Le rapprochement en cours entre Malakoff Médéric et La Mutuelle Générale est remis en cause après de vives tensions entre les états-majors. Guillaume Sarkozy serait sur la sellette. Selon nos informations, de vives tensions ont éclaté lors d’une réunion entre les dirigeants de Malakoff Médéric et La Mutuelle Générale qui s’est tenue ces derniers jours. Les mutualistes auraient mis en balance le départ de Guillaume SARKOZY pour finaliser le rapprochement entre les deux entités, qui serait actuellement compromis. Pour terminer le processus déjà largement engagé, Malakoff Médéric aurait même lancé une procédure de licenciement à l’encontre de son délégué général. Plus d’informations à retrouver dans les éditions de La Lettre de l’Assurance du 30 novembre et du 7 décembre.
Géraldine Brasseur, responsable des placements LT de la Direction Financière Périmètre RÉUNICA va quitter le groupe AG2R La Mondiale le 24 décembre prochain.
Dans le cadre de sa politique de développement durable et à l’occasion de la COP21, le groupe de protection sociale Humanis renforce ses engagements dans la lutte contre le changement climatique. Le Groupe lance un fonds d’obligations vertes, prend un engagement chiffré de
réduction de l’empreinte carbone de ses investissements en actions et entre dans une démarche de dialogue actionnarial pour inciter les entreprises à diminuer leurs émissions de gaz à effet de serre.
Les caisses de pension doivent encore progresser pour être reconnues comme des actionnaires responsables. Elles ne répondent que partiellement à leur devoir d'information, tel qu'il a été voulu par l'intitiative Minder. C'est la conclusion de la campagne PensionFairVote d'Actares et de Pol.éthique reprise par l'association Actares.
Alors qu’en France, les autorités peinent toujours à prendre à bras le corps la question de l’équilibre du système de retraite par répartition, l’OCDE vient de publier son Pension Markets Focus 2015.
La Caisse interprofessionnelle de prévoyance et d'assurance vieillesse (Cipav), qui gère la retraite de 25% des professions libérales, est régulièrement épinglée pour sa mauvaise qualité de service. Olivier Selmati, le nouveau directeur de la caisse, expose son plan d'action pour y remédier. Interview publiée sur toutsurlaretraite.com
Hervé Naerhuysen a été nommé directeur général de PRO BTP par le conseil d'administration de PRO BTP - Association Sommitale le 10 novembre 2015. Il succèdera le 1er janvier 2016 à Paul Grasset qui occupait le poste depuis 2005.
Le ministre de l’Economie Emmanuel Macron a esquissé hier les principales lignes de sa deuxième grande loi, baptisée Nouvelles opportunités économiques (Noé). Celle-ci vise à aider l’économie française à s’adapter à la révolution numérique. Le projet entend favoriser l’innovation des entreprises dans les secteurs installés et le financement des start-up. Il faudra attendre la mi-décembre pour que le travail engagé débouche sur l’annonce de premières mesures. D’autres suivront en janvier pour nourrir le projet de loi qui sera débattu ensuite au Parlement. Le ministre a évoqué quelques pistes, comme une adaptation du cadre fiscal pour permettre le financement en fonds propres des jeunes entreprises en forte croissance. Le dossier de présentation rappelle qu’aucun fonds français de venture capital ne figure dans les 50 premiers mondiaux. «Il faut développer une forme de fonds de pension à la française et adapter notre cadre fiscal», a indiqué le ministre.
Les professions libérales ont décidément maille à partir avec les régimes de protection sociale. Les malheureux qui ont vécu la naissance difficile du Régime social des indépendants (RSI), émaillée de bugs informatiques et d’appels de cotisations comminatoires, ont de gros risques d’avoir souffert également de l’implosion de la Cipav depuis le début de la décennie. Du moins s’ils font partie des 300 métiers affiliés à cette caisse pour leur retraite de base et complémentaire : architectes, autoentrepreneurs, moniteurs de ski, ostéopathes, programmeurs… Jusqu’à présent, les soucis de la Caisse interprofessionnelle d’assurance vieillesse des professions libérales sont passés au second plan, masqués par ceux du RSI. Mais à présent que ce dernier a commencé à se réformer, le directeur de la Cipav, Olivier Selmati, nommé en décembre 2014, sait qu’il va être sous les feux des projecteurs. Il s’est donné deux ans pour mettre en œuvre son plan de secours. Dysfonctionnements graves Des pensions entières bloquées pour quelques trimestres de cotisations restés sans preuve, des liquidations qui prennent souvent un an, pas de réponse aux courriers ni aux appels… Ces graves dysfonctionnements sont apparus avec l’irruption massive des autoentrepreneurs depuis 2009. L’affluence aurait dû réjouir les gestionnaires?: le ratio cotisants sur retraités est nettement meilleur que chez les salariés, et la Cipav a un matelas de 3,5 milliards d’euros de réserves qui lui suffirait pour servir douze ans de pensions?! Mais le nouveau système d’information n’a pas tenu le choc, et l’amateurisme de la gouvernance a précipité la chute. Au moins Olivier Selmati savait-il où il mettait les pieds. C’est lui qui a mené la mission d’audit sur la Cipav pour la direction de la Sécurité sociale, après la publication en février 2014 d’un rapport au vitriol de la Cour des comptes. « Tous les constats de la Cour étaient objectifs, mais il manquait juste un plan d’action », commente-t-il. Sa priorité? « Dissoudre le groupe Berri avant 2016 », répond-il. Cette drôle de structure, informelle jusqu’en 2011 où elle a dû se transformer en association, a été créée en 1959 avec trois autres caisses pour mutualiser la gestion informatique, comptable, etc. Elle ne possédait ni salarié, ni bâtiment, ni budget en propre, chaque régime apportant sa contribution en nature. Mais au moment où la Cipav a commencé à tenir un rôle écrasant dans Berri, des dissensions ont surgi. Les caisses ont été incapables de faire front uni lorsque leur système d’information a commencé à craquer. 300 salariés rapatrier Chacun va maintenant reprendre ses billes. La Cipav doit rapatrier 300 salariés. Olivier Selmati a fixé ses conditions pour venir : aucun licenciement et les mains libres pour remplacer l’équipe de direction par des professionnels aguerris. Ses cadres viennent du RSI, de l’Agirc-Arrco, de la CAF, des Urssaf… Sur la foi de deux audits, le nouveau directeur a décidé de ne pas jeter le système d’information, mais de le rénover pour 5 millions d’euros sur trois ans. « Les problèmes informatiques ne viennent pas tous du logiciel, nous avons aussi du mal à obtenir ou à “fiabiliser” les données de nos partenaires », souligne Olivier Selmati. En effet, les acteurs de la retraite s’échangent des informations, mais parfois la communication se grippe. Sans compter que le régime simplifié des autoentrepreneurs est intégralement géré par les Urssaf, qui s’interconnectent mal avec la Cipav, comme avec le RSI. L’autre impératif, c’est de rétablir le contact avec les assurés. Le stock de 30.000 courriers en souffrance fin 2014 a été réduit à zéro. Pour être de nouveau joignable, la Cipav a passé un accord avec la Mutualité sociale agricole, qui perd des adhérents. Elle mettra des téléconseillers à disposition dès décembre. Grâce aux efforts de réorganisation de la plate-forme téléphonique, le taux d’appels décrochés est déjà remonté à 90 % en dehors des pics (mars et octobre). La caisse téléphonera désormais de sa propre initiative à ses nouveaux adhérents pour leur souhaiter la bienvenue. La MSA prête aussi ses locaux en région à la caisse qui, jusqu’à présent, n’avait aucun point d’accueil en dehors de Paris. Enfin, prenant exemple sur le RSI, la Cipav va mettre en place progressivement d’ici à 2017 un nouveau système de perception des cotisations, prenant mieux en compte les variations de l’activité.
Le tribunal de grande instance de paris se penche vendredi sur la drôle de gestion des ex-dirigeants de quatre caisses de retraite pesant plus de 800 000 assurés.