précédents plans de renflouement. La crise avait été partiellement dénouée grâce à la signature d’un nouveau plan d’aide, le troisième depuis 2010, de 86 milliards d’euros.
L’Italie a connu au premier trimestre une croissance économique modeste, conforme aux attentes et toujours inférieure à celle de la plupart de ses partenaires de la zone euro, montrent les données publiées mardi par l’institut national de la statistique (Istat). Le produit intérieur brut (PIB) de la troisième économie de la zone euro a augmenté de 0,2% par rapport aux trois mois précédents, soit le même rythme qu’au dernier trimestre 2016. La zone euro dans son ensemble a connu une croissance de 0,5% au premier trimestre, selon les premières estimations publiées le 3 mai.
La conclusion du deuxième examen du plan de sauvetage de la Grèce aidera celle-ci à dépasser la prévision d’une croissance de 2,1% établie par l’Union européenne pour 2017, a déclaré hier un porte-parole du gouvernement grec alors que la Commission européenne a réduit hier sa prévision de croissance de 2017 à 2,1% contre 2,7% auparavant. La Grèce parviendra à un excédent primaire de 2% de son PIB cette année, un chiffre supérieur à l’objectif de 1,75%, a-t-il indiqué.
Le Fonds monétaire international (FMI) devrait bien participer au financement du troisième plan de sauvetage de la Grèce, a déclaré hier le ministre slovaque des Finances, Peter Kazimir, lors de l’assemblée générale de la Banque européenne pour la Reconstruction et le Développement (BERD). «Le montant n’est pas important, (mais) il est vraiment symbolique. Techniquement, le FMI doit participer», a-t-il ajouté, tout en rappelant que la zone euro a toujours dit qu’elle n’envisagerait d’alléger la dette qu'à partir de 2018.
Le directeur de la BaFin, le gendarme allemand des marchés financiers, s’est inquiété hier des réformes annoncées sur le clearing visant à contraindre les opérateurs à quitter Londres pour s’installer en Europe ou à les soumettre à une supervision renforcée. «Il s’agit d’un débat complexe et difficile, et je crains qu’introduire des réformes apparemment intéressantes trop rapidement entraîne beaucoup de dommages collatéraux protectionnistes», a déclaré Felix Hufeld.
Le moral des investisseurs a atteint en mai son plus haut niveau depuis près d’une décennie et se situe bien au-dessus des attentes, porté par une évaluation optimiste de la conjoncture économique et par l’espoir de voir refluer l’incertitude politique. L’indice Sentix ressort ainsi à 27,7, un point haut depuis juillet 2007, après 23,9 en avril et un consensus Reuters de 25. Le sous-indice mesurant l'évaluation de la situation par les investisseurs pour la seule zone euro a atteint 34,5 contre 28,8 en avril, un sommet depuis janvier 2008. L’institut a interrogé a interrogé 1.063 investisseurs entre le 4 et le 6 mai.
La Commission européenne va réduire de 2,7% à environ 2% sa prévision de croissance de l'économie grecque en 2017, a appris Reuters vendredi auprès « d’un haut responsable européen ». Il y a quelques jours, la Grèce est parvenue à trouver un accord avec ces créanciers internationaux ce qui ouvre la voie au déblocage d’une nouvelle tranche d’aide dans le cadre de son troisième plan de sauvetage de 86 milliards d’euros. La question de la soutenabilité de la dette grecque, déterminée, en autres, par la croissance du pays et sa capacité à dégager un excédent primaire, continue de diviser ses créanciers. Le FMI fait de l’avancée des discussions sur ce point une condition à sa participation au dernier plan de sauvetage.
Les rendements des obligations souveraines grecques se sont détendues aujourd’hui après que le ministre des Finances grec, Euclid Tsakalotos, a annoncé ce matin être parvenu à un accord de réformes avec les créanciers du pays. Le rendement des obligations à deux ans est tombé à 5,95%, en baisse de 43 points de base (pb), tandis que celui à dix a reculé de 26 pb pour atteindre 6,08%, leur niveau le plus bas depuis octobre 2014.
L’indice du sentiment économique de la Commission européenne s’est amélioré plus que prévu en avril à 109,6, après 108,0 en mars et 108,1 attendu par le consensus. Pour les ménages, l’indice est remonté à -3,6 contre -5,0 en mars. La Commission précise que l’indice du climat des affaires, qui suit les évolutions du cycle des affaires, a fortement progressé à 1,09 contre 0,83 en mars, alors qu’il était attendu à 0,82 seulement. L’indice du climat des affaires a doublé dans l’industrie, à 2,6, tandis qu’il a progressé un peu moins sensiblement à 14,2 contre 12,8 en mars dans les services. Les anticipations d’inflation des ménages ont fléchi à 13,9 contre 15,3 en mars, et celles des prix à la production à 8,2, contre 9,6.
Le climat des affaires en Allemagne s’est amélioré plus que prévu en avril et l’indice le mesurant a atteint son plus haut niveau en six ans, montrait hier l’enquête mensuelle de l’institut Ifo. Cet indicateur est ressorti à 112,9 contre 112,4 en mars, au plus haut depuis juillet 2011. Le consensus Reuters tablait en moyenne sur un indice à 112,5. Si le sous-indice mesurant les conditions actuelles a progressé plus fortement qu’attendu à 121,1 contre 119,5 en mars, celui des anticipations à 6 mois a reculé à 105,2 après 105,7, mais nettement moins que les 100,7 anticipés par les économistes.
Le climat des affaires en Allemagne s’est amélioré plus que prévu en avril et l’indice le mesurant a atteint son plus haut niveau en six ans, montre lundi l’enquête mensuelle de l’institut Ifo, qui suggère que les chefs d’entreprise sont plus optimistes sur la situation de la première économie d’Europe. Cet indicateur calculé à partir d’un échantillon de 7.000 entreprises est ressorti à 112,9 contre 112,4 en mars, au plus haut depuis juillet 2011. Le consensus Reuters tablait en moyenne sur un indice à 112,5. Si le sous-indice mesurant les conditions actuelles a progressé plus fortement qu’attendu à 121,1 contre 119,5 en mars, celui des anticipations à 6 mois a reculé à 105,2 après 105,7 en mars mais nettement moins que les 100,7 attendus par le consensus.
Publié vendredi, l’indice PMI composite IHS Markit mesurant l’activité au sein de la zone euro a atteint un niveau de 56,7 au mois d’avril, le plus élevé depuis avril 2011 et supérieur aux estimations de 56,3 fournies par le consensus Reuters. Ces données laissent présager une croissance de 0,7% au deuxième trimestre, bien supérieure à celle de 0,4% figurant jeudi dans une enquête Reuters. Si l’indice composite a reculé à 56,3 après 57,1 en mars en Allemagne, il a continué d’augmenter en France pour atteindre un niveau supérieur aux attentes de 57,4, le plus haut depuis mai 2011.
L’indice PMI composite IHS Markit mesurant l’activité au sein de la zone euro a atteint un niveau de 56,7 au mois d’avril, le plus élevé depuis avril 2011 et supérieur aux estimations de 56,3 fournies par le consensus Reuters. Ces données laissent présager une croissance de 0,7% au deuxième trimestre, bien supérieure à celle de 0,4% figurant jeudi dans une enquête Reuters, estime Chris Williamson, économiste en chef d’IHS Markit. Si l’indice composite a reculé à 56,3 après 57,1 en mars en Allemagne, il a continué d’augmenter en France pour atteindre un niveau supérieur aux attentes de 57,4, le plus haut depuis mai 2011.
La Grèce a dégagé un excédent budgétaire primaire (qui exclut le service de la dette) de 1,068 milliard d’euros au premier trimestre, un montant supérieur de 76 millions d’euros à son objectif, montrent les chiffres du ministère des Finances publiés hier. Ce résultat a été obtenu par la baisse des dépenses publiques. Les revenus nets fiscaux s'élèvent à 10,76 milliards d’euros, soit 865 millions de moins que l’objectif fixé, mais les dépenses publiques ont atteint 12,41 milliards d’euros, alors qu’elles étaient prévues à 13,17 milliards. Cet excédent budgétaire diffère des données prises en compte par les créanciers internationaux de la Grèce mais donne des indications sur l'état des finances publiques du pays.
Des progrès ont été réalisés dans les négociations sur la dette grecque mais la réunion des ministres des Finances de la zone euro qui s’est tenue ce matin à Malte n’a pas permis de déboucher sur un accord politique global. Les créanciers internationaux de la Grèce se sont mis d’accord sur les grandes lignes des réformes qu’Athènes doit mettre en oeuvre afin d’obtenir le versement d’une nouvelle tranche d’aide, a déclaré le président de l’Eurogroupe à l’issue de la réunion.
Athènes et ses créanciers devront trouver un accord sur le programme d’aide à la Grèce dès vendredi lors de la réunion de l’Eurogroupe, a déclaré hier le Premier ministre grec, Alexis Tsipras. Selon lui, le pays a largement dépassé les objectifs qui lui ont été fixés et a demandé que ses créanciers cessent de repousser la conclusion de leur évaluation. Un point de friction apparu sur la réforme des retraites a réduit les chances de conclusion d’un accord entre la Grèce et ses créanciers avant la réunion à Malte des ministres des Finances de la zone euro.
Athènes et ses créanciers devront trouver un accord sur le programme d’aide à la Grèce dès vendredi lors de la réunion des ministres des Finances de l’Eurogroupe, a déclaré mercredi le Premier ministre grec, Alexis Tsipras. Selon lui, le pays a largement dépassé les objectifs qui lui ont été fixés et a demandé que ses créanciers cessent de repousser la conclusion de leur évaluation. «L'économie grecque est prête à remiser la crise derrière elle. Pourtant, malgré des progrès budgétaires impressionnants, certains de nos créanciers s’obstinent», a déclaré Alexis Tsipras lors d’une conférence de presse à l’issue d’une rencontre avec le président du Conseil européen, Donald Tusk. De son côté, Donald Tusk a fait part d’un optimisme prudent sur les chances de trouver un accord avec Athènes.