Jean-Paul Delevoye, haut-commissaire à la réforme des retraites, estime que l’Etat ne peut pas se désolidariser d’une dépense équivalente à 14 % du PIB
De toutes les réformes prévues par le quinquennat Macron, aucune n’est aussi complexe et potentiellement explosive que celle des retraites. Le passage d’un système pluriel à un régime universel par points, fondé sur la promesse des mêmes droits pour tous et pour chaque euro cotisé, engagera le pays dans un chantier titanesque. C’est bien cette demande d’équité qui a légitimé dès son origine l’engagement de campagne, dont l’aboutissement sera la disparition de régimes spéciaux considérés par beaucoup de salariés comme des privilèges exorbitants du monde ancien. Il reste que la construction d’une maison de retraite unique en lieu et place des 42 régimes existants ne garantit pas en soi la justice sociale : le système actuel mélange des dispositifs relevant de la solidarité nationale, comme le minimum vieillesse, qui auraient vocation à être financés par l’impôt (lire page 25) et d’autres de nature purement assurantielle. Et à l’heure du grand saut, les Français n’auront qu’une question en tête : seront-ils moins bien lotis dans le nouveau régime alors qu’ils ont commencé à acquérir des droits dans le système actuel ? C’est toute la crainte des caisses complémentaires de retraite, qui soupçonnent l’Etat de vouloir faire main basse sur leurs réserves.
L’investissement durable suscite en France un intérêt légèrement supérieur à la moyenne européenne (75% contre 73% en moyenne), selon une enquête dans dix pays européens commanditée par Allianz Global Investors (AllianzGI) entre novembre et décembre2018 (*).La tranche d’âge des 18-29ans a principalement pour ambition de rendre le monde meilleur, tandis que les plus de 50ans ont tendance à privilégier les critères d’exclusion, explique la société de gestion. Malgré l’enthousiasme soulevé par l’investissement durable, il est finalement peu mis en œuvre en pratique. Seules 20% des personnes interrogées ont déjà abordé ce thème avec un conseiller financier, alors que 34% ne l’ont pas encore fait. Par ailleurs, le fait de discuter des critères de développement durable avec un conseiller financier ne donne pas forcément lieu à un investissement dans ce domaine. Dans plus d’un quart des cas (26%), les sondés déclarent que leurs conseillers financiers ne leur ont pas proposé de produit correspondant. Dans près de la moitié des cas, ils se sont vu proposer des produits traditionnels et ESG. (*) Le groupe Nielsen a interrogé 1.000 investisseurs privés âgés d’au moins 18 ans et qui disposaient de 200 euros minimum pour un investissement unique, dans chacun des pays suivants : Allemagne, Belgique, Espagne, Espagne, France, Italie, Pays-Bas, Portugal, Royaume-Uni, Suède et Suisse
Credit Suisse Private Banking & Wealth Management France a annoncé ce 1er avrill’arrivée de Caroline Picot, en tant que Director au sein de l’équipe en charge de l’activité Grands Investisseurs France, et d’Audrey Jaffrennou, en tant que Head of Client Offering. Caroline Picot est rattachée àSammy Mohammad, Managing Director, Responsable de l’activité Grands Investisseurs. Caroline Picot arrive de Morgan Stanley Investment Management où elle était Executive Director, en charge du Business Development auprès des investisseurs Institutionnels et Intermédiaires en France, Suisse et Monaco.Elle a par ailleurs fondé le réseau de femmes de Morgan Stanley à Paris, WomenBankersLab, dont la mission est de rassembler les femmes les plus influentes de la finance en France et est bénévole au sein de l’association «Force Femmes» qui agit pour l’emploi et l’entrepreneuriat des femmes de plus de 45 ans. Audrey Jaffrennouapporte une très grande expertise en matière de solutions d’investissement et de développement de produits. Elle est rattachéeà Gilles Dard, CEO Banque Privée France.Elle a débutésa carrière en 2007 en tant que conseil en investissement sur les produits alternatifs au sein de Société Générale Private Banking, couvrant toutes les entités francophones.En 2011, elle rejoint Société Générale Private Banking Middle East à Dubaï et y exerce d’abord un rôle de conseil en investissement sur toutes les classes d’actifs avant de prendre la responsabilité du pôle de conseil en investissement.Après six années dans les Émirats arabes unis, elle intègre Société Générale Private Banking France à Paris en tant que Responsable Marketing Produits et Développement de l’Offre et membre du Comité Exécutif de l’Offre Financière.
La plate-forme spécialisée dans le catalogage de collections d’art Arteïa va lancer son initial coin offering (ICO), rapporte le journal Les Echos. Arteïa, incubée par KPMG Luxembourg depuis 2016, espère lever 15 millions de dollars avec les utility tokens, ARTK, qu’elle mettra très prochainement en vente. Le quotidien précise que les jetonsseront indexés à la fin de la levée de fondset pourront être vendus ou être utilisés pour accéder à la plate-forme en ligne développée par la art tech. Arteïa entend s’imposer comme une place de marché pour les œuvres d’art.
Le plus gros fonds monétaire au monde, supervisé par Ant Financial Services Group, a attiré 114 millions de nouveaux investisseurs l’an dernier, malgré les pressions réglementaires pour qu’il diminue, rapporte le Wall Street Journal. Le pôle gestion d’actifs d’Ant a annoncé mercredi que 588 millions d’utilisateurs d’Alipay, le réseau de paiement mobile d’Ant, avaient déposé de l’argent dans le fonds Tianhong Yu’e Bao fin 2018. Cela signifie que plus d’un tiers de la population chinoise est désormais investie dans le fonds, dont les encours sous gestion ont atteint 1.130 milliards de yuans, soit 168,26 milliards de dollars, à la fin de l’année.
Nordea Asset Management has launched a new themed fund, Nordea 1 – Global Disruption, managed by Henning Padberg and Sunil George, Citywire Selector reports. The strategy will invest in leading companies in the field of technology, as well as companies which benefit from changes in policy and consumer behaviour, as well as from demographic changes. The fund will hold 40 to 60 positions belonging to one of those three themes: consumers, sustainability, and technology.
La Caisse des Dépôts a annoncé l’acquisition en VEFA auprès de Vinci Immobilier de l’immeuble de bureaux BO13. Conçu par le cabinet d’architecture M. Vilo Bach, l’immeuble sera entièrement restructuré et proposera une surface utile de 7 380m² sur neuf étages. Les travaux ont débuté pour une livraison prévue en 2020. L’opération vise les certifications BREEAM Excellent, HQE Très Performant WELL Gold, BBC Effinergie Rénovation, et la labellisation WiredScore. Unique investisseur, la Caisse des Dépôts a choisi BNP Paribas Real Estate Transaction France, Colliers International et JLL dans le cadre d’un mandat exclusif pour commercialiser l’immeuble. Dans cette transaction, la Caisse des Dépôts était accompagnée par Building & Partners et représentée par l'étude Prud’homme & Baum. Vinci Immobilier était pour sa part accompagné par JLL et représenté par l'étude Screeb Notaires. AB.