Le président et les coordinateurs de la commission des budgets du Parlement européen (PE) ont estimé aujourd’hui que les Etats membres devaient « être prêts à fournir de nouveaux moyens financiers pour faire face à la crise actuelle et contribuer à atténuer les effets négatifs de la pandémie COVID-19 ». Ils demandent donc à la Commission européenne (CE) de « proposer de mobiliser également de nouveaux fonds, qui sont disponibles dans le budget 2020 par le biais de marges et d’instruments de flexibilité » tout en affirmant « se tenir prêts » à adopter le fonds de 37 milliards d’euros « d’argent dormant » proposé la semaine dernière par la CE.
Les PME européennes ont encore beaucoup de mal à franchir les frontières entre les États-membres, alors que le marché unique est une fondation de l’Union européenne.
Les dirigeants européens tiendront mardi 10 mars une visioconférence pour coordonner leurs actions face à l'épidémie de coronavirus, a annoncé lundi le président du Conseil européen Charles Michel. « Nous devons coopérer afin de protéger la santé de nos citoyens », a tweeté le dirigeant belge.
Le négociateur en chef de l’Union européenne, Michel Barnier, a annoncé ce jeudi 5 mars que les évaluations visant à reconnaître ou non des équivalences réglementaires avec le secteur financier britannique avaient été lancées par les services de la Commission européenne. « Il s’agit d’un travail technique très complexe que nous comptons terminer autour de l’été. Les décisions d’équivalences seront prises plus tard, dans le cadre de notre autonomie de décision », a expliqué le Français, à l’issue du premier round de négociation de la relation future avec le Royaume-Uni. Il n’y aura donc « pas de négociation » sur ce secteur, ni sur celui des données personnelles, sur lequel des évaluations ont aussi été lancées.
Les pays membres de la zone euro sont prêts à prendre des mesures budgétaires pour protéger l'économie européenne de l’impact de l'épidémie de coronavirus, a affirmé mercredi le président de l’Eurogroupe, Mario Centeno, après une conférence téléphonique avec ses homologues européens. Les règles budgétaires européennes prévoient une clause qui «autorise une déviation temporaire de la trajectoire d’ajustement» à condition qu’il soit «prouvé que la dépense additionnelle est liée à l'événement exceptionnel», a-t-il précisé. Le ministre français des Finances, Bruno Le Maire, avait souhaité que l’Eurogroupe évoque «la possibilité de recourir à la relance budgétaire comme l’a fait le G7».
Les pays membres de la zone euro sont prêts à prendre des mesures budgétaires pour protéger l'économie européenne de l’impact de l'épidémie de coronavirus, a affirmé mercredi le président de l’Eurogroupe, Mario Centeno, après une conférence téléphonique avec ses homologues européens.
La Banque européenne d’investissement (BEI) a accordé vendredi un prêt de 170 millions d’euros pour soutenir la stratégie du groupe coopératif Limagrain en matière de R&D sur la semence. Ce financement long terme de la BEI est garanti par le Fonds européen pour les investissements stratégiques (FEIS). Limagrain, via sa Holding Vilmorin & Cie, utilisera ces fonds pour soutenir son effort de recherche de semences de grandes cultures et semences potagères. Il s’agit de la première opération pour la BEI dans le secteur semencier. Limagrain est une coopérative agricole détenue par des agriculteurs français et le quatrième semencier mondial. En 2018-2019, le groupe a consacré 16% de son chiffre d’affaires semences à la recherche, soit 242 millions d’euros.
La Banque européenne d’investissement (BEI) a accordé vendredi un prêt de 170 millions d’euros pour soutenir la stratégie du groupe coopératif Limagrain en matière de R&D sur la semence, premier maillon de la chaîne alimentaire. Ce financement long terme de la BEI est garanti par le Fonds européen pour les investissements stratégiques (FEIS).
Malgré des réformes jugées pertinentes, la France va devoir poursuivre et intensifier ses efforts, estime la Commission dans le paquet d'hiver du Semestre européen.
La Commission européenne a annoncé lundi un nouveau programme d’aide d’un montant de 232 millions d’euros destiné à «renforcer la préparation, la prévention et le confinement» du coronavirus au niveau mondial. «Notre nouveau programme d’aide soutiendra l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et ciblera les financements afin que les pays dont les systèmes de santé sont les plus faibles ne soient pas laissés pour compte. Notre objectif est d’endiguer l'épidémie au niveau mondial», a déclaré le commissaire chargé de la gestion des crises, Janez Lenarcic. L’Italie pourrait bénéficier d’un soutien ciblé en Europe, «compte tenu de l'évolution rapide de la situation». Sur le total, 114 millions soutiendront directement l’OMS, 90 millions seront consacrés à un partenariat public-privé avec l’industrie pharmaceutique sur la recherche d’un vaccin, et 10 millions iront à des projets de recherche sur l'épidémiologie, le diagnostic, la thérapeutique et la gestion clinique en matière de confinement et de prévention, a précisé l’institution.
Avertissement. Le vice-président de la Commission Valdis Dombrovskis (photo) l’avait annoncé à Paris le 6 février dernier, lors du Finance Summit de Politico et L’Agefi. C’est désormais chose faite. Huit Etats membres se sont vu adresser une lettre de mise en demeure par la Commission. Chypre, l’Espagne, la Hongrie, les Pays-Bas, le Portugal, la Roumanie, la Slovaquie et la Slovénie n’ont notifié aucune mesure de transposition de la 5e directive anti-blanchiment, dont la mise en œuvre devait être effective pour le 10 janvier. « En l’absence de réponse satisfaisante des Etats membres dans un délai de deux mois, la Commission pourrait décider de leur adresser des avis motivés », préviennent les services de Bruxelles. Il s’agit de la deuxième et dernière étape avant de saisir la Cour de justice de l’Union européenne (UE). Pour le Portugal, qui a été récemment impliqué dans les montages des Luanda Leaks, le courrier de rappel a manifestement fait mouche. Le ministre des Finances a indiqué par voie de communiqué que le texte de loi était en cours de finalisation.
Le futur de l’Europe doit reposer sur des règles de compétition justes, estime le régulateur antitrust européen, alors que la France et l’Allemagne ont réitéré leurs appels à un remaniement rapide des règles. Bruno Le Maire, le ministre de l’Economie et des Finances français, son homologue allemand Peter Altmaier, le ministre de l’Industrie italien Stefano Patuanelli et le ministre du Développement polonais Jadwiga Emilewicz ont adressé une lettre commune à la Concurrence de l’UE et à la Commissaire européenne en charge de ce portefeuille, Margrethe Vestager, demandant des propositions d’ici fin juin. Cette dernière a indiqué qu’elle s’apprêtait à mettre à jour divers éléments des règlements sur la concurrence européenne.
Le vice-président de l’exécutif européen, Valdis Dombrovskis, à Paris hier pour le Finance Summit de Politico et L'Agefi, détaille ses priorités en 2020.
Le futur de l’Europe doit reposer sur des règles de compétition justes, estime le régulateur antitrust européen, alors que la France et l’Allemagne ont réitéré leurs appels à un remaniement rapide des règles, pour aider les entreprises de l’Union européenne (UE) à être plus compétitives face à leurs rivales américaines et chinoises.