Selon nos informations, Sébastien Doisy (Ensae 1996) quitte le Fonds de Réserve pour les Retraites (FRR) ce vendredi 4 juillet 2014 pour s’installer à Francfort, en Allemagne. Il était depuis août 2010, le responsable du département pilotage de l’allocation (Head of strategy and multi-asset allocation) après avoir exercé différentes responsabilités en gestion de portefeuilles et recherche macro chez Natixis AM, IXIS AM, ainsi qu'à la Direction Générale du Trésor.
Selon nos informations, Jean-Jacques Marette, directeur général de l’Agirc, de l’Arrco et du GIE Agirc-Arrco partira à la retraite à la fin de l’année. Conformément aux statuts de l’institution, les partenaires sociaux et les administrateurs de l’Agirc, de l’Arrco et du GIE Agirc-Arrco doivent se réunir en comité pour se mettre d’accord dans le but de désigner le successeur de Jean-Jacques Marette. Pour le moment, aucune procédure n’est lancée et aucun nom n’est pressenti jusqu'à présent pour lui succéder.
Le Centre technique des institutions de prévoyance a dévoilé ce jour son bilan d’activité de l’année 2013. Si la santé s’équilibre, la prévoyance nécessite un nouvel effort de provisionnement dû en partie à la baisse des taux d’intérêt
Retour à l'équilibre de la complémentaire santé Cette année, les cotisations ont progressé de 8,2% suite à un redressement des cotisations pour rééquilibrer l’activité déficitaire depuis trois ans et à la prise en charge d’un nombre significatif de nouveaux adhérents (équivalent à 400 000 salariés). Ce retour à l'équilibre de la garantie santé est le résultat d’une gestion responsable qui a permis, ces dernières années, de répercuter de façon progressive la hausse des prestations et de la fiscalité. Ce choix d’accompagner les entreprises adhérentes et leurs salariés dans un contexte économique défavorable a pu être réalisé grâce au maintien de frais de gestion les plus bas du marché (1). A l’instar des années précédentes, les prestations santé ont progressé en 2013 de 4,2%, soit un total de 5,5 milliards d’euros. Les évolutions par type de dépenses sont semblables à celles de 2012, à savoir une progression plus importante des soins hospitaliers, dentaires et optiques, d’une part, et une nouvelle baisse de la consommation de médicaments, d’autre part. Des efforts à poursuivre en prévoyance Comme en santé, les institutions de prévoyance s’efforcent de réduire l’effort incombant aux entreprises et aux salariés en matière de prévoyance. La hausse des prestations en incapacité et invalidité de travail s'établit en 2013 à 9,4%, pour des cotisations en augmentation de 6,9%. Cette année encore, les institutions ont choisi de répercuter de façon raisonnable l’impact de la réforme des retraites de 2010. Le recul de l'âge légal de départ à la retraite reste le principal facteur d’augmentation des cotisations. Réparti sur 6 ans jusqu’en 2015, le coût s'élèvera pour les institutions de prévoyance à près de 1,5 milliard d’euros. Des institutions de prévoyance préparées à Solvabilité II Engagées dans les travaux préparatoires et ayant mené les investissements nécessaires, les institutions de prévoyance sont bien préparées à la transposition de la directive Solvabilité II. En 2013, avec en moyenne cinq fois l’exigence de marge de solvabilité réglementaire, les institutions de prévoyance affichent un niveau parmi les plus élevés du marché. « L’alliance en amont d’une gestion responsable et d’investissements financiers et humains permet à nos institutions d’aborder avec confiance l’entrée en vigueur de Solvabilité II. Elles poursuivront sans relâche leur engagement dans la promotion d’une gouvernance paritaire, au sein de ce cadre nouvellement créé », commente Jean-Louis Faure, Délégué général du CTIP. (1) Les frais de gestion représentent 14% pour les institutions de prévoyance, 18% pour les mutuelles et 22,3% pour les sociétés d’assurances. (Source DREES)
La Mission d’évaluation et de contrôle de la Sécurité sociale propose dans un rapport cinq grandes séries de mesures pour mettre fin aux dysfonctionnements de la protection sociale des indépendants
La Mutuelle nationale de retraite des artisans et la Fenara ont confié à l’Institut BVA la réalisation du premier Observatoire des retraités de l’artisanat. Celui-ci montre le chemin important à parcourir pour réduire les écarts entre les chefs d’entreprise et leurs conjointes
L’Arrco, la caisse de retraite complémentaire pour les salariés du privé, et l’Agirc, celle pour les cadres, seraient en déficit. Selon les informations du quotidien l’Opinion, les pensions versées par l’Arrco ont dépassé de 3,85 milliards ses recettes l’an dernier. Pour l’Agirc, le déficit technique atteint 3,27 milliards. Les administrateurs des deux caisses doivent se réunir en fin de semaine pour clôturer leurs comptes. L’occasion de faire le point sur l’ampleur de ces déficits qui s’expliquent avant tout par la masse des pensions versées, qui continue de progresser, note le quotidien. Pourtant, contrairement au régime de base qui accumule les déficits et une dette importante, l’Arrco possède une dizaine d’années de réserves. De son côté, l’Agirc semble limiter la casse avec un déficit de seulement 3,27 milliards d’euros en 2013, contre 3,63. Mais, elle verse une masse de pension beaucoup moins élevée que l’Arrco. Son trou est donc proportionnellement bien plus profond. Et à ce rythme, les réserves seront entièrement consommées avant la fin de l’année prochaine, poursuit l’Opinion.
Les contrats de retraite complémentaires échapperaient à la communauté qui existe entre les époux, favorisant ainsi celui qui a souscritPascal Pineau revient sur l’influence d’une telle décision à la motivation peu étayée et qui ne correspond pas à la jurisprudence antérieure
Après une carrière dans la sphère publique, elle a pris la tête de la filiale du groupe Malakoff-Médéric avec la même passion de la gestion d’actifs. Si la finance n'était pas une vocation, elle a bel et bien été un coup de c??ur pour Anne Courrier. «Dès ma première expérience, j’ai été mordue.» Pourtant, elle avait une tout autre idée de carrière quand elle intégra l’ESCP en 1983. «J'étais entrée dans cette école en ayant pour objectif de devenir chef d’agence de publicité, mais dès le premier cours de marketing, j’ai réalisé que ce n'était pas pour moi.» L’apprentissage à la Banque de France Elle choisit alors la formation en gestion et économie des organisations publiques, option finance, réussit le concours de la Banque de France et débarque, en 1987, dans sa toute nouvelle salle des marchés, créée pour dynamiser le marché obligataire et les produits financiers élaborés comme les dérivés et les options. La magie a alors opéré. À tel point qu’en 1995, elle renonce à une proposition de poste prestigieux en tant que cambiste et préfère rejoindre la société de gestion de la banque centrale. Elle y reste près de dix ans, et n’y apprend pas seulement la gestion d’actifs : «Mon manager m’a poussée à identifier les rapports de force au sein d’une entreprise et à les analyser.» Forte de cette intelligence politique, elle décide de quitter le confort de l’emploi à vie de la Banque de France alors que celle-ci voit son rôle se restreindre. En effet, avec l’arrivée de l’euro et la décision de céder la clientèle de particuliers de la banque, les encours à gérer diminuent fortement. «En 2005, mon mari avait repéré une annonce pour un poste de directeur d’investissement chargé du suivi des mandats obligataires du Fonds de réserve pour les retraites. J’ai postulé, et tout s’est passé très vite.» Elle est recrutée en quelques semaines. Par la suite, Anne Courrier ne perdra jamais cette rapidité. Elle est nommée responsable du département gestions d’actifs cotés, puis de la gestion déléguée. À ce poste, elle ne gère pas moins de 100 MdE d’encours publics destinés à être placés puis tirés à l’horizon des années 2020-2030, afin de pallier au mieux le déséquilibre du système des retraites attendu à cette période. En se positionnant du côté « client » de la gestion d’actifs, elle apprend alors comment communiquer avec ce dernier. Rien de plus réjouissant que la chasse au rendement Cette compétence se révèle fort utile dans le cadre de son poste actuel. Depuis 2010, la directrice générale de Fédéris Gestion d’actifs encadre 48 personnes gérant 25,8 MdE d’actifs, principalement pour sa maison mère Malakoff-Médéric. «Même si ce sont les investisseurs qui fixent les allocations par poche de placement, ma précédente expérience m’a permis de comprendre intiment l’enjeu d’adossement des actifs au passif, donc de mieux communiquer avec eux.» Elle a pu établir une relation de confiance, un lien qui a lui a permis de convaincre l’assureur de se lancer sur une nouvelle classe d’actifs. Ainsi la société de gestion s’est récemment distinguée en lançant deux fonds Fédéris Core Euro Crédit destinés au financement des PME. «D’autres assureurs nous ont rejoints et ont investi à nos côtés, ce qui est une satisfaction pour nous», se réjouit-elle. En effet, attirer des investisseurs externes reste encore la meilleure façon de prouver que Fédéris Gestion d’actifs propose une gestion attrayante. Toutefois, pour conserver cette avance, elle doit désormais aller chercher davantage de rendement en élargissant la cible d’investissement aux titres d’entreprises étrangères ou plus petites. Un challenge qui réjouit Anne Courrier, qui s’attelle déjà, avec ses équipes, à le relever.
La Crepa réplique, et pas seulement sur le terrain judiciaire, avec le dépôt d’une plainte en diffamation visant la tribune très critique signée par le président de l’Avenir des barreaux de France (ABF), l’un des syndicats employeurs qui siègent au conseil d’administration de ce groupe qui gère la protection sociale complémentaire des personnels des cabinets d’avocats. La direction générale, que l’Argus de l’assurance a pu rencontrer, entend faire la démonstration de sa bonne gestion et du caractère infondé des attaques dont est l’objet la caisse. Pas des pertes, mais un investissement Ainsi en va-t-il du cabinet de courtage Crepa conseil, créé par l’institution de prévoyance en 2010. Les annulations de créances effectuées par la Crepa s'élèvent à quelque 850 000 € à fin 2013. Mais il ne s’agit pas de pertes, insiste la direction générale : «Nous avons opéré un investissement, raisonnable au regard de notre solidité financière, et notre plan de marche prévoit de le rentabiliser à compter de 2015 sur un horizon de cinq ans.» Le chiffre d’affaires de 114 000 € en 2013 doit passer à 139 000 € et à 267 000 € en 2015, et cela grâce notamment au positionnement sur du conseil dans le cadre de l’ANI : «Certaines branches nous ont retenu afin d’accompagner la mise en place de leur couverture santé.» Un régime bien géré Il n’y aurait donc aucune inquiétude à avoir sur l’avenir de Crepa conseil et encore moins sur le régime de retraite supplémentaire. Autrement dit, le plan adopté par les partenaires sociaux en 2006 afin de provisionner intégralement le régime à horizon 2026 sera bien tenu, affirme la direction générale : «A fin 2013, le taux de couverture était de 75%. Nous sommes en avance de trois points sur le plan de marche, malgré un contexte financier dégradé.» Et de souligner «la bonne gestion du régime»: «Nous ne prélevons que cinq points de frais de gestion.» Un intermédiaire de confiance Le souci d’une «bonne gestion», c’est aussi ce qui justifierait que la Crepa ait eu recours au fils de la présidente de la caisse, agent immobilier à Limoges, comme intermédiaire dans plusieurs transactions immobilières. Un «choix approuvé par le conseil d’administration», relève la direction générale qui invoque un «climat de confiance» envers cet intermédiaire et des placements judicieux, puisque l’ensemble du parc immobilier de la caisse serait en plus-value. Tensions sur l’avenir Bref, la Crepa est solide financièrement, bien gérée et d’ailleurs la direction relève que «les comptes ont été approuvés à l’unanimité lors du dernier conseil d’administration». Certes, il y a bien une multitude de procédures, mais les tensions seraient plus en lien avec l’avenir de la Crepa, le maintien de son statut de caisse professionnelle autonome ou son intégration dans un groupe professionnel. Un audit de la tutelle Une question que devrait notamment aborder l’audit que la fédération Arrco a décidé de diligenter, en tant qu’autorité de tutelle, puisque le groupe Crepa possède une caisse de retraite complémentaire, Crepa-Rep. Mais la fédération devrait tout particulièrement se pencher sur la question d’une éventuelle rémunération des administrateurs, dénoncée par l’ABF et strictement interdite. Un point sur lequel la direction général de la Crepa ne souhaite livrer aucun commentaire. «Il faut espérer que cet audit aille jusqu’au bout», lâche un administrateur patronal, qui conteste par ailleurs une approbation à l’unanimité des comptes.