Dans un entretien à l'Agefi-Dow Jones, le directeur général de Sodexo, Denis Machuel, reconnaît que le groupe doit accélérer sa dynamique et affirme qu'il compte surperformer la croissance de ses concurrents dans la restauration.
BBVA a annoncé hier qu’elle allait devoir augmenter le montant de ses provisions par rapport à ce qu’elle anticipait en juillet au moment de la publication de ses résultats trimestriels, en raison de l’aggravation de la situation économique en Turquie, son cinquième marché. Des dirigeants de la deuxième banque espagnole ont déclaré la veille à des analystes qu’ils estimaient désormais le coût de la couverture du risque sur les créances de BBVA en Turquie à 200 points de base (pb), au lieu de 150 pb. BBVA a une participation de 49,85% dans la banque turque Garanti.
Lors de sa journée investisseurs, Sodexo a dévoilé ses objectifs de moyen terme. Le groupe de restauration collective et de services prépayés table sur une croissance interne de plus de 3% de son chiffre d’affaires pour son exercice clos fin août 2020, « avant un retour à une marge d’exploitation supérieure à 6% ». Pour l’exercice 2017-2018, Sodexo a confirmé ses objectifs : une croissance organique des ventes de 1% à 1,5%, pour une marge d’exploitation d’environ 5,7% à changes constants.
Marie Brizard Wine & Spirits (MBWS) a lancé hier soir un avertissement sur ses résultats 2018. Fin juillet, le groupe de spiritueux avait annoncé que l’excédent brut d’exploitation (Ebitda) du premier semestre 2018 serait en recul «très significatif» sur un an, mais que l’Ebitda 2018, négatif, serait en progression par rapport en 2017. Désormais, compte tenu des dégradations de marché en France et aux Etats-Unis et des retards accumulés dans le plan d’action en Pologne, MBWS anticipe un Ebitda de -20 à -23 millions d’euros au premier semestre, et de -20 à -25 millions d’euros sur l’ensemble de l’exercice 2018. Les comptes 2017 n’ont toujours pas été publiés, mais l’Ebitda est attendu entre -11 et -12 millions d’euros. Compte tenu de cette dégradation, le groupe envisage des cessions d’actifs pour couvrir tout ou partie des pertes 2018.
La Caisse Centrale de Réassurance (CCR) a publié hier un chiffre d’affaires semestriel de 898 millions d’euros. Les activités de réassurance publique, principalement portées par l’activité Cat Nat, sont ressorties stables à fin juin. La charge de sinistres (inondations, orages) à laquelle a dû faire face le groupe sur cette période est évaluée à 262 millions d’euros. Les actifs de la CCR s'élèvent à près de 8 milliards d’euros en valeur de marché, en recul de près de 500 millions d’euros par rapport à fin 2017 suite aux décaissements effectués depuis le début de l’année pour indemniser les sinistres dus au cyclone Irma et à la crue de la Seine en juin 2016.
Bolloré a publié vendredi des résultats en hausse, tirés par Vivendi et par une activité soutenue dans ses ports en Afrique. Le résultat net publié s’est établi à 97 millions d’euros, contre 330 millions au premier semestre 2017 où il intégrait 232 millions d’euros de profits liés à l’intégration globale de Vivendi. Le bénéfice net retraité est ressorti à 605 millions contre 482 millions un an plus tôt. Le résultat opérationnel a progressé de 33% à 544 millions et le chiffre d’affaires a atteint 10,87 milliards, en hausse de 54% en données publiées et de 7% à taux de change et périmètre constants.
Des cessions d’actifs ont permis ont conglomérat chinois HNA de réduire son endettement de près de 11% au premier semestre 2018, montrent ses états financiers publiés ce week-end. Sa dette brute s'élevait à 657,4 milliards de yuans (82,9 milliards d’euros) à fin juin, en baisse de 11,6 milliards de dollars par rapport à fin 2017. Mais elle représentait encore 21,36 fois l’Ebitda à la fin du premier semestre, période qui s’est conclue par un bénéfice net de 1,3 milliard de yuans pour le groupe.
Gemalto, en passe d'être racheté par Thales, s’est montré aujourd’hui confiant dans ses perspectives annuelles, comptant sur la contribution des activités rachetées à 3M et sur la stabilisation du marché des cartes à puce aux Etats-Unis. Au premier semestre, sa marge opérationnelle s’est tassée à 6,6% contre 6,7% un an plus tôt. Le chiffre d’affaires, qui ressort à 1,39 milliard d’euros, augmente de 6% à taux de change constants, mais la croissance interne s’élève à 2%.
Premiers résultats prometteurs pour la première foncière européenne, depuis l’acquisition de l’australien Westfield pour 25 milliards de dollars. Intégrant Westfield sur le seul mois de juin, Unibail-Rodamco-Westfield (URW) enregistre une hausse de 7,3% de son résultat net récurrent par action, son indicateur clé, à 6,61 euros. Un résultat au-delà de l’objectif annuel de 6 à 7% donné en début d’année, mais le premier semestre sera meilleur que le second prévient le groupe.
La croissance des bénéfices des entreprises industrielles chinoises a ralenti pour le troisième mois consécutif en juillet, montrent les statistiques officielles publiées ce lundi, qui soulignent le ralentissement de la demande interne en pleine tensions commerciales entre Washington et Pékin. Le Bureau national de la statistique a fait état d’une hausse de 16,2% des bénéfices du secteur industriel le mois dernier, à 515,12 milliards de yuans (64,5 milliards d’euros), alors que leur croissance avait atteint 20% en juin.
La croissance des bénéfices des entreprises industrielles chinoises a ralenti pour le troisième mois consécutif en juillet, montrent les statistiques officielles publiées ce lundi, qui soulignent le ralentissement de la demande interne en pleine tensions commerciales entre Washington et Pékin. Le Bureau national de la statistique a fait état d’une hausse de 16,2% des bénéfices du secteur industriel le mois dernier à 515,12 milliards de yuans (64,5 milliards d’euros), alors que leur croissance avait atteint 20% en juin.
Le groupe de spiritueux pourrait annoncer une progression organique de 5,8% de ses ventes et de 6,4% de son résultat opérationnel courant, selon Raymond James.
Le groupe chinois a publié hier un chiffre d’affaires trimestriel légèrement supérieur aux attentes grâce à la croissance de ses activités principales de commerce en ligne. Il a progressé de 61%, à 80,9 milliards de yuans (10,16 milliards d’euros), sur la période avril-juin, contre un consensus à 80,7 milliards. Son bénéfice net a toutefois chuté de 41%, à 8,7 milliards de yuans, soit 3,3 yuans par action, du fait d’une charge exceptionnelle liée la récente levée de fonds d’Ant Financial, filiale d’Alibaba. Hors éléments exceptionnels, le bénéfice ressort à 8,04 yuans par action, en dessous des attentes du consensus, qui étaient de 8,15 yuans.
Gap a fait état hier soir de résultats trimestriels supérieurs aux attentes, grâce à une hausse de la demande pour ses marques Old Navy et Banana Republic. Mais les performances de la marque homnyme du groupe de prêt-à-porter ont déçu, d’où un plongeon de 7% du titre dans des échanges d’après-Bourse. Le bénéfice net sur les trois mois au 4 août, deuxième trimestre de l’exercice 2018-2019, s’est établi à 297 millions de dollars (257 millions d’euros), soit 0,76 dollar par action, contre 271 millions (0,68 dollar par action) il y a un an. Le chiffre d’affaires a augmenté de 7,5%, à 4,09 milliards. Le consensus anticipait un bénéfice par action de 0,72 dollar et des ventes de 4,01 milliards.
La banque basée à Toronto a annoncé hier pour le troisième trimestre, clos le 31 juillet, de son exercice 2017-2018, un bénéfice net de 1,37 milliard de dollars canadiens (907 millions d’euros), en progression de 24,5% par rapport à la même période de l’an dernier. Hors éléments non récurrents, le bénéfice ajusté par action a été de 3,08 dollars canadiens, contre 2,77 dollars un an plus tôt et 2,94 dollars anticipés en moyenne par les analystes. La banque a précisé que 16% de son bénéfice émanait des Etats-Unis, contre un objectif de 17% fixé à l’horizon 2020. Cette progression rapide est liée à la bonne performance de ses activités américaines à la suite de l’acquisition de PrivateBancorp en juin 2017.
Le secteur bancaire américain a dégagé des profits records de 60,2 milliards de dollars (52,04 milliards d’euros) au deuxième trimestre, en hausse de 25,1% par rapport à la même période de 2017, en grande partie grâce aux baisses d’impôts, montrent des données publiées hier par la Federal Deposit Insurance Corporation (FDIC). L’organisme en charge de l’assurance des dépôts bancaires aux Etats-Unis a précisé qu’un peu plus de la moitié de la hausse des profits s’expliquait par une baisse du taux d’imposition effectif et l’autre moitié par une hausse de la marge nette d’intérêt. Seules 3,8% des banques ont fait état de pertes sur la période. Les banques américaines avaient déjà enregistré des profits historiquement élevés au premier trimestre, à 56 milliards de dollars, à la faveur des baisses d’impôts votées par le Congrès fin 2017.