Historiquement, l’allocation stratégique d’actifs de long terme du Régime Social des Indépendants (RSI) était déterminée une fois par ans, complétée par plusieurs allocations tactiques dans l’année. Mais en réalité, seulement une à deux révisions tactiques étaient réalisées durant cette période, a déclaré à Option Finance Jean-Luc Vitré, Directeur des placements financiers du RSI. C’est pourquoi, le RSI a décidé d’effectuer une révision stratégique uniquement tous les trois ans. La révision stratégique sera mise en place avec des paramètres plus souples pour nous permettre de réaliser plus fréquemment des allocations tactiques afin que nos stratégies sur les marchés soient plus flexibles à court terme, expliquait Jean-Luc Vitré. Néanmoins, l’allocation stratégique continuera d'être déterminée en fonction d’un budget de risque. Auparavant, nous ne fonctionnions pas de cette façon, mais après avoir connu une année difficile en 2008 avec une performance négative de -9,68%, nous nous sommes rendu compte que le plus important n'était pas d’obtenir les meilleurs rendements, mais de limiter nos pertes en cas de baisse des marchés, poursuivait le Directeur des placements financiers du RSI. Même si le RSI n’effectue pas pour le moment des décaissements liés à des désengagements de passifs, cela ne l’empêche pas de déterminer un seuil de tolérance maximal aux pertes afin d’encadrer sa prise de risque. Nous avons établi chaque année, dés 2008, une perte maximale qui ne devrait pas dépasser 10% de nos encours. Compte tenu de la hausse des marchés actions, de leur moins grande volatilité et de la baisse des taux d’intérêt ces dernières années, nous avons décidé d’augmenter progressivement notre budget de risque qui s'élève aujourd’hui à -15,9%. A côté de cet indicateur, nous avons instauré un taux de recouvrement des pertes, c’est-à-dire que nous déterminons une période donnée pour récupérer les performances perdues et ce délai est assez court puisqu’il est de l’ordre de 12 mois, ajoutait Jean-Luc Vitré à l’hebdomadaire Option Finance. L’objectif de rendement reste stable puisque l’objectif de performance est de 2,5% + inflation sur le long terme.
Véronique Roux, CFA et directeur associé à La Curatélaire, décrit le contenu d’une conférence organisée par le Club Dauphine Finance en partenariat avec l’association des anciens élèves du master 222 - Asset Management sur le thème de l’inassurabilité du risque de longévité et marché de la rente viagère:
La réforme des retraites de 2013 repose sur des projections optimistes de résorption du taux de chômage et de reprise de la croissance , Cette énième approche paramétrique visant à maintenir un système hérité de l’après-guerre n’est plus juste ni viable à long terme
La stratégie d’investissement responsable du FRR s’est initialement déclinée dans deux directions : Une politique active de vote aux assemblées générales des entreprises dont le FRR est actionnaire, par l’intermédiaire de ses gestionnaires, et ce conformément aux dispositions du décret du 19 décembre 2001. Le FRR a publié, le 10 février 2005, les lignes directrices en matière d’exercice des droits de vote que devront suivre ses gestionnaires. Ceux-ci ont d’ailleurs été en partie sélectionnés sur leur capacité à exercer à une large échelle ce droit, en tenant compte des orientations de leur client. Cette politique active est actuellement mise en ??uvre. La prise en compte dans la gestion des portefeuilles actions européennes de critères environnementaux, sociaux et de gouvernance. Dans le cadre de son premier appel d’offres (2003), le FRR a souhaité que les gestionnaires qu’il avait sélectionnés sur les mandats de gestion active des actions européennes (larges capitalisation) prennent un certain nombre d’engagements : un engagement de recherche et d’analyse pour intégrer des informations relatives au comportement social ou environnemental des entreprises, et ainsi évaluer leur qualité et fiabilité, sur la base en particulier des dix principes du Pacte Mondial de l’ONU (cf. document joint) ; un effort pour tenir compte des conclusions de cette recherche dans leur processus de sélection de valeurs ; un engagement de transparence et de reporting sur la manière dont les critères extra financiers auront été intégrés, et sur les éventuelles difficultés rencontrées ; un engagement d'échanges avec le FRR en matière de méthode et de recherche. Cette démarche a été approfondie à travers l’attribution de mandats dédiés à l’investissement socialement responsable, qui ont permis de répondre à la philosophie du Fonds, notamment à ses principes d’investissement socialement responsables et de mesurer, sur la durée, la valeur ajoutée en matière de performance financière et extra-financière d’un processus spécifiquement ISR. L’appel d’offres du FRR, lancé le 28 juin 2005 et finalisé le 25 avril 2006 a permis de sélectionner les gestionnaires de ces mandats dédiés à l’ISR. Le FRR a entrepris en 2006 une démarche d'évaluation de l’ensemble de son portefeuille au regard de critères extra-financiers. Enfin, en 2008, le Conseil de surveillance a adopté une Stratégie d’investissement responsable qui comporte 5 axes principaux : aller plus loin dans l’intégration des enjeux ESG dans la gestion des portefeuilles. Le FRR souhaite élargir progressivement sa démarche d’investissement responsable à l’ensemble des classes d’actifs, améliorer la prévention des risques extra-financiers. A cette fin, est créé un Comité de l’investissement responsable du Conseil de surveillance, continuer à exercer activement les droits de vote du FRR, analyser de manière plus précise l’impact des questions environnementales sur la stratégie d’investissement du FRR, participer de manière active aux travaux de recherche français et internationaux sur l’investissement responsable. Stratégie d’investissement socialement responsable pour 2013 - 2017 : cliquez ici
Le groupe de protection sociale B2V a créé une institution de prévoyance en partenariat avec la compagnie Allianz. Et cela afin de pouvoir proposer une offre en assurance de personnes aux entreprises du secteur interprofessionnel qu’il couvre en retraite complémentaire. L’agrément de l’institution de prévoyance B2V Prévoyance par l’ACPR est paru au Journal officiel du 29 décembre. L’aboutissement d’un dossier engagé depuis plusieurs années par le groupe de protection sociale (GPS) B2V. Si ce GPS intervient pour toute la protection sociale complémentaire de la branche assurance et se positionne comme groupe de référence de l’enseignement privé, il compte également quelque 20 000 entreprises du secteur interprofessionnel adhérentes en retraite complémentaire. «A la demande de nos clients, les administrateurs ont souhaité pouvoir leur proposer une offre complète en assurance de personnes, ce qui exigeait la création de cette IP», explique Isabelle Pécou, directeur général du groupe B2V. En partenariat avec Allianz Cette création a été réalisée en partenariat avec le groupe Allianz. «Nous avions besoin d’un partenaire en capacité de prêter les fonds propres nécessaires au démarrage de l’IP, d’intervenir en tant que réassureur de référence et disposant également d’un réseau de distribution nationale», poursuit la dirigeante de B2V, qui insiste sur le caractère «modeste» de la démarche, en cohérence avec l’orientation stratégique d’un développement raisonné de ce groupe paritaire de taille moyenne qui affiche 2 Md€ d’encaissement de cotisations par an, pour 960 000 participants et 30 000 entreprises adhérentes. Qualité de gestion et proximité L’objectif est de parvenir à un chiffre d’affaires de 100 M€ d’ici à cinq ans. Positionnée sur les garanties santé, prévoyance, rente de conjoint et d’orphelin ainsi que les indemnités de fin de carrière (IFC), cette institution de prévoyance interviendra sur trois segments : les adhérents interprofessionnels du GPS donc, mais également les accords de branche et les affaires apportées par le courtage. Et cela en faisant valoir notamment son expérience - «Nous sommes gestionnaires de contrats de branche depuis près de 60 ans», précise Isabelle Pécou - , sa «qualité de gestion» et sa « proximité » avec les entreprises.
MG France a le rapport IGAS sur la CARMF depuis huit mois, et a pu consulter également celui des Caisses des pharmaciens et des notaires, plus sévères que celui de la CARMF. Aucun syndicat dans ces professions n’a pris ces rapports pour argent comptant. Cherchez l’erreur. La CARMF a proposé par courrier le 27 septembre un audit externe à ses détracteurs pour les rassurer. Pas de réponse après deux mois et demi. La CARMF a déjà largement communiqué sur le sujet, et les résultats de sa gestion sont publiés dans le bulletin annuel en cours de distribution, aussi complet et avec la même transparence que chaque année. Chacun jugera. MG France semble considérer comme placements « exotiques » les forêts et notre patrimoine et savoir-faire ancestral, préférant sans doute le voir entre les mains d’investisseurs chinois ou fonds de pensions américains. Le problème n’est pas de savoir si un placement est « exotique » ou non, mais s’il est bon ou non, sécuritaire ou non. De plus, quand on sait que cela ne dépasse guère 1 % de nos actifs, c’est de la démagogie. En 2002, 2008, 2011 ces valeurs n’ont pas bougé. Les forêts que les mêmes fonctionnaires nous ont obligés à vendre il y a peu, ont depuis pris 50 %. MG France critique notre bilan, peut-on critiquer celui de ceux qui prétendent améliorer l’exercice libéral quand on voit tous les jeunes fuir ce mode d’exercice et le burnout de ceux qui y sont déjà ? Le « C » qui n’aura pris qu’un euro en sept ans n’arrange pas le montant des cotisations perçues dans le régime complémentaire. Malgré cela, la valeur du point a augmenté de 1,8 % en 2013 (0 % pour l’ASV après une baisse de 16,4 % en 2012) et les cotisations de ce régime augmentent de façon dérisoire (+ 1,1 % en 2014) comparées à celles de l’ASV gérées par nos syndicats (+ 2,2 % pour la part forfaitaire et + 66 % pour la part proportionnelle). Que chacun balaie devant sa porte avant de donner des leçons. Quatre administrateurs sur 28 qui pour se faire élire ont revendiqué un soutien au Président et au Conseil sortant participent aujourd’hui à des attaques irresponsables visant à déstabiliser la CARMF au lieu de travailler à améliorer la retraite des médecins. C’est à eux de démissionner s’ils ne sont plus d’accord avec les idées sur lesquelles ils se sont fait élire, et non à leurs confrères démocratiquement élus. Dr Gérard MAUDRUX, Président de la CARMF