L’action Facebook plongeait de 22% dans les échanges électroniques après la clôture hier soir malgré la publication d’un résultat supérieur aux prévisions des analystes, le groupe ayant déçu au niveau de son chiffre d’affaires et du nombre d’utilisateurs de ses plates-formes. Le réseau social, fragilisé par un scandale de détournement des données, avait prévenu les investisseurs qu’ils devaient s’attendre à une forte hausse de ses coûts en raison de ses efforts pour mieux protéger la vie privée de ses utilisateurs et renforcer la surveillance des contenus partagés sur le site. Ses dépenses totales se sont envolées de 50% en un an, à 7,4 milliards de dollars. Facebook a prévenu hier que la croissance de son chiffre d’affaires allait continuer à ralentir et que ses dépenses augmenteraient plus vite que son chiffre d’affaires en 2019.
Boeing a annoncé hier un bénéfice plus élevé que prévu pour le deuxième trimestre. En revanche, il a réduit sa prévision annuelle pour la marge du pôle défense, évoquant une hausse des coûts du programme KC-46, un avion de ravitaillement en vol. Le constructeur américain a revu en baisse sa projection de marge d’exploitation pour son pôle défense, de 10% à 10,5% cette année, contre une anticipation précédente de 11%. Il a en revanche relevé celle du segment avions de ligne à plus de 11,5% contre 11,5% auparavant. Le titre Boeing a cédé 0,66% en Bourse hier.
Après avoir dégagé des résultats en croissance au premier semestre, Dassault Systèmes a relevé hier ses prévisions de bénéfice par action pour 2018. Pour l’ensemble de l’année, la direction prévoit désormais une croissance du chiffre d’affaires non-IFRS d’environ 9% à 10% à taux de change constants, anticipé précédemment entre 8% et 9%. Il vise désormais un chiffre d’affaires non-IFRS total de 3,41 à 3,44 milliards d’euros, au lieu de 3,355 à 3,385 milliards d’euros. Cette prévision comprend l’effet favorable des changes au deuxième trimestre.
TF1 a fait état hier d’une hausse des recettes publicitaires de ses chaînes gratuites au deuxième trimestre. La demi-finale et la finale de la Coupe du monde de football ont été suivies par 19 millions de téléspectateurs. TF1 a publié un chiffre d’affaires consolidé de 584,3 millions d’euros sur la période, à la faveur de la progression de 1,6% des dépenses publicitaires sur ses cinq chaînes gratuites. Le coût total d’acquisition des droits de retransmission de la Coupe du monde représente 71,5 millions d’euros.
Coface a annoncé hier avoir réalisé au premier semestre un chiffre d’affaires de 685 millions d’euros, en hausse de 2,1% à périmètre et taux de change constants et un résultat net de 62,8 millions contre 20,2 millions un an plus tôt. L’assureur-crédit a confirmé son anticipation d’une «bonne année 2018» et indiqué s’attendre à ce que la sinistralité se rapproche d’un niveau de moyenne de cycle au deuxième semestre. Coface avance par ailleurs que son objectif de 30 millions d’euros d'économies en 2018 sera «probablement légèrement» dépassé.
La société d’investissement Eurazeo a bénéficié au premier semestre de plusieurs cessions, dont la cession partielle de sa participation dans le fabricant de doudounes Moncler, qui se sont traduites par des plus-values de 237 millions d’euros au total. Le groupe a publié un résultat net de 190 millions d’euros au titre du semestre écoulé, contre un résultat proforma de 156 millions d’euros un an auparavant. Indicateur clé des sociétés d’investissement cotées, l’actif net réévalué par action atteint 78,3 euros fin juin, contre 74,4 euros fin 2017. Au cours du semestre, Eurazeo a investi 1,1 milliard d’euros et signé ou réalisé 1,3 milliard d’euros de cessions. Le total des actifs sous gestion s'établit à 16,5 milliards d’euros, en hausse de 8,5% par rapport à fin décembre.
LVMH a publié hier des résultats semestriels en forte hausse, portés par Louis Vuitton, son principal centre de profit. Le numéro un mondial du secteur du luxe a bouclé le premier semestre sur une croissance organique de 12% et fait encore une fois largement mieux que le marché, dont la progression est estimée entre 6% et 8% par le cabinet Bain & Co. Ses ventes ont progressé de 10% au premier semestre à 21,75 milliards d’euros, en ligne avec les 21,67 milliards du consensus établi par Inquiry Financial pour Reuters. Le résultat opérationnel courant du semestre grimpe de 28% à 4,65 milliards d’euros (consensus de 4,35 milliards), tandis que la rentabilité bondit de 290 points de base à 21,4%.
Le spécialiste des technologies de l’image Technicolor a confirmé hier s’attendre à une stabilité de l’excédent brut d’exploitation (Ebitda) ajusté de ses activités poursuivies cette année, après avoir conclu un accord définitif de cession de sa division brevets devant lui permettre d’accélérer son désendettement. Confronté à un marché difficile, Technicolor a publié un chiffre d’affaires en baisse de 9,3% à changes constants au premier semestre, à 1,77 milliard d’euros. L’Ebitda ajusté s’est contracté de 20% sur la période, à 57 millions d’euros, et les flux de trésorerie ont été négatifs à hauteur de 150 millions d’euros, contre 109 millions d’euros un an auparavant.
Eramet a publié hier des résultats en hausse au premier semestre 2018, tirés par les prix du minerai de manganèse et du nickel, et a fait état de marchés toujours bien orientés malgré des tensions dans les relations commerciales qui l’incitent à la vigilance. Le groupe minier et métallurgique a enregistré à fin juin un résultat net part du groupe de 94 millions d’euros (+16%), un résultat opérationnel courant de 294 millions (+15%) et un chiffre d’affaires de 1,81 milliard (+1%). Eramet a confirmé son objectif de baisse du coût «cash» de production de sa branche Nickel à un niveau de 4,50 dollars la livre en 2018, bien qu’il semble «de plus en plus difficile à atteindre».
Texas Instruments, dont le directeur général Brian Crutcher a démissionné voici une semaine, prévoit un bénéfice et un chiffre d’affaires meilleurs que prévu au troisième trimestre grâce à la croissance des ventes de semi-conducteurs employés dans les voitures et les machines industrielles. Le marché de l’automobile a représenté 19% du chiffre d’affaires de TI en 2017 et le secteur industriel 35%. TI projette un chiffre d’affaires de 4,11 à 4,45 milliards de dollars au troisième trimestre et un bénéfice par action de 1,41 à 1,63 dollar, alors que le consensus Thomson Reuters donne un chiffre d’affaires de 4,27 milliards de dollars et un BPA de 1,48 dollar.
Telecom Italia (TIM) a annoncé hier qu’il étudierait diverses options stratégiques pour ses filiales et qu’il allait accélérer la procédure de vente de sa participation dans Persidera. Le premier opérateur de télécommunications italien, dont le principal actionnaire est Vivendi, a également fait état d’un excédent brut d’exploitation en baisse de 4,8% au premier semestre, à 3,92 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires semestriel a diminué de 2,7% à 9,51 milliards d’euros, ce qui est là encore conforme au consensus. TIM, qui n’a donné aucune prévision annuelle, tiendra une conférence de presse aujourd’hui.
Le fabricant de pneumatiques Michelin a confirmé hier ses objectifs financiers pour 2018, après un rebond des volumes au deuxième trimestre sur ses principaux marchés, et une nouvelle amélioration de son mix-prix. Au premier semestre, le groupe clermontois a dégagé un résultat net de 917 millions d’euros, contre 863 millions à la période correspondante de 2017. Le résultat opérationnel sur activités courantes s’est établi à 1,33 milliard d’euros, en baisse de 4% en données publiées mais en hausse de 11% à taux de change constants. La marge opérationnelle s’est ainsi établie à 12,5%, contre 12,6% au premier semestre 2017.
Alphabet a fait part hier soir d’un bénéfice en léger recul au deuxième trimestre, pénalisé par l’amende infligée par l’Union européenne à sa filiale Google, mais ses résultats ont largement dépassé les attentes en excluant les éléments exceptionnels à la faveur d’une forte hausse de ses recettes publicitaires. Alphabet a dégagé un bénéfice net de 3,20 milliards de dollars, soit 4,54 dollars par action, entre avril et juin contre un profit net de 3,52 milliards de dollars l’an dernier. Le montant inclut le coût de l’amende européenne de 5 milliards de dollars. En excluant cette amende, le groupe californien a dégagé un bénéfice net de 11,75 dollars par action, nettement supérieur aux 9,66 dollars attendus par les analystes. Les coûts d’acquisition des recettes publicitaires (TAC) ont de leur côté atteint 6,42 milliards de dollars pour représenter 23% du chiffre d’affaires publicitaire de Google, contre 22% au deuxième trimestre 2017.
Ryanair a accusé, comme prévu, une forte baisse de ses résultats au premier trimestre, le bénéfice net de la compagnie aérienne ayant chuté de 20% en raison d’une augmentation des frais salariaux et des coûts de carburant. La compagnie aérienne a publié un résultat net de 318,5 millions d’euros, contre 397,1 millions d’euros un an plus tôt. Sur la période d’avril à fin juin, le chiffre d’affaires a augmenté de 9%, à 2,08 milliards d’euros. Ryanair a prévenu que le prix moyen des billets pour la période allant de juillet à septembre ne progresserait que de 1% contre 4% initialement anticipé.
La première banque nordique a annoncé hier un bénéfice net trimestriel meilleur qu’attendu sous l’effet d’une légère progression de ses revenus et de ses mesures d'économie. Son bénéfice est ressorti à 1 milliard d’euros contre 740 millions sur la période avril-juin de 2017. Le produit net bancaire s’est apprécié de 5% sur un an, à 2,5 milliards, alors que les dépenses opérationnelles ont diminué de 12%, à 1,1 milliard. Ces résultats reflètent le faible niveau du loyer de l’argent avec un revenu net sur intérêts en repli de 9,5% à 1 milliard d’euros.
Bank of New York Mellon a publié hier un bénéfice net trimestriel en progression de 14,5% à 1,06 milliard de dollars (914 millions d’euros) grâce à une hausse des revenus de ses commissions et à un recul du montant de son impôt sur les sociétés. Son bénéfice par action s’est élevé à 1,03 dollar contre 88 cents un an plus tôt. Son produit net bancaire a augmenté de 4,6% à 4,14 milliards de dollars.